10 chats très riches

Un chat allongé sur le dos avec autour de lui des billets en dollars américains

La plupart des chats domestiques se contentent d’un peu de liberté, de longues siestes et de nourriture en quantité suffisante. Toutefois, certains d’entre eux baignent dans le luxe et font d’ailleurs souvent l’objet d’une forte attention médiatique du fait de leur fortune, qu’elle ait été amassée grâce à leur célébrité ou simplement obtenue grâce à leur propriétaire multimillionnaire. 


Voici une présentation de 10 chats riches, précédée d’une explication visant à mieux comprendre dans quelle mesure un animal domestique peut gagner de l’argent et posséder un patrimoine. En effet, dans la réalité, l’argent qu’on leur attribue est détenu par leur propriétaire ou par une fondation créée pour assurer leur avenir.

Un chat peut-il être riche ?

Un chat allongé avec des billets de banque à côté de lui, et posant la patte sur un porte-monnaie

Quel que soit le pays, un chat n’est pas considéré juridiquement comme une personne physique ou morale, et de ce fait ne peut posséder des biens. Il est en fait lui-même considéré comme un bien par la loi, au même titre qu’une voiture ou un meuble.


Il existe cela dit dans certains endroits des nuances à ce niveau, afin qu’il ne puisse être considéré – et traité - comme n’importe quel objet. C’est le cas par exemple en France, où l’article 515-14 du Code Civil stipule que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». On retrouve également cette idée dans le droit belge, le droit suisse et le droit québécois – entre autres.


Elle implique notamment que le propriétaire d’un animal domestique ne peut pas faire n’importe quoi avec ce dernier. En particulier, il est condamnable de lui infliger des traitements cruels. 


Pour autant, aucun pays au monde ne reconnaît de capacité légale aux animaux domestiques. Il faut dire que si tel était le cas, ils deviendraient responsables de leurs actes et pourraient donc être traînés en justice, ou à l’inverse intenter un procès et exiger le versement de dommages et intérêts : tout cela semble évidemment compliqué à mettre en place...


Dans certains endroits, les autorités ont néanmoins tâché d’aller dans ce sens, au moins modestement. Par exemple, le canton de Zurich (Suisse) s’est doté entre 1992 et 2010 d’un avocat général dédié à la protection animale, chargé de poursuivre les personnes suspectées d’avoir infligé des mauvais traitements à des animaux. En Inde, deux tribunaux locaux ont affirmé dans des arrêts rendus respectivement en 2014 et 2018 que les animaux peuvent disposer d’une personnalité juridique (au moins partiellement), leur octroyant des droits presque égaux à ceux des hommes. Toutefois, ces jugements ont à chaque fois été cassés par la Cour Suprême quelques années plus tard. 


Ainsi, d’un point de vue juridique, aucun chat ne peut être considéré comme riche ou pauvre, puisqu’il ne peut être détenteur d’un patrimoine. En revanche, il est assurément susceptible de constituer une source de revenus pour son propriétaire.

Les chats qui travaillent et « gagnent » de l’argent

Une photo de Grumpy Cat avec les pattes avant posées sur une table
Grumpy Cat

Si un chat ne peut pas être riche par lui-même, il peut en revanche permettre à ses propriétaires de percevoir des revenus – voire d’amasser grâce à lui une fortune considérable.


De nos jours, beaucoup de propriétaires créent un compte pour leur animal sur les réseaux sociaux puis y postent régulièrement des photos, en espérant qu’il devienne une star d’Internet. C’est ce qui est arrivé par exemple à Tardar Sauce, plus connue sous le nom de « Grumpy Cat », une chatte à l’expression boudeuse qui était suivie par près de 9 millions d’abonnés sur Facebook au moment de sa mort en 2019. Cette notoriété peut ensuite être monétisée en postant des publications sponsorisées par des annonceurs. Loni Edwards, fondateur d’une agence pour chiens célèbres, The Dog Agency, a ainsi dévoilé en 2018 au site d’information américain Vox que ses clients ayant un animal possédant plusieurs millions de followers peuvent gagner jusqu’à 15.000 dollars par post. En outre, YouTube par exemple reverse aux créateurs de contenus une partie des revenus générés par les publicités affichées sur leurs vidéos.


Cela dit, les chats célèbres des réseaux sociaux sont loin d’être les premiers à avoir procuré à leurs propriétaires différents revenus. Depuis longtemps déjà, des représentants de la gent féline apparaissent moyennant finance au cinéma, à la télévision ou encore dans des publicités.


Orangey, un matou au pelage roux né au début des années 1950, fait figure de précurseur en la matière. En 1951, pour sa première apparition à l’écran, il joue le rôle de Rhubarb dans la comédie Rhubarb, le chat millionnaire. Au cours des 14 années qui suivent, il apparaît dans neuf autres films, dont en 1961 Diamants sur canapé, avec Audrey Hepburn. On ne sait pas à quel point Orangey a rendu son maître riche, mais il y a certainement travaillé, comme l’indique le titre d’un documentaire qui lui est consacré : The Hardest Working Cat in Show Biz, paru en 2020.


De nombreux autres chats acteurs ont connu une certaine gloire sur grand et/ou petit écran, à l’image par exemple de Syn Cat, qu’on retrouve dans L'Incroyable Randonnée (1963) puis L'Espion aux pattes de velours (1965), tous deux produits par Disney. Une décennie plus tard, un autre petit félin nommé Tonto marque également les esprits pour son rôle dans Harry et Tonto (1974) ; il remporte d’ailleurs un PATSY award (« Performing Animal Top Star of the Year »), un prix créé par la American Humane Association pour récompenser des animaux qui se distinguent à l’écran. Pour autant, ce n’est pas le début d’une longue carrière, puisqu’il n’apparaît dans aucun autre film.


Le « métier » de chat acteur est toutefois partiellement menacé de nos jours, en raison du recours croissant aux images de synthèse.


Enfin, certaines personnalités décident de mettre en avant leur chat et d’en faire une source de revenus supplémentaires, en permettant à des marques d’exploiter son image. C’est ce que fait par exemple en 2014 le célèbre couturier allemand Karl Lagerfeld (1933-2019), lorsque sa chatte Choupette tourne avec lui dans une publicité pour la marque automobile Opel. Toujours en 2014, Choupette est également l’égérie publicitaire, sans son propriétaire cette fois, de la marque de cosmétique Shu Uemura.


L’année 2014 voit d’ailleurs un autre chat de star tourner dans une publicité pour une grande marque, en l’occurrence Coca-Cola : Olivia Benson, la chatte Scottish Fold de la popstar américaine Taylor Swift (née en 1989). On la retrouve d’ailleurs dans diverses autres publicités, et même en 2019 dans le clip d’une des chansons de son illustre propriétaire.


Pour ces célébrités, mettre en avant leur chat est aussi un moyen de soigner leur image en paraissant plus sympathique auprès de leur public. Cela peut aussi leur permettre d’élargir ce dernier et/ou de signer des contrats publicitaires plus nombreux ou plus intéressants, d’autant qu’elles bénéficient alors d’une attention médiatique accrue. 

Un chat peut-il hériter ?

Une femme âgée faisant un câlin à son chat

On lit parfois (y compris dans les médias) que telle ou telle célébrité a décider de transmettre tout ou partie de sa fortune à son chat. En réalité, aucun pays ne permet une telle manœuvre, et le fait que ceci soit possible notamment aux États-Unis est une idée reçue : comme ailleurs, la loi n’y autorise pas les animaux à détenir des biens.


Néanmoins, quel que soit le cas, il existe des moyens de faire en sorte que sa fortune bénéficie à un ou plusieurs animaux. En effet, au moment d’écrire son testament, on peut choisir d’opter pour le mécanisme du legs à charge, c’est-à-dire de transmettre son argent à une personne de confiance en lui confiant en contrepartie la mission de s’occuper de lui (ou d’eux). La propriété de l’animal (ou des animaux) est alors transmise à cette personne, comme celle de n’importe quel bien : elle en devient le nouveau propriétaire. On peut aussi choisir de léguer tout ou partie de son patrimoine à une fondation ou un trust ayant la même mission. L’argent transmis est alors spécifiquement dédié au bien-être de l’animal, mais il faut alors veiller à noter dans le testament quels sont ses besoins, ainsi que ce qui doit être fait du montant restant une fois qu’il décède à son tour. 


En France, si le propriétaire d’un animal lègue à quelqu’un la propriété de celui-ci ainsi qu’une partie de son héritage, des droits de succession sont prélevés – jusqu’à 60% en l’absence de lien de parenté. En revanche, dans le cas d’un legs destiné à une association reconnue d’utilité publique dont les ressources sont affectées à la protection animale, comme c’est le cas par exemple de la Société de Protection des Animaux (SPA), le montant en question est totalement exonéré des droits de succession – cela vaut d’ailleurs à la fois dans le cas d’un legs à charge et dans celui d’un legs « standard ». Il convient toutefois de souligner qu’en France il n’est pas possible de déshériter ses enfants, ni ses petits-enfants en cas de décès préalable de leurs parents : la loi leur garantit de recevoir une fraction minimale de l’héritage (la part réservataire). La somme léguée à la personne physique ou morale désignée pour s’occuper d’un animal ne peut donc potentiellement pas représenter l’intégralité de l’héritage.


En Belgique et au Canada, le mécanisme de legs à charge est similaire et suit peu ou prou les mêmes règles, avec toutefois des différences quant à la part de l’héritage ponctionnée par l’État.


En Suisse, la situation est comparable : il est possible de désigner sur son testament une personne qui aura la charge du chat et de lui transmettre une partie de son patrimoine dans ce but. Les droits de succession diffèrent d’un canton à l’autre. 

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Les chats et l'argent
Auteur : ArthurL - Dernière modification : 08/05/2026