
L’Américaine Nancy Sauer est tellement amoureuse de ses sept chats, des Persans nommés respectivement Cleopatra, Goldfinger, Leo, Midnight, Napoleon, Snowball et Squeaky, qu’elle décide de leur laisser une place de choix dans son testament. En effet, selon les dernières volontés de cette riche entrepreneure décédée en 2022 à l’âge de 84 ans, sa maison de Tampa Bay (Floride, États-Unis), dont la valeur est estimée à environ 2,75 millions de dollars, ne doit être vendue qu’à la mort du dernier de ses petits félins, pour leur permettre de continuer à habiter ensemble « chez eux ». Le testament prévoit également pour chacun d’entre eux une somme (dont le montant est inconnu) destinée à financer sa nourriture ainsi que les soins vétérinaires dont il pourrait avoir besoin tout au long de sa vie.
Six mois après la mort de Nancy Sauer, un juge du comté d’Hillsborough charge une association de protection animale, la Humane Society of Tampa Bay, de s’occuper des sept chats ainsi que de gérer les fonds prévus pour s’occuper d’eux. Toutefois, le magistrat prend également une décision allant à l’encontre des vœux exprimés par leur riche propriétaire : Cleopatra ainsi que ses frères et sœurs ne peuvent pas rester dans leur grande demeure, et doivent être adoptés par de nouveaux propriétaires. Sherry Silk, la directrice exécutive de la Humane Society of Tampa Bay, explique en effet en 2023 au journal local The Tampa Bay Times que « l’un des vétérinaires nous a informé que les chats ne s’aiment pas et qu’ils se battent souvent entre eux. Ils ont des croûtes et des blessures à cause de ces bagarres ».
Pour leur bien, il est donc décidé que chacun des chats doit trouver une nouvelle famille… La Humane Society ne tarde alors pas à recevoir de nombreuses demandes d’informations et candidatures. Et pour cause : « ils pensaient qu’ils auraient une part de l’héritage en adoptant un chat », explique Sherry Silk. En réalité, les choses fonctionnent très différemment : les nouveaux propriétaires doivent par exemple envoyer chaque trimestre au tribunal d’Hillsborough des documents prouvant combien ils ont dépensé pour nourrir l’animal, l’emmener chez le vétérinaire ou le toiletteur, ou encore lui acheter des jouets, et sont alors remboursés.
En tout cas, les sept Persans trouvent facilement preneur auprès d’habitants de la région. Au moins deux d’entre eux, Goldfinger et Napoleon, rejoignent même tout simplement les foyers de deux bénévoles de la Humane Society. Quant à Cleopatra, leur « sœur » a la mine renfrognée et au pelage gris et blanc, ses nouveaux propriétaires semblent décidés à en faire un chat célèbre d’Internet, puisqu’ils lui créent un compte Instagram dédié.