
Vers la fin des années 2000, les chats errants sont nombreux dans les rues de Rome – on estime même alors leur nombre à près de 200.000. L’un d’entre eux parvient toutefois à échapper à ce triste sort et à connaître un destin extraordinaire.
Il s’agit d’un petit chat noir baptisé Tommaso, dont la date de naissance est inconnue mais qui est recueilli entre 2007 et 2009 par Maria Assunta, une Italienne de 94 ans veuve d’un riche promoteur immobilier.
Se sentant seule et n’ayant pas d’enfant, la vieille dame se prend d’affection pour le petit félin et finit par décider en 2009 de lui léguer sa fortune, estimée à 13 millions de dollars. Toutefois, en Italie comme ailleurs, un chat ne peut toucher d’héritage en son nom. Maria Assunta charge donc ses avocats de trouver une association de protection animale à qui léguer son patrimoine et qui en contrepartie s’engage à s’occuper de Tommaso jusqu’à sa mort.
Toutefois, les mois défilent et les représentants légaux de la riche propriétaire ne parviennent pas à trouver d’organisme remplissant les conditions exigées par Maria Assunta pour qu’elle se décide à signer son testament. Entre-temps, la santé de la nonagénaire faiblit, et elle fait la rencontre de Stefania, une infirmière qui s’occupe d’elle quotidiennement. Elle se prend d’affection pour la soignante et choisit finalement de la mandater pour s’occuper de Tommaso après sa mort, lui léguant par la même occasion toutes ses richesses. « Nous sommes convaincus que Stefania est la bonne personne pour exécuter les dernières volontés de la vieille dame », explique l’une des avocates au journal italien Il Messaggero au moment de la mort de Maria Assunta, fin 2011. « Elle aime les animaux, autant que la personne dont elle s’est occupée jusqu’à la fin. »
Chargée dès lors de veiller à la bonne santé de Tommaso, Stefania explique par la suite aux médias italiens qu’elle ignorait l’étendue de la fortune de la propriétaire du chat. Son nom de famille ainsi que son adresse n’ont d’ailleurs jamais été divulgués, afin d’éviter d’attiser les convoitises.