Le lierre et le chat : toxicité, symptômes, comment réagir...

Du lierre rampant sur une maison

Faiblement toxique

 

Le lierre fait partie de ces plantes qui ne sont plus à présenter, tant on les rencontre partout - notamment dans les régions tempérées telles que l'Europe ou l'Amérique du Nord. Il s'agit en fait d'une liane, qui possède la particularité de grimper et/ou de ramper, et qui de ce fait est capable de se répandre sur de grandes surfaces. Son nom scientifique est Hedera : il en existe environ 12 espèces différentes, la plus répandue étant le lierre commun, ou lierre grimpant (Hedera helix).

 

Doté de tiges ligneuses - c'est-à-dire de même nature que le bois -, le lierre n'est pas vraiment une herbe, mais plutôt un arbrisseau rampant ou grimpant. D'apparence assez fragile tant qu'il est encore petit, il peut rapidement prendre des dimensions impressionnantes lorsqu'il grandit. Il a besoin de beaucoup de lumière pour fleurir et se reproduire : c'est pourquoi il s'accroche aux arbres et aux surfaces verticales pour s'élever et atteindre une zone suffisamment ensoleillée pour produire des fleurs qui se transforment ensuite en petites baies noires.

 

Cette particularité ne fait toutefois pas de lui un parasite, car contrairement à ce que l'on croit parfois, il ne nuit généralement pas aux arbres sur lesquels il grimpe. C'est même plutôt l'inverse : il forme une sorte de barrière végétale autour de leur tronc, et les protège ainsi des conditions extérieures - notamment le froid et la chaleur. Il se distingue donc par exemple du gui, qui lui se nourrit directement de la sève des arbres.

 

Le lierre a beau être un allié de taille pour les arbres, cela ne l'empêche pas d'être toxique pour les chats ainsi que pour d'autres animaux.

Pourquoi le lierre est-il toxique pour le chat ?

Le lierre fait partie des nombreuses plantes qui sont toxiques pour les animaux - notamment le chat - lorsqu'il est avalé. C'est d'autant plus problématique qu'on en trouve partout : dans les parcs, les jardins, les bois... Il pousse d'ailleurs le plus souvent tout seul, sans qu'on l'ait planté.

 

Le lierre doit sa toxicité à des substances appelées hédérines. Ces toxines font partie des saponines : elles causent des irritations lorsqu'elles entrent en contact avec les muqueuses - notamment celles des parois digestives, mais pas uniquement. Toute la plante en contient, mais les baies du lierre ont la teneur en toxines la plus élevée, et sont donc les plus dangereuses. Un chat qui en avalerait risquerait de tomber gravement malade.

 

En plus de cela, le lierre peut provoquer une allergie cutanée si de la sève ou des feuilles entrent en contact avec la peau. Cette particularité lui vient notamment de sa teneur en falcarinol, une substance végétale dont les propriétés lui valent d'être couramment utilisée comme pesticide naturel.

Les symptômes d'intoxication au lierre chez le chat

Pour qu'un chat s'intoxique avec du lierre, il faudrait qu'il mange une grande quantité de baies. Le cas échéant, ce sont comme souvent des problèmes digestifs qui apparaissent dans un premier temps : une salivation excessive, une sensation de brûlure à l'intérieur de la bouche, une diarrhée, des vomissements... L'avantage est que cela le dissuade généralement de manger beaucoup de lierre, et réduit donc les chances qu'il s'empoisonne gravement.

 

Si cela se produit tout de même, l'animal a toutes les chances de souffrir de symptômes plus préoccupants voire carrément inquiétants : une nervosité anormale, des tremblements, des convulsions, des difficultés respiratoires, voire un coma et/ou un arrêt cardiorespiratoire dans les cas extrêmes.

 

Si le chat n'avale pas de lierre, mais souffre d'une allergie cutanée après en avoir touché, les principaux symptômes qui apparaissent sont une irritation locale, une rougeur, des démangeaisons et/ou des cloques.

Que faire si mon chat a mangé du lierre ?

Même s'il est rare qu'une ingestion de lierre entraîne une intoxication grave chez un chat, il est préférable de réagir tout de même sans trop tarder : cela permet de soulager les éventuels symptômes présents et de lui permettre de se rétablir au plus vite. Pour cela, il faut contacter un vétérinaire (le sien de préférence), ou à défaut un centre antipoison pour animaux. En fonction de la situation, ils peuvent donner divers conseils, comme par exemple faire vomir l'animal, lui donner du charbon végétal ou se rendre dans une clinique vétérinaire pour faire réaliser un lavage gastrique.

 

En général, il n'est pas nécessaire d'aller plus loin que cela. Malgré tout, si la quantité de lierre ingérée est importante, ou si l'état du chat ne semble pas s'améliorer voire se dégrade dans les heures à jours qui suivent l'ingestion, il est préférable de se rendre rapidement chez un vétérinaire. Ce dernier se charge alors de faire cesser les symptômes avec divers traitements (antivomitifs, anticonvulsifs, antihistaminiques, perfusion, mise sous oxygène...) jusqu'à ce que l'animal se rétablisse.

 

Généralement, le pronostic est globalement bon si la prise en charge est rapide.

Commentaires sur cet article

Article intéressant et il faut effectivement faire en sorte que nos petits félins n'approchent pas ces plantes
Perso j'ai trouvé une alternative, je mets du poivre dans la terre et ça marche :-)

   
Par Patricia

Cette liste est très utile. Dommage que je ne l'ai pas lu avant que mon chaton ne mange du lis. Je regrette que les étiquettes des fleurs et plantes ne mentionnent pas que leurs plantes peuvent tuer l'un des principaux animaux de compagnie des français.

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Par Kililou

Merçi de votre diffusion de la liste des plantes toxiques pour les chats. J'en connaissais une bonne partie, mais loin d'immaginer que l'hortensia (si beau) en faisait partie. En somme, il faut "eduquer" nos petits félins, à ne pas toucher les plantes. Je possède une véritable forêt vierge chez moi, plantes exotiques pour laplupart, très toxiques, et chaque fois que minou s'en est approché, il a reçu plusieurs jet d'un pulvérisateur d'eau, si bien que maintenant il ne les regarde même plus, je l'ai surpris à s'en approcher, doucement, avec un mouvement de méfiance, car il a associé approche de plante/pulvérisation, et c'est très bien. diffuser votre article à grande échelle

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Par Martine RAYMOND

Comme Martine, je trouve cela très utile... surtout, quand comme moi, on n'y connait rien en plantes. Pour les "incultes" dans mon genre, il existe sur Internet des listes avec photos. Malheureusement on ne sait jamais de quoi sont garnis les autres jardins visités par nos amours!

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Par valmong

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La liste des plantes toxiques
  2. Page 2 : L'aloe vera
  3. Page 3 : L’anthurium
  4. Page 4 : L'arum
  5. Page 5 : Le cactus
  6. Page 6 : La citronnelle
  7. Page 7 : Le coquelicot
  8. Page 8 : Le dahlia
  9. Page 9 : Le dieffenbachia
  10. Page 10 : Le dipladénia
  11. Page 11 : Le dracaena
  12. Page 12 : L'euphorbe
  13. Page 13 : Le ficus
  14. Page 14 : La fraxinelle
  15. Page 15 : Le géranium
  16. Page 16 : La glycine
  17. Page 17 : Le gui
  18. Page 18 : L'hortensia
  19. Page 19 : Le houx
  20. Page 20 : L'iris
  21. Page 21 : La jacinthe
  22. Page 22 : Le jasmin
  23. Page 23 : La jonquille
  24. Page 24 : Le laurier-rose
  25. Page 25 : La lavande
  26. Page 26 : Le lierre
  27. Page 27 : Le lilas
  28. Page 28 : Le lys
  29. Page 29 : Le muguet
  30. Page 30 : L'oeillet
  31. Page 31 : L'oeillet d'Inde
  32. Page 32 : Le philodendron
  33. Page 33 : Le poinsettia
  34. Page 34 : Le pothos
  35. Page 35 : Le rhododendron
  36. Page 36 : Le ricin
  37. Page 37 : Le spathiphyllum
  38. Page 38 : La tulipe
  39. Page 39 : La verveine
  40. Page 40 : Le yucca
  41. Page 41 : Les autres fleurs toxiques
  42. Page 42 : Les autres plantes toxiques