Chat et dipladnia : toxicité, symptômes, que faire

Un dipladénia avec de jolies fleurs rouges

Aussi appelé mandévilla ou mandévilléa, le dipladénia est une plante tropicale grimpante, qui se reconnaît à ses feuilles coriaces et à ses fleurs colorées en forme de petites trompettes. Il en existe entre 100 et 200 espèces à ce jour, ainsi qu'un grand nombre de variétés. Selon les cas, les fleurs peuvent prendre différentes couleurs, en particulier le rouge, le rose, le jaune et le blanc, qui sont les plus courantes.


Comme beaucoup de plantes originaires d'Amérique du Sud, il est apprécié en appartement dans les régions tempérées, en raison de sa belle floraison qui dure de longs mois. Dans les régions où l'hiver reste doux, il peut même être laissé en extérieur - soit en pot, soit carrément en pleine terre.


Le dipladénia est malheureusement toxique pour les chats, comme beaucoup d'autres plantes tropicales utilisées comme plantes d'appartement.

Pourquoi le dipladénia est-il toxique pour un chat ?

Si le dipladénia est considéré comme une plante toxique, c'est en raison notamment de sa sève laiteuse, qui contient des substances problématiques.

 

En effet, lorsqu'elle entre en contact avec une muqueuse (notamment la peau, les lèvres ou les gencives), elle est susceptible de provoquer une irritation locale plus ou moins importante et douloureuse. Lorsqu'elle est ingérée, elle peut provoquer notamment des maux d'estomac. Heureusement, il est rare que les choses soient graves.

 

La sève étant présente dans l'ensemble de la plante, toutes les parties du dipladénia sont toxiques : les feuilles, les tiges... Le chat peut aussi s'intoxiquer en se léchant là où il aurait reçu de la sève.

Les symptômes d'intoxication au dipladénia chez le chat

En cas de contact de la sève de dipladénia avec la peau ou une muqueuse, le chat a toutes les chances de souffrir de divers symptômes cutanés, en particulier une rougeur, une irritation et/ou un gonflement plus ou moins sévère. Ces symptômes apparaissent généralement dans les minutes qui suivent l'exposition.

 

Si la sève est carrément avalée, l'intoxication au dipladénia se manifeste par des problèmes digestifs, notamment des maux d'estomac ainsi qu'éventuellement une diarrhée. Si la quantité ingérée est importante et/ou si le chat est particulièrement sensible à cette plante, des symptômes neurologiques sont également susceptibles d'apparaître, en particulier des tremblements voire des convulsions.

 

Heureusement, il est rare que les choses aillent aussi loin : dans la plupart des cas, le chat souffre simplement d'une indigestion temporaire et sans grande gravité. Quant au risque de décès, il est vraiment faible avec le dipladénia.

Que faire si mon chat a mangé du dipladénia ?

Si jamais un chat a mangé du dipladénia, ou si on le soupçonne d'en avoir avalé, il n'est pas nécessaire de paniquer, car une telle intoxication est le plus souvent bénigne. Néanmoins, les symptômes peuvent être impressionnants, notamment si la bouche et/ou les lèvres se mettent à enfler.

 

Le mieux à faire est de commencer par rincer la bouche du chat avec de l'eau, pour la débarrasser des restes de plante et de sève. Il faut simplement faire attention à ce qu'il n'avale pas d'eau accidentellement, car il pourrait alors s'étouffer avec. Pour effectuer ces manipulations, il est préférable de porter des gants si possible, car la peau humaine est elle aussi sensible à la sève du dipladénia et peut souffrir de symptômes cutanés en cas de contact.

 

En général, il n'est pas nécessaire d'aller plus loin que cela dans la prise en charge : si malgré tout la quantité de dipladénia avalée est importante, si le chat est fragile et/ou si les symptômes ne semblent pas vouloir s'arrêter, une visite sans attendre chez un vétérinaire peut être préférable pour éviter tout risque de complication. En cas de doute, le mieux est de contacter un vétérinaire ou à défaut un centre antipoison pour animaux, pour attendre leurs recommandations éventuelles.

Mise en garde

Les propos et conseils formulés ici ne remplacent pas l'expertise d'un professionnel, d'autant que chaque chat est unique. En cas de besoin ou de doute, il convient donc de se tourner vers un vétérinaire.

Commentaires sur cet article

Article intéressant et il faut effectivement faire en sorte que nos petits félins n'approchent pas ces plantes
Perso j'ai trouvé une alternative, je mets du poivre dans la terre et ça marche :-)

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Par Patricia

Cette liste est très utile. Dommage que je ne l'ai pas lu avant que mon chaton ne mange du lis. Je regrette que les étiquettes des fleurs et plantes ne mentionnent pas que leurs plantes peuvent tuer l'un des principaux animaux de compagnie des français.

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Par Kililou

Merçi de votre diffusion de la liste des plantes toxiques pour les chats. J'en connaissais une bonne partie, mais loin d'immaginer que l'hortensia (si beau) en faisait partie. En somme, il faut "eduquer" nos petits félins, à ne pas toucher les plantes. Je possède une véritable forêt vierge chez moi, plantes exotiques pour laplupart, très toxiques, et chaque fois que minou s'en est approché, il a reçu plusieurs jet d'un pulvérisateur d'eau, si bien que maintenant il ne les regarde même plus, je l'ai surpris à s'en approcher, doucement, avec un mouvement de méfiance, car il a associé approche de plante/pulvérisation, et c'est très bien. diffuser votre article à grande échelle

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Par Martine RAYMOND

Comme Martine, je trouve cela très utile... surtout, quand comme moi, on n'y connait rien en plantes. Pour les "incultes" dans mon genre, il existe sur Internet des listes avec photos. Malheureusement on ne sait jamais de quoi sont garnis les autres jardins visités par nos amours!

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Par valmong
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Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La liste des plantes toxiques
  2. Page 2 : L'aglaonema
  3. Page 3 : L'aloe vera
  4. Page 4 : L'aloès
  5. Page 5 : L’anthurium
  6. Page 6 : L'arum
  7. Page 7 : L'asparagus
  8. Page 8 : Le cactus
  9. Page 9 : Le caladium
  10. Page 10 : Le chèvrefeuille
  11. Page 11 : La citronnelle
  12. Page 12 : Le coquelicot
  13. Page 13 : Le croton
  14. Page 14 : Le cycas
  15. Page 15 : Le dahlia
  16. Page 16 : Le dieffenbachia
  17. Page 17 : Le dipladénia
  18. Page 18 : Le dracaena
  19. Page 19 : L'eucalyptus
  20. Page 20 : L'euphorbe
  21. Page 21 : Le ficus
  22. Page 22 : La fraxinelle
  23. Page 23 : Le géranium
  24. Page 24 : La glycine
  25. Page 25 : Le gui
  26. Page 26 : L'hellébore
  27. Page 27 : L'hortensia
  28. Page 28 : Le houx
  29. Page 29 : L'if
  30. Page 30 : L'iris
  31. Page 31 : La jacinthe
  32. Page 32 : Le jasmin
  33. Page 33 : La jonquille
  34. Page 34 : Le kalanchoé
  35. Page 35 : Le laurier
  36. Page 36 : Le laurier-rose
  37. Page 37 : La lavande
  38. Page 38 : Le lierre
  39. Page 39 : Le lilas
  40. Page 40 : Le lys
  41. Page 41 : Le muguet
  42. Page 42 : L'oeillet
  43. Page 43 : L'oeillet d'Inde
  44. Page 44 : L'oxalis
  45. Page 45 : La passiflore
  46. Page 46 : Le philodendron
  47. Page 47 : Le poinsettia
  48. Page 48 : Le pothos
  49. Page 49 : Le rhododendron
  50. Page 50 : Le ricin
  51. Page 51 : Le schefflera
  52. Page 52 : Le spathiphyllum
  53. Page 53 : Le thuya
  54. Page 54 : La tulipe
  55. Page 55 : La verveine citronnelle
  56. Page 56 : Le yucca
  57. Page 57 : Les autres fleurs toxiques