
L’arrivée des beaux jours va généralement de pair avec une météo plus clémente, des journées plus longues, des températures plus agréables… mais aussi avec le retour d’un certain nombre de petites bébêtes, comme les puces ou les tiques.
Non contents d’être peu ragoûtants, ces parasites sont susceptibles de causer divers problèmes de santé chez un chat : en particulier, ils sont capables de lui transmettre des maladies plus ou moins graves. C’est là qu’interviennent les traitements antiparasitaires : ils visent à protéger le petit félin, et par ricochet l’ensemble du foyer.
Contre quels parasites ces produits sont-ils efficaces ? Lequel choisir pour son chat, et comment l’utiliser de manière efficace ? À quelle fréquence doit-on l’administrer ?
Un antiparasitaire est un produit destiné à lutter contre les parasites externes (puces, tiques, poux, aoûtats…) afin d’éviter une infestation et/ou de la cesser lorsque celle-ci est déjà présente. Lorsqu’il s’agit de parasites internes (en particulier les vers), on parle alors de vermifuge.
Il prend le plus souvent la forme d’un produit qui se répand directement sur la peau : il peut s’agit d’un liquide, d’une poudre, d’un shampoing, d’un spray… Il existe toutefois aussi des antiparasitaires à administrer par voie orale, généralement sous forme de gélules ou de comprimés.
Le plus souvent, un antiparasitaire a une action pesticide, c’est-à-dire qu’il tue les parasites. Certains toutefois agissent plutôt comme des répulsifs, tandis que d’autres font les deux à la fois.
Il existe différents types d’antiparasitaires, qui n’agissent pas forcément sur les mêmes parasites.
La plupart d’entre eux sont efficaces au moins contre les puces et les tiques, car ce sont les types de parasites externes les plus répandus et souvent aussi les plus dangereux. Toutefois, il serait faux de croire que leur action se limite uniquement à eux : bien souvent, ils ont une certaine efficacité également contre les poux ainsi que les aoûtats, et parfois aussi contre les moustiques et les phlébotomes.
En revanche, un antiparasitaire n’a pas d’effet particulier pour aider à protéger son chat contre les vers et autres parasites internes : ceux-ci se traitent à l’aide d’un vermifuge.
Les parasites se trouvant essentiellement en extérieur, il est naturel de traiter son chat contre ces derniers s’il a la possibilité de passer beaucoup de temps dehors. Mieux vaut d’ailleurs le faire assez fréquemment, pour limiter les chances qu’il n’en ramène involontairement au domicile et ainsi qu’il contamine toute la famille.
Cela étant, les parasites, en particulier les puces et les poux, peuvent également se trouver en intérieur. Par exemple, ils peuvent avoir été ramenés dans le logement par les animaux des habitants précédents ; ils sont également capables de s’accrocher aux vêtements ou aux chaussures des humains de la famille. Pour cette raison, il est conseillé de traiter son chat contre les parasites y compris s’il ne sort pas beaucoup, voire pas du tout.
Cela dit, il est alors possible de le traiter moins fréquemment, puisqu’il reste tout de même moins exposé qu’un autre.
Pour traiter son chat contre les parasites, encore faut-il choisir un antiparasitaire adéquat. Or, il en existe un grand nombre sur le marché, qui ont des modes d’application, des durées d’action et des coûts très variables. Faire le bon choix n’a donc rien d’évident.
Voici une présentation des principaux types d’antiparasitaires pour chat, ainsi que les avantages et inconvénients de chacun d’entre eux – sachant que tous peuvent s’utiliser aussi bien de manière préventive (c’est-à-dire pour empêcher une infestation) que curative (pour la traiter quand elle est là).
La pipette antiparasitaire contient un puissant produit qui élimine les parasites (puces, tiques, poux…) présents sur le chat.
Elle s’applique directement sur la peau, généralement à la base du cou afin d’éviter qu’il n’avale du produit en faisant sa toilette (il ne peut en effet pas se lécher au niveau de la nuque). Chaque application a une efficacité de plusieurs semaines : habituellement entre 4 et 6.
Il s’agit de l’option la plus utilisée à ce jour, et pour cause, elle est très pratique : on trouve des pipettes pour chat un peu partout, et l’application se fait en une seule fois.
Son principal inconvénient est son prix : chaque pipette coûte en moyenne autour de 10 euros, ce qui correspond à environ 100 euros par an. À titre de comparaison, un collier antiparasitaire revient environ deux fois moins cher à l’année – même s’il a d’autres inconvénients qui font qu’il ne convient pas à tous les chats.
Comme son nom l’indique, le collier antiparasitaire se place autour du cou du chat, exactement comme un collier classique : la différence est qu’il répand une substance chimique puissante qui élimine les parasites se trouvant sur la peau et/ou les poils. Il peut également agir comme un répulsif, pour dissuader entre autres les moustiques et les phlébotomes. Dans les deux cas, il a une efficacité d’environ 6 mois.
Niveau prix, le collier antiparasitaire est de loin l’option la plus avantageuse : il faut compter en moyenne entre 20 et 30 euros à l’unité, soit autour de 50 euros par an. C’est donc deux fois moins en moyenne que les pipettes.
Toutefois, contrairement à ces dernières, il est généralement un peu moins efficace, en particulier si le chat a les poils longs et/ou apprécie de se baigner.
En plus de cela, il existe un risque qu’il se coince par exemple dans une branche, un grillage ou un buisson : l’animal peut alors ne plus parvenir à s’extraire, voire s’étrangler… Heureusement, certains fabricants ont mis au point des modèles anti-étranglement, pour qu’ils se détachent facilement lorsqu’ils se retrouvent coincés quelque part : le chat a plus de chances de le perdre, mais au moins, il ne risque plus d’être mis en danger, en particulier s’il passe beaucoup de temps en extérieur.
Le comprimé antiparasitaire est un petit cachet qui, une fois avalé, diffuse dans le sang une substance qui élimine les parasites qui viendraient piquer le chat.
Il présente l’avantage d’être sans danger pour l’entourage, puisque le produit actif ne se trouve ni sur la peau ni sur le pelage. En plus de cela, il peut avoir des effets complémentaires : par exemple, certains font également vermifuges, tandis que d’autres sont enrichis en nutriments.
Cela étant, il a une action relativement brève, puisque chaque comprimé agit pendant quelques jours, éventuellement quelques semaines dans le meilleur des cas. Cela rend cette option plutôt coûteuse, dans la mesure où une boîte de 6 comprimés coûte généralement autour de 15 euros, ce qui fait rapidement plusieurs centaines d’euros par an.
En plus de cela, il n’est pas forcément facile de faire avaler un médicament à un chat. Le mieux est de le cacher dans sa nourriture pour qu’il le mange à son insu lors d’un repas, mais le subterfuge est loin d’être infaillible : nombre de petits félins sont suffisamment malins pour ne pas se laisser avoir…
Comme son nom l’indique, le shampoing antiparasitaire est globalement un shampoing qui, en plus d’avoir une action lavante, élimine en quelques minutes les parasites présents sur la peau et/ou le pelage.
Son principal inconvénient est qu’à l’instar des comprimés, il a une durée d’action relativement courte : environ une semaine en général. Ce n’est pas un problème s’il est utilisé ponctuellement, par exemple pour traiter une infestation déjà présente. En revanche, pour une utilisation préventive, cela a de grandes chances de rapidement s’avérer très chronophage et rébarbatif. En plus de cela, il faut que le chat accepte facilement les bains pour que chaque application ne vire pas au cauchemar… Il peut tout de même s’agir d’une bonne option préventive dans quelques cas précis : par exemple pour un chat sans poils, car il a alors besoin de bains fréquents pour éliminer l’excès de sébum sur sa peau.
Niveau prix, il faut habituellement compter entre 5 et 10 euros pour un flacon de 250 mL, ce qui correspond à un montant compris entre 50 et 100 euros par an en moyenne.
Le spray antiparasitaire contient un produit à pulvériser sur le pelage du chat, généralement à rebrousse-poil : il tue alors tout parasite qui grimperait sur l’animal, même s’il n’a pas encore eu le temps de mordre ou de piquer. Il peut également avoir une action répulsive, notamment sur les moustiques et les phlébotomes.
Il est plus pratique à utiliser qu’un shampoing, car il ne nécessite pas de bain ou de rinçage. Cela dit, son application n’en demeure pas moins assez fastidieuse comparé aux autres options, en particulier si l’animal a les poils longs et/ou denses.
En général, la durée d’action d’un spray antiparasitaire est comprise entre un et deux mois : il faut donc renouveler l’application assez souvent. C’est encore plus vrai dans le cas d’un chat qui aime se baigner et/ou qu’on a besoin de laver souvent : l’efficacité est alors encore réduite, même lorsque le spray est supposé résister à l’eau.
Pour ce qui est du prix, il faut habituellement compter autour de 20 euros pour un flacon de 250 mL : cela correspond à environ 20 ou 30 euros par an s’il a les poils courts, et plutôt 50 à 60 euros s’il a un pelage long.
Choisir un antiparasitaire pour son chat n’a rien d’évident, compte tenu du nombre de produits disponibles sur le marché. Néanmoins, il est crucial de respecter quelques règles pour maximiser son efficacité tout en réduisant les risques pour la santé.
En particulier, le produit doit :
Si on respecte ces quelques règles, il n’y a alors pas véritablement de mauvais choix : tout dépend ensuite du prix et du temps qu’on est prêt à y consacrer.
Le recours aux antiparasitaires est devenu banal pour protéger son chat contre les parasites. Cela ne doit toutefois pas faire perdre de vue que les substances utilisées pour éliminer ou repousser les parasites sont puissantes, et même souvent toxiques lorsqu’elles sont mal employées. Diverses précautions s’imposent donc, qui sont globalement les mêmes que pour un médicament quelconque.
Tout d’abord, il est important de surveiller la réaction de son chat pendant les heures à jours qui suivent l’application d’un antiparasitaire, pour s’assurer que son organisme le tolère bien. Certes, le risque d’hypersensibilité et/ou d’allergie est moins élevé que pour un chien, mais il n’est pas nul pour autant. Le cas échéant, les signes cliniques peuvent être très variés : des démangeaisons, une rougeur, une agitation, une fatigue anormale, une perte d’appétit… Par conséquent, tout symptôme anormal qui apparaîtrait à la suite de l’application d’un antiparasitaire doit amener à contacter un vétérinaire sans attendre, a fortiori s’il s’agit d’un nouveau produit.
En plus de cela, il est crucial de respecter la fréquence et la posologie indiquées sur la notice. En effet, l’efficacité a des chances de ne pas être au rendez-vous si on a la main trop légère ; à l’inverse, il existe un risque d’intoxication du chat si on en applique trop et/ou trop souvent. Si on a l’impression que le produit que l’on a choisi n’a pas les effets escomptés, mieux vaut se tourner vers un vétérinaire plutôt que de jouer à l’apprenti sorcier sur les doses et/ou les fréquences d’utilisation.
Enfin, il ne faut pas multiplier les antiparasitaires sur un même chat, en tout cas sans l’accord d’un vétérinaire. En effet, nombre d’entre eux utilisent les mêmes substances, ou bien des substances proches : il existe alors un risque de surdosage potentiellement fatal si on applique par exemple une pipette et un collier en même temps ou de manière trop rapprochée. Recourir à plusieurs antiparasitaires peut avoir un intérêt dans quelques cas précis, par exemple en cas d’infestation massive, mais cela doit obligatoirement se faire sous la supervision d’un vétérinaire. Dans le cas général, un seul antiparasitaire est amplement suffisant, en tout cas s’il est bien choisi.
Lorsqu’on aime son chat et qu’on souhaite le voir vivre le plus longtemps possible, il est crucial de le traiter régulièrement à l’aide d’un antiparasitaire – et ce même s’il vit en intérieur. Après tout, les puces, les tiques, les moustiques et autres petites bébêtes du même style peuvent être à l’origine de problèmes de santé plus ou moins graves.
De manière générale, les pipettes antiparasitaires pour chat constituent le meilleur compromis entre l’aspect pratique, la durée d’action et le prix. Toutefois, d’autres options sont possibles : des colliers, des comprimés, des shampoings, des sprays… chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Si on ne sait pas lequel choisir, le mieux est de demander conseil à un vétérinaire.
S’il est important de lutter contre les parasites externes, il ne faut pas oublier de traiter son chat contre les vers, qui sont tout aussi redoutables pour sa santé. Ténia, ascaris, dipylidium, équinocoque, etc. : ils sont nombreux et omniprésents. Certains antiparasitaires font également office de vermifuge, mais c’est loin d’être le cas général : à défaut, il convient alors d’en choisir un à part.






quand feront il de meme pour la pillule qui provoque des tumeurs chez les chats.Et dire que les vétérinaires vendes ses saloperies,alors qu'ils savent eux meme les risques de la pillule.La stérilisation et la castration devrais etre l'unique moyen de contraceptions.Que fait la commission national du médicament vétérinaire contre ca?rien.
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