Symptômes du chat : reconnaître les maladies des chats

Une vétérinaire analyse la respiration d'un chat

Quiconque a possédé un chat au moins une fois dans sa vie sait que sa santé n'est pas toujours au beau fixe. La plupart du temps, les symptômes peuvent être causés par un grand nombre de maladies, ce qui rend le diagnostic difficile. Or, sans diagnostic fiable, dur de pouvoir réagir de la bonne manière et soigner correctement le malheureux.


Il est donc crucial de savoir identifier les symptômes de maladies chez son chat, et d'avoir une idée du niveau d'urgence qu'ils représentent.

Les diverses origines des maladies du chat

Un chat roux qui se sent peu malade sur le divan

Les maladies susceptibles de toucher le chat ont diverses origines possibles, et peuvent donc être classées en conséquence. On trouve ainsi essentiellement :

 

  • les maladies infectieuses, causées par un agent pathogène (virus, bactérie, parasite, champignon...). Contrairement à ce qu'on pourrait penser, elles ne sont pas toujours contagieuses ;

 

  • les maladies génétiques : elles ne sont pas nécessairement héréditaires. Lorsqu'elles sont présentes dès la naissance, on parle de maladies congénitales ;

 

  • les maladies auto-immunes et les allergies du chat, qui sont la conséquence d'un dérèglement inné ou acquis de son système immunitaire. Elles ne sont par définition pas contagieuses, même s'il peut y avoir des prédispositions génétiques qui se transmettent par l'hérédité ;

 

  • les maladies liées à l'environnement : elles sont dues à des facteurs environnementaux tels que la chaleur, la pollution, les ultraviolets ou l'exposition aigüe chronique à des substances nocives (par exemple l'effet du tabagisme passif sur le chat) ;

 

  • les maladies liées au mode de vie : elles sont généralement liées à une mauvaise alimentation ou à un manque d'exercice physique ou intellectuel du chat.

Apprendre à reconnaître les symptômes du chat

Un chat aux beaux yeux jaunes se repose sur un drap

Quelle que soit la catégorie à laquelle elles appartiennent, les maladies se traduisent à terme par l'apparition de symptômes chez le chat. Ces derniers sont tantôt faciles à reconnaître et à attribuer à une pathologie bien précise : par exemple, un ictère, c'est-à-dire un jaunissement de la peau et du blanc de l'oeil) est quasiment toujours le signe d'un problème au niveau du foie.

 

Malheureusement, dans de nombreux cas, les symptômes de maladies sont difficilement associables à un problème particulier. Par exemple, un chat qui vomit peut souffrir notamment d'une intoxication alimentaire, d'une infestation par des vers parasitaires, d'un coup de chaleur ou encore d'une maladie virale telle que la paleucopénie féline. De la même façon, une perte de poils anormale n'est pas nécessairement le signe d'une maladie de peau : il s'agit parfois d'un dérèglement hormonal, d'une carence du chat en vitamines ou d'une maladie auto-immune. Ce sont alors généralement les autres symptômes présents à ce moment-là qui permettent de s'orienter vers une piste plutôt qu'une autre.

 

Pour établir un bon diagnostic, il est donc préférable de ne pas se focaliser sur un seul symptôme en particulier, mais plutôt à l'ensemble des changements qui se produisent chez le chat malade. Des signes tels qu'un manque d'appétit, une miction moins fréquente ou une hypersomnie (c'est-à-dire un allongement de la durée du sommeil) peuvent paraître anodins : pourtant, ils trahissent souvent un problème de santé plus grave et ne doivent donc pas être laissés de côté.

Quelques constantes chez le chat en bonne santé

Un petit chaton tigré emmitoufler dans une couverture

Pour être en mesure de détecter des symptômes chez un individu malade, encore faut-il savoir reconnaître un chat en bonne santé ! Voici donc quelques valeurs de référence pour les petits félins :

 

  • la température corporelle d'un chat se situe normalement entre 38 et 39°C, même si comme chez l'être humain, il peut y avoir de légères variations selon différents facteurs tels que l'heure de la journée par exemple ;

 

  • sa fréquence respiratoire d'un chat est généralement comprise entre 25 et 35 mouvements par minute ;

 

  • son rythme cardiaque est quant à lui compris entre 110 et 140 battements par minute, même s'il existe des différences selon les races et l'âge des individus ;

 

  • les chaleurs de la chatte commencent au printemps et se répètent toutes les 2 à 3 semaines jusqu'à l'arrivée de l'automne ;

 

  • un chat boit en moyenne entre 40 et 60 mL d'eau par jour et par kg de masse corporelle : cela correspond donc à environ 250 mL pour un individu de 5 kg ;

 

  • un chat urine deux fois par jour et défèque généralement une à deux fois par jour. Son urine ne doit être ni trouble ni odorante, et ses selles doivent être fermes et de petite taille.

 

Un chat tigré dans les tons gris coucher sur le lit

Par ailleurs, les chats sont réputés pour avoir une bonne tolérance à la douleur : en conséquence, ils peuvent être sérieusement malades avant de commencer réellement à en montrer les signes extérieurs.

 

Un écart par rapport à ces valeurs de référence n'est toutefois pas nécessairement le signe d'un problème de santé : par exemple, après un effort physique, les fréquences cardiaque et respiratoire sont naturellement plus importantes.

 

En revanche, lorsque le maître constate un changement sans qu'il n'y ait de cause logique à celui-ci - par exemple un chat qui maigrit de manière soudaine alors qu'il mange toujours autant -, il est alors important de demander conseil à un vétérinaire sans trop attendre, car il peut s'agir d'un signe de maladie. Les symptômes moins facilement quantifiables qu'une perte de poids (changement brutal de comportement, perte de poils importante, essoufflement sans effort physique particulier...) ne sont pas non plus à négliger et sont autant de raisons de consulter un vétérinaire sans tarder.

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Reconnaître un chat malade
Par Aurélia A. - Dernière modification : 10/18/2021.

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