Protéger son chat du froid

Protéger son chat du froid

Même s’il est pourvu d’une fourrure plus ou moins épaisse, le chat est sensible au froid. Bien évidemment, tous ne sont pas égaux : une race de chat russe ou issue d’un pays scandinave est par exemple bien plus résistante que les autres. Mais même les chats les moins frileux peuvent avoir du mal à supporter des températures polaires.


Lorsque l’hiver s’installe et que le thermomètre fait grise mine, il convient donc de prêter attention au bien-être, à la santé et à la sécurité de son petit félin. Protéger son chat du froid, c’est comprendre la manière dont il perçoit les températures, les risques encourus lorsqu’elles descendent, et les moyens de les limiter au maximum.

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Qu'est-ce que le froid ?

Qu'est-ce que le froid ?

Le froid est la sensation associée aux basses températures et/ou à une déperdition de chaleur qui est ressentie par les animaux homéothermes, aussi appelés animaux à sang chaud. Elle s’oppose à la sensation de chaud, qui est au contraire associée aux températures élevées. Le chat étant un animal homéotherme, comme le chien, l’Homme et la plupart des autres mammifères, il peut lui aussi ressentir le froid.


La spécificité des animaux à sang chaud est qu’ils doivent conserver une température corporelle à peu près stable pour survivre, et ce quelle que soit la température extérieure. Cette valeur moyenne dépend de chaque espèce : par exemple, chez l’être humain, elle se situe autour de 37°C, même si elle peut varier légèrement au cours de la journée. Lorsque dans certaines circonstances la température du corps s’éloigne un peu trop de cette valeur de référence, que ce soit dans un sens ou dans l’autre, les fonctions vitales de l’organisme sont altérées et peuvent même être gravement compromises : il faut donc y remédier rapidement.


Les animaux homéothermes disposent de différents moyens de réguler leur propre température, du moins dans une certaine limite. Par exemple, lorsque les températures sont basses, ils ont tendance à frissonner ou à grelotter, ce qui permet de faire travailler certains muscles et donc de produire un peu de chaleur. C’est la sensation qui accompagne ces mouvements réflexes et ce besoin immédiat de se réchauffer que l’on appelle « avoir froid ». Le même phénomène existe évidemment aussi dans l’autre sens, lorsque la température corporelle est trop haute et que l’animal a besoin de se refroidir.

Un chat peut-il réellement avoir froid ?

Un chat peut-il réellement avoir froid ?

Comme le chat est un animal homéotherme, il doit conserver une température interne à peu près constante pour pouvoir vivre. La température normale d’un chat se situe généralement entre 37,5 et 39,1°C, soit un peu plus qu’un être humain : cette différence peut paraître insignifiante, mais elle le rend de fait naturellement un peu plus résistant au froid que nous.


Il dispose aussi et surtout d’un atout de taille : son pelage. Constitué généralement d’un poil de couverture et d’un sous-poil, il lui assure une très bonne protection contre le froid. En effet, d’un côté il limite les déperditions de chaleur vers l’extérieur, et de l’autre il empêche sa peau d’être mouillée ou en contact direct avec des surfaces froides, par exemple de la neige. Bien évidemment, plus le pelage est dense et serré, plus son rôle de protection est efficace.

 

Le fait que le petit félin soit souvent plus résistant au froid que l’humain ne veut pas dire qu’il ne peut pas en souffrir, ce que certains maîtres ont trop souvent tendance à oublier. Ainsi, dans certaines situations, même l’épaisse fourrure de certaines races de chat à poil long comme le Norvégien peut ne pas suffire.


Comme l’Homme, un chat peut avoir froid dans différentes situations : une température ambiante basse, un vent fort, un courant d’air, un contact avec un objet ou une surface froide, un pelage mouillé, etc. Il peut alors se mettre à frissonner, trembler ou grelotter. Son premier réflexe est alors bien souvent de chercher à se mettre à l’abri ou de trouver une source de chaleur pour se réchauffer.

Certains chats craignent-ils davantage le froid que d’autres ?

Si tous les chats peuvent avoir froid, le seuil de tolérance et de sensibilité n’est pas le même pour tous les individus. En effet, différents facteurs peuvent jouer un rôle sur la capacité du chat à supporter le froid.

L'âge

Les chatons ont besoin de chaleur
Les chatons ont besoin de chaleur

L’efficacité du système de thermorégulation d’un animal n’est pas constante au cours de sa vie. Elle est particulièrement faible à la naissance (ce qui explique qu’un nouveau-né craint beaucoup le froid) et s’améliore pendant sa croissance, mais il ne devient complètement opérationnel qu’à l’âge adulte.

 

Mais ce système de régulation a aussi tendance à vieillir et à devenir moins efficace avec le temps, comme d’ailleurs l’ensemble des organes et des tissus : pour cette raison, un vieux chat est davantage sensible au froid qu’un individu dans la force de l’âge.

Le pelage

Plus un animal a un pelage long et dense, plus il réussit à conserver sa chaleur corporelle, et moins il court le risque que sa peau soit mouillée. À l’inverse, un chat sans poil comme le Donskoy ou l’Ukrainian Levkoy craint beaucoup les basses températures et les intempéries, car sa peau n’est pas protégée.

L'adaptation

L'adaptation

Toutes choses égales par ailleurs, le mode de vie du chat et l’environnement dans lequel il évolue jouent un rôle important dans sa résistance au froid.

 

Ainsi, de la même façon qu’une personne vivant depuis plusieurs années au Canada est généralement moins frileuse qu’une autre se trouvant depuis longtemps au bord de la Méditerranée, un chat vivant dans un pays froid s’habitue progressivement à son environnement et apprend à mieux gérer les basses températures. De la même façon, un animal vivant exclusivement en appartement, habitué à des températures constantes et clémentes, craint plus le froid qu’un chat qui passe une grande partie de son temps en extérieur.

La morphologie

Plus un félin est fin et mince, moins il produit de chaleur corporelle, et donc plus il se refroidit vite. Ainsi, chez les races caractérisées par un dimorphisme sexuel bien marqué, comme l’American Shorthair, le Khao Manee et le Mau Egyptien, les femelles sont globalement plus frileuses que les mâles, car elles sont plus minces et plus fines.

Les risques du froid pour le chat

Les risques du froid pour le chat

Le chat est un animal à sang chaud qui, d’une manière générale, a besoin d’une température corporelle stable pour survivre. Lorsqu’il commence à avoir froid, quelle qu’en soit la raison, il tente de se réchauffer avec des mouvements réflexes, comme des frissons ou la chair de poule (qui est d’ailleurs bien plus efficace pour se réchauffer chez les animaux dotés d’un pelage que chez les humains).

 

En cas d’intempérie, il peut aussi chercher instinctivement un abri, et si son pelage ou ses coussinets sont mouillés, faire sa toilette pour les nettoyer et les sécher. S’il est en contact avec une surface ou un objet froid, il cherche au contraire évidemment une source de chaleur.


Mais si le chat ne parvient pas à se réchauffer, parce qu’il n’est pas en mesure de s’abriter et/ou que les températures sont véritablement trop basses pour son organisme, il s’expose à plusieurs risques pour sa santé.

Le risque d’hypothermie du chat

Le risque d’hypothermie du chat

L’hypothermie se produit lorsque la température corporelle du chat descend en-dessous de 37°C. Cette limite correspond au seuil à partir duquel ses fonctions vitales commencent à être mises à mal. On distingue plusieurs degrés successifs d’hypothermie, en fonction de sa température :

  • l’hypothermie modérée, lorsqu’elle est comprise entre 34 et 37°C ;
  • l’hypothermie intermédiaire, entre 30 et 34°C ;
  • l’hypothermie sévère, quand elle passe en-dessous de 30°C.

 

Pour un même individu, indépendamment donc de sa capacité de résistance, l’intensité du froid qu’il doit supporter fait que ces stades se succèdent plus ou moins vite : plus il est vif, plus ils s’enchaînent rapidement, et plus les dysfonctionnements de l’organisme sont importants.

 

Lorsqu’un chat est en état d’hypothermie, plusieurs processus s’enclenchent dans son organisme pour tenter de stopper les pertes de chaleur vers l’extérieur et protéger les fonctions vitales.

 

Ainsi, son métabolisme ralentit : le rythme cardiaque, le rythme respiratoire, la pression artérielle et même les défenses immunitaires diminuent. Dans le même temps, les vaisseaux sanguins situés proches de la peau se contractent dans le but de limiter les déperditions de chaleur au niveau de l’épiderme et d’irriguer en priorité les organes vitaux. Ceci peut se traduire par un engourdissement des membres, en particulier chez les sujets qui ne sont pas habitués au froid. Le refroidissement des extrémités augmente aussi le risque de gelures, avec des conséquences parfois graves à la clé.


À terme, si la situation se prolonge, l’animal peut tomber dans le coma et même mourir par arrêt cardio-respiratoire.

Le risque de gelures du chat

Le risque de gelures du chat

La gelure correspond à une brûlure causée par le froid, qui se traduit par des lésions plus ou moins profondes au niveau des tissus, des muscles et parfois même des os. Même si techniquement elle peut toucher toutes les parties du corps, elle concerne principalement les extrémités, qui sont les zones les plus exposées au froid : les coussinets du chat, ses oreilles, son nez et sa queue.


Lorsqu’elle est légère, la gelure reste localisée au niveau de l’épiderme : on parle alors plutôt d’engelure. Cette dernière se limite à des plaques rouges et des gonflements douloureux au niveau de l’épiderme.


À l’inverse, lorsqu’elle est sévère, elle peut être beaucoup plus problématique et laisser des séquelles, comme une perte de sensibilité irréversible voire une gangrène, c’est-à-dire la mort des tissus touchés. Ce dernier cas nécessite d’amputer très rapidement la partie concernée, pour empêcher la propagation à l’ensemble du corps ; à défaut, la gangrène aboutit quasi inéluctablement à la mort du chat en quelques jours.

Les autres risques liés au froid

Les autres risques liés au froid

Si l’hypothermie et la gelure constituent les risques les plus importants pour un chat par grand froid, il en existe d’autres.


Tout d’abord, comme pour l’Homme, les basses températures sont propices aux maladies en tout genre : la gastro-entérite féline ainsi que d’autres infections virales ou bactériennes. Ceci s’explique notamment par le fait que le système immunitaire d’un animal en hypothermie est moins efficace, et aussi que certains agents pathogènes comme les virus sont plus résistants dans l’environnement et se propagent mieux lorsque les températures sont basses. Les sujets à la santé fragile, comme les chatons, les vieux chats et ceux qui souffrent d’une immunodéficience (causée par exemple par la leucose féline ou le sida du chat) sont évidemment les plus exposés.


Par ailleurs, le froid et l’humidité peuvent avoir tendance à réveiller ou accentuer certaines douleurs articulaires, notamment celles liées à une éventuelle arthrite.


Enfin, le froid peut aussi altérer certains sens du chat, en particulier son odorat. Le petit félin peut alors être désorienté et avoir du mal à retrouver son chemin jusqu’à son domicile. Le risque est accru chez un chat passant le plus clair de son temps en intérieur, car il a de fait moins de repères qu’un grand baroudeur et n’est pas non plus habitué à trouver rapidement un abri pour se réchauffer.

Comment savoir si mon chat a froid ?

Comment savoir si mon chat a froid ?

Comme chez l’Homme, certains signes et attitudes peuvent aider à reconnaître qu’un chat a froid.


Lorsqu’il souffre d’une légère hypothermie, c’est-à-dire que sa température corporelle est simplement un peu inférieure à la normale, le chat se montre généralement agité et tremblote, voire grelotte. Son cœur bat plus rapidement, et l’extrémité de ses membres devient douloureuse, du fait qu’elle est moins bien oxygénée. Il cherche une source de chaleur (radiateur, cheminée, plancher chauffant, etc.) ou un linge dans lequel se lover pour se réchauffer.


Dans le cas d’une hypothermie intermédiaire, le chat est prostré, sa peau devient glacée et ses muqueuses pâlissent. Il respire de manière irrégulière et son rythme cardiaque est beaucoup plus lent, ce qui lui fait courir un risque de bradycardie (c’est-à-dire une fréquence cardiaque anormalement basse, qui se traduit par un manque d’énergie, un essoufflement anormal, voire des malaises).

 

Enfin, lorsque l’hypothermie est sévère, la respiration et les battements cardiaques diminuent considérablement, au point qu’il peut finir par tomber dans le coma. La mort finit par survenir par arrêt cardiaque ou arrêt respiratoire.


Malheureusement, lorsqu’un chat se sent mal ou vulnérable, et c’est le cas par exemple lorsqu’il est en situation d’hypothermie, il peut avoir le réflexe de se cacher à l’abri des regards. Son maître n’est alors pas toujours en mesure de se rendre compte de son état de santé. Il faut donc tâcher de s’assurer régulièrement que son petit félin est en pleine forme, en particulier quand en hiver il rentre d’une longue promenade dans le froid, voire la neige. En cas de doute, mieux vaut prendre sa température avec un thermomètre spécialement conçu à cet effet : c’est le meilleur moyen d’être fixé et de pouvoir intervenir si besoin.

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Que faire si mon chat a froid ?

La plupart du temps, un chat qui a froid parvient à trouver de lui-même le moyen de se réchauffer. Mais mieux vaut tout de même l’aider à retrouver une température optimale, car si la situation se prolonge, il peut être victime d’une hypothermie, qui peut causer une dégradation très rapide de son état de santé.

En cas de symptômes légers

En cas de symptômes légers

Si le chat ne présente que des signes d’hypothermie légère, c’est-à-dire simplement des tremblements et éventuellement des engelures, il n’est pas très difficile de l’aider. Bien souvent, un coussin doux, un plaid, voire un hamac pour chat installé à proximité du radiateur suffisent largement pour lui permettre de retrouver sa température habituelle. Il existe également des couvertures thermiques qui, une fois branchées, diffusent une chaleur contrôlée pouvant atteindre jusqu’à 10°C de plus que la température ambiante.


Peu de propriétaires le savent, mais le fait de brosser le pelage de son chat contribue aussi à ce que son corps reprenne sa température normale. En effet, une fois remis en ordre, le poil est plus isolant et conserve mieux la chaleur corporelle. Si la fourrure est mouillée, il faut d’abord la sécher délicatement avec une serviette.


Si l’animal souffre d’une engelure, il est recommandé d’appliquer des compresses tièdes dessus, voire de la tremper directement dans de l’eau tiède pour aider à restaurer la circulation sanguine. Il faut simplement faire attention de ne pas la frotter pour ne pas irriter voire desquamer la peau (c’est-à-dire lui faire produire des squames), et de ne pas la mettre en contact avec de l’eau, ou bouillotte ou des compresses très chaudes, au risque d’aggraver la brûlure. Une fois que la circulation reprend progressivement, c’est-à-dire que la peau retrouve sa couleur rose habituelle, il faut la sécher et la recouvrir d’un bandage non collant, là aussi pour éviter toute desquamation.

En cas de symptômes prononcés

En cas de symptômes prononcés

Si le chat souffre d’une gelure ou d’une hypothermie prononcée, c’est-à-dire si son rythme cardiaque et sa respiration sont ralentis, il s’agit d’une situation d’urgence. Il faut donc contacter un vétérinaire sans tarder, lui décrire la situation et suivre ses instructions.


Il y a de grandes chances qu’il demande au maître de lui amener l’animal sans délai, pour pouvoir le réchauffer convenablement et le garder en observation le temps que son état soit stabilisé. Il peut aussi rechercher une cause sous-jacente, car une hypothermie n’est pas nécessairement causée par des températures basses : elle peut aussi être le fait d’un grave problème de santé, comme une panleucopénie féline ou une hémorragie interne.


Pour le réchauffer, le vétérinaire procède d’une manière très similaire au cas de l’hypothermie légère : il le place dans une pièce chaude, l’entoure dans des couvertures tièdes et prend sa température toutes les dix minutes pour s’assurer qu’il se réchauffe progressivement. Il peut aussi lui administrer des perfusions de liquide chaud pour le réchauffer de l’intérieur. En parallèle, si l’animal souffre de gelures, il les examine pour déterminer si une amputation est nécessaire.


En tout état de cause, plus le maître réagit rapidement lorsque des symptômes lui indiquent que son chat a froid, plus le risque d’en arriver à une telle extrémité est faible.

Comment éviter qu’un chat ait froid ?

Même si les félins possèdent un formidable instinct de survie, ils peuvent tout de même se retrouver en détresse lorsque les températures descendent. Il est toutefois possible de prendre quelques précautions pour limiter le risque qu’un chat ait froid en hiver.

Contrôler les sorties du chat en hiver

Contrôler les sorties du chat en hiver

Si le chat a accès à l’extérieur, il n’est pas forcément nécessaire de l’en priver pendant l’hiver s’il continue à vouloir sortir, sous réserve toutefois qu’il puisse rentrer dès qu’il en a envie - ce qui peut nécessiter d’installer une chatière.

 

Il doit aussi disposer d’un abri ou d’une niche pour chat où il peut se réfugier en cas de besoin : ce refuge doit être suffisamment large pour qu’il s’y sente à l’aise, mais aussi suffisamment bas de plafond pour conserver la chaleur. Il doit également être étanche à l’eau, et légèrement surélevé pour que le plancher ne soit pas trop froid. Quelques couvertures peuvent être placées à l’intérieur pour que l’animal puisse s’y pelotonner. Il faut toutefois penser à les laver de temps en temps pour éviter la prolifération de bactéries et parasites, et vérifier à l’occasion que le refuge ne devient pas la demeure de chats errants, ratons laveurs et autres petits rôdeurs.


Si les nuits sont vraiment glaciales, il peut être judicieux de ne laisser le chat sortir que pendant la journée, de sorte qu’il continue à profiter un peu de l’extérieur sans pour autant prendre des risques démesurés. Pour ce faire, il peut être pertinent d’investir dans une chatière programmable, qui permet de contrôler les heures auxquelles il peut entrer ou sortir de la maison.

Vérifier l'état du chat après ses sorties

Vérifier l'état du chat après ses sorties

Lorsque le chat revient au domicile après une sortie, il faut le sécher avec une serviette s’il est mouillé, vérifier l’état de ses pattes, ses oreilles, son museau et sa queue au cas où il aurait des engelures, et mettre à sa disposition un coin chaud pour qu’il puisse s’y reposer. Dans le cas d’un chat à poil long, il faut bien inspecter son ventre et l’espace entre ses doigts lors des journées enneigées, car des boules de neige ont tendance à s’accumuler à ces endroits.

 

Il faut aussi éviter de donner un bain à son chat si ce n’est pas absolument nécessaire, car cela pourrait éliminer les huiles naturelles qui gardent son poil en bon état et l’aident à repousser l’humidité.

 

Couper voire tondre le pelage de son chat juste avant la période hivernale est également à éviter autant que possible, puisque cela ne ferait que le rendre plus vulnérable. En revanche, le brosser toutes les semaines aide le poil à conserver ses propriétés d’isolant thermique.

Opter pour une alimentation d'hiver

Opter pour une alimentation d'hiver

Dans un autre registre, il peut être intéressant de modifier légèrement l'alimentation du chat pour l’adapter à l’évolution de ses besoins.

 

En effet, s’il continue à sortir en période de froid, il consomme davantage d’énergie et a donc besoin d’une alimentation un peu plus riche. Il est alors judicieux d’augmenter légèrement sa ration journalière ou d’opter pour des aliments plus riches, voire de recourir à des compléments alimentaires pour chat, qui présentent l’avantage de contribuer aussi à renforcer son pelage. En revanche, s’il passe le plus clair de son temps en intérieur, il n’a normalement pas besoin de calories supplémentaires.

 

Quoi qu’il en soit, mieux vaut solliciter l’avis d’un vétérinaire. En cas de modification importante de l’alimentation, une transition alimentaire s’avère nécessaire, pour éviter qu’il ne souffre de troubles digestifs.

Habiller son chat pour l'hiver ?

Habiller son chat pour l'hiver ?

Il existe des races de chats qui craignent beaucoup le froid : c’est le cas par exemple de celles qui ont peu de poils, comme le Donskoy ou le Lykoi, ou encore de certaines originaires de pays chauds, tels le Siamois ou le Savannah.

 

Dans ces cas-là, il peut être utile de recourir à un manteau pour chat, qui permet de limiter la déperdition de chaleur dès que la température descend. Ces vêtements sont conçus pour tenir chaud, mais il peut être difficile pour un petit félin de s'y habituer, car ils gênent ses mouvements. Ils doivent aussi être portés en présence du maître, car ils peuvent être sources d'accidents s'ils se coincent dans une branche par exemple. Mais en intérieur, pour un animal sensible et sous la surveillance d'une personne, ils peuvent être une bonne solution pour lutter contre le froid.

 

Il ne semble néanmoins pas véritablement exister de bottines pour chat, sur le modèle des chaussures pour chien destinées à protéger leurs coussinets.

Le mot de la fin

Même s’ils disposent pour certains d’un pelage conséquent et semblent parfaitement armés pour affronter même les températures les plus glaciales, les chats peuvent, comme les humains, souffrir du froid. Il est donc important de surveiller son animal pendant les hivers rigoureux, et prendre quelques précautions pour s’assurer qu’il ne risque ni hypothermie, ni gelures.

 

Si malgré tout il revient congelé d’une de ses expéditions, ou semble avoir les pattes, les oreilles ou d’autres parties du corps brûlées par le froid, il faut contacter un vétérinaire sans tarder pour qu’il puisse le rétablir au mieux.

Dernière modification : 06/30/2020.
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