
Si les chiens et les chats sont parfois qualifiés un peu familièrement de "sacs à puces", ce n'est pas sans raison. En effet, compte tenu de leur mode de vie, ce sont des hôtes rêvés pour ces petits insectes parasites, qui se multiplient rapidement et finissent par envahir toute la maison si rien n'est fait pour les en empêcher.
C'est pourquoi il faut faire preuve de vigilance et surveiller le pelage de son chat afin de prendre rapidement les mesures nécessaires en cas d'infestation par des puces.
La puce est un insecte parasite de petite taille, généralement brune, plutôt aplatie et mesurant en moyenne 2 à 6 mm de long à l'âge adulte. Comme tous les insectes, son corps est divisé en trois parties : la tête (avec un appareil buccal piqueur), le thorax et l'abdomen. Elle ne possède pas d'ailes : à la place, elle a des membres postérieurs très développés lui permettant de faire des bonds spectaculaires.
Il existe au total près de 2.500 espèces distinctes, réparties dans plusieurs genres et familles. Chacune a ses hôtes de prédilection : souvent des mammifères, parfois aussi des oiseaux. L'espèce la plus courante en Europe est Ctenocephalides felis, que l'on appelle aussi « puce du chat » ; toutefois, elle peut en fait infester une cinquantaine de mammifères différents, dont le chien. Il existe également une autre espèce appelée Ctenocephalides canis (aussi appelée « puce du chien ») qui elle se nourrit essentiellement sur les canidés et concerne donc assez peu les félins.
Comme tous les autres insectes, le cycle biologique de la puce passe par plusieurs étapes : oeuf, larve, nymphe et adulte. Chaque phase dure plus ou moins longtemps, en fonction de l'espèce et des facteurs environnementaux (températures, humidité et présence d'un hôte essentiellement). Au total, le cycle peut durer d'environ 3 semaines à plus d'un an.
La femelle adulte commence à pondre 36 à 48 heures en moyenne après avoir pris son premier repas sur le chat.
Même s'il dépend de l'espèce, le nombre d'oeufs pondus est d'environ 20 par jour, ce chiffre montant parfois jusqu'à 50. Dans la mesure où une femelle pond en continu pendant 2 à 3 mois, elle peut à elle seule donner naissance à des milliers de puces, ce qui explique qu'il soit difficile de venir à bout d'une infestation.
Les oeufs sont pondus soit directement sur l'hôte, soit au sol, à proximité.
Chacun d'entre eux éclot au bout d'environ une semaine pour donner une larve de quelques millimètres de long et ressemblant à un ver.
Cette larve fuit aussitôt la lumière et la sécheresse en s'enfonçant dans le sol (terre, moquette, fentes de parquet...) où elle se nourrit de débris végétaux et animaux, voire de déjections de puces adultes, très riches en protéines de sang non digérées.
Après différentes mues, elle se tisse un cocon dans lequel elle s'enferme pour passer du stade de nymphe à celui d'adulte, ce qui prend environ 10 jours en moyenne.
Une fois prête, elle n'éclot pas tout de suite mais attend que les températures et humidité soient optimales et/ou qu'un hôte passe à proximité. Elle peut rester ainsi plus d'un an à attendre le moment propice.
Une fois adulte, la puce devient parasite, puisqu'elle ne se nourrit plus que du sang d'un hôte. Elle a la capacité de percer la peau grâce à son appareil buccal très développé.
Chaque puce a des proies privilégiées, le plus souvent des mammifères : chiens, lapins, humains... Celles qu'on croise le plus souvent sur un chat reste sur son hôte pendant l'essentiel de sa vie d'adulte, même s'il peut en changer s'il en a l'occasion. En revanche, si elle se retrouve sans hôte (par exemple parce qu'elle a été éjectée lorsque l'animal s'est gratté), elle peut mourir de faim en seulement quelques jours...
En moyenne, une puce adulte vit quelques mois, sachant que la femelle a une espérance de vie plus longue que le mâle.
Si le problème doit être pris à bras-le-corps, c'est parce que les puces ne sont pas sans danger pour leurs hôtes.
Plus précisément, il existe différents risques pour un chat infesté :
Ainsi, les puces peuvent sembler inoffensives, mais elles sont loin de l'être. Toutes ces raisons font qu'il est conseillé de mettre en place un traitement si jamais on pense - ou on s'aperçoit effectivement - que le chat est infesté.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il n'est pas si évident de savoir si un chat a des puces, car une infestation ne se traduit pas forcément par des démangeaisons. Inversement, il peut se gratter pour moult autres raisons. Ainsi, le fait qu'un chat se gratte peut être un indice, mais ce n'est jamais une preuve en soi.
Naturellement, si on pense qu'il est infesté, on peut tenter d'apercevoir des puces dans son pelage, afin de savoir ce qu'il en est réellement. Toutefois, ces petites bébêtes sont des professionnelles du camouflage : lorsqu'elles sont dérangées, elles se déplacent très vite entre les poils pour échapper au danger. Il faut donc garder en tête que ce n'est pas parce qu'on ne voit pas de puces dans le pelage que le chat n'est pas infesté.
Une autre méthode plus facile à appliquer consiste à rechercher les déjections des puces, qui sont des résidus de sang digéré et séché. Elles prennent la forme de petites poussières noires en forme de virgule, et qui se désagrègent lorsqu'on les frotte entre les doigts. Elles sont situées à la base des poils, le plus souvent sur le ventre ou à la base de la queue. Le meilleur moyen de les mettre en évidence est de brosser le chat à rebrousse-poils au-dessus d'un tissu blanc : si des petits grains noirs tombent de son pelage, il est sans doute infesté.
Le traitement d'un chat qui a des puces s’impose dès qu'on s'aperçoit qu'il est infesté, afin d'éviter que l'infestation ne se propage à l'ensemble du foyer. De toute façon, comme bien souvent, plus on intervient tôt, plus l'élimination est parasites est facilitée.
Le traitement choisi doit répondre à plusieurs exigences :
Le traitement visera une action rapide sans mettre en danger la sécurité du chat et de son entourage, en particulier les jeunes enfants et les autres animaux. Ainsi, dans le cas d'un chat vivant au contact de jeunes enfants, un traitement par voie orale est préférable, afin d’éviter tout risque lorsque l’enfant câline son chat.
Il ne faut pas oublier de traiter également le chat parasité contre le ténia avec un produit adapté.
Enfin, pour avoir des résultats satisfaisants et réussir à débarrasser le chat de ses puces, il est important de traiter également son environnement à l'aide d'aérosols ou de fumigènes.
Pour plus de renseignements sur les traitements anti-puces pour chat, n'hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.
L’infestation de l’animal peut facilement entraîner celle de toute la maison et de ses habitants. Dans les canapés, la literie, sur les tapis et même entre les lattes du parquet : les puces s'invitent partout, si bien qu'il faut passer l’aspirateur partout et laver tous les tissus à 60° pour espérer se débarrasser des puces dans la maison.
Traiter son chat contre les puces, c'est bien. L'empêcher d'être infesté de puces, c'est encore mieux ! Deux leitmotiv doivent donc cohabiter en permanence dans la lutte contre les puces du chat : le traitement et la prévention.
En terme de prévention, l’objectif est différent du traitement. Il s’agit d’interrompre le cycle de vie des puces en inhibant la croissance des œufs et des larves dans l’environnement, de manière à empêcher les ré-infestations. Le bon choix est là aussi celui d’un produit anti-puces pour chats qui allie efficacité et sécurité, tant pour les jeunes enfants que pour les chatons et les femelles en gestation.
Un traitement de fond administré par voie orale doit être répété tous les mois à partir du moment où l’animal n’est pas totalement isolé, c'est-à-dire dépourvu de tout contact avec la nature ou d’autres animaux.
La facilité d’administration est alors un critère de choix non négligeable, en parallèle de l’efficacité et de la praticité. Ainsi, un traitement préventif sous forme de comprimés ou d'ampoule s’administre très facilement mélangé à la nourriture du chat.
Il est tout à fait courant et normal qu'un chat puisse être infesté par des puces, en particulier s'il passe beaucoup de temps à l'extérieur. En revanche, ce qui ne le serait pas du tout, c'est que la situation se prolonge, faute d'intervention. En effet, non contentes de déranger et perturber le chat au quotidien, elles font peser différents risques sur sa santé.
La lutte contre les puces est donc indispensable, aussi pénible soit-elle - d'autant que certaines pratiques préventives permettent de réduire considérablement le risque d'infestation du chat.






Cet article me semble très exact quand on a un chat qui a attrapé des puces. Soignez le le plus vite possible sinon gare aux puces!!!!!!!
Bonjour tout le monde, J’ai un grand problème, mon chat Félix est un nid de puce. Je lui ai donné un bain avec...
Utiliser ou non un collier anti-puces?Bonjours à tous! Je viens vers vous pour avoir quelques infos sur les colliers anti-puces. Y-a-t-il quelqu'un qui...