Les rhumatismes chez le chat

Les rhumatismes chez le chat

Tout comme nous, nos animaux de compagnie, l’âge aidant, souffrent de plus en plus de rhumatismes. Ces affections inflammatoires progressives et douloureuses touchant le système ostéo-articulaire nous semblent normales. Mais devons nous laisser faire cette survenue insidieuse et invalidante sans tenter de l’enrayer ?

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Les rhumatismes sont-ils inéluctables ?

 Si l’on passe en revue les facteurs liés à leur origine, nous allons voir qu’il est possible, souvent à moindre coût et faible toxicité, de diminuer leur impact tout en maintenant une qualité et un confort de vie à nos amis à quatre pattes.

Ce que l’on appelle rhumatismes constituent une perte des possibilités mécaniques et de souplesse des articulations et de leurs annexes (tendons, ligaments, capsule articulaire, cartilage…). La douleur occasionnée majore la diminution d’activité et favorise ensuite une ankylose progressive.

 

Elle est provoquée par une inflammation chronique localisée qui va modifier voire détruire les composants de ces articulations. Dans ce processus les composés oxydants ingérés dans l’alimentation ou produits localement ont un rôle physiologique majeur.

Il s’agit d’un phénomène complexe, plurifactoriel contre lequel il sera insuffisant de ne lutter qu’avec une seule réponse médicamenteuse.

Les différents facteurs impliqués

  • Il y a tout d’abord les facteurs génétiques liés à l’espèce, la race et l’individu et qui sont immuables et, pour le moment intangibles.

  • Le facteur physique avec surtout l’excès de poids qui joue un rôle aggravant prépondérant.

  • S’y ajoutent les facteurs alimentaires avec à la fois une nourriture déséquilibrée (trop riche d’où obésité) et trop oxydante (excès de matières grasses saturées, etc).

  • Enfin les facteurs mécaniques ne sont pas du tout négligeables. L’entraînement résultant du travail, de sport voire de compétition sera bénéfique s’il est effectué avec échauffement préalable et avec une intensité progressive.

 

Si nous prenons l’exemple classique et bien documenté de la dysplasie de la hanche du berger allemand les facteurs génétiques ne jouent que pour un peu plus de la moitié tandis que le contrôle des autres facteurs permettra à l’animal d’avoir une longue qualité de vie.

Comment diminuer les risques ?

Il conviendra d’utiliser une alimentation adaptée (niveau d’énergie, pas d’excès de graisses peroxydées, précurseurs du cartilage, acides gras insaturés comme ceux du chanvre) qui permettra de contrôler un poids optimum.
Un exercice physique régulier évitera une ankylose tout en favorisant le tonus de l’animal (maintien de la masse musculaire, secrétion d’endorphines).

 

Enfin des extraits de plantes permettront de lutter contre la douleur et l’inflammation de manière optimale et peu toxique.
Outre leur effet anti-inflammatoire (salicylés de la reine des prés par exemple), la lutte anti-oxydante (flavonoides et polyphénols de la vigne, insaponifiables de soja et d’avocat) qu’elles permettent est primordiale.

 

De plus, chaque plante contenant de très nombreux principes actifs (totum synergique), avec une ou maximum trois plantes nous pourrons avoir une action sur plusieurs pathologies souvent associées et rencontrées chez l’animal âgé.
Par exemple une association de prêle, scrofulaire noueuse et de tourteau de chanvre permettra, à la fois, reminéralisation, antalgie et apport protéique de haute qualité.

 

Dernière modification : 11/08/2016.
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Auteur

François Madin

Vétérinaire phytothérapeute

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