Le coronavirus félin : symptômes, traitement, prévention...

Le coronavirus félin : symptômes, traitement, prévention...

Le coronavirus félin est une maladie du chat due à un virus qui peut déclencher une maladie bénigne ou une entité beaucoup plus dramatique, la péritonite infectieuse féline.

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Qu'est-ce que le coronavirus félin ?

Représentation d'un coronavirus
Représentation d'un coronavirus

Le coronavirus félin est un virus qui peut provoquer deux maladies distinctes chez le chat :

  • une maladie bénigne voire asymptomatique, appelée forme digestive ou forme entérique ;
  • une maladie beaucoup plus dramatique, appelée péritonite infectieuse féline.

 

Cette dernière est à l'origine de difficultés diagnostiques, thérapeutiques et prophylactiques. Elle peut être un facteur limitant à l'élevage félin et peut représenter une gêne lors des transactions dans l'espèce féline. L'ambiguïté du problème repose notamment sur le fait qu'un même virus en apparence est à l'origine de deux pathologies très différentes.

 

Si ce coronavirus est de la même famille que celui responsable du Covid-19, il ne peut pas infecter l'être humain : c'est un virus qui ne touche que la gent féline.

Les causes du coronavirus félin

La contamination du Coronavirus se fait par voie orale (salive, selles). Les désinfectants usuels détruisent le virus. Le virus est excrété dans la salive et les selles. Un chat séropositif sur trois excrète du virus. Les malades ne sont plus excréteurs.

 

La Péritonite Infectieuse Féline est une maladie virale provoquée par un Coronavirus qui est très proche génétiquement du Coronavirus responsable d'entérites. C'est par mutations successives du virus responsable de l'entérite que le Coronavirus acquiert un pouvoir pathogène qui pourra être responsable de la Péritonite Infectieuse Féline.

 

Les deux virus (ceux responsables de l'entérite et ceux responsables de la PIF) sont tellement proches sur le plan antigénique qu'aucune méthode sérologique actuelle ne peut les distinguer.

Les chats prédisposés au coronavirus félin

  • Age : Les chats de tout âge peuvent déclarer la maladie, surtout les jeunes (de 3 mois à 3 ans), et âgés (au-delà de 10 ans).
  • Mode de vie : Les chats vivant en communauté (refuges, élevages, garderies, magasins) sont plus facilement contaminés. Aux USA, 25% des chats de particuliers sont séropositifs, 95% dans les élevages.
  • Souche virale : Toute souche de Coronavirus actuellement est potentiellement capable après mutation d'induire une PIF.
  • Le stress : C'est le facteur prédisposant le plus important (changement de propriétaire, chirurgie, gestation, maladies concomitantes, expositions). Dans une étude : les chatons morts de PIF ont eu un changement de propriétaire ou une chirurgie un à deux mois avant.
  • Immunité : Prédisposition génétique : certaines lignées seraient plus sensibles.
  • Infection par d'autres virus : FIV, FelV, calicivirus Herpès, favoriseraient la multiplication du Coronavirus.
  • Médicaments : Les progestatifs (pilule) favoriseraient la PIF.

Les facteurs de mutation du coronavirus félin

Il a été observé que la plupart des chats exposés au stress, avaient développé une PIF.
Le stress favorisant la mutation d'un Coronavirus bénin en un Coronavirus pathogène.

Les chats soumis à un stress 2 à 4 semaines avant l'apparition de la maladie, déclaraient une PIF humide. Ceux atteints d'une PIF sèche, avaient été exposés à un stress remontant jusqu'à un an plus tôt.

 

Les causes de stress chez chat sont multiples :

  • Stress ressenti par le chaton lors de la rupture avec sa fratrie.
  • Changement de foyer et de maîtres.
  • Changements dans la famille: arrivée d'un bébé, d'un autre chat, d'un chien, d'un animal agressif.
  • Evènements familiaux perturbants ou dramatiques: déménagement, décès, etc.
  • Absence prolongée des maîtres, mise en pension féline pendant les vacances.
  • Les voyages, les expositions. La PIF d'expo est médicalement reconnue par les écoles vétérinaires.
  • Les manipulations brusques lors des visites médicales. Les opérations.

 

Le stress biologique résultant de la maladie, de la gestation, de la mise bas, de l'allaitement, des traumatismes lors d'accidents.

Il est donc nécessaire de minimiser le stress chez le chat "positif Coronavirus", en le maintenant dans un environnement stable et sécurisant.

Les symptômes du coronavirus félin

Les symptômes de la forme entérite

La forme entérite d’une infection au coronavirus est bénigne. Pour le chat, elle se traduit par des troubles digestifs, diarrhées, parfois vomissements. Il faut toutefois prendre garde à la déshydratation éventuelle de votre animal. Cette forme digestive du virus peut encore être parfaitement asymptomatique. 

Les symptômes de la Péritonite Infectieuse Féline

Les symptômes de la Péritonite Infectieuse Féline

Le vétérinaire ou La clinique sont au début peu spécifique : "le chat est malade"... : anorexie, amaigrissement, léthargie, fièvre élevée supérieure à 40°, et qui dure de 5 à 7 jours, voire plusieurs semaines, et qui ne répond pas aux antibiotiques, sont les signes les plus "caractéristiques".

La maladie progresse, l'état général se dégrade, souvent accompagnée d'anémie et de déshydratation au fur et à mesure de l'évolution.

On distingue 3 formes : la forme humide, la forme sèche, et la forme intestinale et nodulaire, qui est beaucoup plus rare.

 

 Quelle que soit la forme de la PIF, elles évoluent toutes vers la mort de l'animal.

La forme humide

A la suite d'inflammation de certains vaisseaux sanguins, il y a une fuite de protéine du plasma sanguin vers les grandes cavités (thorax, abdomen, péricarde). Avec le temps, se développe une ascite accompagnée d'une maigreur importante.

Selon le type des organes internes atteints (foie, pancréas, intestin, ganglions mésentériques, des symptômes secondaires apparaissent : ictère, diarrhée, vomissement. Quand l'épanchement affecte la cavité thoracique, celui-ci s'accompagne de dyspnée et d'intolérance à l'effort. Il est visible à la radio et à l'échographie.

La forme sèche

Cette forme est beaucoup plus difficile à appréhender, elle est en effet plus spécifique d'organes, tels que : - L'œil : Généralement une uvéite antérieure avec myosis ou précipités kératiques, hémorragie oculaire sur le segment postérieur de l'œil.

 

C'est essentiellement la rétine qui est touchée avec des hémorragies et des taches péri-vasculaires.

  • Le système nerveux : Cela peut se manifester par des crises de convulsions, des tremblements de la tête, un nystagmus, le fait de tourner en rond, une hyperesthésie, des paralysies ascendantes progressives, des incontinences urinaires.
  • Le rein : Néphrites pyogranulomoteuses, apparition de granulomes inflammatoires à la surface du rein, une insuffisance rénale s'installe avec polyurie, polydypsie (soif) et urée.
  • Le foie : Une forme pyogranulomateuse peut là aussi exister avec hépatomégalie, ictère, insuffisance hépatique, polydypsie, vomissements.

La forme intestinale nodulaire

Récemment décrite, surtout chez les jeunes (50% chez les moins de un an), cette forme se manifeste par des diarrhées, des vomissements chroniques, la présence d'une masse intestinale.

 

Il s'agit de pyogranulomes situés dans la paroi de l'intestin à la jonction iléocécale avec une hypertrophie du ganglion mésentérique impossible à différencier des lésions du lymphosarcome. Seule l'histologie permet de faire la différence. Après quelque temps, cette forme évolue vers la forme humide.

Le diagnostic du coronavirus félin

Le diagnostic du coronavirus félin

Le diagnostic de la forme entérique repose sur la mise en évidence du virus dans les selles par des tests Elisa ou PCR.

 

Il faut arrêter de dire qu'un chat malade séropositif vis-à-vis du Coronavirus est atteint de la PIF.

 

Le diagnostic de PIF ne passe pas par le dépistage du Coronavirus mais par un examen clinique complet associé avec des examens complémentaires hématologiques et biochimiques.

 

La confirmation scientifique de PIF ne passe que par des examens histologiques en post-mortem malheureusement.

Aujourd'hui, nous devons retenir de tout ceci que le dépistage seul de Coronavirus est une fausse piste qui conduit malheureusement à bien des erreurs vis-à-vis des chats malades.

 

Il est clair que le dépistage des anticorps vis-à-vis du Coronavirus n'est pas significatif.

 

La démarche diagnostique rigoureuse est alors complexe.

  • Du vivant de l'animal : Le clinicien devra accumuler un certain nombre de critères pour pouvoir affirmer que le chat est atteint de PIF (voir tableau en annexe).
  • Diagnostic post-mortem : La forme humide est généralement suffisamment évocatrice. Les formes sèche et nodulaire peuvent susciter un examen histo-pathologique.

Comment soigner le coronavirus félin

Une infection digestive se soigne facilement à l’aide de médicaments (pansements digestifs, antibiotiques éventuellement...) et éventuellement d'une perfusion si le chat est déshydraté. Dans la majorité des cas, ces troubles digestifs conservent un caractère banal, sans gravité et rétrocédant facilement.

 

En revanche, la péritonite infectieuse est une pathologie mortelle pour laquelle il n’existe aucun traitement. Les guérisons restent exceptionnelles et le vétérinaire ne peut que proposer un traitement palliatif qui va aider le chat à moins souffrir : cortisone, antibiotiques, antalgiques, ponctions du liquide, etc.

 

En fin de maladie, l’euthanasie est souvent préconisée.

Quelle que soit la forme de la PIF, elles évoluent toutes vers la mort de l'animal.

Comment prévenir le coronavirus félin

la prévention est le seul moyen d’agir contre la PIF.

 

La vaccination n'existe pas en France.

 

Des mesures peuvent être prises au sein des élevages :

  • Répartition en petits groupes
  • Hygiène rigoureuse
  • Chatons isolés avec leur mère (séparés du groupe)
  • Séparation précoce des chatons d'avec leur mère (cinq semaines)
  • Evaluation du risque sur les mères ayant donné naissance à plusieurs chatons qui ont développé la PIF (contrôles PCR sur des frottis rectaux pour évaluer le taux d'excrétion, et, le cas échéant, stérilisation de cette femelle).

 

Est-il absolument nécessaire d'avoir des chatons séronégatifs ?
Si ces chatons vivent isolés, oui. Si ces chatons doivent rencontrer d'autres chats éventuellement porteurs, les chatons séronégatifs seront plus sensibles et risquent de développer une PIF.
Chaque mesure doit être prise en fonction de l'élevage.

Relation éleveur et famille d'acceuil en cas de PIF

Remettons le problème dans son contexte. Comme vous l'aurez compris, dans un élevage, soit aucun chat n'est porteur de Coronavirus, soit ils le sont quasiment tous... 

 

L'étude et la recherche sérieuse sur les maladies des chats ne sont que très récentes (moins de 10 ans). Il y a encore peu, pour des raisons financières, les laboratoires ne se penchaient pas sur la question.

Il convient donc d'être prudent lorsqu'on parle de PIF, car aucun examen du vivant du chat ne permet de se prononcer définitivement. Seule une présomption peut être envisagée.

 

Heureusement, aujourd'hui de plus en plus de professionnels se documentent sur la question et certains vétérinaires sont mêmes devenus des spécialistes du chat.

Il existe également de nombreux éleveurs qui manquent cruellement de connaissances face à cette maladie, et qui ont tendance à diffuser des préjugés qui n'ont rien à voir avec la réalité. 

 

Le recul du risque passe par la symbiose entre les trois partenaires qui traverseront la vie du chat.

  • L'éleveur se doit de pratiquer des méthodes d'élevage rigoureuses
  • Le propriétaire doit apporter le meilleur cadre de vie possible à son chat en lui évitant tout stress inutile.
  • Le vétérinaire doit être choisi par le propriétaire sur ses compétences en matière féline et son amour pour l'espèce.

 

Lors d'un décès provoqué par la PIF, il faut tout d'abord prendre en compte que les chats ne sont pas des machines à laver, et qu'en dehors du cadre légal, il y a toujours quelque chose à faire.

 

En premier lieu de la part de la famille d'accueil, il ne faut pas incriminer l'éleveur et le prendre pour un sans-cœur. Car l'éleveur n'est pas ce monstre insensible qui se contente de "vendre des chats". NON, l'éleveur est celui qui a suivi la chatte durant sa gestation, l'a aidée à mettre ses petits au monde, et a suivi l'état de santé physique et moral de tout ce petit monde. Alors prenez également en compte sa peine lorsqu'un chaton qui est né chez lui décède de cette terrible maladie.

 

Ensuite, il convient d'essayer de chercher, conjointement avec le vétérinaire et l'éleveur, les causes ayant pu engendrer cette PIF, afin de ne pas reproduire un contexte qui pourrait favoriser de nouveau cette maladie.

 

L'éleveur, en dehors des délais légaux, où il est en plus tenu à un remboursement, se doit d'aider moralement la famille du chat, en la soutenant dans sa peine, en lui expliquant clairement ce qu'est la PIF, et en l'aidant dans son parcours, aussi bien administratif que psychologique.

 

 Il convient pour tout particulier, avant d'acquérir un chaton, de prendre les précautions nécessaires afin de s'adresser à un éleveur digne de ce nom. Et, bien entendu, de ne pas prendre un chaton qui soit manifestement malade. Toutefois, un chaton peut avoir une maladie bénigne au sein de l'élevage. Il convient pour l'acquéreur de se montrer patient, et d'attendre que le chaton soit complètement guéri avant de l'adopter.

Aspects juridiques sur la PIF

D'un point de vue purement juridique, les ventes de carnivores domestiques, dont font partie nos compagnons les chats, sont régies par le Code Rural, notamment le décret n°90-572 du 28 juin 1990 et l'arrêté du 2 août 1990, qui définissent un cadre légal à ces transactions, et dressent la liste des vices rédhibitoires et les critères d'établissement d'un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat.

 

Chez le chat, les maladies constitutives de vices rédhibitoires sont les suivantes

  • La leucopénie infectieuse féline
  • La péritonite infectieuse féline
  • L'infection par le virus leucémogène félin.

 

Avant d'aller plus loin, il convient de définir rapidement le vice rédhibitoire ? C'est un "défaut caché de la chose vendue (sachant qu'aux yeux de la loi, les animaux domestiques sont considérés comme des "choses", des biens meubles) qui peut constituer un motif d'annulation de la vente".

 

Nous allons traiter plus spécifiquement ici de la péritonite infectieuse féline, ou PIF, qui entre dans le cadre des vices rédhibitoires tels que définis par le Code Rural.

Que dit le Code Rural ?

Article R213-2 :
Sont réputés vices rédhibitoires, pour l'application des articles L. 213-1 et L. 213-2 et donnent seuls ouverture aux actions résultant des articles 1641 à 1649 du code civil, sans distinction des localités où les ventes et échanges ont lieu, les maladies ou défauts portant sur des chiens et des chats :
(...)

2º Pour l'espèce féline :
a) La leucopénie infectieuse ;
b) La péritonite infectieuse féline ;
c) L'infection par le virus leucémogène félin ;
d) L'infection par le virus de l'immuno-dépression.

Article R213-6 :

Dans les cas de maladies transmissibles des espèces canine ou féline, l'action en garantie ne peut être exercée que si un diagnostic de suspicion signé par un vétérinaire a été établi selon les critères définis par arrêté du ministre chargé de l'agriculture et dans les délais suivants :
(...)

4º Pour la leucopénie infectieuse féline : cinq jours ;
5º Pour la péritonite infectieuse féline : vingt et un jours ;
6º Pour l'infection par le virus leucémogène félin : quinze jours.

Voici maintenant un extrait de l'arrêté du 2 août 1990 fixant les critères d'établissement d'un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat :

« Le Ministre de l'Agriculture et de la Forêt... Arrête :
Article 1 - Pour les maladies du chien et du chat visées à l'article 285.1 du code rural, un diagnostic clinique de suspicion peut être porté sur la base d'un tableau clinique fortement évocateur, relevé et consigné par un vétérinaire ou un docteur-vétérinaire.
A cette fin, les critères énumérés ci-après sont plus particulièrement recherchés.
(...)
Chez le chat :
(...)
b) Péritonite infectieuse féline : hyperthermie persistante, épanchement péritonéal, épanchement pleural, uvéite, symptômes nerveux.
(...)

Article 2 – Un diagnostic de suspicion pour les maladies du chien et du chat visées à l'article 285.1 du code rural peut également être porté à la suite d'un examen de laboratoire (...).

Que signifient clairement ces textes sur la PIF ?

Délais :

Le législateur estime que l'éleveur est tenu pour responsable d'une PIF qui se déclare dans les 21 jours suivant la date d'achat du chat, et que l'acheteur bénéficie d'un délai de trente jours après la vente pour faire valoir ses droits, par lettre recommandé, dans le cadre d'une action en annulation de la vente (pour vice rédhibitoire).

Concrètement, en cas de suspicion de PIF par le vétérinaire de l'acheteur, ce praticien doit établir dans ce délai de 21 jours un certificat dressant un bilan clinique aussi détaillé que possible des éléments lui faisant envisager l'éventualité d'une PIF. Important : un simple test Corona Virus positif n'est pas constitutif d'une suspicion de PIF. De même, il convient de se rappeler que le diagnostic scientifique de PIF ne peut être établi de façon certaine que post-mortem (voir l'article du Dr MALERGUE).

 

Les devoirs de l'éleveur :

Si malheureusement le diagnostic de PIF est confirmé par le décès du chaton, l'acquéreur dispose donc d'un délai de trente jours après l'achat pour demander officiellement le remboursement intégral du prix du chaton. L'éleveur (qu'il s'agisse d'un particulier ou d'un professionnel) se doit de rembourser l'acquéreur, et non de proposer un autre chaton en "échange". Libre à l'acquéreur, s'il le souhaite, de racheter un autre chaton chez le même éleveur, mais il doit y avoir au préalable un remboursement, le vice rédhibitoire avéré annulant purement et simplement la vente./p>

Sauf mention contraire au contrat, ou accord écrit préalable de l'éleveur, ce dernier n'est pas tenu à vous rembourser les frais de soins ou d'examens ayant permis de poser le diagnostic de la PIF.

 

Les devoirs de l'acquéreur :

Pour obtenir l'annulation de la vente et donc le remboursement du prix d'achat, l'acquéreur doit bien évidemment apporter à l'éleveur toutes les preuves nécessaires, à savoir : le certificat de suspicion dont j'ai parlé plus haut, mais aussi un certificat de décès du chaton (mort naturelle ou euthanasie) ainsi que les examens histologiques pratiqués post-mortem par un laboratoire habilité.

Il convient également de savoir que, dans tous les cas, le vétérinaire référant de l'éleveur doit être informé de l'état de santé du chaton.

 

Et lorsque la PIF se déclare plus tard ?

En-dehors des délais légaux, l'éleveur n'est tenu à aucun remboursement ni à aucun dédommagement, de quelque nature que ce soit. Toutefois, comme le rappelle E. MEUNIER dans son article, l'éleveur n'est pas un être insensible, et peut trouver avec l'acquéreur une solution pour apaiser la douleur.

 

Il est bien évident que cela ne dépendra que de la seule relation entre l'éleveur et l'acheteur. Autrement dit, lorsqu'on souhaite obtenir un "geste" de la part de l'éleveur (ce peut être, par exemple, un effort consenti sur le prix d'achat d'un nouveau chaton).

 

il convient de s'adresser à lui non comme à un coupable, voire à un ennemi, mais comme à une personne qui est sensible au décès d'un chaton né chez lui, pour essayer de comprendre ce qui s'est passé, sans se culpabiliser ni culpabiliser qui que ce soit, afin de ne pas reproduire une situation douloureuse pour tout le monde (acquéreur et éleveur).

Le mot de la fin

Le législateur a défini une garantie rentrant dans un cadre légal très précis, afin de protéger financièrement l'acheteur. Pour autant, il faut faire la différence entre "responsabilité" et "culpabilité". L'éleveur est certes responsable durant le délai légal.

 

À ce titre, il doit assumer financièrement la garantie mise en place par le législateur. Mais en aucun cas on ne peut le tenir pour coupable de quoi que ce soit.

 

Pour autant, l'acquéreur tout comme l'éleveur se trouvent dans une situation douloureuse, et chacun se doit de faire l'effort de comprendre l'autre, et pour le moins de le respecter, afin de trouver ensemble une solution. 

Dernière modification : 04/25/2020.
Reproduction interdite sans autorisation.

Commentaires sur cet article

Bonjour ..j'ai moi meme perdu un chat de 11 mois de PIF...venant d'un élevage...il a eu la diarrhée la même semaine de son arrivée à la maison puis 3 mois après.. un peu plus longtemps puis 4 mois après malade avec tous les symptômes de la PIF....EUTHANASIÉ 3 semaine plus tard....l'éleveur dégage toute responsabilité...sauf que la il reconnaît comme beaucoup d'éleveurs sur Facebook qu' un élevage sans coronavirus n'existe pas...la mutation est autre chose surtout après délai vice rédhibitoire...c'est tout de même un terrain qui favorise la PIF..C est inadmissible...de protéger les éleveurs de cette façon...la loi devrait changer...cordialement Mlle EVRARD Patricia

   
Par Evrard patricia

Bonjour
Je viens de voir cet article concernant la PIF...J'ai une chatte qui vient de décéder d'une pif...
Elle venait d'un élevage 11 mois seulement...elle avait eu la semaine de son arrivée chez moi la diarrhée...soignée par mon vétérinaire...puis 4 mois plus tard rediarrheees...traiter encore par mon vétérinaire..
C'est à ce moment là que le vétérinaire a fait des recherches dans les selles mais revenus négatives je ne me suis pas inquiétée et le vétérinaire non plus.
4 mois plus tard altération de son état général accompagné de plusieurs signes cliniques et bilan inquiétant...bref diagnostic de PIF donné par le vétérinaire...eleveur prevenu...qui se dit non responsable...
J'ai donc envoyé un courrier la DDPP en dénonçant les faits...et compte écrire au ministre de l'agriculture..
Si l'on m'avait averti de cette maladie mortelle quand elle se déclare jamais je n'aurai acheté ce chaton...on s'attache et tout s'arrête...c'est insupportable...
Une pétition devrait être faite et envoyé au ministre...

0    0
Par Evrard patricia

Certains éleveurs pour cause de certaines pratiques contribuent très largement à favoriser la PIF sur les chatons.

Une concentration d’animaux avec une litière commune, des chats qui entrent et sortent de chatterie en chatterie pour les saillies, des chats d’exposition qui côtoient d’autres animaux sur-contaminés. Certains éleveurs sont très clairs, ils ne font entrer et sortir aucun mâle et aucune femelle de leur chatterie. Ils ont leurs reproducteurs et n’en font pas venir d’ailleurs. Pour le fait de stériliser un petit chaton à 3 mois alors qu’il vient d’être séparé de ses frères et soeur et en prime l’envoyer dans un nouveau foyer à peine cicatrisé n’optimise vraiment pas les chances de survie quand le chaton provient d’un élevage ou le taux de Coronavirus est trop élevé.

Certains éleveurs en sont conscient et font leur travail consciencieusement même si ces derniers ne sont pas à l’abris bien évidemment et d’autres qui se sont improvisé éleveurs vendent du chat comme on pourrait vendre des gaufres sur la plage. Quand le chat est réglé dans son intégralité ce n’est plus leur problème…

Quand vous parlez de PIF sur Internet (forums ou autres) ils deviennent limite menaçant et insultant et ils iraient jusqu’à prétendre que votre chaton à attrapé ça chez vous avec peut être des mauvaise croquettes ou bien ceci et cela. En gros eux c’est super clean par comme vous hummm… ils ont un doute !

Essayer de concentrer des humains ou n’importe quel animal dans un lieux réduit en sur nombre, laisser les uriner et faire leurs besoins au même endroit… ça n’a rien à voir certes mais les lois de la nature sont ainsi faites, la nature régule la surpopulation par la maladie !

Nous avons acheté un chaton atteint d’une PIF.

Il nous avait été vendu stérilisé, la plaie n’était même pas refermée, notre petit animal était osseux, choqué et complètement traumatisé lorsqu’il nous à été remis.

Nous pensions qu’il avait mal vécu la stérilisation (femelle) donc nous l’avons bien nourri (poulet, dinde, croquette croissance spécial Maine Coon, vitamine pour le booster..)

Le chaton était à la maison depuis 1 semaine qu’il était déjà chez le vétérinaire, il avait en prime un verre solitaire dans les intestins.

3 jours à la maison les signes de la PIF étaient déjà annoncés avec de fortes diarrhées et quelques semaine après des hurlements, du sang dans les selles puis…. la mort.

L’éleveur bien entendu tente de minimiser l’affaire, c’est de notre faute, nous ne sommes pas dignes et inaptes à nous occuper d’un animal sauf que nos autres maine Coon (2 mâles) ont tout les deux 11 ans mais ils ne proviennent pas d ‘une chatterie…

Il y’a éleveur et vendeur de chats… 2 métiers bien différents !

Apres ils nous causent d’études Américaines, mettent des liens sur leur site vers des sites anonymes causant de la maladie mais les sources de ses sites soit disant informatifs sont fait en fait par un éleveur, les textes sont tronqués et l’info qui les dérange supprimée.

Pour avoir des sources fiables ne pas s’en référer à des sites d ‘éleveurs mais à des sites vétérinaires ;-)

Nous ne sommes pas des pigeons ou des crétins pour gober sans aucune réflexion individuelle !

A bon entendeur…

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Par David

Très bon article,objectif et clair ...

Dommage que les éleveurs ne se soutiennent pas

Merci encore

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Par laurence.marion

Notre chatte Isys est morte d'une PIF il y a quelques jours. Isys faisait partie de notre famille depuis moins d'un an. Elle était magnifique, joueuse, câline et avait pris sa place au milieu de nos enfants.
La voyant fatiguée, sans appétit, nous avons consulté le vétérinaire dont le verdict a été sans appel. La chatterie d'´H...... (62)n'a rien voulu savoir.que peut on faire?que de rester avec notre peine. Si d'autres personnes ont eu les mêmes problèmes avec des chats en provenance de cette chatterie, car d'après les échos ils auraient régulièrement ce type de problème , merci de nous contacter.

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Par Rolland

Vous devriez mieux vous renseigner sur le sujet, vous vous rendrez compte que votre question est hors sujet car il n existe pas de test pif mais seulement un test coronavirus. Hors 90% des chats sont positifs a ce test, puisque le chat est un porteur sain de coronavirus... la famille des coronavirus est large, et la pif en fait partie, mais a ce jour aucun test pouvant la deceler n a ete trouve . Vous pensezbien que si nous avions ce genre de test disponible, evidemment ce serait une grande avancee pr l elevage ,,
aujourd hui la pif est encore tres mal connue malheureusement, et la recherche tourne en rond..
il y a une solution pour etre sur de ne jamais perdre un chat de la pif : ne pas acheter de chat!
cordialement

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Par mmm

Mon chat a eu cette maladie, il faut savoir que malheureusement avec celle-ci il n'y a rien à faire, et surtout elle se développe très vite. Conseils: s'il est possible, emmener votre chat âgé faire des contrôles (dans des écoles vétérinaires c'est moins cher), le mien avait 17 ans. Je l'ai d'abord emmener chez l'école vétérinaire parce qu'il avait dû se battre avec le deuxième, il avait une plaie, c'est là que le médecin (qui en a profiter pour réaliser d'autres test au même prix) a aperçu par l'échographie que quelques choses ne tournait pas rond dans son ventre. Six jours après nous devions le réammener pour voir l'évolution de son "bobo" qui cicatriser bien... et puis elle a fait des examens plus complets par rapport à ce qu'elle avait pu apercevoir dans son ventre... Quatre jours après le verdict tombé...maladie de la pif. En dix jours maximum deux semaines le chat peut être parti alors dès que vous savez avec certitude qu'il a cette maladie, prenez rendez vous pour l'euthanasier. Ce que j'ai fait car je ne voulais pas qu'il souffre, dans les derniers jours la vétérinaire avait donné des cachets anti douleur, le jour du rendez vous arrivé, il était temps...il vaut mieux que l'animal parte sans trop de douleur alors dès que vous savez qu'il a cette maladie n'attendez pas trop...pour lui.

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Par H.

pourquoi les éleveurs continuent de vendre des chatons sans faire le teste du coronavirus sachant qu un des chatons de la portée précédente en est atteind?

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Par le meur

Auteur

Source : D.D. Addie, J.M. Dennis, S. Toth, J.J. Callanan, S. Reid and O. Jarrett.
Veterinary Research 146 (15) : 419-424.
Peter J.M. Rottier. 1999. The molecular dynamics of feline coronaviruses.
Veterinary Microbiology 69 : 117-125.
Stress et PIF chez le Chat - par A. SOULIE Eleveur
avec l'aimable autorisation du club du Chat Siamois (Club Historique de l'Ancien Type Siamois).

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