L'herpèsvirose du chat : causes, symptômes et traitement

L'herpèsvirose du chat : causes, symptômes et traitement

L’herpèsvirose féline est une maladie commune causée par l’herpès virus. Ce dernier est un agent infectieux courant en pathologie respiratoire féline, particulièrement présent dans les endroits où les chats vivent en communauté : refuges, chatteries, etc. L’herpès virus est très contagieux et fait partie des virus pouvant déclencher une rhino-trachéite infectieuse du chat, une autre maladie plus communément appelée "coryza du chat". Savoir reconnaître les symptômes de l’herpèsvirose chez le chat peut permettre de réagir à temps et procurer les soins et traitements nécessaires à l’animal.

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Les symptômes de l’herpèsvirose du chat

Les symptômes de l’herpèsvirose du chat

L’herpèsvirose affecte davantage les chatons et très jeunes chats. Ses manifestations dépendent de l’âge de l’animal infecté, mais il faut dans tous les cas une période d’incubation allant de 2 à 10 jours, et ce quel que soit l’âge du sujet.

 

Chez un chaton âgé d’environ un mois, les symptômes de l’herspèvirose peuvent être :

  • une conjonctivite purulente ;
  • une infection de la cornée ;
  • de la fièvre ;
  • de l’abattement ;
  • un refus de se nourrir ;
  • une déshydratation ;
  • des écoulements nasaux purulents ;
  • des éternuements ;
  • une toux forte ;
  • plus rarement, une pneumonie ou broncho-pneumonie.

 

De fait, chez un chaton de cet âge-là, l’herpèsvirose débute généralement par une poussée de fièvre accompagnée d’une baisse modérée de l’appétit. Très rapidement, on remarque une difficulté à respirer et des écoulements au niveau du nez et des yeux, ces derniers présentant une conjonctivite de plus en plus importante.

 

Chez un chaton âgé de 2 à 6 mois, les symptômes généraux et respiratoires de l’herpèsvirose sont généralement plus discrets. Les signes oculaires sont moins importants et l’atteinte cornéenne très rare. Néanmoins, on sait qu’environ 80% des chatons contaminés à cet âge et soignés restent tout de même porteurs sains du virus toute leur vie, c’est-à-dire potentiellement susceptibles de le transmettre à un autre chat.

 

Au-delà de 6 mois, les signes respiratoires sont quasi-inexistants, mais au niveau oculaire, on observe une kérato-conjonctivite (atteinte cornéenne) sous la forme de vaisseaux et d’ulcères qui apparaissent à la surface.

 

Les chats adultes peuvent également rester porteurs du virus toute leur vie, même après que leurs symptômes éventuels aient été soignés.

 

L’herpesvirose féline chez un chaton non traité peut être mortelle à cause de la déshydratation, de la fièvre et de la perte d’appétit importante qu’elle est susceptible d’engendrer. Chez un chat adulte, si le virus n’est pas repéré et traité, il y a un fort risque de cécité du chat et de crises à répétition du fait des rechutes régulières causées par la prolifération non maîtrisée du virus.

Les causes de l’herpèsvirose féline et sa transmission

Les causes de l’herpèsvirose féline et sa transmission

Une fois le chat infecté par le virus, il existe deux phases possibles : soit ce dernier est dans sa phase active, soit il est dans sa phase latente, c’est-à-dire au repos. Dans le premier cas, il se multiplie dans les couches superficielles des tissus (conjonctivite et cornée) et provoque les signes cliniques évoqués précédemment. En revanche, s’il est dans sa phase latente, le virus ne provoque aucun symptôme et ne peut pas être transmis d’un chat à l’autre.

 

Le virus de l’herpèsvirose féline se transmet donc uniquement lorsqu’il est dans sa phase active, et cette transmission résulte d’un contact avec le mucus nasal émis par les éternuements ou les gouttes de salive éjectées par la toux d’un chat infecté. Elle peut ne se faire que d’un chat à l’autre : le virus n’est pas transmissible à l’Homme, ni à d’autres espèces.

 

Si le chaton affecté a été soigné auparavant (c’est-à-dire qu’il avait déjà contracté le virus par le passé), il risque tout de même de souffrir d’herpèsvirose chronique, puisqu’il reste porteur même une fois guéri. Divers facteurs peuvent être responsables du réveil du virus et de l’apparition d’une nouvelle crise, le stress du chat et la fatigue étant les deux principaux. Que ce soit chez un chaton ou un adulte, diverses situations peuvent être à l’origine d’un stress du chat : un déménagement, l’arrivée d’un nouvel animal ou d’une nouvelle personne dans le foyer, la visite chez un vétérinaire, un changement radical de régime alimentaire...

Le traitement de l’herpèsvirose du chat

Le traitement de l’herpèsvirose du chat

La première chose à faire face à des symptômes pouvant faire penser à l’herpèsvirose du chat est de se rendre immédiatement chez le vétérinaire. Le traitement contre les symptômes de l’herpèsvirose du chat consiste d’une part en des antibiotiques pour chats destinés à lutter contre les infections oculaires et respiratoires afin d’éviter une surinfection bactérienne, et d’autre part en l’administration d’un antiviral pour limiter la prolifération du virus.

 

Si l’infection virale par le virus herpès est confirmée, il est recommandé de prodiguer un traitement que l’on appelle prophylactique : un traitement qui ne guérit pas le chat de la maladie virale, mais qui a comme but d’espacer au maximum les crises aiguës oculaires et rechutes. Il rend également les crises moins sévères et plus faciles à traiter avec le temps. Il s’agit en définitive d’un traitement préventif qui se fait via l’administration continue (c’est-à-dire durant toute la vie du chat) de lysine par voie orale, mélangée avec sa nourriture. La lysine est un acide aminé qui perturbe la multiplication du virus dans l’organisme et permet de le maintenir dans sa phase latente (au repos). Les chances de succès de ce traitement préventif sont très élevées.

 

Ces traitements contre l’herpèsvirose du chat sont potentiellement remboursables par l’assurance santé du chat s’il est assuré. Cela dit, leur coût n’est généralement pas extrêmement élevé.

 

A titre préventif, il est également très important de maintenir une bonne hygiène de vie pour le chat infecté porteur et de le préserver au maximum du stress et de la fatigue.

 

Il est également essentiel d’isoler les chats présentant les symptômes et signes cliniques de la maladie afin d’éviter toute contamination car, comme énoncé précédemment, l’herpès virus se transmet dans sa phase aiguë, dite active.

La prévention contre l’herpèsvirose du chat

La prévention contre l’herpèsvirose du chat

Le meilleur moyen de lutter contre l’herpèsvirus chez les chatons et les chats adultes reste le vaccin anti-coryza, qui protège l’animal à la fois contre l’herpèsvirus et contre le calicivirus, un autre virus pouvant lui aussi causer le coryza du chat. Les chatons peuvent recevoir leur première injection de primo-vaccination à l’âge de 8 à 9 semaines, et la deuxième a lieu 4 semaines plus tard. Il faut ensuite effectuer un rappel par an.

Le mot de la fin

L’herpèsvirose du chat est une maladie commune qui peut toucher n’importe quel chat, même si les individus demeurant en intérieur et n’ayant pas d’interaction avec des congénères ont très peu de chances d’être contaminés. Il est important de savoir la repérer et la traiter à temps, car que l’animal touché soit un chaton ou un adulte, les séquelles peuvent être graves voire mortelles. Ce virus est très contagieux dans sa phase active, et la meilleure façon d’en protéger son chat est de lui faire administrer le plus tôt possible le vaccin anti-coryza : ce dernier protégera l’animal de l’infection par l’herpès virus tout au long de sa vie, dès lors que ses rappels sont dûment effectués.

Dernière modification : 04/04/2020.
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