Owyhee Bob

Owyhee Bob

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Informations sur le Owyhee Bob

L’Owyhee Bob est une race de chats récente, issue du croisement entre le Siamois et le Manx. Elle naquit au cours des années 2000 aux États-Unis, plus précisément dans l’Oregon, lorsqu’un couple d’éleveurs appréciant particulièrement ces deux races et propriétaire de la chatterie Keeney Kats, les Marchek, se mit à effectuer des croisements entre Siamois et Manx. Il obtint ainsi des chatons disposant pour la plupart d’une queue écourtée et d’une robe colorpoint. Le résultat lui plut immédiatement, et ce fut le point de départ de la création de l’Owyhee Bob. 

 

L’Owyhee Bob est une race encore très peu connue et insuffisamment représentée pour pouvoir prétendre à une reconnaissance par les différents organismes de référence, tant au niveau international (The International Cat Association, World Cat Federation, Fédération Internationale Féline…) ou national (Governing Council of the Cat Fancy au Royaume-Uni, Livre Officiel des Origines Félines en France, Association Féline Canadienne…) d’envergure. Elle l’est toutefois par des institutions plus petites et spécialisées comme l’American Cat Association (ACA) et le Rare and Exotic Feline Registry (REFR), et des démarches ont été entamées dans le but d’une reconnaissance par la Cat Fanciers’ Association (CFA) américaine.

 

Les Marchek ont fait des émules aux États-Unis, où on compte quelques autres élevages en plus du leur, mais l’Owyhee Bob est en revanche quasiment absent en dehors de son pays d’origine.

Le Siamois et le Manx sont deux races qui se distinguent par des traits physiques et de caractères spécifiques et bien reconnaissables. Fort logiquement, il en va de même pour l’Owyhee Bob, puisqu’il en est un descendant direct.

 

Son corps est de longueur moyenne et globalement bien musclé, bâti autour d’une poitrine large.

 

À l’instar du reste de son corps, ses pattes sont solides et musclées. Elles sont soutenues par des pieds larges présentant des touffes de poils entre les orteils et qui peuvent parfois être polydactyles, c’est-à-dire présenter un orteil de plus que les autres chats. Il s’agit du résultat d’une mutation génétique assez présente chez cette race, qui ne pose aucun problème particulier au chat. Liée à une mutation génétique, cette particularité est le plus fréquemment observée sur les deux pattes avant. Néanmoins, il est également possible qu’elle soit sur présente sur seulement une patte, sur les deux pattes arrière ou encore sur l’ensemble des quatre pattes, mais ces situations sont plus rares. Quel que soit le cas de figure, cela ne pose aucun problème particulier pour l’animal concerné – dans certains cas, elle peut même être un atout.

 

La présence du gène manx dans l’héritage génétique de la race fait que ses représentants ont une queue plus courte que la plupart de leurs congénères. Plus précisément, 4 types de queues sont possibles :

  • une queue pratiquement complète, mais souvent tordue ;
  • une courte queue composée de 3 à 5 vertèbres sacrales (au niveau du sacrum) et caudales (au niveau de la queue), voire parfois un peu plus ;
  • un simple moignon composé de 1 à 3 vertèbres sacrales ;
  • une queue tout simplement absente, même si on observe parfois un peu de cartilage à la base de l’épine dorsale.

 

Les plus deux derniers cas de figure sont les plus recherchés.

La tête du Owyhee Bob est bien large et ronde, à l’image de ses joues. Le museau est bien développé et présente en général de longues moustaches. Les oreilles sont de taille moyenne, larges à leur base et effilées au niveau des pointes, qui sont arrondies. Les yeux sont de grande taille et ovales, même si leur forme peut parfois plus s’apparenter à celle d’une amande. Ils sont légèrement inclinés et doivent être de couleur bleue.

 

Le pelage du Owyhee Bob peut être court ou long. Les robes acceptées sont toutes les nuances de colourpoint. S’il présente une autre robe, il n’est alors pas considéré comme un Owyhee Bob, mais comme un Mountain Bob – que le Rare and Exotic Feline Registry (REFR), qui reconnaît le Owyhee Bob, voit comme une race distincte. Une même portée peut compter à la fois des Owyhee Bobs et des Mountain Bobs.

 

La race se caractéristique aussi par un dimorphisme sexuel assez marqué : les mâles sont généralement bien plus imposants que les femelles. En outre, quel que soit leur sexe, les individus mettent plus de temps à grandir et atteignent plus tardivement leur taille adulte que les autres chats.

L’Owyhee Bob se décline en deux variétés : les individus aux poils courts et ceux aux poils longs.

 

Les uns comme les autres peuvent avoir :

  • une queue pratiquement complète ;
  • une courte queue composée de 3 à 5 vertèbres, voire parfois un peu plus ;
  • un simple moignon composé de 1 à 3 vertèbres caudales ;
  • une queue absente.

 

Ainsi, pas moins de 8 combinaisons sont possibles au final – sans même parler des couleurs de robes.

 

À ce sujet, il faut savoir qu’il existe une race très proche de l’Owyhee Bob : le Mountain Bob. Ces deux chats possèdent exactement les mêmes caractéristiques physiques et psychologiques ainsi que les mêmes ancêtres, le Siamois et le Manx. La seule chose qui les différencie est la couleur de leur robe : l’Owyhee Bob peut présenter toutes les nuances de colorpoint, tandis que le Mountain Bob peut être de n’importe quelle autre couleur. Le Rare and Exotic Feline Registry (REFR), qui reconnaît le Owyhee Bob, en fait de même avec le Mountain Bob, considérant qu’il s’agit là de deux races distinctes. Aussi, tout chaton issu de parents Owyhee Bob mais présentant une robe autre que colorpoint est considéré comme un Mountain Bob.

L’Owyhee Bob est très intelligent, joueur et affectueux. Chat de famille par excellence, il s’entend avec tous ses membres, du plus jeune au plus ancien. Sa grande douceur et son appétence pour le jeu font qu’il s’accorde tout particulièrement avec les enfants, en particulier s’ils sont suffisamment âgés pour savoir comment se comporter respectueusement avec un chat. Il faut toutefois garder en tête qu’un chat – quelle que soit sa race – ne doit jamais être laissé seul avec un tout-petit, tant pour le bien de l’un que pour celui de l’autre.

 

Il est souvent comparé à un chien, du fait de sa propension à ne jamais laisser son propriétaire seul, le suivant où qu’il aille dans sa maison. Certains apprécient d’avoir un chat un peu « pot de colle », d’autres moins. En tout cas, sa proximité avec ses humains fait qu’il est également capable d’apprendre des tours, là aussi comme le ferait un chien : s’asseoir, répondre à l’appel de son nom, aller chercher et rapporter des objets, etc.

 

L’Owyhee Bob est également connu pour être particulièrement sociable avec les autres animaux. Il s’entend en général très bien avec ses congénères ainsi qu’avec les chiens, dans la mesure évidemment où ceux-ci l’acceptent également. 

 

Au final, tout concourt à en faire une race de chat facile à vivre.

Descendant direct du Manx, l’Owyhee Bob possède dans son patrimoine génétique le gène manx. Le nom de ce dernier est une référence directe au nom de la première race chez qui il est apparu. Il est à l’origine de la taille réduite de la queue du chat, voire de son absence.

 

Les individus dont la queue n’est composée que d’1 à 3 vertèbres sont particulièrement prédisposés à l’arthrite du coccyx, même si les autres ne sont pas non plus épargnés. Elle correspond à une inflammation des articulations pouvant entraîner des difficultés à se déplacer, s’asseoir, se lever... Il n’existe aucun moyen pour soigner cette affection, mais différents traitements permettent de soulager les douleurs et la gêne causés. En outre, faire en sorte d’éviter que son chat souffre d’embonpoint est un bon moyen de le prémunir de cette maladie et de ses conséquences : en soumettant les articulations à un poids plus élevé que la normale, l’obésité facilite l’apparition de l’arthrite et accentue ses effets.

 

Par ailleurs, les embryons homozygotes sur le gène manx – c’est-à-dire qui héritent d’une version mutée du gène de la part de chacun de leurs parents – meurent forcément avant même de naître, car leur moelle épinière ne se développe pas totalement. Ce cas de figure représente environ un quart des embryons conçus.

 

Ceux qui sont hétérozygotes sur le gène manx (c’est-à-dire qui n’héritent d’une version mutée du gène que d’un seul de leurs parents) sont en revanche en mesure de naître. Toutefois, ils ne sont pas pour autant épargnés par les problèmes de santé. En effet, ils sont davantage enclins à souffrir de malformations de la colonne vertébrale. Elles peuvent entraîner des difficultés à se déplacer, un endommagement de la moelle épinière et des nerfs, ou encore des malformations des voies urinaires ou des voies intestinales. Environ 20% des chatons sont touchés par ce type de problèmes, et il s’agit majoritairement de sujets ne présentant pas du tout de queue. Ils sont en général identifiés assez tôt (entre 4 et 6 mois) et euthanasiés.

 

Ce problème implique qu’il est judicieux de ne pas se précipiter pour adopter un chaton Owyhee Bob, mais plutôt de laisser le temps à l’éleveur de s’assurer de la pleine santé de l’animal et d’en apporter les preuves. Faute de visibilité avant l’âge de 4 à 6 mois, l’adoption est donc un peu plus tardive que chez les autres races de chat. 

 

L’élevage de chats présentant le gène manx n’en soulève pas moins beaucoup de questions éthiques, au vu des problèmes majeurs que cette mutation génétique peut engendrer. L’achat d’un tel chaton doit être réfléchi, et le choix de l’éleveur revêt une importance toute particulière. Avant de sauter le pas, il convient donc de se renseigner sur les différents élevages existants et de privilégier ceux qui accordent le plus grand soin au choix de leurs reproducteurs. Par exemple, une personne sérieuse ne fait jamais se reproduire ensemble deux individus totalement dépourvus de queue, car une telle union a une grande probabilité de donner des chatons pourvus de malformations.

 

En tout état de cause, tout éleveur digne de ce nom doit être en mesure de présenter à l’adoptant potentiel un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que les preuves des vaccins administrés, consignés dans le carnet de santé ou carnet de vaccination du chat. 

 

Même s’il est épargné par les différents problèmes que le gène manx peut impliquer et semble en parfaite santé, il est important de régulièrement (au moins une fois par an) emmener son chat chez le vétérinaire pour un contrôle de routine, afin de maximiser les chances de le garder en bonne santé. En plus de permettre potentiellement la détection précoce d’un éventuel problème, cette visite est aussi l’occasion de mettre à jour ses vaccins si besoin. Par ailleurs, toujours dans le registre de la prévention, il est important de veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires tout au long de l’année, chaque fois que cela est nécessaire.

L’Owyhee Bob ne perd que très peu de poils, et son entretien n’est pas difficile. Un brossage hebdomadaire suffit pour garder son pelage en bon état. La fréquence doit tout de même être accentuée en période de mue, au printemps et en automne, de façon à ne pas retrouver trop de poils dans la maison.

 

Comme chez toute race de chat, le brossage hebdomadaire est aussi l’occasion de vérifier ses yeux et de les nettoyer si des saletés y sont présentes. En plus d’assurer la propreté de son compagnon, cette habitude permet de réduire le risque d’infection, mais peut aussi par exemple être l’occasion de localiser une blessure discrète.

 

Pour éviter là aussi le risque d’infections (otites, etc.), les oreilles doivent également être nettoyées une fois par semaine.
Il est également important de régulièrement brosser les dents de son chat, et de le faire à l’aide d’un dentifrice spécialement conçu pour les félins. Le brossage permet de limiter la formation de plaque dentaire et toutes les conséquences qu’elle peut avoir à plus ou moins long terme : mauvaise haleine, maladies bucco-dentaires, etc. Une fréquence journalière est idéale, mais si les dents sont brossées une fois par semaine, c’est déjà très bien.

 

Enfin, il peut être nécessaire de couper les griffes de son chat dès lors que l’usure naturelle ne suffit pas à les limer. Des griffes trop longues peuvent le gêner lorsqu’il se déplace, ou même se casser et le blesser. Dans tous les cas, s’il ne sort pas beaucoup voire pas du tout, il est indispensable de lui mettre un griffoir à disposition, au risque qu’il ne se fasse les griffes sur les meubles ou les rideaux.

 

L’entretien du pelage, des yeux, des oreilles, des dents et des griffes peut ne pas être évident à prodiguer au début pour un propriétaire débutant. Or, ce ne sont pas des gestes qui peuvent être effectués au hasard, au risque de faire mal à l’animal voire le blesser. Aussi, il ne faut pas hésiter à se rendre chez un vétérinaire ou un toiletteur la première fois, de façon à observer et apprendre les gestes nécessaires pour prendre soin de son Owyhee Bob. 

 

Quoi qu’il en soit, il ne faut pas hésiter à commencer dès son plus jeune âge. En effet, les séances d’entretien se passent d’autant mieux que le chat est habitué depuis tout petit à être manipulé.

L’Owyhee Bob n’est pas un chat difficile à nourrir et se contente tout à fait d’une nourriture industrielle de bonne qualité. Il convient toutefois de bien choisir les produits et fixer les rations distribuées afin qu’ils soient adaptés à son âge, son état de santé, ainsi que la quantité d’exercice physique qu’il fournit chaque jour.

 

Dans le cas contraire, le risque d’embonpoint – ou à l’inverse de carences - est réel, avec tous les soucis qui peuvent en découler. En effet, l’obésité peut faciliter l’apparition ou aggraver de nombreuses maladies. Les individus stérilisés y sont d’ailleurs particulièrement prédisposés.

 

Toutefois, la vigilance quant à la nourriture donnée ne suffit pas, car des causes autres qu’alimentaires peuvent être à l’origine d’un problème de surpoids : maladie, réaction à un traitement, etc. Il est donc du devoir de tout propriétaire souhaitant maintenir son chat en bonne santé de surveiller attentivement l’évolution de son poids en le pesant régulièrement – au moins une fois par mois. Un petit écart de quelques centaines de grammes peut sembler négligeable à l’échelle d’un humain, mais pour un chat il est tout sauf insignifiant. Par conséquent, en cas de prise de poids qui se confirme voire s’accentue lors des pesées suivantes, il faut emmener l’animal chez un vétérinaire, afin qu’il puisse identifier la source du problème et indiquer comment y remédier. 

 

Par ailleurs, comme tout chat, l’Owyhee Bob doit avoir en permanence à sa disposition une gamelle d’eau fraîche et propre.

Au vu de la grande rareté de la race, il est difficile de parler de prix de marché pour un chaton Owyhee Bob. On trouve néanmoins des offres à moins de 300 dollars américains. Cela dit, à l’instar de ce qu’on constate chez les autres chats porteurs du gène manx, les individus ne présentant pas de queue ou au maximum 3 vertèbres sont préférés à ceux ayant une queue plus longue, et leurs prix sont plus élevés.

 

En tout état de cause, il est quasiment impossible d’acquérir un tel animal en dehors de son pays d’origine. Une personne souhaitant adopter un Owyhee Bob doit donc se tourner vers les États-Unis. l faut alors prendre en compte que des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat du chaton. 

 

Comme pour toute race, ce dernier est fonction du prestige éventuel de l’élevage et de la lignée dont il est issu, mais aussi de ses caractéristiques physiques – à commencer donc par la longueur de sa queue.

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