Norvégien

Norvégien

Autres noms : Chat des forêts norvégiennes ou Chat des bois norvégiens
Nom d'origine : Norsk Skogkatt
Standard : Standard LOOF – Norvégien

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Caractéristiques du Norvégien

Durée de vie moyenne
De 14 à 16 ans
Poids de la femelle
De 4 à 7 kilos
Poids du mâle
De 5 à 8 kilos
Taille de la femelle
30 cm
Taille du mâle
De 32 à 38 cm

Informations sur le Norvégien

Le Chat des Forêts Norvégiennes, ou Skogkatt (signifiant « Chat des Forêts ») comme il est appelé en Norvège, est issu d’une longue sélection naturelle effectuée durant plus de 1000 ans en Scandinavie. Il est parfois confondu avec le Maine Coon, avec lequel il partage une certaine ressemblance physique et possiblement un ancêtre. Toutefois, il s’agit bien d’une race à part et ayant connu une évolution distincte, même si l’un et l’autre évoluaient dans des climats similaires.

 

Son origine exacte est néanmoins sujette à débat. Certains spécialistes pensent que des chats à poil long furent ramenés de Turquie par des mercenaires scandinaves, tandis que d’autres soutiennent qu’il partage des origines communes avec le Chat Sibérien de Russie. Une autre théorie affirme que les Vikings rapportèrent des chats à poil court comme butin lors de leurs explorations en Europe du Nord, et que ces chats évoluèrent ensuite au fil des années pour s’adapter aux difficiles conditions climatiques, leur pelage court laissant progressivement la place à une fourrure dense et longue.

 

Quoiqu’il en soit, ils sont mis à l’honneur dans la mythologie scandinave, puisque six d’entre eux tirent le char de la déesse Freya, symbole de l’amour et de la luxure, mais aussi de la guerre et de la mort. Déjà domestiqués à l’époque des Vikings, entre le 8ème et le 11ème siècle, ils protégeaient leurs bateaux et leurs greniers des rongeurs. Ils remplirent cette fonction de chasseurs pendant des siècles, aidant ensuite les fermiers norvégiens à lutter contre les souris et les rats.

 

Toutefois, leur population déclina au cours du 19ème siècle, à tel point qu’au début du 20ème la race était au bord de la disparition, en grande partie à cause des multiples croisements, naturels ou encouragés par des humains, avec des chats domestiques à poil court.

 

Dans les années 30, quelques amateurs de félin norvégiens prirent conscience de la situation et s’organisèrent pour la sauver, rédigeant un premier standard et présentant le Chat des Forêts Norvégien lors d’une exposition féline tenue à Oslo en 1938. Toutefois, la Seconde Guerre Mondiale démarra dès l’année suivante, mettant fin aux efforts de protection de la race, qui risqua de nouveau la disparition.

 

Il fallut attendre les années 70 pour que la Norvège mette en place un programme d’élevage afin de la protéger. Elle reçut un soutien de choix en la personne du roi Olaf V (1903-1991), qui l’éleva au rang de chat officiel du pays. C’est à la même époque que Carl-Fredrik Nordane, un éleveur norvégien, décida d’entreprendre les démarches pour la faire reconnaître par une association internationale. Ce fut chose faite en 1977, lorsque la Fédération Internationale Féline (FIFé) accepta le Norvégien comme une race à part entière.

 

Si jusqu’à cette époque il était resté confiné en Scandinavie, il connut alors une diffusion internationale rapide. Les premiers représentants de la race arrivèrent aux Etats-Unis et en Allemagne en 1979, en Grande-Bretagne en 1980 et en France en 1982. Il fut dès lors rapidement reconnu par d’autres associations félines d’envergure, comme The International Cat Association (TICA) en 1984 ou la Cat Fanciers’ Association (CFA) américaine en 1987.

 

Aujourd’hui, le Chat des Forêts Norvégiennes est reconnu par toutes les grandes instances félines, et jouit d’une certaine popularité dans le monde entier. C’est sans surprise auprès des amateurs de chats des pays scandinaves qu’il remporte le plus grand succès, mais il plaît aussi par exemple aux anglo-saxons. Ainsi, il figure dans le premier tiers de la liste des chats les plus populaires aux Etats-Unis (selon les statistiques d’enregistrements annuels auprès de la CFA), ainsi qu’aux portes du Top 10 des races de chat les plus courantes en Grande-Bretagne. On constate cependant un récent déclin dans ce pays, puisque les enregistrements annuels auprès du Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) ont chuté de plus de 500 en 2010 à moins de 300 à la fin de la décennie.

 

En France, le succès du Norvégien ne se dément pas. Avec plus de 1500 chats enregistrés auprès du Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) chaque année, chiffre relativement stable depuis 2009, il fait partie des dix races de chat préférées des Français, et représente autour de 4% des naissances dans le pays.

Malgré ce que pourrait penser son apparence, le Norvégien est bien une race naturelle et n’est pas issu d’une hybridation avec des chats sauvages. C’est par ailleurs l’une des plus grandes races de chat au monde, mais il n’atteint sa pleine maturité qu’assez tardivement, vers l’âge de 4 ou 5 ans.

 

Il a une morphologie de type long et puissant. Son corps est large et musclé, soutenu par une ossature solide. Ses pattes sont extrêmement puissantes, celles à l’arrière étant légèrement plus longues que les pattes avant. Sa queue est longue, de la même taille que le corps, et très touffue.

 

La tête est en forme de triangle équilatéral, posée sur un cou court et musclé. Les oreilles sont larges à la base, se terminent en un bout arrondi et sont très bien fournies en poil. La présence de plumets semblables à ceux du lynx y est appréciée. Les yeux sont en forme d’amande et très expressifs. Ils peuvent être de couleur vert, jaune ou cuivre, mais certains sujets à la robe blanche arborent également des yeux bleus.

 

La fourrure du Chat des forêts norvégiennes est constituée d’un sous-poil laineux très dense et d’un poil de couverture long, lisse et brillant qui le protège des intempéries et du froid des forêts scandinaves. Elle peut être moins épaisse en été, lorsque le sous-poil est moins dense, sans que cela ne soit pénalisant dans les expositions félines. Les chatons ne commencent à développer leur fourrure que vers l’âge de trois mois, et celle-ci n’a son aspect définitif qu’aux alentours de deux ans.

 

Le standard de la race autorise toutes les couleurs, en dehors du chocolat et du lilas, ainsi que tous les motifs, exception faite de l’himalayen et du colourpoint.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est bien marqué, le mâle étant plus grand que la femelle.

Standard LOOF – Norvégien (06/12/2009)



TETE = 30 points

Forme et taille = 10

Profil = 5

Museau et menton = 5

Oreilles = 5

Yeux = 5


CORPS = 35 points

Forme et taille = 10

Ossature corporelle et musculature = 10

Pattes et pieds = 5

Queue = 10


ROBE ET TEXTURE = 25 points

Longueur = 10

Texture et densité = 10

Couleur = 5


CONDITION = 10 points



Robes reconnues :

Catégorie : traditionnelle

Divisions : toutes

Couleurs : toutes sauf celles basées sur chocolat, lilac, cinnamon et fawn



Mariage autorisé :

Norvégien x Norvégien




Introduction :

Le Norvégien appelé aussi Chat des forêts norvégiennes ou Skogkatt, est un grand chat originaire de Scandinavie. Il s’est adapté au climat très rude de ces régions en développant une fourrure particulièrement dense et imperméable, ainsi qu’un gabarit important. Une abondante collerette encadre la tête et donne à cette race un air très particulier.



Tête :

De taille moyenne, la tête forme un triangle équilatéral. Le dessus de tête et le front, légèrement arrondis, sont suivis d’un nez droit, sans incurvation ni stop.

NB : les mâles adultes présentent une évolution caractérisée par un élargissement de la tête et une ouverture du triangle formé par la pointe des oreilles et le menton.



Museau :

Le museau est sans pinch. Le menton est ferme.



Yeux :

Grands, en amande, les yeux sont placés légèrement en oblique et donnent au chat une expression alerte et éveillée. Toutes les couleurs d'yeux sont autorisées quelle que soit celle de la robe.



Oreilles :

De taille moyenne à grande, les oreilles sont bien ouvertes à la base, légèrement pointues au bout et placées dans le prolongement du triangle. Vu de profil, elles sont dirigées vers l’avant. Les "lynx tips" (plumets) sont souhaitables mais pas obligatoires. La fourrure interne des oreilles s'étend jusqu'au coin externe de celles- ci.



Encolure :

Bien musclée, l’encolure est de taille moyenne.



Corps :

Le corps est assez long, puissant et massif, avec une ossature robuste et une poitrine pleine et large.



Pattes :

Assez hautes, elles sont très musclées et ont une ossature solide.



Pieds :

Grands et ronds, ils ont des touffes de poils entre les doigts.



Queue :

Longue, épaisse à la base et bien fournie, elle est idéalement aussi longue que le corps.



Robe et texture :

La robe est double. De longs poils de couverture imperméables et lustrés recouvrent un sous-poil laineux donnant une impression de lourdeur et de profondeur.
La collerette est composée de longs poils qui partent de l’arrière des oreilles et d’un jabot très fourni. La collerette et les culottes sont volumineuses et composées de souspoil uniquement.
La qualité de la fourrure est beaucoup plus importante que la couleur.
Chez les particolores : toute proportion de blanc est acceptée quels qu’en soient la taille et l’emplacement.



Tolérances :

Tête plus longue que large chez le chaton jusqu’au championnat.
La longueur de la fourrure et la densité du sous-poil variant avec les saisons, une robe nettement plus courte en été ne doit pas être pénalisée en jugement.
L’absence de poil de couverture est tolérée jusqu’à l’âge de six mois chez les chatons.



Pénalités :

Tête ronde ou carrée.

Tête plus longue que large chez les adultes.

Oreilles trop petites.

Oreilles trop rapprochées ou placées trop hautes chez les adultes.

Profil convexe, concave ou présentant une cassure.

Menton fuyant. Yeux ronds.

Queue trop courte.

Poil soyeux ou cassant.

Manque de poil de couverture en période hivernale.



Refus de tout titre :

Corps court.

Pattes courtes.

Ossature fine.

Manque de sous-poil en période hivernale.

Fautes et défauts généraux éliminatoires en exposition.

D’un naturel doux et calme, le Chat des Forêts Norvégiennes est un gentil géant qui aime passer du temps avec toute sa famille sans généralement favoriser telle ou telle personne, mais n’est pour autant pas exigeant en termes d’attention : être dans la même pièce que son maître suffit à son bonheur. Il apprécie bien évidemment les caresses, mais ne se montre pas envahissant ; il préfère souvent se reposer à côté des membres de sa famille plutôt que sur leurs genoux.

 

Il est plutôt réservé avec les visiteurs, mais s’entend bien avec les enfants calmes qui ont appris comment se comporter avec un animal. En revanche, les plus jeunes et les plus turbulents risquent fort de le déranger.

 

Il en va de même avec les autres chats et avec les chiens : dès lors qu’ils ne sont pas hyperactifs et ne viennent pas le déranger trop souvent, il cohabite tranquillement avec eux. Il a en revanche conservé des instincts de chasseur qui font que les rongeurs et oiseaux sont en danger en sa présence, et cela vaut aussi pour les poissons : n’ayant pas peur de l’eau, il n’a aucun problème à aller pêcher son repas. Une cohabitation avec ces différents types d’animaux est donc à exclure.

 

Le Norvégien s’adapte parfaitement à la vie en appartement, surtout s’il reçoit l’attention et l’affection dont il a besoin - ce n’est pas parce que ses besoins en la matière sont modérés qu’ils sont inexistants. Il apprécie néanmoins de disposer d’un accès à l’extérieur. Excellent grimpeur grâce à ses pattes puissantes, il préfère évidemment escalader l’arbre du jardin plutôt que le meuble du salon.

 

Que ce soit en intérieur ou à l’extérieur, sa famille le retrouve souvent perché sur le plus haut lieu accessible, d’où il apprécie contempler tranquillement ce qui se passe autour. En outre, contrairement à la plupart de ses congénères, il n’a aucun problème à redescendre tête la première et n’a donc pas besoin de pompiers pour venir le chercher en haut de l’arbre sur lequel il est perché.

 

Intelligent mais moyennement actif, il aime jouer à courir après une balle de temps en temps, mais préfère généralement être allongé sur son arbre à chat et regarder le temps qui passe. C’est d’ailleurs une race de chat indépendante : il est capable de s’occuper tout seul et peut sans crainte être laissé seul la journée pendant que sa famille vaque à ses occupations. Il est même tout à fait en mesure de supporter une absence de quelques jours, à condition bien sûr d’avoir suffisamment de nourriture et d’eau à disposition.

 

Enfin, le Chat des Bois Norvégiens fait preuve d’une retenue toute scandinave et ne fait entendre sa voix douce qu’en cas d’urgence, c’est-à-dire le plus souvent lorsque sa gamelle est vide.

Le Norvégien est une race de chat qui résiste bien au froid et est parfaitement adapté aux conditions climatiques difficiles.

 

Plus largement, il bénéficie généralement d’une bonne santé, et ne connaît que peu de risques de maladies génétiques.

 

Il est cependant davantage sujet à certaines affections :

 

  • la glycogénose de type IV, une maladie rare affectant l’assimilation du glucose. La plupart des chatons atteints sont soit mort-nés, soit ne survivent que quelques heures. Toutefois, il peut arriver que les symptômes de la maladie n’apparaissent qu’autour de cinq mois, causant le décès du chaton avant son premier anniversaire ;

  • la polykystose rénale, une maladie provoquant la présence de kystes dans les reins et pouvant causer une insuffisance rénale fatale. Contrairement à d’autres races, il n’existe pas de test ADN de cette maladie pour le Chat des Forêts Norvégiennes. Comme elle est héréditaire, il est conseillé de bien s’informer sur la santé des parents avant toute adoption ;

  • la cardiomyopathie hypertrophique, une des maladies cardiaques les plus fréquentes chez les chats domestiques, et dont l’issue peut être fatale. Il a été établi qu’elle est héréditaire chez certaines races, mais concernant le Norvégien aucune certitude n’existe encore à ce sujet ;

  • la dysplasie de la hanche, une condition affectant les articulations de la hanche et qui peut être indolore ou au contraire causer un sévère boitement. Elle est relativement courante chez les races de chats de grande taille, et le Norvégien ne fait pas exception à la règle ;

  • la dysplasie rétinienne, un problème oculaire qui provoque des tâches sur la rétine mais n’a pas de conséquences graves sur la vision du chat.

La fourrure dense et longue du Norvégien demande un certain effort d’entretien. Un brossage complet chaque semaine est nécessaire pour éliminer les poils morts et éviter les nœuds qui se forment si son pelage n’est pas entretenu, mais le brosser même encore plus souvent peut être une bonne idée pour éviter de retrouver des boules de poil un peu partout dans la maison. Deux fois par semaine semble l’idéal.

 

Lors des périodes de mue, à l’automne mais surtout au printemps, il perd de grandes quantités de poil, et il est alors utile d'opter pour une fréquence quotidienne.

 

Par ailleurs, une vérification hebdomadaire des dents, des yeux et des oreilles du chat s’impose afin de s’assurer que ceux-ci ne sont pas sales. Elle permet de diminuer les risques de problèmes (caries, infections, otites...).

 

Enfin, dès lors que ses griffes sont devenues trop longues, il faut les tailler à l’aide d’un coupe-ongles. L’usure naturelle peut toutefois être suffisante pour les individus passant le plus clair de leur temps à l’extérieur.

Le Chat des Bois Norvégiens ne pose pas de difficultés à l’heure du repas et peut être nourri sans problèmes avec les aliments industriels pour chats que l’on trouve dans le commerce. Il est essentiel toutefois de choisir un produit de qualité, adapté à son âge et son niveau d’activité, qui lui fournit tous les nutriments et vitamines dont il a besoin.

 

Capable de s’autoréguler, il peut être laissé avec de la nourriture à disposition en permanence. Il est cependant de la responsabilité de son maître de s’assurer qu’il ne prend pas trop de poids et de consulter un vétérinaire aux premiers signes d’embonpoint, afin d’établir un programme d’alimentation plus adapté.

Le prix moyen d’un chaton Norvégien se situe aux alentours de 900 euros, mais cette moyenne cache une fourchette de prix très large. En effet, les spécimens aux caractéristiques assez éloignées du standard peuvent être trouvés pour seulement 400 euros, tandis que le prix des chatons que leur lignée et leur apparence destine aux expositions félines peut grimper jusqu’à 3000 euros.

 

Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de différence de prix notable entre un chaton mâle et un chaton femelle.

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Avis & conseils Norvégien

Je viens de l'adopter Cassius 7 ans super chat très calin un peu imprévisible sur son comportement. Ravies

   
Par hennia

J'aime trop cette race.

0    0
Par 53.fdils

jai deux vrais norvegien un 12 mois 10kg lautre 11mois 8kg trop trop beau il sont de couleur ambre tres rare voila

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Par becaud

C'est le Roi des chats

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Par ROBERT