Mandarin

Mandarin

Autres noms : Javanais
Nom d'origine : Oriental Longhair
Standard : Standard LOOF – Siamois, Oriental, Balinais, Mandarin

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Qualités du Mandarin

Tempérament du Mandarin

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Joueur
Peut rester seul
Sociable

Le Mandarin au quotidien

Mange peu
Miaule peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Mandarin

Poids
De 3 à 5 kilos
Taille
De 30 à 35 cm

Le Mandarin : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chat
Pour personne peu disponible
Pour petit budget
Pour une personne âgée

Informations sur le Mandarin

Les origines du Mandarin

Aussi nommé Javanais ou Oriental Longhair, le Mandarin est une race de chats assez rare.

 

Contrairement à ce que pourraient laisser supposer les différents noms exotiques qu’elle porte, elle a été créée aux Etats-Unis.

 

En 1978, des éleveurs américains de Balinais et d’Oriental Shorthair croisèrent les deux races dans le but d’en développer une nouvelle ayant une personnalité similaire au Siamois, mais avec des poils plus longs et une plus grande variété de couleurs.

 

Le Javanais descend donc de l’Oriental Shorthair, mais aussi du Siamois, puisque le Balinais n’est autre qu‘un Siamois à poils longs.

 

De ses deux ancêtres, c’est clairement du Balinais que son apparence générale le rapproche le plus – il en a d’ailleurs hérité notamment le fait que sa queue se termine par des poils en forme de plumes. C’est ce qui explique son nom de Javanais, car l’île indonésienne de Java est voisine de celle de Bali : il s’agit donc d’un clin d’œil à sa ressemblance avec le Balinais – quand bien même, au passage, ce dernier ne vient pas plus de Bali que le Javanais ne vient de Java...

 

Le Javanais et le Balinais diffèrent par les couleurs de leurs robes. Pour le premier, toutes les couleurs de robes sont acceptées. En revanche, pour le second, seules les couleurs point bleue, chocolat, lilas et phoque sont admises.

La reconnaissance de la race

Le Mandarin suscita beaucoup de controverses et de débats quant à savoir si ce chat est véritablement une nouvelle race, ou simplement une variété du Balinais. Les principales instances officielles du monde entier restent divisées, mais nombre d’entre elles considèrent qu'il s'agit d'une variété de chat oriental à poils mi-longs, et non une race distincte.

 

En 1979, The International Cat Association (TICA) reconnut le Mandarin comme race à part entière, sous le nom d’Oriental Longhair. Cependant, par la suite, elle changea son fusil d’épaule et la regroupa avec le Siamois, le Balinais et l’Oriental Shorthair, considérant que les quatre ne forment qu’une seule et même race, le groupe de la race du Siamois.

 

La Cat Fanciers’Association (CFA) américaine fit exactement de même : après voir reconnu le Javanais comme race distincte en 1986, elle le renomma Oriental Longhair en 2002 et le classa comme variété de l’Oriental, au même titre que l’Oriental Shorthair. Autrement dit, contrairement à la TICA, la CFA considère les Orientaux comme une race à part entière, du fait notamment de leur très grande variété de couleurs.

 

La Fédération internationale Féline (FIFé) accepta quant à elle en 1985 le Mandarin comme une race à part entière, mais sous le nom d’Oriental Longhair. Elle est rangée au sein du groupe des races orientales, aux côtés du Siamois, de l’Oriental Shorthair, du Balinais et du Seychellois.

 

Le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) britannique adopta la même position lorsqu’il la reconnut en 1997 : il retint lui aussi l’appellation Oriental Longhair et l’intégra au groupe de races orientales, où figuraient déjà le Siamois, le Balinais et l’Oriental Shorthair.

 

Quant au Livre Officiel des Origines Félines (LOOF), l’organisme français de référence, il décida d’associer le Mandarin au Balinais. Il considère ainsi le Mandarin comme un Balinais avec des yeux verts et une grande palette de couleurs de robe.
Par ailleurs, quelle que soit l’instance officielle, les croisements admis sont :

Le Mandarin est un chat encore méconnu. Le fait qu’il ne soit pas reconnu par certaines instances officielles comme race à part entière mais comme simple variété n’aide évidemment pas à développer sa popularité.

 

Même dans son pays d’origine, les États-Unis, on ne compte pas beaucoup plus d’une dizaine d’élevages de Mandarin. Au Canada, leur nombre se compte sur les doigts d’une seule main.

 

On compte aussi une dizaine d’élevages en France, et il s’en trouve également en Belgique et en Suisse.

 

En France, le nombre d’individus enregistrés chaque année au LOOF est resté globalement stable tout au long des deux premières décennies du 21ème siècle, se situant en moyenne entre 10 et 20.

 

Il est en revanche nettement plus implanté en Grande-Bretagne, avec autour d’une centaine d’individus enregistrés chaque année au GCCF. On constate en particulier un bond soudain de sa popularité à partir de 2014, car depuis la fin des années 90 ce nombre était plutôt de l’ordre de la soixantaine.

Le Mandarin a hérité des caractéristiques physiques du Siamois, dont il descend : la seule différence majeure est qu’il possède un pelage long et peut être d’un plus grand nombre de couleurs.

 

C’est donc un chat de type longiligne ou oriental qui se distingue par une grande élégance. En effet, sa silhouette est très bien équilibrée et ses mouvements sont gracieux.

 

De taille moyenne, de forme tubulaire et très musclé, son corps est souple, svelte et doté d’une ossature fine. Sa queue est fine elle aussi et se rétrécit vers le bout, où les poils sont en forme de plumes.

 

Les hanches et les épaules sont de même largeur et reliées à des pattes fines et bien musclées. Ces dernières sont hautes, mais celles à l’arrière le sont encore plus que celles à l’avant. Les unes comme les autres se terminent par des petits pieds ovales.

 

La tête repose sur un cou long, fin et musclé. Elle est de taille moyenne et de forme triangulaire, longue et étroite. Le crâne et le front sont plats. Le profil est droit du front jusqu’au nez, et ce dernier est long et mince. Les joues sont plates, mais les bajoues sont acceptées chez le mâle. Les yeux sont en amande, bien écartés l’un de l’autre, et le plus souvent de couleur vert émeraude. Toutefois, les sujets dont la robe arbore plusieurs couleurs peuvent avoir les yeux vairons, tandis que ceux qui ont une robe blanche ont parfois les yeux bleus. Quant aux oreilles, elles sont particulièrement grandes, longues et larges à la base.

 

Le Mandarin ne possède pas de sous-poil, mais uniquement un poil de couverture mi-long, fin et soyeux, qui est plus court sur les épaules. Toutes les couleurs et les motifs de robe sont acceptés, sauf les colourpoints.

 

Enfin, le Mandarin présente un léger dimorphisme sexuel, car le mâle est un peu plus massif que la femelle. En outre, peut avoir des bajoues, ce qui n’est pas le cas de cette dernière.

Standard LOOF – Siamois, Oriental, Balinais, Mandarin (12/06/2009)



TETE = 30 points

Profil = 6

Forme et longueur = 6

Menton = 3

Oreilles = 7

Forme et Placement des Yeux = 8


CORPS = 30 points

Taille, structure, musculature = 15

Cou = 3

Queue = 6

Pattes et pieds = 6


ROBE = 15 points

Texture = 8

Longueur = 7

COULEUR = 15 points

Robe = 10

Yeux = 5


CONDITION ET EQUILIBRE = 10 points


Robes reconnues :

Catégorie : traditionnelle (pour l’oriental et le mandarin), point (pour le siamois et le balinais)

Divisions : solide, tabby, silver/smoke, solide et blanc, tabby et blanc, silver/smoke et blanc

Couleurs : toutes



Mariage autorisé :

Siamois X Siamois

Siamois X Balinais

Siamois X Oriental

Siamois X Mandarin

Balinais X Balinais

Balinais X Oriental

Balinais X Mandarin

Oriental X Oriental

Oriental X Mandarin

Mandarin X Mandarin




Introduction :

Le Siamois est une race très ancienne originaire d’Asie du Sud-Est. Elle a été sélectionnée par les éleveurs anglais dès la fin du XIXe siècle.

Il est à l’origine de 4 variétés de chats de type oriental qui diffèrent par la longueur du poil et le patron coloré :

le siamois : poil court, colourpoint;

l’oriental : poil court, entièrement coloré;

le balinais : poil mi-long, colourpoint;

le mandarin : poil mi-long, entièrement coloré.

Le Siamois, l’Oriental, le Balinais et le Mandarin sont des chats longilignes, élégants, sveltes et bien musclés. Combinant harmonieusement une ossature fine et une musculature souple et ferme, ce sont des chats athlétiques aux lignes fluides.

Ces chats doivent être parfaitement équilibrés, l’harmonie générale ne devant pas être altérée par la présence d’une caractéristique morphologique extrême isolée.

Dotés d’une forte personnalité, ils sont vifs et bavards.



Tête :

Vu de face, la tête, de taille moyenne, est longue et triangulaire. Le crâne et le front sont plats ou légèrement arrondis.

On accepte trois types de profil : parfaitement droit, légèrement convexe ou en deux plans, le plan du front prolongeant le plan du nez sans cassure.

Les joues sont plates. Des bajoues sont autorisées chez les mâles adultes.



Museau :

Vu de face, le nez s’inscrit dans le triangle de la tête, sans pinch. L’extrémité du nez ne doit pas être étroite.

De profil, le nez est long et droit. Les mâchoires sont moyennes. Le menton est ferme, en ligne avec le bout du nez.



Yeux :

De taille moyenne, les yeux sont de forme orientale. En amande et bien espacés, ils sont inclinés vers le nez en harmonie avec le triangle de la tête. La couleur des yeux est du bleu le plus intense possible chez le siamois et le balinais, et du vert le plus intense possible chez l’oriental et le mandarin. Les yeux impairs (vert et bleu) sont acceptés chez les particolores. Les yeux impairs et les yeux bleus sont acceptés chez les Orientaux blancs.



Oreilles :

Grandes, larges à la base, bien espacées, les oreilles prolongent le triangle de la tête.



Encolure :

Longue, fine et élégante, l’encolure dégage bien la tête des épaules.



Corps :

De type oriental et de taille moyenne, le corps est long, tubulaire et ferme. Il se révèle d’une densité étonnante quand on le manipule. Il est athlétique et élancé avec une musculature ferme et souple. Les épaules et les hanches sont de même largeur. L’ossature est fine.



Queue :

Elle est en harmonie avec la longueur du corps et la hauteur des pattes.

Siamois et Oriental: en forme de fouet, la queue longue et fine se termine en pointe.

Balinais et Mandarin : longue et fine, la queue est fournie et portée avec légèreté comme une plume d’autruche.



Pattes :

Longues et élégantes, les pattes sont en harmonie avec la longueur du corps. Leur ossature est fine et leur musculature ferme.



Pieds :

Ils sont ovales et petits.



Robe :

Siamois et Oriental : Très courte, très serrée, lustrée, la fourrure est bien couchée sur le corps. La texture en est fine et soyeuse.

Balinais et Mandarin : Mi-longue et fine, la fourrure est soyeuse et couchée sur le corps. Il n’y a pratiquement pas de sous-poil. La robe est plus courte sur les épaules et
va en s’allongeant sur les flancs. Les culottes et la queue sont bien fournies. Il ne doit pas avoir de collerette.



Couleur:

Le Siamois et le Balinais sont des colourpoint. Il doit donc y avoir un contraste net entre la couleur des points, qui est la plus homogène possible, et celle du corps qui est uniforme.
L’absence de marques fantômes est souhaitée, avec toutefois une tolérance chez les chats tabby.
Il doit être tenu compte de l’effet de l’âge et de la couleur de base sur l’évolution du patron colourpoint : les points sont souvent incomplètement développés chez le chaton, surtout dans les teintes diluées, tandis que des ombres plus foncées sur le corps d’un chat mature sont normales.



Condition :

Ni gras ni maigre, sa finesse ne doit pas être confondue avec de la maigreur.



Tolérances :

Siamois et Oriental :

Le Siamois variant (issu d’un Balinais ou d’un Mandarin) a une fourrure plus longue et une texture plus "mousseuse".

Balinais et Mandarin :

Développement incomplet de la fourrure chez les chats de moins de 12 mois.

Siamois et Balinais :

Masque incomplet, lunettes, marques fantômes sur la queue et les flancs chez les chatons et les jeunes adultes jusqu’à l'âge de 12 mois.

Oriental et Mandarin :

Marques tabby fantômes sur la queue et les flancs chez les chatons et les jeunes adultes jusqu’à 12 mois.



Pénalités :

Corps court ou massif, pattes courtes, ossature lourde.

Tête ronde et large. Museau court.

Cassure dans le profil. Pinch.

Manque de menton ou menton proéminent.

Yeux petits, ronds ou insuffisamment inclinés.

Siamois et Oriental : Fourrure longue, rêche ou grossière.

Balinais et Mandarin : Fourrure courte, rêche ou grossière. Absence de panache à la queue.

Siamois et Balinais : Taches foncées sur le ventre et/ou les flancs.

Manque de pigmentation des points.

Brindling, c’est-à-dire présence de poils blancs dans les points.

Masque étendu à toute la tête.



Refus de tout titre :

Taches blanches sauf chez les particolores.

Coussinets ou nez dépigmentés.

Toute anomalie de la queue.

Fautes et défauts généraux éliminatoires en exposition.

Siamois et Balinais : Couleur des yeux autre que bleu.

Oriental et Mandarin : Yeux or ou cuivre.

Balinais et Mandarin : présence de sous-poil (robe double).


Si le Mandarin partage de nombreux traits communs avec le Siamois en ce qui concerne son apparence, il en a aussi un tempérament assez proche, même s’il est moins exigeant au quotidien.

 

Néanmoins, étant à la fois intelligent, affectueux et joueur, mais aussi têtu et possessif, force est de constater qu’il possède une forte personnalité.

 

Très fidèle et attaché à ses maîtres et aux gens avec qui il vit, il adore être câliné, mais aussi passer du temps avec eux et participer aux activités familiales. Il est d’ailleurs d’autant plus facile de l’y intégrer qu’il peut parfaitement apprendre à marcher en laisse et donc être emmené pour des promenades.

 

Il s’entend très bien avec les enfants et prend plaisir à jouer avec eux, pour peu qu’ils le traitent avec respect et attention. En tout état de cause, tant pour le bien de l’un que pour celui de l’autre, un chat ne doit jamais être laissé seul avec un tout-petit sans la surveillance d’un adulte. Cela vaut d’ailleurs quelle que soit sa race.

 

Il est courant que le Javanais soit particulièrement attaché à un membre en particulier du foyer, qui généralement s’avère être la personne qui s’occupe le plus de lui. Combiné à sa curiosité, cette proximité peut le rendre un peu « pot de colle » au point de la suivre partout, dormir en sa compagnie et superviser ses moindres faits et gestes du matin au soir.

 

Étant très observateur et intelligent, il n’hésite pas d’ailleurs à en profiter pour apprendre et reproduire ces derniers. Il ne faut donc pas s’étonner de le voir par exemple ouvrir une porte, un tiroir ou même vider un sac à main.

 

Il est toutefois possible d’utiliser ces capacités pour apprendre des tours à son chat. On peut par exemple lui enseigner à aller chercher et rapporter des objets, comme le ferait un chat. De fait, le Javanais est une race de chat facile à dresser.

 

Pour qu’il soit bien dans sa tête, il est d’ailleurs nécessaire de le stimuler mentalement. Il apprécie les jeux qui demandent réflexion et astuce, comme les labyrinthes à croquettes ou tout autre jouet impliquant une difficulté. Lui donner une partie de sa ration quotidienne à travers un distributeur ou des jouets faisant appel à son intelligence est d’ailleurs une excellente chose, car cela permet par la même occasion qu’il arrive plus rapidement à satiété : cela contribue à prémunir ce petit glouton de l’obésité à laquelle il est prédisposé.

 

C’est aussi une bonne façon de l’occuper en cas d’absence, car son attachement à ses humains fait qu’il supporte très mal la solitude. Or, dès lors qu’il souffre d’anxiété de séparation, il a tôt fait de se livrer à des comportements destructeurs. Il est donc préférable de ne pas le laisser trop longtemps ou trop souvent seul, et de lui laisser des jouets pour s’occuper en cas d’absence. En tout état de cause, une personne qui passe le plus clair de ses journées hors de son domicile et ne serait pas en mesure de l’emmener avec elle ferait mieux d’opter pour un représentant d’une autre race, plus indépendante.

 

Une solution peut aussi consister à lui faire partager son domicile avec un congénère ; ce partenaire de jeu ne manquerait pas de l’aider à passer le temps, et réciproquement. Toutefois, les choses se passent généralement nettement mieux lorsqu’il arrive en deuxième, ou que les deux font leur entrée dans le foyer en même temps. En effet, s’il est habitué à être le seul chat de la maison et qu’un petit nouveau y fait son entrée, il a de grandes chances de se montrer jaloux et possessif, mais également de défendre son territoire face à cet envahisseur.

 

Sa proximité avec sa famille fait aussi que le Javanais est une race de chat qui miaule beaucoup. Il dispose en l’espèce d’une capacité assez remarquable à faire varier ses vocalises selon l’objet de sa demande, de manière à progressivement éduquer ses maîtres à les reconnaître.  Il n’hésite donc pas à communiquer avec ses humains et demander toute l’attention dont il a besoin, parvenant généralement sans peine à se faire comprendre.

 

Pour des personnes âgées, cela peut s’avérer un peu usant à la longue, au vu de l’attention et du répondant qu’il requiert. Si en plus elles ont des difficultés à se déplacer et qu’il est systématiquement dans leurs pattes, certaines situations peuvent même devenir dangereuses. Là aussi, un autre choix de race est potentiellement plus approprié.

 

En tout cas, le Mandarin se comporte très différemment avec les personnes qu’il ne connaît pas : il se montre aussi réservé à leur encontre qu’il n’est proche de celles qu’il fréquente au quotidien.

 

Un chien avec qui il partage son foyer peut en revanche parfaitement être considéré comme son ami, a fortiori s’il vit à ses côtés depuis son plus jeune âge. Dans le cas contraire, une adaptation graduelle est nécessaire pour que la cohabitation fonctionne.

 

S’il est sociable avec sa famille, ses congénères et même les chiens, le Mandarin n’en reste pas moins un redoutable chasseur. Quand bien même il le côtoie depuis son plus jeune âge, un rongeur ou un oiseau ne serait jamais totalement en sécurité à ses côtés, car son instinct de prédateur pourrait prendre le dessus à tout moment.

 

Ce dernier se combine d’ailleurs à sa curiosité pour faire en sorte que, s’il a accès à un jardin, il ne se prive pas d’en sortir pour suivre des proies. Le risque est donc grand qu’il finisse par se perdre en s’éloignant trop de son territoire. Un collier pour chat GPS peut donc constituer un investissement judicieux pour savoir à tout moment où il se trouve et ne pas s’inquiéter inutilement.

 

En tout cas, la crainte qu’il se perde ne saurait justifier de le cantonner en intérieur alors qu’il vit dans une maison avec jardin. En effet, ce petit félin très athlétique, agile et vif a besoin d’espace pour courir, s’ébattre et grimper. Il est clairement plus heureux dans une maison avec un jardin, mais peut néanmoins s’accoutumer d’une vie en appartement, dès lors que ce dernier est suffisamment grand, qu’il est stimulé et dispose d’un arbre à chat. Il ne faut pas non plus oublier de lui procurer un griffoir s’il n’a pas accès à l’extérieur, au risque qu’il trouve les meubles et les rideaux très pratiques pour se faire les griffes.

 

Enfin, le fait qu’il soit globalement très actif et souvent en mouvement ne veut pas dire qu’il ne sait pas aussi se montrer calme et mesuré à l’occasion. Ainsi, sa proximité avec ses humains n’est pas incompatible avec le fait que, comme tout chat, il a besoin aussi de ses moments de solitude ; tout le monde doit les respecter, car c’est une condition sine qua non à son épanouissement.

Le Mandarin jouit dans l’ensemble d’une santé solide, même s’il est prédisposé à certaines maladies :

  • l’asthme, qui s’apparente à une bronchite chronique. Dès lors qu’un traitement adéquat est administré, la vie de l’animal n’est pas en danger, et il peut mener une existence quasiment normale ;
  • le glaucome, qui est dû à une augmentation brutale de la pression à l’intérieur de l’œil. S’il n’est pas traité rapidement, il peut entraîner la cécité du chat ;
  • l’atrophie progressive de la rétine (APR), une maladie héréditaire qui finit elle aussi par rendre le chat aveugle à plus ou moins brève échéance. La différence est qu’elle est incurable ;
  • le syndrome d’hyperesthésie, une affection rare qui  se manifeste par des crises occasionnelles ou régulières, pendant lesquelles de nombreux symptômes peuvent apparaître (spasmes de la peau du dos, pupilles dilatées, léchage frénétiques de certaines zones, agressivité…). Des traitements sont possibles, mais ils dépendant de la cause du problème, qui est souvent difficile à identifier ;
  • l’amyloïdose, une maladie héréditaire rare et incurable pour laquelle il n’existe à ce jour aucun test génétique de dépistage. Elle se déclare en général avant l’âge de 5ans et provoque une insuffisance rénale ;
  • la parodontose (ou maladie parodontale), une inflammation des structures qui soutiennent les dents causée par l’accumulation de tartre.

 

Par ailleurs, le Javanais a une prédisposition l’obésité. Facilement glouton, il peut vite prendre beaucoup de poids et entrer alors dans un cercle vicieux, car un animal en surpoids est moins enclin à bouger, et a dès lors tendance à grossir encore davantage. Or, l’obésité peut engendrer ou aggraver de nombreux soucis de santé. Bien évidemment, le risque est accru s’il passe sa vie cantonnée entre quatre murs, sans accès à l’extérieur…

 

Comme pour toute race, l’adoption auprès d’un éleveur de Javanais sérieux permet de mettre toutes les chances de son côté d’adopter un animal en bonne santé. En plus d’un certificat établi par un vétérinaire et attestant que c’est effectivement le cas, il doit être en mesure de présenter le détail des vaccins administrés à l’animal (consignés dans son carnet de santé, ou carnet de vaccination), ainsi que les résultats des éventuels tests génétiques effectués sur les parents ou le petit afin de contrer le risque de maladies héréditaires.

 

Une fois l’adoption effectuée, un suivi vétérinaire régulier est comme pour tout félin le meilleur moyen de garder son animal en bonne santé. En particulier, un bilan complet doit être effectué au moins une fois par an pour diagnostiquer le plus tôt possible tout problème éventuel, et s’assurer par la même occasion qu’il reste à jour de ses vaccins.

 

En parallèle, le maître se doit renouveler ses traitements antiparasitaires chaque fois que cela est nécessaire, afin que son compagnon soit protégé en permanence.

Comme tout chat, le Mandarin nécessite un peu d’entretien chaque semaine.

 

En premier lieu, il est nécessaire de brosser son pelage pour ôter les poils morts et éviter les nœuds. Comme il n’a pas de sous-poils, c’est assez facile.

 

En parallèle, passer un chiffon humide sur le coin des yeux permet de réduire le  risque de maladies oculaires.

 

Il faut aussi en profiter pour nettoyer ses oreilles avec un tissu humide, afin d’éviter que des infections n’y apparaissent.

 

Sa séance d’entretien hebdomadaire est aussi l’occasion de brosser les dents de son chat à l’aide d’un dentifrice spécialement conçu pour la gent féline. Cela évite l’accumulation le tartre qui non seulement donne mauvaise haleine, mais en plus peut engendrer diverses maladies, dont certaines très graves (comme une septicémie, par exemple). Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à le faire encore plus souvent s’il accepte facilement ce soin, d’autant que cette race est prédisposée à la parodontose.

 

Enfin, il est primordial de contrôler au moins une fois par mois la longueur des griffes de son chat. S’il vit en extérieur, l’usure naturelle s’avère généralement suffisante. En revanche, s’il vit en appartement, c’est rarement le cas, et il est d’ailleurs même recommandé de le faire encore plus souvent. Dans tous les cas, dès lors qu’elles sont trop longues, il est nécessaire de les tailler manuellement, au risque qu’elles finissent par le gêner pour se déplacer, voire se cassent – avec même le risque de le blesser au passage. Au demeurant, s’il n’a pas accès à l’extérieur, un griffoir doit obligatoirement être mis à sa disposition pour qu’il puisse faire ses griffes, au risque qu’il utilise le mobilier à la place.

 

La première fois il peut être judicieux d’apprendre auprès d’un vétérinaire ou d’un professionnel du toilettage les bons gestes et les bons réflexes pour effectuer les soins du pelage, des yeux, des oreilles, des dents et des griffes de son chat. Par ailleurs, il ne faut pas attendre pour s’y mettre : plus il y est habitué tôt, mieux les séances ont des chances de bien se dérouler, d’autant que sa proximité avec son maître facilite les choses.

À l’instar de toutes les races de félins, le Mandarin a besoin d’une alimentation de bonne qualité et adaptée à son âge et son activité, et donc à ses besoins nutritionnels.

 

Il est d’autant plus nécessaire de prêter attention à sa nourriture qu’il a tendance à l’embonpoint, voir à l’obésité. En plus de veiller à lui offrir des rations quotidiennes adaptées, il est impératif contrôler son poids par des pesées régulières, à raison d’au moins une fois par mois. S’il s’avère qu’il commence à prendre de l’embonpoint et que cela perdure sur plusieurs pesées (voire s’aggrave), il est indispensable de l’emmener chez le vétérinaire. Ce dernier pourra déterminer si le souci vient d’une maladie, d’un médicament mal supporté ou d’une nourriture inadaptée en termes de qualité et/ou de quantité. Une fois le diagnostic posé, il sera en mesure de proposer une solution au problème.

 

Enfin, il est absolument primordial que le Mandarin ait continuellement accès à de l’eau disponible à volonté. C’est vrai pour tout chat, mais encore plus pour lui qui est sujet à l’hyperesthésie qui provoque une insuffisance rénale.

Le prix d’un chaton Mandarin se situe généralement aux alentours de 1000 euros.

 

Au Canada, il faut compter autour de 1200 dollars canadiens.

 

Toutefois, que ce soit en Europe de l’Ouest ou au Canada, le nombre limité d’éleveurs de chats Mandarin fait qu’il est parfois nécessaire de s’armer de patience.

 

Une solution peut aussi consister à aller s’approvisionner à l’étranger. Au Royaume-Uni, le montant à débourser est généralement de l’ordre de 500 livres (environ 550 euros). Aux États-Unis, le pays d’origine de la race et celui où se trouvent le plus grand nombre d’éleveurs, il atteint en moyenne 1500 dollars américains.

 

Dans le cas d’une adoption à l’étranger, il est bien sûr nécessaire de se renseigner sur la législation relative à l’importation d’animaux, afin de bien la respecter. Par ailleurs, des frais administratifs et des coûts de transport viennent alors s’ajouter au prix d’achat du chaton.

 

Quel que soit le pays, le prix demandé peut différer d’un individu à l’autre en fonction de sa lignée, de la réputation de l’élevage dont il est issu et surtout de ses caractéristiques propres, en particulier physiques.

La voix du Javanais est particulière en ce sens que chaque sujet a son propre timbre, reconnaissable à toute oreille attentive. 

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