Chantilly

Chantilly

Autres noms : Tiffany Américain
Noms d'origine : Chantilly-Tiffany ou Foreign Longhair

Qualités du Chantilly

Tempérament du Chantilly

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Joueur
Peut rester seul
Sociable

Le Chantilly au quotidien

Mange peu
Miaule peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Chantilly

Espérance de vie
De 14 à 16 ans
Poids de la femelle
De 3 à 4 kilos
Poids du mâle
De 4 à 5 kilos
Taille de la femelle
De 20 à 25 cm
Taille du mâle
De 25 à 30 cm

Le Chantilly : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chat
Pour personne peu disponible
Pour petit budget
Pour une personne âgée

Informations sur le Chantilly

La genèse du Chantilly

Le Chantilly est originaire des États-Unis. Son histoire débuta lorsqu’en 1967 une éleveuse basée à New York, Jennie Robinson, tomba lors d’un vide-grenier sur des objets assez inhabituels : deux chats de race inconnue dont le propriétaire venait de décéder. Elle les acheta, motivée par le souhait de les soustraire à un sort plus funeste.

 

Les deux animaux avaient le poil mi-long, de couleur chocolat, ainsi que les yeux dorés. Ils étaient très semblables, ce qui amena Mme Robinson à supposer qu’ils avaient au moins un parent en commun. Elle évalua l’âge de Thomas, le mâle, à environ 18 mois et celui de la femelle, Shirley, à approximativement 6 mois. Ni l’un ni l’autre n’était stérilisé.

 

En mai 1969, Thomas et Shirley eurent une première portée de 6 chatons. Comme leurs parents, ces derniers arboraient tous un pelage uni et mi-long de couleur chocolat, et des coussinets roses.

 

Jennie Robinson comprit alors que ces chats ne correspondaient à aucune race reconnue. Comme elle les trouvait magnifiques, elle décida de commencer un programme d’élevage. En outre, elle ne manqua pas d’en faire la promotion, notamment en présentant Thomas ainsi que certains des chatons dans différentes expositions félines de la région de New York au début des années 70.

 

En 1970, l’American Cat Association (ACA) accepta d’enregistrer Thomas, Shirley ainsi que leur progéniture, en les désignant sous le nom de Sable Foreign Longhair.

 

La première portée fut suivie par de nombreuses autres, si bien qu’en 7 ans seulement, la chatterie Neotype (le nom donné par Jennie Robinson à son élevage) permit à une soixantaine de chatons de voir le jour. D’autres éleveurs basés dans le Connecticut et à Long Island s’intéressèrent à cette nouvelle race et achetèrent quelques-uns des petits, qui furent à leur tour présentés dans des expositions.

 

Nombre de professionnels étaient persuadés que le Sable Foreign Longhair était un descendant du Burmese. Plus précisément, ils pensaient qu’il en était simplement la version à poil long. Cette confusion perdura pendant de nombreuses années et fut amplifiée par la suite.

 

En effet, au milieu des années 70, Jennie Robinson abandonna l’élevage du Sable Foreign Longhair. Elle vendit les chats qu’elle possédait encore à une éleveuse de Floride, Sigyn Lun, se lança à son tour dans un programme d’élevage.  Or, celle-ci élevait à la base des Burmese, ce qui contribua à entretenir la croyance voulant que le Sable Foreign Longhair était un Burmese à poil long.

 

Toujours est-il que lors de certaines expositions au cours desquelles ces chats furent présentés, des juges firent remarquer que leur nom était trop vague pour désigner une race. Sigyn Lun prit alors l’option de leur donner le nom de Tiffany en référence au théâtre éponyme de Los Angeles, symbole pour elle du luxe et du glamour. En effet, elle considérait ce chat comme incarnation même de l’élégance et de la grâce.

 

Toutefois, considérant que ce dernier était devenu trop rare, l’ACA cessa d’accepter son enregistrement.

 

En 1979, l’International Cat Association (la TICA) reconnut le Burmese et constitua un groupe réunissant ce dernier et le Tiffany, qui fut donc reconnu en même temps. Autrement dit, même un organisme félin de référence et d’envergure internationale était convaincu que le second était simplement un équivalent à poil long du premier.

 

Au début des années 80, Sygin Lun décida d’arrêter l’élevage du Tiffany, qui passa alors tout près de l’extinction. C’était sans compter sur une éleveuse canadienne à qui la race doit probablement son salut…

Un salut venant du Canada

La deuxième vie du Chantilly débuta au Canada, et plus précisément dans la province de l’Alberta, lorsqu’en 1973 une chatte de couleur chocolat et aux yeux dorés vint mettre bas dans une ferme. Elle donna naissance à une portée dont tous les petits étaient de couleur chocolat et ressemblaient au Tiffany. Cette ferme appartenait à une éleveuse, Tracy Oraas, qui décida de se lancer dans l’élevage de des chats après être tombée amoureuse de leur grâce et de leur beauté.

 

Avant de se lancer dans ce nouveau projet, et constatant elle aussi des ressemblances avec le Burmese, elle chercha à établir s’il y avait un quelconque lien, et prit notamment contact avec Jennie Robinson et Sygin Lun. Sur la base de ses investigations et des informations transmises par ces dernières, elle conclut que le Tiffany n’avait aucune relation avec le Burmese.

 

Elle s’associa avec un ami éleveur de Siamois, Jan de Regt, pour mettre sur pied un programme d’élevage. Ils décidèrent de croiser le Tiffany avec l’Angora, l’Havana Brown, le Somali ainsi que le Nebelung. En effet, compte tenu de la population très limitée de la race, ces mariages permettaient d’élargir le pool génétique et donc de la développer dans les meilleures conditions, en réduisant les risques que la consanguinité implique. Ils offrirent aussi la possibilité de diversifier le panel de couleurs de robe, puisque c’est grâce à eux que furent ajoutées les couleurs cannelle, fauve, lila et bleue.

 

Dès le début des années 80, d’autres éleveurs se joignirent au programme. Les échanges entre tous ces passionnés permirent au Chantilly de connaître au Canada une progression lente mais non moins réelle.

 

Toutefois, alors que les informations à son sujet semblaient enfin plus claires, puisqu’il n’était plus confondu avec le Burmese, il fut demandé en 1992 aux éleveurs canadiens d’opter pour un autre nom. En effet, l’appellation « Tiffanie » était utilisée en Grande-Bretagne pour nommer une nouvelle race en cours de développement. Même si l’orthographe n’était pas exactement la même, cela prêtait à confusion. Tracy Oraas fit le choix de renommer le Tiffany en Chantilly pour conserver l’idée d’élégance et de raffinement, tout en rappelant l’idée d’un pelage vaporeux.

 

Ce chat revint sur le devant de la scène aux États-Unis en 2001, lorsqu’une passionnée basée dans l’Illinois, Anne Davenport-Parini, fonda la chatterie Amorino. Hershey Nugget, un beau mâle chocolat, fut le père de la première génération de petits chatons. Là aussi, différents accouplements avec des représentants d’autres races furent indispensables. Il s’agit en l’occurrence du Havana Brown (pour sa belle couleur chocolat), du Somali (pour son poil plus fourni sur la culotte, la collerette et la queue), de l’Abyssin (à l’origine du Somali) et enfin du Nebelung (pour la longueur et la texture de son pelage).

 

En 2012, la chatterie fut entièrement détruite par un incendie. Un des chats qui survécut, Frosty, fut acheté par une éleveuse norvégienne de Nebelung, Norma Hubenbecker. Cette dernière chercha à mettre sur pied, elle aussi, un programme d’élevage du Chantilly, mais sa tentative se solda par un échec. En effet, Frosty ne fut le père que d’un seul petit, baptisé Acey. En 2015, Frosty disparut d’un cancer et l’éleveuse stérilisa Acey, mettant un terme à l’expérience.

 

De fait, il semble que le Chantilly ne soit pas vraiment né sous une bonne étoile : depuis ses débuts jusqu’à nos jours, son histoire est semée d’embûches et de confusion, ce qui inévitablement a fortement limité son essor.

 

Aujourd’hui, on compte moins d’une vingtaine d’éleveurs (concentrés au Canada et aux États-Unis) qui se consacrent à la race et donnent toute leur énergie pour essayer de la développer et la pérenniser.

La reconnaissance du Chantilly

Le Chantilly n’existe que depuis une cinquantaine d’années, et a bien du mal à être reconnu en comparaison d’autres races de chat récentes qui ont rapidement rencontré un certain succès.

 

Depuis 1967, début de son histoire, son parcours fut compliqué et parsemé d’écueils, ce qui ne facilita évidemment pas sa reconnaissance par les différentes instances officielles récalcitrantes. En plus des différents rebondissements, ces dernières constatèrent également les changements de noms successifs, ce qui n’arrangea évidemment pas les choses.

 

The International Cat Association (la TICA) lui accorda néanmoins sa reconnaissance en 1979, en même temps qu’elle le fit pour le Burmese : elle forma un groupe constitué de ces deux races, estimant que l’un était la version à poil long de l’autre. Cependant, constatant d’une part que ce n’était en fait pas le cas, et d’autre part que la population de Tiffany ne décollait pas vraiment, elle revint en 1992 sur la reconnaissance de ce dernier.

 

Deux ans plus tard, en 1994, la TICA l’accepta de nouveau, cette fois en tant que race distincte et sous le nom de Chantilly… avant que de raviser peu de temps après.

 

En 2000, nouveau changement : l’organisme reconnut cette année-là le Chantilly comme race expérimentale. Cela permettait à ses représentants d’être présentés lors des expositions organisées sous l’égide de l’organisme, sans pour autant être en compétition. Quelques années plus tard, la race subit un nouveau revers de fortune : alors que l’admission comme race expérimentale est généralement l’antichambre d’une reconnaissance pleine et entière, l’association cessa purement et simplement de reconnaître le Chantilly, faute d’un nombre suffisant d’individus.

 

De son côté, l’Association Féline Canadienne (AFC) accepta le Chantilly comme race expérimentale dès 1992, et lui octroya sa reconnaissance pleine et entière en 1996. Cependant, constatant elle aussi que sa population n’augmentait pas - et même au contraire qu’elle déclinait -, elle la rétrograda en 2011 au rang de race expérimentale.

 

Qu’ils soient internationaux ou nationaux, les autres organismes félins d’envergure comme la Fédération Internationale Féline (FIFé), la Cat Fanciers’ Association américaine (CFA), le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) britannique ou encore le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) ne reconnaissent pas le Chantilly.

 

Ainsi, plus d’un demi-siècle après la création de cette race, tout ou presque reste encore à faire en termes de reconnaissance.

Alors qu’il a commencé à être développé il y a plus d’un demi-siècle, force est de constater que le Chantilly n’a pas vraiment conquis le public, ni d’ailleurs les instances officielles. Son histoire chaotique et ses changements de nom successifs n’ont évidemment pas arrangé les choses.

 

Il existe quelques rares éleveurs aux États-Unis et au Canada, qui ont grandement contribué à éviter son extinction et qui tentent encore aujourd’hui de pérenniser la race. Ils ne sont guère plus d’une vingtaine, si bien que le nombre de naissances annuelles est des plus réduits.

 

Quant au reste du monde, et notamment à l’Europe, ce chat en est tout simplement quasi-absent.

Le Chantilly est de taille moyenne et de type médioligne semi-foreign.

 

Son corps est de forme rectangulaire et présente un dos plat qui se prolonge par une croupe arrondie. Sa musculature modérée repose sur une ossature dans la moyenne.

 

La queue a une longueur proportionnelle à celle du corps. Elle se rétrécit de la base vers la pointe et présente un pelage en plumets.

 

Les pattes sont de même longueur à l’avant et à l’arrière. Elles se terminent par des pieds de forme ovale.

 

La tête, de taille moyenne et aux contours harmonieux, repose sur un cou assez court et épais. Le crâne est arrondi et le front un peu aplati. Le profil présente un léger stop juste en dessous des yeux.

 

Les oreilles, bien espacées et de taille moyenne, s’inclinent légèrement vers l’extérieur et vers l’avant. Larges à la base, elles vont en s’amincissant et se terminent en arrondi à leur extrémité. Le standard de la race stipule qu’il est souhaitable qu’elles aient des poils à l’intérieur.

 

Les yeux sont bien espacés eux aussi, et de forme ovale. Leur couleur va du jaune foncé au doré, en passant par l’ambre. Dans tous les cas, il est préférable qu’elle soit la plus intense possible, et un anneau vert autour de la pupille est accepté. Par ailleurs, la ligne supérieure des cils est droite, tandis que la ligne inférieure est arrondie.

 

Quant aux joues, elles sont hautes et proéminentes.

 

Le nez est moyennement long, et se termine par un museau large, court et de forme carrée. Les coussinets des moustaches sont plats. L’ensemble domine des mâchoires larges et un menton qui n’est pas saillant.

 

Ce chat ne possède pas de sous-poil mais se distingue en revanche par son poil mi-long, soyeux, léger et très moelleux. C’est ce qui donne toute son élégance à cet animal, puisque sa robe fait penser à une crème chantilly aérée et vaporeuse.

 

Sa longueur doit être de 5 cm, mais peut être un peu plus importante tant que la texture reste légère et soyeuse. Dans tous les cas, ce n’est que vers l’âge de deux ans que ce chat possède son pelage définitif. Ce dernier apparaît d’abord sur la queue, puis ensuite sur le reste du corps. Le mâle a une collerette plus fournie et un pelage plus lourd que celui de la femelle. Quel que soit le sexe, les poils des pattes postérieures sont en forme de plume, formant comme un petit jupon habillant ces dernières.

 

À l’origine, le Chantilly apparut avec une robe brun chocolat, et c’est encore aujourd’hui celle qui est la plus appréciée. Les croisements avec l’Angora, l’Oriental, le Havana, le Nebelung ainsi que le Somali ont toutefois permis d’élargir la palette de couleurs. Ainsi, il existe également des Chantilly noirs, bleus, cannelle, fauve ou lilas. Les motifs de pelage sont aussi plus variés : il peut en effet être agouti, tacheté ou tabby.

 

Dans tous les cas, la couleur doit être brillante et profonde. Toutefois, des nuances tabby plus claires sur la gorge et le museau sont acceptées.

 

Enfin, il existe un certain dimorphisme sexuel chez cette race, puisque le mâle est à la fois plus grand et plus lourd que la femelle.

L’Association Féline Canadienne (AFC) est le seul organisme officiel qui reconnait le Chantilly - avec un statut de race expérimentale, d’ailleurs. Elle autorise les croisements avec les races suivantes :

Le Chantilly est un chat idéal pour une famille, car son caractère bien équilibré le rend adorable et facile à vivre.

 

Il est particulièrement attaché à la personne qu’il considère comme son maître. Dévoué et fidèle, il la suit partout et scrute ses moindres mouvements en toutes circonstances. Il sait aussi se montrer parfaitement placide, par exemple en se blottissant sur ses genoux ou contre elle des heures durant, ou en s’invitant dans son lit. Il apprécie les caresses et donne autant d’attention qu’il en reçoit, mais n’est clairement pas fait pour une personne qui ne veut pas d’un compagnon « pot de colle ».

 

S’il entretient une relation très forte avec son propriétaire, ce chat aime plus largement tous les humains de son foyer, et a besoin de leur compagnie pour être heureux. Cela en fait un excellent compagnon pour toute la famille, puisqu’il est du genre à nouer de bonnes relations avec chacun des membres de cette dernière. Il va ainsi volontiers jouer avec eux ou chercher des câlins.

 

Jouer est également une activité qu’il apprécie particulièrement, ce qui en fait un excellent partenaire de divertissement pour les enfants. Il faut simplement veiller à ce que ces derniers le traitent avec respect, comme du reste avec n’importe quel autre chat. En tout état de cause, pour le bien de chacun des deux protagonistes, un tout-petit ne doit jamais être laissé seul avec un chat, hors de toute surveillance par un adulte – cela vaut d’ailleurs quelle que soit la race de l’animal.

 

Très à l’aise au sein de son environnement familial, le Chantilly est en revanche nettement plus réservé envers les inconnus. Sans pour autant se montrer craintif, il préfère rester à l’écart lorsque des étrangers pénètrent dans son domaine. Un arbre à chat, indispensable pour tout petit félin, est en de telles occasions un lieu de repli idéal.

 

Le fait que ce chat adore la compagnie de ses humains va de pair avec celui qu’il supporte très mal la solitude. Il n’est clairement pas recommandé pour des maîtres souvent et longtemps absents. En effet, laissé seul des heures durant, il devient vite anxieux et mélancolique. Lui laisser des jouets ne peut remplacer la présence des personnes qui l’entourent habituellement et lui permettent d’être épanoui.

 

En revanche, lui faire partager son foyer avec un petit compagnon est une option intéressante. En effet, il cohabite en général facilement avec un autre chat, ravi qu’il est de partager des moments de jeu avec lui. Le faire vivre sous le même toit qu’un chien ne pose normalement pas plus de difficulté, a fortiori s’il s’agit d’une race de chien qui s’entend avec les chats. Néanmoins, dans un cas comme dans l’autre, il est toujours préférable que les deux intéressés soient mis en relation dès leur plus jeune âge : l’autre est alors considéré d’emblée comme un membre à part entière de la famille, et l’entente n’en est que meilleure. À défaut, il est préférable de mettre en place la cohabitation de manière graduelle, pour minimiser le risque de problèmes.

 

Le Chantilly peut aussi vivre dans la même maison que des oiseaux ou des petits rongeurs. En effet, il est calme, pacifique et dépourvu d’agressivité. Une certaine précaution reste néanmoins indispensable en cas d’absence : il faut alors mettre le petit animal en sécurité dans une pièce séparée ou dans une cage.

 

Par ailleurs, même s’il n’est pas du genre hyperactif, ce chat est très joueur et a besoin de ses petits moments de folie. Mettre à sa disposition divers jouets interactifs est un excellent moyen de lui permettre de satisfaire sa curiosité et de développer ses capacités. Pour autant, cela ne saurait dispenser de jouer avec son chat : il affectionne beaucoup d’interagir de la sorte avec les personnes qui l’entourent.

 

Dès lors que son besoin de se divertir est satisfait et qu’il dispose d’assez d’espace pour s’ébattre, le Chantilly peut vivre aussi bien en appartement que dans une maison avec jardin. Dans ce dernier cas, installer une chatière est fortement recommandé pour qu’il puisse aller et venir à sa guise.

 

Quoi qu’il en soit, il doit comme tout chat avoir à sa disposition un griffoir facilement accessible. En effet, faire ses griffes est un besoin impérieux auquel il lui est impossible de renoncer ; sans cet accessoire, il n’aurait d’autre choix que de se rabattre par exemple sur le mobilier ou les rideaux.

 

Enfin, le Chantilly est connu pour être un chat très bavard. Tout en suivant son maître toute la journée et en partageant ses activités, il n’hésite pas également à lui raconter sa vie et lui donner son avis sur tout et rien. Sa façon de communiquer demeure néanmoins agréable, puisque son miaulement est peu bruyant et comparable à un gazouillis.

Compte tenu du fait que la population de la race a toujours été très réduite, les connaissances sur la santé du Chantilly sont assez lacunaires. Il semble néanmoins jouir d’une santé robuste.

 

En outre, il est capable de s’adapter à tous les climats, et donc de vivre sous quasiment toutes les latitudes. Il convient simplement d’être attentif à ce qu’il ait toujours accès à de l’eau fraîche ainsi qu’à une zone d’ombre lors des périodes chaudes, et au contraire à un coin abrité et chaud lorsque le mercure est très bas.

 

Il est établi toutefois qu’il a une digestion délicate et est particulièrement sensible à la cellulose, qu’il décompose difficilement au cours de l’assimilation et digère mal. Il ne faut pas donc pas hésiter à faire appel au vétérinaire ou à un nutritionniste pour identifier les aliments les plus adaptés, et en tout cas éviter par exemple ceux qui sont à base de maïs, car ce dernier comporte une quantité importante de cellulose.

 

Il est important également qu’il reçoive toujours la même nourriture, y compris par exemple s’il est laissé en pension lors d’une absence de ses maîtres. En tout état de cause, plus encore qu’avec les autres races, un changement d’alimentation du chat (par exemple pour des raisons de santé) nécessite une transition alimentaire très progressive, de sorte que son système digestif soit en mesure de s’habituer petit à petit au nouvel aliment.

 

Par ailleurs, le Chantilly a une fâcheuse tendance à l’embonpoint, voire à l’obésité, en particulier s’il vit cantonné en intérieur et est donc moins à même de se dépenser. Ce problème n’est pas à prendre à la légère, car le surpoids peut à la fois aggraver des maladies déjà existantes et en causer de nouvelles.

 

Les oreilles du Chantilly nécessitent elles aussi une vigilance particulière. En effet, la présence de poils le rend moins en mesure de se nettoyer lui-même à cet endroit. Du cérumen et des saletés risquent donc de s’accumuler et entraîner des infections auriculaires (par exemple des otites).

 

Comme pour toute race, faire appel à un éleveur sérieux est le meilleur moyen d’adopter un chaton en bonne santé et bien dans ses pattes. En effet, un professionnel digne de ce nom ne ménage pas ses efforts pour sociabiliser les petits dès leur plus jeune âge et les faire grandir dans un environnement idéal. En tout état de cause, lors de la vente, il doit être en mesure de présenter un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que la liste des vaccins inoculés à l’animal, consignés dans le carnet de santé ou de vaccination de ce dernier.

 

Une fois l’adoption effectuée, c’est au nouveau maître qu’il revient de prendre soin de la santé de son petit compagnon, et ce aussi longtemps que ce dernier est en vie. L’amener chez le vétérinaire au moins une fois par an est une des règles d’or pour garder son chat en bonne santé. En effet, cela permet non seulement de faire administrer les éventuels rappels de vaccins qui s’imposent, mais aussi d’effectuer un bilan complet de la santé de l’animal, qui parfois permet de déceler un éventuel problème et d’y faire face dans les meilleures conditions. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à accroître la fréquence au fur et à mesure que le chat prend de l’âge.

 

Toujours dans le registre de la prévention, le propriétaire doit veiller à renouveler régulièrement les traitements antiparasitaires de son compagnon, afin que ce dernier soit continuellement protégé. Ceci vaut même dans le cas d’un individu qui n’a pas accès à l’extérieur : même si le risque est plus faible, il n’en reste pas moins exposé à certains parasites.

Le Chantilly ne possède pas de sous-poil et ne perd que peu de poils. En revanche, sa robe soyeuse et moelleuse s’emmêle facilement. La brosser tous les deux jours permet donc non seulement de retirer les poils morts, mais aussi d’éviter les nœuds et de lui permettre ainsi de garder toute sa prestance. Pendant ses périodes de mue, à l’automne et au printemps, il est même préférable d’opter pour une fréquence quotidienne.

 

Il est par ailleurs indispensable de contrôler ses oreilles une fois par semaine. En effet, les touffes de poils qu’il possède à l’entrée de ces dernières, fait qu’il a du mal à les nettoyer, et facilite donc l’accumulation de cérumen et de saleté. Passer un tissu humide permet de retirer les impuretés qui pourraient finir par s’infecter.

Il convient de profiter de cette séance hebdomadaire de toilettage pour vérifier ses yeux. S’ils sont sales, il est nécessaire de passer un chiffon humide dans leurs coins pour ôter les saletés et le préserver là aussi de possibles infections.

L’entretien des dents d’un chat est aussi très important, quelle que soit sa race. En effet, il permet d’éviter l’accumulation de plaque dentaire qui, en se transformant en tartre, peut générer des maladies plus ou moins graves. Il faut donc brosser les dents de son animal au minimum une fois par semaine, mais le faire quotidiennement est l’idéal. Quoi qu’il en soit, il est indispensable d’utiliser à chaque fois un dentifrice spécialement conçu pour la gent féline

Qu’il vive exclusivement à l’intérieur ou qu’il ait accès à l’extérieur, il est également essentiel d’inspecter ses griffes une fois par mois. Si l’usure naturelle n’est pas suffisante et qu’elles deviennent trop longues, il convient de les couper manuellement. En effet, on évite ainsi qu’elles ne le gênent, voire finissent par se casser et/ou le blesser. Il convient toutefois de souligner qu’entretenir les griffes de son chat ne dispense absolument pas de mettre un griffoir à sa disposition. Dans le cas contraire, il ne faut pas s’étonner de le voir se rabattre sur le mobilier ou les rideaux.

Entretenir le pelage, les oreilles, les yeux, les dents et les griffes du Chantilly ne demande pas des talents particuliers. Pour autant, il est judicieux d’apprendre auprès d’un toiletteur félin ou d’un vétérinaire la première fois, afin d’intégrer les bons gestes et de les pratiquer soi-même par la suite. Cela permet à la fois d’obtenir de meilleurs résultats et de réduire le risque de faire mal à l’animal, voire le blesser et le traumatiser.

À partir du moment où le maître s’y prend correctement et n’hésite pas à les agrémenter de caresses, les séances de toilettage du Chantilly ont toutes les chances de devenir des moments privilégiés entre les deux protagonistes. En effet, aimant la proximité de son propriétaire, ravi qu’on lui accorde de l’attention et encore plus qu’on le caresse, il a toutes les chances d’apprécier. Il est d’ailleurs courant qu’il le fasse savoir par des petits miaulements doux.

Comme tout chat, le Chantilly a besoin d’une alimentation correspondant à ses besoins nutritionnels, tant qualitativement que quantitativement. Pour cela, elle doit être adaptée notamment à son âge, son niveau d’activité physique et son état de santé.

 

Quoi qu’il en soit, sa tendance à l’embonpoint - et même à l’obésité – implique que sa ration alimentaire quotidienne doit être définie avec rigueur. En outre, contrairement à la plupart de ses congénères, il a du mal à s’auto-réguler : mieux vaut donc éviter de lui laisser libre accès à la nourriture, car il aurait de grandes chances de se goinfrer et de finir en quelques minutes sa ration de la journée entière. Des repas à heures fixes sont une solution nettement plus appropriée.

 

Les aliments pour chat industriels sont appropriés, dès lors s’ils sont de qualité. Le choix ne doit toutefois pas être effectué au hasard, car il a une digestion délicate. En particulier, il faut éviter les produits à base de maïs, car ils comportent beaucoup de cellulose : son organisme peine à assimiler cette substance. L’idéal est de se faire aider par un vétérinaire ou un spécialiste de la nutrition féline pour identifier ce qui est le plus adapté.

 

En tout état de cause, une fois un produit approprié trouvé, mieux vaut éviter d’en changer, à moins bien sûr que sa santé ne le justifie. C’est vrai pour tout chat, mais encore plus le cas pour lui dont le système digestif a plus de mal à s’adapter à un changement d’alimentation.

 

À moins d’avoir été scrupuleusement sélectionnée, la nourriture destinée aux humains n’est pas faite pour les chats : il y a peu de chances qu’elle corresponde à leurs besoins nutritionnels, et elle risquerait au contraire d’être source de carences ou au contraire d’excès. En outre, dans le cas du Chantilly, se pose également le problème de sa capacité à la digérer. Ainsi, lui donner des petits morceaux pendant le repas, des restes de table au terme de celui-ci ou le laisser fouiller dans les poubelles n’est pas un cadeau à lui faire pour le garder en bonne santé. Certains mets très appréciés des humains s’avèrent même être des aliments toxiques pour les chats.

 

Sa propension à l’obésité implique également qu’il convient de surveiller son poids en le pesant tous les mois. Si les mesures effectuées lors de plusieurs pesées successives indiquent qu’il se met à grossir, il est important de l’emmener chez le vétérinaire. En effet, seul un professionnel de santé est à même de diagnostiquer de manière fiable l’origine du problème : il peut s’agir certes d’un problème d’alimentation, mais aussi par exemple d’une maladie ou d’une réaction à un médicament.

 

Pour finir, comme tout chat, le Chantilly doit avoir continuellement à sa disposition de l’eau fraiche.

Le Chantilly est une des races de chat les plus rares du monde, et il est quasiment impossible d’en trouver en dehors des États-Unis ou du Canada. Même dans ces pays, il faut être prêt à attendre parfois de nombreux mois et/ou à parcourir de longues distances pour être en mesure d’adopter un chat de cette race.

 

Au Canada, les élevages se comptent sur les doigts d’une main, et vendent généralement leurs petits entre 500 et 800 dollars canadien.

 

Une solution peut consister à se tourner vers les États-Unis, où on compte un peu moins d’une dizaine d’éleveurs de la race. Le prix d’un chaton Chantilly s’y situe le plus souvent entre 300 et 600 dollars américains.

 

Dans le cas d’une adoption à l’étranger, il faut néanmoins avoir en tête que des frais de transport ainsi que des coûts administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat. Il est aussi nécessaire de bien connaître et respecter la législation relative à l’importation d’animaux.

 

Quel que soit le pays, le prix demandé dépend de la réputation de l’élevage, de la lignée dont l’animal descend et surtout de ses caractéristiques intrinsèques, en particulier physiques. C’est pour cette raison que le montant peut varier au sein d’une même portée.

Avis & conseils Chantilly

Soyez le(a) premier(ère) à donner votre avis sur cette race féline !

Vous connaissez bien les Chantilly, ou possédez vous-même un Chantilly ?
Que pensez-vous de cette race ? Avez-vous des conseils à partager ?

Votre nom / prénom :
Vous pouvez devenir membre pour ne plus devoir indiquer votre nom à chaque fois.
Votre adresse e-mail :
Vous pouvez devenir membre pour ne plus devoir indiquer votre e-mail à chaque fois.
Votre texte :
Sécurité :
Envoyer

Articles associés