Burmese Américain

Burmese Américain

Autres noms : Burmese Contemporain
Pays d'origine : Thaïlande

Caractéristiques du Burmese Américain

Espérance de vie
De 12 à 16 ans
Poids de la femelle
De 3 à 6 kilos
Poids du mâle
De 4 à 6 kilos
Taille de la femelle
De 25 à 30 cm
Taille du mâle
De 25 à 30 cm

Informations sur le Burmese Américain

HistoirePopularitéApparenceVariétésCaractèreSantéEntretienAlimentationPrix

La genèse du Burmese Américain

Les origines du Burmese sont très anciennes. La première trace écrite de son existence remonte au 14ème siècle : c’est en effet de cette époque que date le Tamra Maew, un manuscrit retrouvé à Ayutthaya, ancienne capitale du royaume de Siam (l’actuelle Thaïlande). Constitué de poésies et d’illustrations, ce « traité sur les chats » décrit entre autres un chat nommé Rajah, semblable au Burmese que l’on connaît aujourd’hui : une tête de forme ronde, un corps un peu trapu et un pelage chocolat. La légende dit qu’il faisait partie des 16 races de chats qui vivaient à l’époque auprès des moines bouddhistes et étaient considérées comme sacrées.

 

Aux Etats-Unis, on entendit parler du Burmese au début des années 1930, lorsqu’un médecin de la marine américaine en poste à Bangkok, Joseph Thompson, rapporta à San Francisco une chatte nommée Wong Mau. Il pensa d’abord qu’il s’agissait d’une Siamoise au pelage chocolat, dont les extrémités (oreilles, pattes et queue) ainsi que le visage étaient presque noirs. En tout cas, la beauté de ce chat le fascina : il décida d’une part de faire appel à Clyde Keeler, généticien à l’Université d’Harvard, pour étudier les caractéristiques génétiques de Wong Mau et savoir si un de ses ancêtres pouvait effectivement être un Siamois, et d’autre part de l’accoupler avec un Siamois seal point nommé Taï Mau.

 

Wong Mau donna ainsi naissance à des chatons qui étaient pour les uns de couleur beige, pour d’autres brun sable, et pour d’autres encore seal point.

 

Quant à l’étude, elle démontra que Wong Mau n’avait aucun lien avec le Siamois et qu’elle appartenait à une race à part.

 

Joseph Thompson prit alors la décision de mettre sur pied un programme sélectif d’élevage, aidé par d’autres éleveurs. Wong Mau fut ainsi croisée avec un des chats de sa première portée, et donna alors naissance à des petits dont le pelage était brun foncé. C’est cette portée qui est à l’origine du Burmese Américain que l’on connaît aujourd’hui.

 

Il fut reconnu dès 1936 par la Cat Fanciers’ Association (CFA), l’organisme félin de référence aux Etats-Unis. Cependant, comme les éleveurs continuèrent à croiser des Burmese Américains avec des Siamois, elle décida en 1947 de revenir sur sa décision, considérant que la race n’était pas assez pure. Elle exigea qu’il y ait trois générations de Burmese Américains sans aucun croisement avec le Siamois pour accepter de reconnaître à nouveau la race.

 

Ce revirement conduisit une bonne partie des éleveurs à se détourner de l’élevage du Burmese Américain. Toutefois, quelques-uns prirent le parti de relever le défi et se consacrèrent dès lors au développement de la race en stoppant les mariages avec les Siamois, afin que les deux races deviennent effectivement bien distinctes.

 

Le résultat fut concluant, si bien que la CFA octroya de nouveau sa reconnaissance au Burmese Américain dès 1954.

 

Un club de race fut créé cinq ans plus tard, en 1959 : le United Burmese Cat Fanciers (UBCF). Il mit au point un standard qui fut repris par la CFA dès cette année-là. Celui-ci est resté quasiment inchangé depuis, excepté l’acceptation de couleurs supplémentaires apparues au fur et à mesure des décennies d’élevage sélectif : lilas, champagne, platine et bleu.

 

Le Canada suivit le mouvement : à partir de la fin des années 70, des éleveurs locaux se lancèrent à leur tour dans le développement du Burmese Américain. L’Association Féline Canadienne (AFC) le reconnut à son tour, reprenant le standard qui avait été adopté par la CFA.

La genèse du Burmese Anglais

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Burmese fit également son entrée en Grande-Bretagne lorsque des soldats rentrant de Birmanie rapportèrent dans leurs bagages quelques spécimens de chats au pelage marron.

 

Certains éleveurs ayant eu connaissance de l’existence du Burmese Américain et du fait qu’il s’agissait bien d’un chat distinct du Siamois souhaitèrent se lancer eux aussi dans l’élevage de ces petits félins.

 

Toutefois, à la différence de leurs homologues d’outre-Atlantique, les éleveurs britanniques prirent le parti de développer un chat au corps plus élancé, à la tête triangulaire et au nez plus long ; c’est ainsi que naquit le Burmese Anglais, resté depuis bien distinct du Burmese Américain.

 

Son développement en Grande-Bretagne fut suivi de son expansion dans les autres pays d’Europe de l’Ouest. Il fut par exemple introduit en France dès 1956, et en Allemagne en 1970.

La controverse entre Burmese Américain et Burmese Anglais

Alors qu’au Canada les normes esthétiques présidant au développement du Burmese furent en tous points similaires à celles retenues aux Etats-Unis, il n’en alla pas du tout de même en Grande-Bretagne, et plus largement en Europe.

 

Ceci explique que les lignées nord-américaines et les lignées européennes divergent, au point qu’elles sont considérées comme relevant de deux races différentes.

 

Le Burmese Américain, aussi connu sous le nom de Burmese Contemporain, a un corps un peu trapu, une tête ronde ainsi qu’un nez assez court. Le Burmese Anglais, appelé aussi Burmese Traditionnel, possède pour sa part un corps plus longiligne, une tête plutôt triangulaire et un nez plus long.

 

Ces dissemblances divisent les éleveurs, mais aussi les organismes de référence. Par exemple, depuis 1980, le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) interdit les inscriptions de sujets provenant des Etats-Unis. Il entend ainsi préserver les lignées de Burmeses Traditionnels.

 

Les malformations de la tête qui touchent certains chatons Burmeses Américains nourrissent d’ailleurs la polémique. En effet, certains individus naissent par exemple avec deux nez ou une seule joue. Ils sont généralement mort-nés, mais si ce n’est pas le cas, une euthanasie est pratiquée juste après la naissance. Toutefois, par crainte de trop réduire le pool génétique de la race, ni la Cat Fanciers’ Association (CFA) américaine, ni l’Association Féline Canadienne (AFC), n’obligent les éleveurs à stériliser les parents des chatons concernés. La décision de le faire ou non est laissée à la libre appréciation de chacun.

 

Ces anomalies sont extrêmement rares chez le Burmese Anglais, même s’il n’est pas non plus totalement épargné.

 

Des études sont actuellement menées pour trouver l’origine de ces malformations, en particulier par Leslie Lyons, généticienne à l’Université de Médecine Vétérinaire de Colombia dans le Missouri (États-Unis). L’objectif ultime est de mettre au point un test permettant d’écarter des programmes d’élevage les individus porteurs de cette anomalie avant même qu’ils ne se reproduisent, pour éviter qu’ils ne la transmettent à leurs descendants.

 

Il est peu probable néanmoins que la polémique entre les éleveurs de Burmese Anglais et ceux de son pendant américain cesse dans un futur proche.

La reconnaissance du Burmese Américain

Développé aux Etats-Unis à partir du début des années 30, le Burmese fut reconnu dès 1936 par la Cat Fanciers’ Association (CFA), l’organisme félin de référence du pays.

 

Les nombreux croisements opérés avec des Siamois la conduisirent toutefois à faire marche arrière en 1947. En 1954, après que des éleveurs eurent donné naissance à trois générations successives sans le moindre mariage avec des Siamois, la CFA accepta à nouveau de considérer le Burmese comme une race à part entière.

Elle fut ensuite rejointe par l’Association Féline Canadienne (AFC), puisque la race prit également son envol dans le pays à la feuille d’érable à partir de la fin des années 70.

 

Basée aux Etats-Unis, The International Cat Association (TICA) octroya quant à elle sa reconnaissance au Burmese Américain en 1979. Elle le réunit avec le Bombay dans un même standard.

L’institution française de référence, le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) reconnaît également le Burmese Américain. Elle fait d’ailleurs partie des rares organismes qui le fait à la fois pour le Burmese Anglais et pour son cousin américain.
Par exemple, la Fédération Internationale Féline (FIFé) et la quarantaine d’organismes nationaux qui en sont membres (dont la Fédération Féline Helvétique et l’organisme belge Felis Belgica) ne reconnaissent que le Burmese Anglais.

Aux Etats-Unis, le Burmese Américain oscille depuis le début des années 2010 entre la 15ème et la 20ème place (sur environ 40) dans le classement des races établi par la Cat Fanciers’ Association (CFA) en fonction du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme.

Il semble davantage populaire au Canada, émargeant autour du 10ème rang dans les statistiques de l’Association Féline Canadienne (AFC), avec 50 à 100 chatons enregistrés chaque année.

En France, le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) reconnaît le Burmese Américain et le Burmese Anglais comme deux races distinctes et les comptabilise donc séparément.

En France, le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) reconnaît le Burmese Américain et le Burmese Anglais comme deux races distinctes et les comptabilise donc séparément. Les statistiques cumulées de naissances depuis le milieu des années 2000 le placent aux alentours de la 40ème position (sur environ 70), avec une moyenne de 40 chatons enregistrés chaque année auprès de l’organisme. Le Burmese Anglais le précède, puisqu’il est au 35ème rang, avec une moyenne plus proche de 50 naissances par an.

Le Burmese Américain est de type bréviligne (cobby) et de taille moyenne.

 

Son corps est un peu trapu et arbore une ossature ainsi qu’une musculature bien développées – c’est d’ailleurs ce qui explique que ce chat soit plus lourd qu’il ne le laisse paraître. Son poitrail est fort et arrondi, et le dos est droit de l’épaule à la croupe. Sa queue est droite et s’affine à son extrémité, pour se finir par une pointe arrondie.

 

Les pattes sont musclées et bien proportionnées par rapport à la taille du corps. Celles situées à l’arrière sont un peu plus longues que celles à l’avant. Toutes se terminent par des pieds ronds, qui comportent 5 orteils sur les pattes antérieures et 4 sur les postérieures.

 

La tête est ronde, avec un visage replet qui repose sur un cou bien développé. De profil, le front est incurvé, avec une cassure nette entre ce dernier et le nez. Les joues sont pleines et un peu proéminentes.

 

Les oreilles sont de taille moyenne, bien espacées et légèrement inclinées vers l’avant. Elles sont larges à leur base, et leur extrémité est arrondie.

 

Les yeux sont grands, ronds et bien écartés. Leur teinte va du jaune à l’or, qui est la couleur la plus recherchée.

 

La robe du Burmese Américain est courte, dense et brillante. Le sous-poil est presque inexistant, et le poil de couverture est fin et soyeux.

 

Les couleurs acceptées varient selon l’organisme.

 

Ainsi, la Cat Fanciers’Association (CFA) américaine ainsi que l’Association Féline Canadienne (AFC) acceptent quatre couleurs :

  • sable ;
  • champagne ;
  • bleu ;
  • platinium.


Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) ne permet qu’un seul patron, le sépia, et accepte également quatre couleurs :

  • zibeline ;
  • bleu ;
  • chocolat ;
  • lilas.

 

Dans tous les cas, les extrémités (oreilles, pattes et queue) ont une couleur très légèrement plus foncée que le reste du corps.

 

Par ailleurs, le dimorphisme sexuel n’est que très léger chez cette race : les mâles et les femelles ont un poids et un gabarit pratiquement identiques.

 

Enfin, il convient de souligner que le Burmese Américain partage de nombreuses caractéristiques physiques avec le Burmese Anglais, même si certaines l’en distinguent. Ce dernier a en effet une tête triangulaire, un visage plus anguleux, les yeux en amande, un nez un peu plus long et un corps plus élancé. Enfin, la palette de couleurs de sa robe est plus variée.

Taille & poids

Taille du mâle
De 25 à 30 cm
Taille de la femelle
De 25 à 30 cm
Poids du mâle
De 4 à 6 kilos
Poids de la femelle
De 3 à 6 kilos

La plupart des organismes interdisent les croisements avec d’autres races dans le cadre de l’élevage du Burmese Américain.

C’est la position adoptée notamment par The International Cat Association (la TICA) ainsi que l’Association Féline Canadienne (AFC).

En revanche, dans l’objectif d’élargir le pool génétique de la race, la Cat Fanciers’Association (CFA) américaine accepte les mariages avec :

  • le Tonkinois, mais seulement pour les petits nés jusqu’au 31 décembre 2021 ;
  • les individus importés d’Asie du Sud-Est, là aussi jusqu’au 31 décembre 2021 ;
  • le Bombay couleur sable, également jusqu’au 31 décembre 2021.

 

Le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) français quant à lui autorise seulement les accouplements du Burmese Américain seal sépia avec le Bombay.

Par ailleurs, le Burmese Américain est lui-même à l’origine de deux races :

  • le Bombay, fruit d’un croisement avec un American Shorthair effectué aux États-Unis dans les années 50 ;
  • le Mandalay, résultat d’accouplements avec des chats de gouttière survenus en Nouvelle-Zélande à partir des années 80.

Le Burmese Américain a globalement le même caractère que son alter ego le Burmese Anglais.

 

C’est un chat parfait pour vivre au sein d’une famille. Très sociable et démonstratif, il recherche la présence de l’Homme, et en particulier des personnes de son entourage immédiat, envers qui il se montre affectueux et cajoleur.

 

Joueur, il apprécie la compagnie des enfants ; non content de faire pour eux un excellent partenaire de divertissement (et inversement), il est particulièrement doux et accommodant avec eux. Cela dit, il ne faut pas pour autant perdre de vue qu’un enfant en bas âge ne doit jamais être laissé seul avec un chat, hors de toute surveillance par un adulte ; cela vaut d’ailleurs quelle que soit la race de l’animal. Il en va en effet de la sécurité des deux protagonistes, car on ne sait jamais ce qui peut se passer.

 

Si le Burmese Américain est un inconditionnel des câlineries et des moments d’affection, c’est parce qu’il a grandement besoin de reconnaissance. Pour qu’il soit bien dans sa tête et donc heureux, ses maîtres doivent donc lui consacrer beaucoup d’attention. C’est un choix idéal pour qui a le temps et l’envie de beaucoup interagir avec son chat, voire ne rechigne pas à avoir un compagnon un peu pot de colle. En effet, ce chat se plaît à trottiner dans les pas de ses maîtres et à les suivre où qu’ils aillent : dans la cuisine, il les observe avec curiosité ; dans le salon, il se love sur les genoux ; dans la chambre, il s’invite jusque dans leur lit… Et pendant tout ce temps, il ne se prive pas de miauler pour communiquer avec eux. Ses vocalises ne sont toutefois ni bruyantes, ni assourdissantes, sauf si sa demande d’affection n’est pas prise en compte ; le cas échéant, il sait se faire entendre jusqu’à obtenir gain de cause.

 

Sans surprise, le Burmese Américain supporte mal les absences prolongées de ses maîtres, ainsi que la solitude : il n’est pas fait pour des personnes qui passent le plus clair de leur temps hors de leur domicile. Sa proximité avec ses humains implique qu’il a tôt fait d’être angoissé et de manifester des troubles du comportement s’il s’en trouve éloigné trop longtemps : il peut alors se lécher de manière compulsive, miauler sans cesse, détruire des objets, devenir agressif… Pour éviter qu’il ne se mette ainsi dans tous ses états, il est utile même en cas d’absence relativement brève de laisser à sa disposition différents jeux, pour qu’il puisse s’amuser et passer le temps.

 

Un moyen efficace de l’aider à supporter l’éloignement de ses propriétaires est de lui faire partager son foyer avec un petit compagnon de jeu, qu’il s’agisse d’un congénère ou d’un chien compatible avec les chats. Cette cohabitation est d’autant plus facile que le Burmese Américain n’est pas belliqueux, et partage sans difficulté sa maison avec un autre animal. Elle se passe d’autant mieux que les deux comparses y sont habitués dès leur plus jeune âge. Si cela n’est pas possible, il reste néanmoins possible de leur faire faire connaissance de façon graduelle, pour que chacun ait le temps d’apprivoiser l’autre.
Le faire vivre sous le même toit qu’un petit rongeur ou qu’un oiseau est en revanche nettement moins envisageable, car son instinct de chasseur pourrait vite refaire surface et l’amener à considérer son petit compagnon comme une proie. Si malgré tout il doit coexister avec l’un deux, mieux vaut faire en sorte que le volatile ou le rongeur soit systématiquement dans sa cage, voire dans une pièce à part, pour éviter toute catastrophe.

 

Pas timoré pour deux sous, le Burmese Américain n’est pas du genre à se méfier excessivement si des inconnus pénètrent dans son domaine. Au contraire, dès lors qu’il se sent bien, il peut vite se montrer entreprenant et solliciter des interactions avec eux (caresses, jeux, etc.). Il n’en reste pas moins essentiel qu’il ait à sa disposition un arbre à chat : cela lui permet d’aller à tout moment s’y percher, que ce soit pour observer son environnement ou y dormir au calme.

 

Il faut dire qu’avec toute l’énergie qu’il dépense, il est normal qu’il ait parfois besoin de se reposer. En effet, ce chat se distingue par son dynamisme, et a grand besoin de gambader et de courir pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. Il peut vivre heureux dans un appartement, dès lors que celui-ci est suffisamment spacieux pour qu’il puisse se dépenser, mais l’idéal est qu’il habite une maison avec jardin. Le cas échéant, installer une chatière est vivement recommandé, pour qu’il soit en mesure d’accéder à l’extérieur quand bon lui semble. Une fois dehors, sa curiosité peut le conduire à s’aventurer au-delà de son domaine, par exemple pour suivre une proie. Il est néanmoins ravi de retrouver la sécurité et le confort de son foyer après sa petite escapade.

 

Promener son chat en laisse peut être une option à envisager dans certains cas : il s’en accommode généralement assez bien, surtout s’il y est habitué dès son plus jeune âge. C’est en particulier une piste intéressante pour permettre à un individu vivant en appartement d’explorer le monde extérieur.

 

Sa proximité avec ses maîtres, son intelligence ainsi que son côté joueur et malicieux autorisent aussi à lui apprendre des tours, comme par exemple rapporter un jouet. Mettre à sa disposition des jeux interactifs et autres puzzles pour chat est un autre excellent moyen de stimuler ses capacités intellectuelles et de l’occuper, que ce soit en présence ou en l’absence de ses maîtres.

 

Enfin, comme tous ses congénères, le Burmese Américain a un besoin irréfrénable de faire ses griffes. Même s’il dispose d’un accès libre à l’extérieur, il est primordial qu’il ait à sa disposition un griffoir. Dans le cas contraire, il ne faut pas s’étonner qu’il se rabatte sur le mobilier ou les rideaux pour assouvir cette pulsion.

Comme son cousin le Burmese Anglais, le Burmese Américain jouit dans l’ensemble d’une santé robuste.

 

En outre, il s’adapte à pratiquement tous les climats, sauf les plus froids, du fait de la faible densité de son sous-poil. Lorsque le mercure plonge, il est donc nécessaire de le tenir à l’abri des courants d’air et des basses températures.

 

Par ailleurs, sa bonne santé générale n’empêche pas que, comme n’importe quelle race, il est davantage sujet à certaines maladies :

 

  • la fibroélastose endocardique congénitale, qui se manifeste par un épaississement des parois musculaires du cœur et génère une insuffisance cardiaque. Le chat semble alors essoufflé en permanence, se fatigue vite et tousse. Le problème ne peut être réglé à la base, mais un traitement donné à vie permet au moins d’atténuer les symptômes et ce faisant d’améliorer grandement l’existence de l’animal ;

 

  • la cardiomyopathie dilatée, une dilatation du cœur qui provoque une réduction de la quantité de sang diffusé dans l’organisme. Elle engendre les symptômes identiques à ceux d’une insuffisance cardiaque, c’est-à-dire de l’épuisement, une perte de poids, des difficultés respiratoires, un manque d’appétit... La cause en est le plus souvent inconnue, et la maladie conduit généralement à la mort inéluctable de l’animal. Différents traitements médicamenteux permettent toutefois de repousser l’échéance de quelques mois, et même parfois de quelques années ;

 

  • la lipémie de l’humeur aqueuse de l’œil, qui ne concerne que les chatons. L’œil présente alors une apparence laiteuse. Cette affection n’est que temporaire et se règle d’elle-même ;

 

  • le dermoïde cornéen, malformation congénitale et héréditaire qui se manifeste par la présence de tissus cutanés sur la conjonctive ainsi que sur la cornée. Ces petits bouts de peau ont pour conséquences d’irriter la première et de fragiliser la seconde. Une opération s’avère alors indispensable ;

 

  • le syndrome de douleur orofaciale, une maladie très peu répandue dont l’origine peut être héréditaire. Le chat ne peut alors s’empêcher de se lécher et mastique de façon excessive, à tel point qu’il devient éprouvant pour lui de se nourrir. Il n’existe aucun traitement permettant de venir à bout de cette affection, mais il est possible d’en atténuer les effets grâce à des antalgiques ainsi que des antiépileptiques. Il est aussi parfois nécessaire de mettre une collerette au chat pour qu’il cesse de se lécher ;

 

  • la gingivite, qui est une inflammation de la muqueuse buccale causée par l’accumulation de tartre sur les dents. En plus de faire souffrir le petit félin, elle entraîne des difficultés à manger ou à se laver, et lui donne mauvaise haleine. Le vétérinaire doit alors procéder à un détartrage et à un polissage des dents, qui sont effectués sous anesthésie générale. Dans certains cas, il est aussi nécessaire de compléter ce traitement par des antibiotiques ou des anti-inflammatoires ;

 

  • le syndrome vestibulaire périphérique, qui est une anomalie congénitale de l’oreille interne. Il se traduit par différents symptômes : l’animal garde la tête penchée sur le côté, a des soucis de coordination motrice et des mouvements incontrôlés des yeux. Certains individus touchés souffrent également de surdité. Cette affection disparaît généralement lorsque le chaton grandit ;

 

  • la myopathie hypokaliémique, qui est due à un taux trop bas de potassium dans le sang. Elle apparaît généralement entre le deuxième et le dixième mois de vie et engendre une fatigue générale, des difficultés motrices ainsi que des douleurs musculaires. Donner à l’animal le potassium dont il manque et lui faire suivre un régime alimentaire adapté résout le problème, mais des rechutes sont possibles ;

 

  • le syndrome des côtes plates du chaton, qui est d’origine héréditaire et consiste en une malformation de la cage thoracique présente dès la naissance. La poitrine de l’animal est alors plate, voire légèrement enfoncée dans les cas les plus sérieux. Cette anomalie provoque des difficultés à respirer ainsi qu’une hyperventilation, avec à la clef une réduction du flux sanguin susceptible de causer des syncopes. Elle est parfois mortelle, mais les individus qui parviennent au terme de leur croissance en réchappent et arrivent à vivre avec ;

 

  • l’arthrose du coude, qui est une affection dégénérative, progressive et incurable. Elle cause une détérioration lente du cartilage du genou, qui de ce fait n’est plus en mesure de jouer son rôle d’amortisseur. Le chat a donc de plus en plus mal lorsqu’il se déplace ; pour éviter ces souffrances, il bouge donc de moins en moins, jusqu’à en devenir apathique. Il est toutefois possible de lui permettre de retrouver un certain bien-être grâce à des anti-douleurs et des anti-inflammatoires, qui présentent aussi l’avantage de ralentir la progression de la maladie ;

 

  • la queue pliée, une malformation qui correspond à une torsion de la queue au niveau du cartilage. Congénitale et héréditaire, cette anomalie n’est ni nocive, ni handicapante pour l’animal : la seule répercussion est esthétique ;

 

  • le diabète sucré, maladie endocrinienne qui est caractérisée par un taux de glucose (sucre) trop élevé dans le sang. L'animal présente une soif accrue, des urines importantes, et un appétit augmenté, tout en maigrissant. Un traitement à base de piqûres régulières insulines et une alimentation stricte sont généralement nécessaires pour faire disparaître les symptômes et dans certains cas guérir complètement ;

 

  • les réactions anaphylactiques (c’est-à-dire allergiques très fortes) aux substances utilisées pour une anesthésie. Avant toute opération chirurgicale, mieux vaut aborder le point avec le vétérinaire, pour s’assurer qu’il est au fait de cette particularité.

 

Par ailleurs, le Burmese Américain a une certaine propension à l’embonpoint, voire à l’obésité – a fortiori s’il n’a pas accès à l’extérieur pour se dépenser. Ce n’est pas un sujet à prendre à la légère, car l’obésité fait peser un risque sur la santé de l’animal : elle peut à la fois faire empirer des maladies déjà présentes et en causer de nouvelles.

 

Quoi qu’il en soit, au regard du nombre important de maladies héréditaires auxquelles la race est sujette, il est essentiel de se tourner vers un éleveur sérieux pour adopter un Burmese Américain. Un tel spécialiste a notamment à cœur de proposer des petits ayant toutes les chances d’être en bonne santé et de le rester ; pour ce faire, il n’hésite pas à faire effectuer des tests génétiques sur les reproducteurs envisagés, afin d’écarter systématiquement ceux qui sont affectés par une affection qu’ils risqueraient de transmettre à leurs petits. Il s’attache aussi à développer la sociabilité des chatons en leur offrant un cadre de vie qui leur permet de grandir en bonne santé, équilibrés, bien dans leurs pattes et dans leur tête. Enfin, au moment de la vente, il doit être en mesure de fournir un certificat établi par un vétérinaire attestant que le petit est en bonne santé, ainsi qu’un carnet de vaccination ou de santé dans lequel sont inscrits les différents vaccins inoculés à ce dernier.

 

Une fois l’adoption achevée, c’est le nouveau maître qui devient garant de la bonne santé de son petit compagnon, et ce tout au long de la vie de celui-ci. Il doit notamment veiller à l’amener chez le vétérinaire au minimum une fois par an, et même plus souvent encore lorsque le chat est âgé : c’est l’occasion d’un bilan de santé complet au cours duquel le spécialiste peut notamment identifier au plus tôt un éventuel problème, afin le cas échéant d’y faire front dans les meilleures conditions.

 

C’est aussi l’occasion de vérifier si l’animal est à jour de ses vaccins, et de faire effectuer les éventuels rappels nécessaires.
Il revient aussi au propriétaire de garantir à son compagnon une protection optimale contre les parasites tout au long de l’année. Même si celui-ci vit cantonné en intérieur, il n’est pas totalement à l’abri des parasites : vermifuger son chat à intervalles réguliers est donc nécessaire dans tous les cas de figure.

Espérance de vie

Espérance de vie
De 12 à 16 ans

Le pelage court, dense et soyeux du Burmese Américain ne nécessite pas un gros effort d’entretien : un brossage une fois par semaine suffit pour enlever les poils morts et lui permettre de conserver sa brillance. Une fréquence accrue s’impose pendant les mues, en automne et en hiver ; toutefois, comme le sous-poil est assez clairsemé, celles-ci demeurent peu importante. Même au cours de ces périodes, deux ou trois brossages par semaine suffisent pour garder son pelage sain, doux et chatoyant.

Le brossage hebdomadaire est l’occasion d’inspecter ses oreilles et de les nettoyer avec un tissu humide. Cela permet d’éliminer les impuretés, et de réduire grandement le risque d’infections.

Il faut en profiter également pour contrôler la propreté de ses yeux. S’ils sont sales, laver leur coin diminuer là aussi la probabilité d’une infection.

Il est aussi très important de brosser les dents de son chat au minimum une fois par semaine. Le faire tous les jours est l’idéal quelle que soit la race, et c’est d’autant plus vrai pour le Burmese Américain qu’il est prédisposé à la gingivite.  Ce faisant, on prévient l’accumulation de plaque dentaire qui, en se transformant en tartre, peut provoquer des affections plus ou moins sérieuses. Quelle que soit la fréquence retenue, il faut à chaque fois utiliser un dentifrice spécialement conçu pour la gent féline.

Enfin, il est indispensable de vérifier la longueur des griffes une fois par mois. Dès lors qu’il est en mesure de se dépenser au dehors, l’usure naturelle devrait être suffisante, mais il est bon de vérifier régulièrement ce qu’il en est, et de les couper manuellement si besoin est. En effet, des griffes trop longues peuvent se casser, l’incommoder ou même le blesser. En tout état de cause, qu’il bénéficie ou non d’un accès à l’extérieur, il est primordial qu’il ait en permanence un griffoir à disposition, car faire ses griffes est une nécessité impérieuse pour tout chat. À défaut, il n’hésite pas à se rabattre sur le mobilier.

Prendre en charge les soins du pelage, des oreilles, des yeux, des dents et des griffes du Burmese Américain ne demande pas de capacités spécifiques. Toutefois, il est bon de solliciter l’expertise d’un toiletteur félin professionnel la toute première fois, afin d’apprendre à ses côtés les bons gestes à effectuer. On évite ainsi tout risque de blesser l’animal, voire de le traumatiser.

Par ailleurs, il est essentiel que ce dernier soit accoutumé dès son plus jeune âge à ces différents soins : il s’y prête avec d’autant plus de facilité toute sa vie durant qu’ils font partie de son train-train habituel. Avec un peu de chance et de savoir-faire, les séances de toilettage peuvent même devenir des moments complices ponctués de câlins et de petites conversations entre les deux protagonistes, d’autant que le Burmese Américain adore communiquer par de petits miaulements et être écouté.

Comme n’importe quelle race de chat, le Burmese Américain a besoin d’une alimentation qui soit en adéquation avec ses besoins nutritionnels, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Cela suppose en particulier qu’elle soit adaptée à son âge, son niveau d’activité ainsi que son état de santé.

La question de la quantité peut aussi être cruciale. En effet, contrairement à nombre de ses congénères, le Burmese Américain n’est pas capable de s’auto-réguler. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant qu’il soit prédisposé à l’obésité. Par conséquent, mieux vaut ne pas lui laisser sa nourriture en libre-service, car il aurait tôt fait de se goinfrer : il est nettement plus sage de lui donner des repas à heures fixes, en veillant donc à fixer des quantités appropriées.

Soigneusement sélectionnée, la nourriture industrielle peut satisfaire à merveille ses besoins. En revanche, pour ce qui est de la nourriture destinée aux humains, c’est une toute autre histoire. Elle est certes alléchante pour ce chat un peu gourmand voire glouton, qui se fait un plaisir d’aider ses humains à finir leurs repas s’il y est invité. Mais ce n’est pas lui faire du bien que de lui en donner, même en petite quantité : au-delà du fait que certains mets très prisés des humains s’avèrent être des aliments toxiques pour les chats, il est très peu probable qu’elle corresponde à ses besoins nutritionnels. Il aurait donc des chances de souffrir à la fois de carences sur certains plans, et d’excès sur d’autres. Mieux vaut donc ne jamais lui donner l’habitude de quémander à table et/ou d’explorer les déchets.

Par ailleurs, sa tendance à l’embonpoint implique qu’il est important de contrôler son poids tous les mois. En cas de prise de poids qui se confirme voire s’aggrave au fur et à mesure des pesées, il est nécessaire de se tourner vers le vétérinaire. En effet, seul ce dernier est à même de trouver de manière certaine la source du problème (nourriture inadéquate ou donnée en trop grande quantité, effet secondaire d’un médicament, maladie…) et donc d’indiquer comment faire pour y remédier.

Comme tous ses congénères, le Burmese Américain doit toujours avoir à disposition de l’eau fraiche pour épancher sa soif.

En France, les éleveurs de Burmese Américain sont un peu moins d’une dizaine, et on en trouve également une poignée en Belgique. Le prix demandé pour adopter un chaton tourne généralement autour de 900 euros.

Il peut être plus difficile de s’en procurer au Canada, mais les éleveurs locaux proposent leurs petits aux alentours de 800 à 1000 dollars canadiens. Pour disposer d’un choix plus large et/ou éviter un délai d’attente trop important, une solution peut consister à se tourner vers les Etats-Unis : le prix d’un chaton Burmese Américain y est généralement de 1000 à 1500 dollars américains.

Quel que soit le pays, le montant demandé varie selon la réputation de l’élevage, la lignée de l’animal ainsi que ses caractéristiques intrinsèques, en particulier sur le plan physique. Ce dernier point explique les différences de prix qu’on constate parfois entre des individus d’une même portée.

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Avis & conseils Burmese Américain

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