Un Abyssin sur fond blanc

Abyssin

Autres noms : Chat lapin
Noms d'origine : Abyssinian ou Aby ou Bunny cat
Pays d'origine : Egypte & Éthiopie

Qualités du Abyssin

Tempérament du Abyssin

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Joueur
Peut rester seul
Sociable

Le Abyssin au quotidien

Mange peu
Miaule peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Abyssin

Poids de la femelle
De 3 à 5 kg
Poids du mâle
De 4 à 6 kg
Taille de la femelle
De 22 à 24 cm
Taille du mâle
De 23 à 25 cm

Le Abyssin : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chat
Pour personne peu disponible
Pour petit budget
Pour une personne âgée

Informations sur le Abyssin

HistoirePopularitéApparenceCaractèreFoyer idéalSantéReproductionEntretienAlimentationPrixDivers

Genèse

L’Abyssin est une race de chat très ancienne, dont l’origine est longtemps restée mystérieuse.
 
La théorie selon laquelle il serait apparu en Égypte demeura longtemps la plus répandue, car sa morphologie est très semblable à celle des chats sacrés représentés dans les tombeaux de l’Égypte ancienne. La découverte en 1890 d’un cimetière félin contenant environ 200.000 momies de chats ressemblant fortement à l’Abyssin actuel, vint renforcer cette théorie. On supposait ainsi qu’il aurait été le résultat du croisement entre le petit félin domestique et Felis Silvestris Lybica, un chat sauvage vivant dans les jungles à proximité des villes.

Une autre hypothèse, moins plausible toutefois, voulait que l’Abyssin soit originaire d’Abyssinie, région qui recouvre aujourd’hui le nord de l’Éthiopie, l’est du Soudan ainsi que le sud de l’Érythrée, et qui lui aurait donné son nom.

Cependant, les progrès de la science et en particulier de la génétique permirent récemment d’effectuer des tests génétiques pour tenter de savoir de manière certaine d’où vient l’Abyssin. Les résultats surprirent, puisqu’ils situent ses origines le long des côtes de l’océan Indien ainsi qu’en Asie du Sud-Est. En effet, ce petit félin présente une mutation particulière du gène tabby (celui qui est à l’origine du motif des chats tigrés) qui donne aux zones claires une coloration chaude de couleur orange-abricot. Cette caractéristique n’est pas présente chez les races de chats originaires d’Afrique de l’Est, mais on la trouve en revanche chez certains chats sauvages présents sur les rivages de l’océan Indien. Cela conduit à penser que l’Abyssin vient de cette région du globe.

Toutefois, il est pour l’heure impossible de savoir de quelle zone exacte de l’Asie du Sud-Est ou des côtes de l’océan Indien il est originaire.

Diffusion dans son pays d'origine

L’Abyssin doit probablement son nom au fait que le premier spécimen introduit en Europe provenait d’Abyssinie. Il en fut rapporté en 1868 par le maréchal Sir Robert Napier, un diplomate anglais qui y était alors en poste et baptisa son animal Zula.

 

Autrement dit, cette race possède vraisemblablement un nom qui ne correspond pas à la région dont elle est originaire. On suppose que sa présence en Abyssinie serait le fait de marins anglais ou hollandais du 17ème siècle, qui en auraient ramené des spécimens dans leurs navires en provenance de l’océan Indien.

 

En 1871 eut lieu à Londres, et plus précisément au Crystal Palace, la première exposition féline de l’histoire moderne. Zula fut de la partie, et très remarqué ; il obtient d’ailleurs la troisième place. L’Abyssin fut alors surnommé « bunny cat », du fait d’une part de la ressemblance de sa robe avec celle d’un lièvre, et d’autre part de ses grandes oreilles.

 

Des éleveurs britanniques tombés sous le charme de son élégance décidèrent alors de développer la race. Pour cela, ils effectuèrent entre autres des croisements avec le British Shorthair dans l’objectif d’harmoniser la race (tout particulièrement en termes de pelage et de silhouette), afin de pouvoir établir un standard. En effet, les premiers Abyssins étaient d’une grande diversité : les couleurs étaient hétéroclites, les gabarits hétérogènes, et certains individus possédaient des poils courts tandis que chez d’autres ils étaient longs. Un programme d’élevage rigoureux fut mis sur pied, en sélectionnant les individus ayant une allure svelte ainsi qu’une robe courte, douce, brillante et résiliente, présentant un motif ticked tabby ou silver ticked tabby. Ceux qui ne répondaient pas à ces différents critères étaient écartés de la reproduction.

 

Un premier standard de la race fut rédigé en 1889 par Harrison Weir, juge britannique en expositions félines. Il fallut toutefois attendre 30 ans de plus et l’année 1929 pour qu’elle soit reconnue officiellement par l’organisme de référence du pays, le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF).


Les États-Unis avaient pris de l’avance, puisque dès l’aube du 20ème siècle des passionnés commencèrent à faire venir des spécimens de Grande-Bretagne. C’est en 1909 que pour la première fois un d’entre eux fut présenté lors d'une exposition féline, et moins d’une décennie plus tard (plus précisément en 1917) la race fut reconnue par la Cat Fanciers’ Association (CFA), l’organisme local de référence.


Il fallut cependant attendre les années 30 pour que l’élevage d’Abyssins décolle réellement aux États-Unis. Ainsi, malgré la reconnaissance officielle de la race, le nombre de ses représentants resta dans un premier temps très limité.

 

L'Abyssin fut aussi exporté au Canada : l'Association Féline Canadienne (AFC) reconnut à son tour la race, et un certain nombre de professionnels des chats s'y intéressèrent et participèrent ainsi à son essor.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le nombre d’Abyssins baissa fortement, tout particulièrement en Europe. Par exemple, en Grande-Bretagne, il ne restait au terme des hostilités guère plus qu’une douzaine de spécimens. Les pays européens durent alors en importer depuis les États-Unis pour être en mesure de pérenniser leurs programmes d’élevage.

 

Leurs efforts permirent en 1949 la reconnaissance de la race par la Fédération Internationale Féline (FIFé), qui chapeaute les organismes nationaux d’une quarantaine de pays, dont ceux de la Belgique (Felis Belgica) et de la Suisse (Fédération Féline Helvétique). L’organisme français, le livre Officiel des Origines Félines (LOOF), n’est pas membre de la FIFé, mais il ne tarda pas à suivre le mouvement. En 1979, elle fut aussi reconnue par The International Cat Association (TICA) ainsi que par la World Cat Federation (WCF).


Au début des années 70, un grand nombre d’Abyssins de Grande-Bretagne furent victimes d’une épidémie de leucose, une maladie virale mortelle et incurable. Là encore, des importations depuis l’étranger (principalement la France et les États-Unis) permirent de rétablir un programme d’élevage solide, avec des reproducteurs sains et en nombre suffisant.

 

Ainsi, bien que les éleveurs européens eurent à affronter différents problèmes, ils parvinrent à développer la race au point qu’elle devint, comme aux États-Unis, l’une des plus appréciées.

En France

Le nombre d’Abyssins enregistrés chaque année auprès du LOOF (Livre Officiel des Origines Félines) est relativement stable depuis le début du 21ème siècle, et est de l’ordre de 250 à 300 par an.


Toutefois, dans le même temps, le nombre de petits félins enregistrés chaque année auprès de l’organisme a triplé. De ce fait, alors que l’Abyssin se situait au début des années 2000 autour de la dixième place au classement des races les plus populaires dans le pays, il évoluait à la fin des années 2010 entre la quinzième et la vingtième place.


Sachant que l’organisme reconnaît environ 75 races, il reste dans le premier tiers de celles qui sont le plus populaires, mais représente désormais moins d’1% des naissances de chats de race dans le pays.

En Belgique

L’Abyssin est assez discret en Belgique, au point que le nombre d’élevages de la race s’y compte sur les doigts d’une main.

En Suisse

Les statistiques de la FFH (Fédération Féline Helvétique) montrent que la popularité de l’Abyssin en Suisse fait montre d’une certaine stabilité depuis au moins les années 90. Le nombre d’individus enregistrés chaque année auprès de l’organisme oscille presque toujours entre 30 et 60, avec une moyenne de 45.


Si on cumule les chiffres des deux premières décennies du 21ème siècle, cela le place en 14ème position, sur un total d’une cinquantaine de races reconnues par l’organisme – soit quasiment la même que dans les années 90.

Au Canada

Au Canada, l’Abyssin naviguait entre la dixième et la quinzième place au classement de l’AFC (Association Féline Canadienne) en fonction du nombre de naissances annuelles en 2016 et 2017. Cependant, depuis 2018, il perd en notoriété et se retrouve à la vingt-deuxième position avec en moyenne 21 chatons par an.

Ailleurs dans le monde

En Grande-Bretagne, pays où la race prit son envol, le GCCF (Governing Council of the Cat Fancy britannique) recensait à la fin des années 90 plus de 400 naissances annuelles d’Abyssins, soit environ 1,3% du total toutes races confondues. Il se situait alors autour de la 15ème position parmi la trentaine de races reconnues par l’organisme.


Les chiffres sont depuis lors en baisse régulière. Ainsi, dans la deuxième moitié des années 2000, on ne comptait plus qu’autour de 300 naissances par an. Dix ans plus tard, elles étaient moins de 200, si bien que la race se rapproche progressivement de la 20ème place du classement.

 

L’Abyssin est donc plus populaire aux États-Unis que dans le pays qui permit sa diffusion, puisque les chiffres de la Cat Fanciers’ Association (CFA) montrent qu’il y figure dans le Top 10 des races les plus populaires dans le pays. Toutefois, il y a perdu un peu de terrain au cours des années 2010 : il parvenait à se hisser dans le Top 5 au début de la décennie, ce qui n’est plus le cas désormais.

L’Abyssin est de taille moyenne et se caractérise par un léger dimorphisme sexuel : le mâle est relativement plus grand que la femelle et pèse un peu plus lourd.

Taille & poids

Taille du mâle
De 23 à 25 cm
Taille de la femelle
De 22 à 24 cm
Poids du mâle
De 4 à 6 kg
Poids de la femelle
De 3 à 5 kg

Morphologie

Un jeune Abyssin couleur lièvre debout dans une maison

L’Abyssin est un chat de type médioligne (foreign).


Il présente une allure générale très élégante, harmonieuse et athlétique. Son corps svelte et longiligne possède une musculature bien développée que l’on peut facilement sentir au toucher.


Son dos est modérément arqué et ses flancs sont fins. Sa cage thoracique est légèrement arrondie.

Pattes

Son corps repose sur de longues pattes fines et très musclées qui lui confèrent une silhouette gracieuse. Par ailleurs, quand il se déplace, il donne l’impression de marcher sur la pointe des pieds. Ces derniers sont ovales et compacts.

Queue

La queue de l’Abyssin est assez longue et peut atteindre les épaules. Elle est épaisse à la base et va en s’effilant jusqu’à la pointe.

Tête

La tête d'un Abyssin

La tête de l’Abyssin repose sur un long cou élégant et a une forme de triangle. Toutefois, les contours sont arrondis et ne présentent que des lignes douces, que ce soit de face ou de profil.


Son crâne et son front sont très légèrement arrondis. Le profil montre une petite inclinaison concave entre le front et le nez.
Grandes et larges, les oreilles sont évasées à leur base et se terminent par une extrémité très peu pointue. Elles sont très légèrement penchées vers l’avant, et lui donnent ainsi l’air d’écouter attentivement. Les poils des oreilles sont ras, et l’idéal est qu’ils constituent un dessin en forme d’empreinte de pouce sur la face externe des oreilles. Ceci est davantage visible chez les spécimens à robe foncée.


Le museau présente des courbes douces.


Le menton, ni fuyant, ni en avant, est plein. Par ailleurs, des bajoues sont acceptées chez le mâle adulte.


Enfin, la truffe est ceinte d’une ligne colorée de la même teinte que la couleur de base du pelage. Les lèvres sont aussi pigmentées de cette même couleur.

Yeux

Les yeux de l’Abyssin sont de grande taille, en forme d’amande et bien espacés. Leur couleur va du jaune au noisette, en passant par le vert. Quelle que soit la teinte, elle doit être uniforme.


Par ailleurs, ils sont bordés d’une ligne de maquillage à la Cléopâtre, qui doit être de la couleur de la robe. Cette ligne est entourée d’une zone de couleur plus claire, elle-même coupée d’un trait plus foncé au-dessus de chaque œil. Ces détails mettent en valeur les yeux et les rendent très expressifs.

Pelage

Un Abyssin couleur lièvre assis sur un tapis

Le pelage de l’Abyssin est soyeux, brillant et doux au toucher. Il est aussi élastique : nommée « résilience », cette particularité signifie que lorsqu’on le caresse à rebrousse-poil, le poil revient très rapidement à sa position initiale.


Le poil de couverture doit être bien couché sur le corps et être court, mais avoir tout de même une longueur suffisante pour présenter quatre bandes alternées claires et foncées sur chaque poil. Par ailleurs, une ligne courant sur l’épine dorsale arbore un pelage légèrement plus long qui se raccourcit graduellement sur la tête, les flancs et les pattes.


L’Abyssin possède un sous-poil peu dense.

Couleurs de robe

Le LOOF (Livre Officiel des Origines félines) n’accepte que les motifs ticked tabby ainsi que silver ticked tabby, et toutes les couleurs sont admises. Quoi qu’il en soit, la teinte doit être brillante, intense et contrastée.


Une robe ticked tabby ne comporte que des poils agoutis, c’est-à-dire présentant une alternance de zones claires et foncées. Toutefois, ceux du ventre, de la poitrine, du cou, de l’intérieur des pattes et de la face interne de la queue ne doivent pas être tiquetés, mais plutôt avoir une pigmentation homogène. Les poils tiquetés doivent commencer par une bande claire et finir par une foncée, et ce de la peau vers l’extrémité.


Pour le silver ticked tabby, la zone claire du poil montre une nuance la plus argentée possible.


Dans un cas comme dans l’autre, une bande de couleur plus sombre est présente sur l’épine dorsale.


Le standard de la FIFé (Fédération Internationale Féline) stipule également que la robe de l’Abyssin doit présenter un motif tabby ou silver tabby. En revanche, seules quatre couleurs de base sont admises : lièvre, cannelle, bleu et fawn (beige-rosé).


Le CFA (Cat Fanciers' Association) et l’AFC (Association Féline Canadienne) sont sur la même longueur d’onde que la FiFé, et ne reconnaissent que quatre couleurs.

Standard de la race

Les standards de race sont des documents établis par les organismes officiels qui listent les conditions qu'un Abyssin doit respecter pour être pleinement reconnu comme appartenant à la race :

L’Abyssin est un chat vif, impétueux, mais aussi très affectueux qui mérite d’être connu.

Proximité avec ses maîtres

L’Abyssin est un animal très proche de l’Homme. Vivre avec une personne seule lui convient aussi bien que d’être au sein d’une famille, mais dans ce dernier cas, il a souvent une petite préférence pour un des humains de son foyer.


Dans tous les cas, il se montre extrêmement doux et attendrissant, mais demande beaucoup d’affection et aime être au centre de toutes les attentions.


En effet, il a besoin pour être heureux de passer du temps avec les êtres humains qui l’entourent. Ses maîtres doivent donc être suffisamment disponibles pour lui, que ce soit pour le câliner et le caresser ou pour jouer avec lui.


Cela dit, il ne leur en laisse pas forcément le choix. En effet, s’il n’obtient pas l’attention qu’il réclame, il rappelle à l’ordre ses protecteurs par des miaulements doux mais insistants. De la même façon, lorsqu’il a envie de jouer avec eux, il sait capter leur attention et est du genre à s’obstiner jusqu’à ce que le message soit bien passé et qu’il obtienne gain de cause.


Il apprécie aussi de se jucher sur leurs épaules : cela lui permet non seulement de profiter de leur présence, mais également d’être en hauteur pour surveiller son environnement.


Il faut dire qu’il est très curieux et très observateur, et c’est aussi ce qui explique qu’il aime suivre attentivement les moindres faits et gestes de ses maîtres. Il est d’ailleurs parfois capable de les imiter : il ne faut donc pas s’étonner par exemple de constater un jour qu’il a ouvert une porte de placard et y a fait des petites trouvailles.

Capacité à supporter la solitude

Un Abyssin allongé sur un arbre à chat

L’Abyssin est un chat très attaché aux personnes qui l’entourent. Il peut même être pot de colle et dépendant d’elles. Cependant, s’il est habitué dès son plus jeune âge aux absences de ses maîtres, cela évite qu’il devienne trop attaché à eux. Il garde ainsi des moments pendant lesquels il apprécie son indépendance et peut jouer seul.


Dans le cas contraire, il ne peut supporter la solitude pendant de longues heures. Le chat peut ressentir un mal-être important qui peut provoquer des crises d’angoisses, des comportements destructeurs ou même parfois des mutilations (comme s’arracher les poils). En revanche, s’il est en compagnie d’un de ses congénères ou d’un chien, il ressent moins ce sentiment de séparation temporaire.

Entente avec les enfants

L’Abyssin est très joueur, et aime la compagnie des enfants : il est généralement ravi de s’amuser avec eux pendant des heures, et sait faire montre de tolérance à leur égard s’ils le malmènent un peu.


En outre, son intelligence le rend capable d’apprendre facilement différents tours : cela permet par exemple de lui demander de rapporter des petits objets, à la manière d’un chien.


Cependant, comme avec n’importe quelle autre race de chat, il faut rester prudent et ne jamais laisser un enfant en bas âge avec lui, hors de toute surveillance par un adulte. Il en va de la sécurité des deux protagonistes.


Par ailleurs, il est essentiel d’apprendre dès que possible aux enfants à respecter le chat de la famille et comment se comporter de manière appropriée avec lui.

Entente avec les personnes inconnues

L’Abyssin est dans un premier temps assez méfiant avec les inconnus qui entrent dans sa maison. Cependant, sa grande curiosité finit tôt ou tard par reprendre le dessus, et l’amène à s’intéresser à eux.


Il ne sert donc à rien de vouloir forcer les choses : mieux vaut lui laisser le temps de venir de lui-même satisfaire sa curiosité. À partir du moment où il se sent à l’aise avec les nouveaux-venus, il s’approche généralement rapidement. Cela suppose notamment que ces derniers ne se montrent pas insistants à son égard : par exemple, si un invité cherche à forcer la prise de contact, il reste bien plus en retrait, voire décide de se cacher jusqu’au départ de cette personne.


En tout cas, un arbre à chat est d’une grande utilité dans ce genre de situations, car il peut s’y réfugier et toiser avec calme son environnement et les nouvelles têtes.

Besoin d'exercice

Abyssin jouant avec les guirlandes de Noël

Extrêmement dynamique et athlétique, l’Abyssin n’est pas du genre à rester au chaud sur le canapé toute la journée : il a un important besoin d’activité physique et de stimulation mentale. Il a certes des moments de repos, mais est vif et alerte une bonne partie de la journée.


Il adore particulièrement grimper et atteindre le point le plus haut de l’endroit où il se trouve, pour ensuite être installé en hauteur.


Il est aussi très curieux et intelligent, si bien que tout ce qui suscite son intérêt devient vite source de bêtises ou de jeux. Si c’est avec ses maîtres, c’est même encore mieux : ces derniers doivent donc être prêts à consacrer suffisamment de temps et d’énergie à cette petite tornade pour lui permettre de se divertir et se dépenser.


Compte tenu de son niveau d’activité, avoir accès à tout moment à un jardin est un vrai plus pour un Abyssin. Il s’y donne d’autant plus à cœur joie qu’il est très agile.


Cette agilité peut aussi s’exprimer quand ce petit clown fait des pitreries ou des cascades inattendues, souvent afin d’attirer l’attention – en particulier lorsqu’il souhaite qu’on joue avec lui.


Mieux vaut alors satisfaire son besoin de se dépenser, car un Abyssin qui n’est pas suffisamment stimulé risque fort de trouver d’autres moyens de dépenser sa grande énergie –au détriment par exemple du mobilier, des rideaux ou de quelque objet qui viendrait à passer sous ses pattes.

Activités recommandées

Un Abyssin suspendu dans un hamac pour chat

Au moins aussi actif qu’intelligent, l’Abyssin a besoin d’être très souvent stimulé autant physiquement qu’intellectuellement.


Investir dans des jouets interactifs est un bon moyen de solliciter ses aptitudes naturelles et de les développer. Très curieux, il se prend facilement au jeu et s’intéresse à tout ce qui lui est proposé. En outre, comme il est aussi très intelligent, il est tout à fait capable d’apprendre différents tours. Dans tous les cas, il apprécie de passer du temps à jouer avec sa famille, adultes comme enfants. D’ailleurs, si ses humains ne prennent pas suffisamment en compte ce besoin, il sait les rappeler à l’ordre en attirant leur attention jusqu’à obtenir ce qu’il veut.


Il doit aussi pouvoir courir, et surtout grimper. S’il a accès à un jardin avec des arbres, il adore monter dans ces derniers et s’y positionner en hauteur. Il est judicieux dans tous les cas d’investir dans un arbre à chat très haut (1,70 mètre ou plus), pour qu’il ait à l’intérieur de la maison un perchoir digne de ce nom. Pour autant, cela ne l’empêche pas forcément de se placer aussi en hauteur sur un meuble de temps à autres.


Sa curiosité s’accompagne par ailleurs d’un grand intérêt pour ses humains et d’une grande propension à les observer, voire les imiter. Cela en fait un parfait élève pour qui souhaite apprendre des tours à son chat.


Enfin, une autre des caractéristiques de l’Abyssin est qu’il aime faire trempette. Il faut dire en effet que sa musculature et sa souplesse en font un très bon nageur. Si un plan d’eau est accessible, il n’hésite donc pas à s’immerger.

Risque de fugue

L’Abyssin est extrêmement curieux et dynamique. Quand il est à l’extérieur, il n’a aucune appréhension à s’éloigner de son territoire pour aller explorer de nouveaux lieux ou poursuivre une proie. Toutefois, comme il est très attaché à ses maîtres dès lors qu’ils s’occupent bien de lui, il ne se fait généralement pas prier pour revenir dans le nid douillet que représente son foyer : la probabilité qu’il fugue demeure donc faible.


Cela dit, pour plus de sérénité, il ne faut pas hésiter à investir dans un collier connecté afin de savoir à tout moment où il se trouve, voire être alerté s’il s’aventure un peu trop loin.

Niveau sonore

L’Abyssin n’est pas particulièrement bruyant. Toutefois, si ses différents besoins ne sont pas pleinement satisfaits, par exemple parce que ses maîtres ne lui accordent pas autant d’attention qu’il le voudrait, il sait se manifester vocalement. Son miaulement est assez mélodieux et plutôt discret, mais il est difficile de l’ignorer dès lors qu’il a décidé de se montrer très insistant.

Adaptation au changement

Un Abyssin allongé sur un arbre à chat

L’Abyssin s’adapte facilement à un changement de lieu de vie. Par exemple, il n’a pas de grande difficulté à supporter un déménagement, dès lors qu’il reste entouré de sa famille et reçoit de la tendresse et des câlins. Il fait le tour de la nouvelle maison et en prend rapidement possession. L’essentiel pour lui est de rester avec ses maîtres.


Cela implique en revanche que s'il doit être séparé durablement de ces derniers et changer de propriétaire, la situation est beaucoup plus compliquée. Il est alors primordial de lui laisser du temps et de ne pas le brusquer pendant qu’il se construit de nouveaux repères avec une autre famille et dans un nouveau lieu de vie. Par exemple, il peut alors choisir de faire le tour du propriétaire la nuit, lorsque tout le monde dort ; quoi qu’il arrive, lui laisser la liberté de faire à sa façon et à son rythme évite qu’il ne soit exagérément craintif, se cache ou devienne agressif.


Dans le cas où il est pris en charge par une personne (membre ou non de la famille) qu’il connaît déjà, celle-ci est alors sa seule référence. Il a donc tendance à plus facilement se lier avec elle qu’avec les autres humains du nouveau foyer, même si cela reste peu évident.


Dans tous les cas, compte tenu de son attachement à ses propriétaires, en changer est pour lui une situation traumatisante, à laquelle il ne peut s’adapter qu’avec du temps et de la patience. Une fois qu’il commence à se lier à ses nouveaux protecteurs, il a besoin de beaucoup d’affection pour consolider cette relation naissante.

Entente avec les autres chats

L’Abyssin n’a normalement pas de difficulté particulière à partager son foyer avec un congénère, à partir du moment où les deux protagonistes ont été bien socialisés et mis en contact dès leur plus jeune âge. Il trouve en lui un partenaire de jeu et parfois même de sieste, ainsi que de la compagnie qui l’aide à beaucoup mieux supporter les absences de ses maîtres.


Dans le cas de l’arrivée d’un nouveau chat dans le foyer alors qu’il est déjà adulte, il est nécessaire de procéder graduellement afin de respecter le temps d’adaptation nécessaire à chacun. Il faut donc éviter de brusquer l’un ou l’autre, mais bien plutôt les laisser chacun trouver leur place et s'habituer à la cohabitation.

Entente avec les chiens

L’Abyssin est parfaitement capable de partager son foyer avec un représentant de la gent canine, dès lors qu’il s’agit d’un chien compatible avec les chats. Celui-ci est un compagnon de jeu potentiel, ce qui ne peut que le ravir.


Plus les deux compères ont bénéficié d’une socialisation de qualité et plus la cohabitation est mise en place tôt, mieux les choses se passent.


La situation peut être un peu plus compliquée dans le cas où un chien inconnu s’invite sur son territoire, amené par exemple par des amis de la famille. Comme avec des humains qu’il ne connaît pas, son premier réflexe est alors en général de se réfugier dans un endroit protégé (par exemple le sommet de son arbre à chat), le temps d’évaluer la situation. Si l’intrus est calme, l’Abyssin reprend tranquillement ses habitudes, tout en l’évitant soigneusement. En revanche, dans le cas où le chien se met à aboyer, il se cache jusqu’au départ de ce dernier.


Quant aux représentants de la gent canine qu’il serait amené à rencontrer lors de ses pérégrinations, il se dépêche alors de s’enfuir et de grimper pour se mettre à l’abri.

Entente avec les autres espèces

L’Abyssin est connu pour bien s’entendre avec les furets ainsi que les grands perroquets. Il faut cependant toujours rester vigilant, car son instinct de chasseur demeure développé et peut toujours se réveiller.


C’est d’ailleurs ce dernier qui fait qu’une cohabitation avec un petit rongeur, un oiseau ou tout autre petit animal serait des plus hasardeuses. Si cela doit malgré tout se produire, il est préférable que celui-ci soit en sécurité dans une cage, ou mieux encore dans une pièce qui lui est réservée.


Quant à ceux qu’il viendrait à croiser au gré de ses pérégrinations dans le jardin ou ailleurs, il est le plus souvent bien déterminé à les attraper et à leur réserver un sort peu enviable.

Socialisation

Comme pour n’importe quelle race, la socialisation du chaton Abyssin est une étape déterminante de sa croissance, afin qu’il devienne un adulte sociable, équilibré et heureux.


En effet, s’il n’a pas été correctement socialisé, il risque de développer toutes sortes de mauvais comportements à l’âge adulte – à commencer par une agressivité ou au contraire une peur excessive de tout ce qui lui est inconnu.


Le travail de socialisation doit commencer dès ses premières semaines de vie, c’est-à-dire chez l’éleveur, et être ensuite poursuivi par ses maîtres une fois qu’il a rejoint son nouveau foyer. Il suppose de le mettre au contact de toutes sortes de personnes et d’animaux, afin qu’il s’habitue à accepter leur présence et à interagir sans crainte avec eux. Il faut aussi le confronter à différents stimuli (bruits, odeurs…) et différentes situations dans divers endroits, afin qu’il apprenne à rester calme même quand quelque chose est nouveau pour lui.

En appartement ?

Malgré son besoin d’exercice élevé, l’Abyssin peut vivre en appartement pour peu que celui-ci soit suffisamment spacieux pour qu’il puisse y courir et se dépenser.

Dans le jardin ?

Un bel Abyssin allongé dans un champ de fleurs violettes

Même si l’Abyssin est compatible avec la vie en appartement, l’idéal pour lui est d’avoir accès à un jardin dans lequel il peut s’en donner à cœur joie : courir, grimper aux arbres, etc.


Par contre, s’il en a la possibilité, il a tôt fait d’explorer des territoires extérieurs à son domaine, que ce soit pour suivre une proie ou simplement pour satisfaire son insatiable curiosité. Certes, il est très attaché à ses maîtres et revient donc toujours chez lui après ses escapades. Néanmoins, que l’on habite en ville ou à la campagne, il est possible que les environs immédiats du domicile comportent d’importantes sources de danger. Le cas échéant, mieux vaut donc se montrer prudent, pour éviter les accidents.


Par ailleurs, même s’il ne craint pas particulièrement le froid, son sous-poil peu dense ne le protège que peu des températures très basses. Par conséquent, lorsque le temps est glacial, mieux vaut éviter de le laisser trop longtemps dehors - en particulier aux heures les plus froides de la journée.

Comme premier chat ?

Intelligent, affectueux et très interactif, l’Abyssin est parfaitement adapté à des maîtres débutants, dès lors que ces derniers lui consacrent suffisamment de temps et d’énergie pour s’occuper de lui, jouer, le câliner et lui montrer tout l’intérêt qu’ils lui portent. Il fait d’ailleurs un compagnon parfait pour les plus jeunes, et il a toute sa place dans un foyer avec des enfants.


Il est d’autant plus facile à prendre en main qu’il n’a pas de besoin d’entretien spécifique, en dehors des soins basiques qu’il convient de prodiguer à n’importe quel chat. Sa santé robuste est également un atout, puisqu’on a peu de chances d’être confronté à de graves maladies en optant pour un représentant de cette race.

Pour une personne peu disponible ?

L’Abyssin est très proche de son maître et a besoin que ce dernier lui accorde de l’attention et du temps, notamment pour jouer de longs moments avec lui.


En outre, il ne supporte pas la solitude, même si la présence d’un petit compagnon de jeu (un chien ou un autre chat) peut l’aider à ne pas s’ennuyer quand il est laissé seul.


Par conséquent, l’Abyssin n’est pas fait pour une personne trop souvent et trop longtemps absente, ou trop peu disponible quand elle est à la maison. Il a besoin d’une relation forte avec son protecteur pour être bien dans ses pattes et dans sa tête.

Pour une personne âgée ?

Un Abyssin assis sur un tapis

L’Abyssin adore les câlins et les caresses, mais il ne s’en contente pas : il faut aussi que son maître s’investisse au quotidien pour jouer avec lui et le stimuler mentalement, au risque qu’il s’ennuie. Le cas échéant, il risquerait de développer toutes sortes de comportements préjudiciables non seulement pour lui-même, mais aussi pour son propriétaire : apathie, destructions, agressivité…


Son dynamisme et son besoin d’activité élevé font qu’il n’est pas recommandé pour une personne très âgée. En revanche, il a de grandes chances d’être parfaitement épanoui aux côtés de jeunes retraités en pleine forme et capables de lui consacrer beaucoup de temps.

Pour une personne allergique ?

L’allergie aux chats est causée par différentes protéines (en particulier la FEL d 1) qui se trouvent dans la salive, le sébum, l’urine, la transpiration et certaines cellules de la peau. Tous les petits félins en produisent, et sont donc potentiellement allergisants pour un futur maître sensible à ces protéines.


Cela étant, certaines races le sont sensiblement moins que d’autres, et l’Abyssin en fait partie. En effet, des études ont montré qu’il produit moins de protéines FEL d 1 que de nombreuses races. En outre, il perd peu ses poils, ceux-là même sur lesquels tout chat dépose des allergènes lorsqu’il fait sa toilette et qui ensuite se retrouvent dans toute la maison.


Pour autant, une personne sujette aux allergies ne saurait se dispenser de passer un peu de temps avec le chat dont elle envisage l'adoption, afin de voir comment son organisme réagit. Cela peut permettre de déceler rapidement un éventuel problème, même si ce n’est pas une garantie totale : une réaction allergique peut mettre longtemps avant d’apparaître.

Pour un petit budget ?

L’Abyssin est un chat assez onéreux à l’achat.


En outre, le fait qu’il soit très actif implique qu’il mange un peu plus que la majorité de ses congénères et qu’il a besoin d’une nourriture riche en protéines. Les dépenses à prévoir pour son alimentation sont donc un peu plus élevées que pour la plupart des autres chats.


Par conséquent, même si son entretien est économique et qu’il jouit normalement d’une bonne santé, il n’est pas vraiment recommandé pour une personne au budget très serré.


Il convient d’ailleurs de se méfier des généralités au niveau de la santé, car aucun petit félin n’est à l’abri d’une maladie grave ou d’un accident aux lourdes conséquences, susceptibles d’engendrer d’importantes dépenses. Contracter une assurance santé pour son chat est un moyen judicieux de réduire ce risque et d’éviter de se retrouver dans une situation financière compliquée – voire intenable – en cas de problème.

L’espérance de vie de l’Abyssin est dans la moyenne par rapport aux autres races, et il traverse généralement l’existence en bonne santé.

Résistance au froid et à la chaleur

Un Abyssin qui marche dans la neige

Le sous-poil de l’Abyssin est peu dense, ce qui explique qu’il a du mal à supporter les fortes chaleurs et le froid extrême.


Il est donc fait pour vivre sous des climats tempérés, où les températures restent relativement douces.

Maladies

À l’instar de toutes les races, l’Abyssin est davantage sujet à certaines maladies :

 

  • le déficit en pyruvate kinase (PKDef), une maladie génétique héréditaire qui se traduit par l’absence de l’enzyme éponyme. Ceci entraîne une destruction des globules rouges et une anémie plus ou moins grave. Dans la plupart des cas, le chat arrive à compenser biologiquement cette dernière. Il existe un test permettant d’identifier un individu porteur, afin de l’écarter de la reproduction ;

 

  • l’isoérythrolyse néonatale féline (INF), qui touche les chatons et correspond à une incompatibilité entre leur groupe sanguin et celui de leur mère. Elle entraîne la destruction des globules rouges du petit, et l’issue est souvent fatale. Cette maladie peut toutefois être évitée en effectuant une sélection stricte des reproducteurs en fonction de leur groupe sanguin ;

 

  • l’amylose rénale, une maladie héréditaire causée par une mauvaise décomposition d’une protéine (l’amyloïde) par le corps. Celle-ci se dépose alors dans un ou plusieurs organes, en particulier les reins et le foie. Cette affection peut également provoquer une mauvaise haleine, une gingivite, et même une insuffisance rénale incurable dans les cas les plus graves ;

 

  • l’atrophie progressive de la rétine (APR), une affection héréditaire qui se traduit par une dégénérescence de la rétine. Elle n’est pas douloureuse, mais très handicapante, puisqu’elle dégrade fortement sa vue jusqu’à le rendre complètement aveugle. Elle eut parfois une prévalence très élevée au sein de la population de la race : par exemple, en 1980, 45 % des Abyssins de Suède étaient atteints. Depuis, un test ADN permet d’écarter des programmes d’élevage les reproducteurs porteurs. Il peut être aussi effectué sur un chaton, si ses parents n’ont pas été testés en amont ;

 

  • l’hyperesthésie, un syndrome rare qui se traduit par des crises intermittentes ou régulières qui peuvent être assez impressionnantes : pupilles dilatées, léchage effréné de certaines zones, spasmes de la peau, agressivité… Cette maladie est compliquée à identifier, et les traitements difficiles à mettre en place ;

 

  • la luxation de la rotule, qui résulte généralement d’une malformation congénitale. Cette anomalie peut ne pas gêner l’animal tout au long de sa vie. Cependant, comme elle fragilise la rotule, cette dernière peut sortir de son emplacement lors d’un choc. Cela entraîne généralement une boiterie, qui peut parfois être corrigée par une simple manipulation d'un vétérinaire. En revanche, dans les cas les plus graves, la luxation de la rotule provoque un affaissement des membres postérieurs, et une opération chirurgicale est nécessaire ;

 

  • la gingivite, une inflammation des gencives causée par une accumulation de tartre sur les dents. Si elle n’est pas traitée, ce qui se fait via un détartrage et un polissage des dents, elle risque d’entraîner des maladies parfois graves.

Risque d'obésité

L’Abyssin est un athlète et se dépense beaucoup. Il est donc peu susceptible de développer de l’embonpoint, du moins tant qu’il est effectivement en mesure d’être suffisamment actif.

Adoption en bonne santé

Comme pour n’importe quelle race, il est important de passer par un éleveur sérieux pour maximiser les chances d’adopter un chaton Abyssin en bonne santé et qui le reste.


En effet, un professionnel digne de ce nom s’assure d’offrir aux parents comme à leurs petits des soins et un suivi vétérinaire de qualité. Ainsi, les uns comme les autres ont toutes les chances d’être bien portants.


C’est d’autant plus vrai qu’il a aussi à cœur d’éviter toute transmission d’une tare héréditaire des premiers aux seconds, d’autant que nombre d’affections auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être d’origine héréditaire. Il ne manque donc pas de faire passer aux reproducteurs envisagés différents tests génétiques (le PKdef pour le déficit en pyruvate kinase, le test pour l’atrophie progressive de la rétine, etc.), et ce faisant d’écarter ceux qui sont porteurs de ces maladies.


Il doit donc être en mesure de présenter les résultats de ces tests, en plus du détail des vaccins inoculés au chaton ainsi qu’un certificat établi par un vétérinaire et attestant que celui-ci est en bonne santé.

Fragilité en période de croissance

Lorsqu’on adopte un chaton, il ne faut jamais oublier qu’il est alors en phase de croissance. Tant qu’il n’a pas atteint son gabarit adulte, ce qui se produit vers 7 à 8 mois, ses os et ses articulations demeurent particulièrement fragiles.


Certes, un chaton est joueur, et l’Abyssin l’est tout particulièrement. Cependant, il faut lui éviter des activités trop acrobatiques et/ou trop intenses, pour limiter le risque de problèmes osseux et cartilagineux graves – qui peuvent d’ailleurs avoir des séquelles à vie.


Il est important également de respecter ses temps de repos (autour de 16 heures par jour en moyenne), qui lui permettent de récupérer et l’aident à grandir en bonne santé.

Maintien en bonne santé

Dès l’adoption finalisée, c’est au nouveau maître qu’il revient de garantir la bonne santé du chat, et ce tout au long de la vie de ce dernier.


Pour ce faire, une visite chez le vétérinaire est nécessaire au minimum une fois par an, et même davantage lorsqu’il vieillit : c’est l’occasion d’effectuer un bilan de santé complet de l’animal, et de déceler au plus tôt un éventuel problème de santé. Le cas échéant, ce dépistage précoce assure une meilleure prise en charge. Par ailleurs, ce rendez-vous permet également au praticien d’effectuer les éventuels rappels de vaccins qui s’imposent.


Il faut aussi veiller à protéger son chat contre les parasites tout au long de l’année, en renouvelant chaque fois que nécessaire les traitements requis. Même s’il n’a pas accès à l’extérieur, il est important qu’il soit constamment immunisé : même s’il reste cantonné à l’intérieur, il n’est pas à l’abri d’une infection parasitaire.

Durée de gestation

La moyenne du nombre de chatons dans une portée d’Abyssin est de trois. C’est sensiblement moins que la plupart des autres races de chats, chez qui elle s’élève à cinq environ.

Croisements autorisés

Les divers organismes félins nationaux et internationaux n’ont pas tous le même avis quant aux croisements autorisés pour l'Abyssin, et plus précisément quant au fait de permettre ou non aux éleveurs de l’accoupler avec le Somali.


La Fédération Internationale Féline (FIFé), qui regroupe les organismes nationaux d’une quarantaine de pays - dont ceux de la Belgique (Felis Belgica) et de la Suisse (Fédération Féline Helvétique) - autorise de tels mariages. C’est une position partagée notamment par le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF) français. En effet, pour ces institutions, le Somali n'est qu’une variété à poil long de l’Abyssin. Les deux partagent d’ailleurs le même standard.


En revanche, certains de leurs homologues reconnaissent le Somali comme une race à part entière, distincte de l’Abyssin, et de ce fait n’acceptent pas d’éventuels croisements. C’est le cas notamment de The International Cat Association (la TICA), de la Cat Fanciers’ Association (CFA) américaine ainsi que de l'Association Féline Canadienne (AFC).

L’entretien d’un Abyssin n’est pas compliqué : il se cantonne aux soins de base qu’il convient de prodiguer à tout chat, quelle que soit sa race.

Entretien du pelage

L’Abyssin possède un pelage court et fin, et il perd peu de poils. Par conséquent, il ne nécessite que peu d’entretien : un brossage hebdomadaire destiné à éliminer les poils morts suffit.


Celui-ci ne doit toutefois pas être négligé, car cela réduit la quantité qu’il en avale en se léchant pour ensuite les régurgiter sous forme de boules de poils, et donc limite le risque d'occlusion intestinale.


Lors des mues annuelles, au printemps et en automne, la perte de poils de l’Abyssin est accrue : il convient alors de le brosser plutôt deux fois par semaine.

Entretien des oreilles

Comme pour n’importe quel chat, il est nécessaire de vérifier une fois par semaine les oreilles de l’Abyssin, et de les nettoyer alors avec un tissu humide. Cela permet de retirer les saletés et d’éviter que des infections (par exemple des otites) ne s’y développent.

Entretien des yeux

La séance d’entretien hebdomadaire de l’Abyssin doit aussi être l’occasion d’examiner ses yeux et au besoin de les nettoyer, pour éviter que des impuretés ne s’y accumulent voire ne s’infectent.

Entretien des dents

Il est primordial de régulièrement nettoyer les dents de son chat, quelle que soit sa race. Dans le cas de l’Abyssin, c’est même encore plus le cas, étant donné sa prédisposition aux gingivites. En effet, cela permet de freiner l’accumulation de plaque dentaire, qui se transforme en tartre en se calcifiant et peut alors entraîner toutes sortes de problèmes - dont celui-ci.

 

Une fréquence hebdomadaire est un minimum, mais l’idéal est de le faire chaque jour. Dans tous les cas, il faut utiliser à chaque fois un dentifrice spécialement conçu pour la gent féline.

Entretien des griffes / ongles

L’entretien des griffes d’un chat est très important : si elles deviennent trop longues, elles peuvent le gêner pour se déplacer, voire se casser et le blesser.


L’Abyssin étant très actif, l’usure naturelle s’avère en général suffisante. Cependant, il n’est pas inutile de prendre l’habitude de vérifier ce qu’il en est une fois par mois, a fortiori dans le cas d’un individu qui vit cantonné en intérieur. Si une coupe manuelle s’avère nécessaire, il convient de bien utiliser du matériel adéquat, c’est-à-dire un coupe-griffe fait pour les chats.


Quoi qu’il en soit, le petit félin doit toujours avoir à sa disposition un griffoir. Dans le cas contraire, il risquerait d’assouvir son envie irrépressible de se faire les griffes sur le mobilier ou les rideaux.

Initiation au toilettage

L’entretien du pelage, des oreilles, des yeux, des dents ainsi que des griffes de l’Abyssin est relativement simple. Pour autant, il est indispensable de savoir effectuer les bons gestes. Ainsi, non seulement les différents soins sont prodigués de manière efficiente, mais en plus on évite de blesser voire de traumatiser son animal. Il est donc très judicieux de prendre conseil voire de se former la première fois auprès d’un professionnel, qu’il s’agisse d’un vétérinaire ou d’un toiletteur.


Par ailleurs, pour que les séances se passent au mieux, il est essentiel que le chat soit habitué dès son plus jeune âge à ces manipulations. Dès lors que c’est le cas et que le maître s’y prend correctement, ces sessions peuvent se transformer en moments privilégiés entre les deux protagonistes, car l’Abyssin est très proche de son propriétaire.

Nourriture recommandée

Comme pour tout chat, il est indispensable de fournir à l’Abyssin une alimentation qui répond à ses besoins, tant qualitativement que quantitativement. Or, ceux-ci sont différents de la plupart des autres races : compte tenu de son énergie et de son niveau d’activité, il doit recevoir un apport en calories et en protéines plus élevé. En tout cas, sa nourriture doit être adaptée non seulement à son activité physique, mais aussi à son âge et son état de santé.


Les produits industriels peuvent être adaptés, dès lors qu’ils sont de bonne qualité et riches en protéines. En revanche, il faut éviter de lui faire consommer des aliments destinés aux humains, par exemple en le laissant quémander à table ou fouiller dans les poubelles. En effet, à moins d’avoir été spécifiquement sélectionnés dans ce but, il y a peu de chances qu’ils correspondent à ses besoins nutritifs. Pire : certains mets très appréciés par ses maîtres peuvent s’avérer toxiques pour lui.


Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à faire appel à l’expertise d’un vétérinaire pour bénéficier de conseils afin de nourrir au mieux son animal.

Alimentation du chiot

Bien nourrir un chaton est primordial pour le bon développement de son organisme dans une période où justement celui-ci est en pleine évolution. En particulier, des carences pourraient entraîner des retards de croissance, avec potentiellement de lourdes conséquences pour le restant de ses jours.


Il est donc indispensable d’opter pour des produits spécifiquement destinés aux chatons, qui soient facilement digestes et équilibrés, avec en particulier un apport suffisant en protéines. Il ne faut pas hésiter à investir dans une alimentation de très haute qualité au cours de cette période cruciale.


Par ailleurs, avoir en tête que ses besoins pendant les premiers mois de sa vie sont plus élevés qu’une fois adulte est une chose, mais il convient aussi de ne pas perdre de vue qu’ils évoluent régulièrement, et donc que des ajustements sont nécessaires de temps à autre. Prendre conseil auprès d’un vétérinaire est fort utile pour choisir au mieux à la fois les aliments et la quantité qui en est donnée.

Fréquence des repas

Il n’est pas nécessaire de donner des repas à heures fixes à l’Abyssin, car il est normalement capable de s’autoréguler, c’est-à-dire de ne pas manger plus que ce dont il a besoin. Le mieux est donc de lui laisser sa nourriture en libre-service, afin qu’il vienne en consommer un peu tout au long de la journée.

Éviter l'obésité

Très actif et très athlétique, l’Abyssin se dépense beaucoup : de ce fait, il n’est pas prédisposé à l’obésité.


Cependant, aucun chat n’est totalement à l’abri, en particulier s’il est mal nourri ou n’est pas en mesure de se dépenser autant que nécessaire.


Certaines règles sont donc à respecter dans tous les cas :

  • mesurer rigoureusement les rations qui lui sont données, et s’assurer qu’elles répondent à ses besoins nutritionnels ;
  • éviter de lui donner trop de biscuits pour chat ;
  • proscrire la nourriture destinée aux humains, d’autant qu’elle peut être toxique pour lui.

Hydratation

Comme tout chat, l’Abyssin doit avoir en permanence à sa disposition de l’eau fraîche. Celle-ci doit être renouvelée régulièrement.

À l’instar de n’importe quelle race et dans n’importe quel pays, le prix d’un chaton Abyssin peut différer fortement selon la lignée dont il est issu et le prestige de l’élevage où il est né, mais aussi selon ses caractéristiques intrinsèques - en particulier sur le plan physique, c’est-à-dire sa conformité au standard. Par exemple, les individus d’une même portée peuvent être proposés à un tarif différent en fonction de leur sexe et/ou de leur robe.

En France, Belgique et Suisse

Les éleveurs d’Abyssin proposent généralement leurs petits à un prix situé entre 1000 et 1400 euros.


En Belgique, ils ne sont toutefois qu’une poignée : il peut donc être judicieux de se tourner vers la France pour avoir davantage de choix.

Au Canada

Au Canada, il faut compter normalement entre 1000 et 2500 dollars canadiens pour adopter un chaton Abyssin.


Cela dit, comme le nombre d’éleveurs est assez limité, il peut être judicieux de se tourner vers les États-Unis pour avoir davantage de choix et/ou éviter d’éventuels délais d’attente. Le prix demandé va en général de 1200 à 2200 dollars américains.

Importation depuis l'étranger

En cas d’importation d’un chaton Abyssin depuis l’étranger, il est nécessaire de :

  • connaître et respecter la législation en vigueur relative à l’importation d’un chat depuis l’étranger ;
  • s’acquitter des formalités nécessaires se rapportant à l’importation d’un petit félin ;
  • prendre en compte que des coûts de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat.

Conseils pour l'adoption

Il n’est pas forcément pertinent de privilégier le prix le plus bas lors de l’adoption d’un chaton. En effet, si cela conduit à obtenir un animal à la santé fragile et/ou qui nécessite par la suite plusieurs séances chez un comportementaliste du fait de problèmes remontant à son enfance, le calcul est loin d’être gagnant. Il ne faut donc pas hésiter à dépenser un peu plus si cela offre la garantie d’avoir à faire à un éleveur sérieux et reconnu.


En particulier, un tel professionnel veille à effectuer une sélection scrupuleuse des reproducteurs, en réalisant des tests génétiques pour écarter ceux qui présentent un risque de transmission d’une maladie héréditaire. Il est aussi très attentif à ce que les parents comme les chatons bénéficient d’un cadre de vie de qualité, et veille à leur éducation et leur socialisation. Ainsi, il y a toutes les chances que ces derniers soient à la fois en bonne santé (et aient toutes les chances de le rester) et bien dans leur tête.


Par ailleurs, il n’y a pas que de la part de l’éleveur qu’une certaine implication est nécessaire. Le futur maître doit en effet se donner la peine de :

  • visiter l’élevage, pour s’assurer que le cadre dans lequel les chats évoluent est bénéfique à leur développement tant physique que psychique ;
  • passer un peu de temps avec le chaton dont il envisage l’adoption, pour s’assurer qu’il est bien dans ses pattes et sociable. Si au contraire, il semble anormalement apeuré et méfiant, mieux vaut sûrement s’abstenir. Observer les géniteurs du petit peut aussi être riche d’enseignements : s’ils ne semblent pas équilibrés et bien dans leurs pattes, il y a un risque réel que leurs petits soient dans le même cas.

L’Abyssin à l’écran (2903)


Zunar-J-5/9 Doric-4-7, un Abyssin, tient le premier rôle dans le film américain Le chat qui vient de l’espace (The Cat from Outer Space). Réalisé par Norman Tokar et sorti en 1978, il raconte l’histoire d’un petit félin extraterrestre contraint d’atterrir sur la planète Terre en raison de problèmes techniques. Il n’a que 48 heures pour réparer son vaisseau et repartir, sous peine d’être bloqué pour toujours sur la planète bleue.

 

L’Abyssin dans la littérature (2902)

 

  • L’Abyssin est présent dans la littérature jeunesse à travers Les aventures de Collin l’Abyssin, un ouvrage en plusieurs tomes écrit par Catherine et Pierre Dubois. Intitulé Collin le héros et publié en 2020, le premier tome retrace les péripéties rocambolesques d’un chat Abyssin nommé Collin et de sa famille. Dans le tome 2, nommé Où est Marie-Hélène ? et également paru en 2020, le petit félin est à la recherche de sa maîtresse âgée de 13 ans, Marie-Hélène, qui a disparu. Là encore, le récit comporte toutes sortes de rebondissements incroyables.

 

  • L’Abyssin est aussi présent dans la littérature pour adulte. Dans Conversations avec mon chat, un roman paru en 2013 et écrit par Eduardo Jauregui (né en 1971), l’auteur raconte l’histoire de Sara, une quadragénaire, en proie à des difficultés dans sa vie amoureuse et dans son travail. Une chatte Abyssin, Sybille, joue le rôle de psychothérapeute auprès de sa maîtresse.
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