Un ami des animaux leur offre un refuge

26/03/2008

Un ami des animaux leur offre un refuge
Un refuge de la SPA va prochainement voir le jour dans le pays granvillais. Grâce à un généreux donateur ayant des attaches à Granville.
« J'ai cru que c'était une blague », raconte Michèle Morand di Manbro, administrateur national de la Société protectrice des animaux (SPA). « J'ai reçu un coup de fil d'une personne m'affirmant qu'elle voulait faire un don à la SPA pour la construction d'un refuge dans le pays Granvillais », poursuit cette Granvillaise.

« Un don exceptionnel »

Un don important qui pourrait couvrir la moitié d'un refuge, un investissement de l'ordre de trois millions d'euros. « Une bonne part des fonds de la SPA provient de legs lors de successions, explique Michèle Morand di Manbro. Les dons sont plus rares, et les dons d'une telle somme sont exceptionnels. »

Le généreux donateur a appelé Michèle Morand di Manbro après la lecture d'un article de presse racontant que la SPA avait besoin d'un refuge dans le Sud-Manche. Le seul refuge SPA du département se trouvant à Cherbourg, les bénévoles emmènent régulièrement des animaux dans un refuge de Rennes.

Cet amoureux des animaux, Bruno Duval-Lemmonier, porte un nom connu dans la région. Il est le descendant de Leonor Duval-Lemonnier, fondateur du groupe de grande distribution Promodès, l'ancêtre de Carrefour. Les Duval-Lemonnier ont des attaches à Granville. La famille a autrefois occupé le manoir de Saint-Nicolas, bâtisse située sur la route d'Avranches. Bruno Duval-Lemonnier a une maison dans le pays granvillais.

49 chiens et 60 chats

Ce qui explique sa volonté que le refuge se construise dans le pays Granvillais. Ce n'est pas la seule condition à respecter : « Il a souhaité que le refuge soit moderne et agréable pour les animaux et le personnel. De plus, il doit s'intégrer dans le paysage », détaille Michèle Morand di Manbro.

Le futur refuge de Granville serait de taille moyenne. « Sa capacité d'accueil serait de 49 chiens, 60 chats et trois chevaux », détaille Michèle Morand di Manbro. Avec cinq salariés. Le conseil d'administration de la SPA a accepté de mener le projet. Les finances sont là. Ne manque plus aujourd'hui que le terrain. « Situé dans un rayon de 20 km autour de Granville et d'une surface de 1,5 ha, il doit, surtout, être à 500 m minimum de toute habitation. » Pas facile à trouver. Un dernier petit coup de pouce et le refuge verra le jour. « Mais d'ores et déjà, sourit Michèle Morand di Manbro, on peut dire que Granville a beaucoup de chance. »

Guillaume TALLON.
Ouest-France