10 races de chats les plus curieuses

Un chaton roux et blanc curieux passe la tête derrière un mur

La curiosité est innée chez le chat : elle découle de ses instincts de survie, de chasse et de son comportement territorial, spécificités qu’il possédait déjà à l’état sauvage et qui lui permirent de traverser les siècles. En effet, c’est en observant son environnement qu’il apprend à identifier et anticiper les dangers.


Même domestiqué, il conserve cette caractéristique et demeure donc un animal particulièrement curieux. Néanmoins, force est de constater que certaines races le sont en moyenne davantage que d’autres…

Sur quoi repose la curiosité du chat ?

Un British Shorthair rampe et renifle une odeur dehors

Le chat possède certaines caractéristiques physiques et morphologiques qui sont autant d’atouts lui permettant d’exercer sa curiosité :

  • il est particulièrement agile ;
  • il voit dans le noir ;
  • ses moustaches détectent les moindres vibrations de l’air ;
  • il a un odorat environ quarante fois plus puissant que celui d’un humain ;
  • son audition est environ cinq fois plus fine que celle d’un humain, et ses oreilles réagissent au moindre son.

 

Tout cela n’est pas en place et fonctionnel dès la naissance, puisqu’un chaton naît sourd et aveugle. Néanmoins, cela ne l’empêche pas de fureter pour découvrir le monde qui l’entoure : il rampe tant qu'il peut pour sentir les odeurs et les différentes textures. En grandissant, ses sens se développent et lui permettent de continuer à développer son caractère curieux.

Comment se manifeste la curiosité d’un chat ?

La curiosité du chat peut prendre diverses formes et porter sur tous types de choses.

Des objets

Il est courant qu’un chat manifeste un vif intérêt pour certains objets, en fussent-ils totalement dépourvus aux yeux de ses humains.

 

Différentes raisons peuvent l’expliquer :

Il s’y sent en sécurité

Un chat noir et blanc caché dans une penderie

Il arrive souvent qu’un chat se sente en sécurité installé dans tel ou tel objet, que celui-ci représente un recoin idéal pour se cacher des prédateurs ou pour surprendre une proie.

 

On peut ainsi le retrouver camouflé dans une valise, une machine à laver, une armoire, une simple boîte en carton, ou tout autre recoin parfois insoupçonné.

C’est son instinct de prédation qui s’exprime

Un chat peut éprouver le besoin de voler des objets (chaussettes, éponges, bijoux…) par simple instinct de prédation. Il les fait ensuite disparaître dans une cachette connue de lui seul.

Cela le stimule intellectuellement

Un chat peut prendre un plaisir non dissimulé à jouer avec un objet pour se divertir et stimuler ses capacités intellectuelles – a fortiori s’il s’ennuie.

L’objet lui rappelle son maître

Il arrive qu’un chat fasse montre d’un attachement à un objet bien précis au motif que celui-ci est imprégné de l’odeur de son maître. Ce peut être par exemple une façon de se rassurer en l’absence de son protecteur.

De la nourriture

Un chat roux renifle une poubelle renversée par terre

La curiosité du chat peut aussi se porter sur la nourriture, surtout s’il est gourmand. Pour cela, le petit félin adore souvent explorer non seulement les poubelles, mais aussi des recoins et autres endroits que son maître penserait lui être inaccessibles.

 

Plein de malice, il aime utiliser son intelligence et ses capacités physiques (notamment son agilité) pour accomplir certains défis, comme par exemple ouvrir un placard dans la cuisine. Il faut croire que pour lui, de la nourriture qu’il est parvenu à subtiliser s’apparente plus à une proie qu’à un repas servi par son maître, et n’en a que plus de saveur.

L’observation des humains

Un chat dans un panier observe un humain travailler

La curiosité du chat peut aussi s’exprimer par l’observation assidue des faits et gestes des humains qui l’entourent, et tout particulièrement de ses maîtres.

 

Ces derniers représentent beaucoup pour lui : ils lui procurent de la nourriture, de la tendresse, des soins... En les épiant voire en les suivant à la trace pour les plus « pot de colle », il s’assure que rien ne change, que tout reste en place, et apprend par imitation à reproduire certains de leurs gestes. Cela peut le rendre capable par exemple d’ouvrir une porte, un tiroir ou un placard, et d’explorer avec curiosité les merveilles qui s’y trouvent.

Les autres animaux

Un chat Sacré de Birmanie regarde un papillon

La curiosité du chat ne se cantonne pas à l’observation des humains : il aime en faire de même avec les représentants des autres espèces.

 

C’est alors souvent son instinct de chasseur qui est alors à l’œuvre : celui-ci le porte à s’intéresser aux animaux susceptibles d’être des proies pour lui, comme les petits rongeurs ou les oiseaux.

 

Il met aussi en pratique par exemple sa curiosité pour observer un nouvel animal qui vient d’arriver dans la famille, ou tout simplement qu’il croise au gré de ses pérégrinations. Il peut ainsi assimiler les comportements de ce dernier et adapter son attitude.

Son territoire et l’environnement extérieur

Un chat roux regarde par la fenêtre

Le chat est un animal très territorial. Il se constitue une sorte de carte mentale de son domaine, et le connaît sur le bout des pattes. Il le contrôle assidument, le défend au besoin, et toute nouveauté qui y fait son apparition attise sa curiosité. En outre, cette dernière peut aussi l’amener à aller voir ce qui se trouve au-delà.

 

Il arrive aussi qu’il passe de longs moments à observer avec curiosité cet au-delà, sans pour autant être en mesure d’y accéder. Par exemple, on peut le retrouver installé pendant des heures devant la fenêtre, se délectant du spectacle du monde extérieur, qu’il s’applique à analyser. En observant avec attention tout ce qui s’y trouve (les passants, les voitures, ses congénères, les chiens, les oiseaux…), il stimule ses capacités mentales.

La curiosité, un défaut de caractère ? Pas chez le chat !

Un chat tigré regarde une machine à laver

On dit souvent que la curiosité est un vilain défaut, mais cette phrase ne trouve pas vraiment à s’appliquer au chat. Pour lui, ce n’est pas un travers : elle fait partie intégrante de son caractère, et est plutôt un signe de bonne santé mentale.

 

Certes, ce trait de caractère particulièrement prononcé chez lui peut parfois le mettre en danger, et être source d’angoisse pour son maître. Comme il résiste difficilement à son envie d’explorer, il a tôt fait de fuguer, se retrouver bloqué dans un recoin, enfermé dans la machine à laver le linge, ou encore de se disputer avec un autre animal…

 

A l’inverse, si un chat ne manifeste aucune curiosité (ou nettement moins qu’à l’accoutumée) pour des objets, des humains, des congénères ou d’autres animaux, voire qu’il se montre franchement peureux, c’est le signe d’un problème : maladie ou blessure, socialisation insuffisante lorsqu’il était petit, traumatisme qui a laissé des traces, dépression qui le rend léthargique, etc.

 

Au final, la curiosité d’un chat ne doit donc pas être vue comme un défaut, mais plutôt comme un signe de bonne santé physique et mentale.

Les chats sont-ils tous très curieux ?

Un Abyssin allongé sur un canapé
Les Abyssins ne sont pas tous des chats curieux

Le principe même des races est de constituer des populations relativement homogènes d’individus, à la fois en termes d’apparence et de tempérament.

 

Le caractère d’un chat dépend donc de sa race, et certaines sont connues pour être plus curieuses que d’autres. Il convient toutefois de se méfier des raccourcis.

 

D’une part, parce que toute règle a ses exceptions : certains individus diffèrent sensiblement des autres représentants de leur race sur tel ou tel trait de caractère. Par exemple, même si la race est connue pour être très curieuse, il existe des Abyssins qui ne le sont pas particulièrement.

 

D’autre part et surtout, parce que le tempérament d’un animal dépend avant tout de son vécu, en particulier pendant ses premières semaines et premiers mois : sa socialisation, son éducation, la façon dont il est traité par les humains qui l’entourent, la fréquentation éventuelle d’autres animaux, son lieu de vie et les activités qui s’offrent à lui (accès à un jardin, jouets interactifs, séances de jeu avec ses propriétaires…), etc.

 

Il faut donc se méfier des généralisations trop simplistes, et garder en tête que comme l’être humain, chaque chat est un individu unique avec sa personnalité propre.

L’American Wirehair

Un American Wirehair regarde par la fenêtre

Issu d’une mutation génétique spontanée apparue en 1966 aux États-Unis sur un chaton appartenant à une portée d’American Shorthairs, l’American Wirehair se distingue comme son nom l’indique par son poil rêche et un peu ondulé / frisé. C’est un chat de taille moyenne qui possède un corps athlétique, avec une musculature bien développée.

 

Il est de nature sociable, et sa curiosité lui permet d’assouvir son instinct de prédation ainsi que son envie d’aventure. Il adore ainsi chasser en plein air, quitte à repousser un peu les limites de son territoire. Cependant, comme il est très attaché à sa famille, il ne manque généralement pas de revenir dans son nid douillet après ses escapades.

 

En revanche, il faut être très attentif s’il doit partager son foyer avec un petit rongeur ou un oiseau, car la simple vue de ces petits animaux tend à réveiller son instinct de chasseur. Une éventuelle cohabitation doit donc être mise en place dès son plus jeune âge, pour qu’il considère bien qu’il s’agit là d’un membre de la famille et non d’une proie. 

 

La curiosité de l’American Wirehair a également tôt fait d’être attisée par des odeurs alléchantes de nourriture, car il est du genre gourmand. Autant dire que si des aliments restent sans surveillance, il n’est pas du genre à se gêner pour les subtiliser puis s’en régaler.

L’Abyssin

Un Abyssin en train de grimper à un arbre

Les origines de l’Abyssin restent mystérieuses, mais l’hypothèse la plus plausible est qu’il apparut en Égypte et qu’il serait le descendant des chats sacrés de l’époque des pharaons. Quoi qu’il en soit, c’est à partir de la deuxième moitié du 19ème siècle que des éleveurs anglais s’intéressèrent à lui, et lui permirent par la suite d’acquérir la notoriété qui est aujourd’hui la sienne.

 

C’est un chat de taille moyenne, très élégant mais aussi très athlétique, qui possède un corps musclé et longiligne.

 

L’Abyssin est du genre hyperactif et fait preuve d’une curiosité insatiable, qui provient en particulier de son instinct de chasseur et de son attachement à son maître.

 

De fait, ce dernier compte beaucoup pour lui. Il éprouve souvent un besoin irrépressible de le suivre partout, de surveiller ses moindres faits et gestes et de solliciter son attention. Fort logiquement, il supporte mal la solitude, et devient facilement anxieux lorsqu’il est éloigné de son propriétaire. Il est alors courant de le voir partir à la recherche d’un objet imprégné de l’odeur de ce dernier, afin de se rassurer.

 

Pour être bien dans sa tête, ce chat a besoin non seulement de la proximité des siens, mais aussi de pouvoir satisfaire ses talents de chasseur. Il prend un plaisir certain à mobiliser sa curiosité pour trouver des proies à l’extérieur, et à l’occasion les ramener devant la porte de la maison pour montrer à son maître chéri combien il peut être fier de lui.

 

Son instinct de prédation explique qu’il ne faut pas le laisser sans surveillance avec un petit rongeur ou un oiseau, car l’expérience aurait vite fait de tourner court.

Le Balinais Traditionnel

Un chat Balinais traditionnel sur un canapé

Le Balinais Traditionnel est en fait un Siamois Traditionnel à poil long, et est donc originaire de Thaïlande – contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire. De tels individus existent probablement depuis bien plus longtemps, mais ce n’est qu’à partir des années 50 qu’un programme systématique d’élevage fut mis en place, à l’initiative de deux éleveuses américaines.

 

Cette race est toutefois très marginale de nos jours, tant le Balinais Moderne a pris le dessus. Celui-ci correspond à une version à poil long du Siamois Moderne, lui-même nettement plus répandu et populaire que son ancêtre le Siamois Traditionnel.

 

De taille moyenne, le Balinais Traditionnel a un corps long et trapu, sur lequel repose une tête de forme ronde. Il se distingue par ses yeux bleu-saphir et son long pelage colorpoint, qui lui confère une apparence assez majestueuse.

 

Ce chat est très actif, et possède un fort instinct de chasseur. Il aime gambader dehors et traquer de petites proies qu’il ramène volontiers à la porte de la maison, comme des trophées. Il n’hésite d’ailleurs pas à s’aventurer au-delà de son territoire pour explorer et chasser. Néanmoins, comme il est très attaché à ses maîtres, il finit normalement toujours par revenir au bercail.

 

Il n’est d’ailleurs pas du genre à aimer partager leur attention, et préfère donc largement être le seul animal du foyer. En tout état de cause, une cohabitation avec un rongeur ou un oiseau aurait de grandes chances de tourner court, car il pourrait fort bien le considérer comme une proie et lui réserver un mauvais sort.

Le Bengal

Un beau Bengal marbled grimpe sur une branche

Le Bengal est le résultat d’un travail d’élevage entamé en 1963 par une éleveuse américaine qui croisa un Chat-Léopard du Bengal (un petit félin ayant l’apparence d’un léopard et la taille d’un chat) avec un chat domestique.

 

Le résultat est des plus réussis, puisque cet animal de taille moyenne à grande qu’est le Bengal a effectivement des airs de léopard. En effet, comme ce dernier, son pelage présente des volutes horizontales ou des rosettes. Par ailleurs, le fait que son corps soit très musclé ne l’empêche pas d’être dans le même temps extrêmement gracieux.

 

Ce chat est très territorial, et très curieux de tout ce qui se trouve dans son domaine… voire au-delà. En effet, il a tendance à vouloir agrandir son terrain de jeu, et donc parfois à fuguer. Ce trait de caractère est renforcé par son instinct de chasseur bien prononcé, qu’il met à profit dès qu’il le peut.

 

Sa curiosité se porte aussi sur les humains qui l’entourent, et tout particulièrement sur son maître. Il est curieux de tous les faits et gestes de ce dernier, et son intelligence lui permet d’en reproduire certains. Ainsi, il est souvent capable d’ouvrir une porte ou un robinet, et certains Bengals apprennent même à utiliser les toilettes. C’est dire à quel point sa curiosité peut stimuler ses capacités d’apprentissage !

Le Bobtail Japonais

Un Bobtail Japonais noir regarde quelque chose dehors

Vraisemblablement originaire de Corée ou de Chine en dépit de ce que son nom pourrait laisser croire, le Bobtail Japonais fait sans doute partie des races de chat les plus anciennes : les premières mentions à son sujet remontent au 6ème siècle après J.-C. Il était déjà réputé à l’époque pour ses talents de chasseur, mais il fallut attendre le 20ème siècle pour qu’il devienne connu en dehors de l’Asie.

 

Ce chat de taille moyenne possède un corps longiligne et musclé, qui lui confère une allure élégante tout en l’autorisant à bondir très haut et très vite – par exemple pour fondre sur ses proies. Sa caractéristique physique la plus remarquable demeure toutefois sa queue très courte et enroulée sur elle-même, en forme de pompon.

 

Le Bobtail Japonais est vif, actif et très curieux. En particulier, son instinct de chasseur le pousse à contrôler avec assiduité son territoire pour y trouver des proies. Avoir l’occasion de parcourir de la sorte un nouveau terrain de jeu n’est d’ailleurs pas forcément pour lui déplaire, par exemple lorsqu’il déménage ou est emmené en vacances.

 

Pour autant, sa curiosité ne se limite pas à une potentielle partie de chasse. Très proche des humains qui l’entourent, il adore coller son nez dans leurs affaires pour voir si tout est en ordre. Il observe également leurs faits et gestes avec attention, au point qu’il peut finir par être en mesure de les reproduire. Ainsi, il aime particulièrement ouvrir les portes ou les placards pour les inspecter méticuleusement et y trouver des objets susceptibles de l’intéresser.

 

Même s’il n’est pas à la base du genre fugueur, son insatiable curiosité peut même finir par pousser le Bobtail Japonais à fausser compagnie à ses propriétaires et partir découvrir un monde nouveau, dès lors qu’elle n’est pas suffisamment stimulée.

Le Bobtail des Kouriles

Un Bobtail des Kouriles recherche quelque chose dehors

Le Bobtail des Kouriles est une race de chat russe naturelle originaire des îles Kouriles, à proximité du Japon. Il y resta d’ailleurs cantonné jusqu’au milieu du 20ème siècle, lorsque des vulcanologues en ramenèrent quelques spécimens et que des passionnés décidèrent alors de se lancer dans un programme d’élevage.

 

De taille moyenne à grande, ce chat au corps robuste et compact se distingue par son poil épais et soyeux, qui lui donne une allure de peluche. Toutefois, sa particularité physique la plus remarquable est sa courte queue enroulée sur elle-même, en forme de pompon.

 

Le Bobtail des Kouriles a un instinct de chasseur très prononcé : sa curiosité ne manque jamais de s’exprimer sur tout ce qui pourrait ressembler de près ou de loin à une proie. En outre, comme il fait partie des chats qui aiment l’eau, ses talents à la chasse peuvent s’exprimer tant sur la terre ferme qu’en milieu aquatique. Il n’est d’ailleurs pas recommandé du tout de posséder un aquarium, car il prend un malin plaisir à pêcher si l’occasion lui en est offerte. Le faire cohabiter avec un rongeur ou un oiseau n’est pas non plus envisageable : le petit animal aurait tôt fait d’attiser sa curiosité et d’être considéré comme une proie.

Le Donskoy

Un Donskoy examine quelque chose dehors

Aussi connu sous le nom de Don Sphynx ou Don Hairless, le Donskoy doit son nom à la ville russe de Rostov-sur-le-Don. C’est là en effet que son histoire débuta en 1987, lorsqu’une institutrice recueillit une petite chatte maltraitée, qui se mit à perdre ses poils en grandissant et donna naissance à des chatons présentant la même particularité.

 

Cet animal de taille moyenne, longiligne, musclé et élégant, est assurément une race de chat originale. En effet, soit il ne possède pas du tout de poils, soit son pelage se résume à un très fin duvet ou est présent seulement sur certaines parties de son corps. Dans tous les cas, cela fait d’autant plus ressortir sa musculature, contribuant donc à l’impression de puissance qu’il renvoie.

 

Le Donskoy est un petit curieux qui adore découvrir et examiner son environnement. Tout objet nouveau est l’occasion d’aller s’aventurer pour le découvrir, de l’inspecter sous tous les angles, et pourquoi pas de l’emporter.

 

Il est aussi très attaché à sa famille et suit les personnes qui s’occupent de lui comme un pot de colle. Sa curiosité et sa proximité avec ses maîtres en font d’ailleurs un candidat de choix pour qui souhaite apprendre des tours à son chat.

 

Son intérêt pour aller voir tout ce qui est nouveau peut toutefois lui jouer des tours et le mettre en danger. Il est d’autant plus susceptible de faire de mauvaises rencontres qu’il est aussi peu méfiant qu’agressif.

Le Munchkin

Un chaton Munchkin debout dans l'herbe

Le Munchkin est une race de chat américaine récente, puisque son développement remonte aux années 80. Il existait certes des chats à pattes courtes avant cette époque, mais jamais un programme d’élevage dédié n’avait été mis en place pour créer une race présentant cette particularité.

 

Cet animal de petite taille présente un corps rectangulaire à la fois bien musclé et doté d’une forte ossature, sans pour autant avoir une apparence compacte. Son originalité physique réside dans ses pattes 5 à 10 centimètres plus courtes que celles de ses congénères.

 

Cette particularité anatomique ne l’empêche toutefois ni d’être doté d’un fort instinct de prédation, ni d’être surprenamment efficace à la chasse. Elle ne constitue pas non plus un frein pour sa curiosité à l’encontre de toutes sortes d’objets, en particulier ceux qui brillent (par exemple des bijoux). Il ne faut donc pas s’étonner de le voir se démener pour trouver ou atteindre quelque chose qui scintille et l’emporter pour le cacher dans un endroit secret.

Le Savannah

Un Savannah observe quelque chose, perché sur un toit

Le Savannah est une race de chat d’origine sauvage créé dans les années 80 aux États-Unis.

 

Le résultat est un succès, car il a assurément l’allure majestueuse d’un félin sauvage, ayant hérité plusieurs caractéristiques physiques de son ancêtre le Serval : un corps élancé et musclé, de longues pattes, de grandes oreilles, une queue un peu courte et bien sûr sa magnifique robe tachetée. Son gabarit est clairement au-dessus du lot, au point d’ailleurs que c’est un représentant de la race qui décrocha en 2017 le record du plus grand chat du monde.

 

Il n’y a pas que son apparence qui le rapproche de son ancêtre : il se distingue également par un instinct de chasse très prononcé. Cette motivation l’incite d’autant plus à être curieux qu’il est du genre très actif. De fait, ce chasseur dans l’âme traque tout ce qui surgit sur son territoire et peut s’apparenter à une proie. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il faut mieux éviter de le faire vivre avec un oiseau ou un petit rongeur, car celui-ci aurait de grandes chances de connaître un jour un destin funeste... Le propos vaut également pour un poisson, étant donné que le Savannah aime l’eau : il serait fort possible de le retrouver un jour immergé dans l’aquarium.

 

Son goût pour la chasse, son important besoin d’exercice et sa curiosité font qu’il ne se prive pas d’aller voir ce qui se passe ailleurs s’il a accès à l’extérieur et que le terrain n’est pas suffisamment sécurisé. Il est donc assez susceptible de fuguer.

 

Le risque est toutefois réduit si ses maîtres veillent à le stimuler suffisamment (tant sur le plan physique qu’intellectuel) et à trouver des moyens de satisfaire sa grande curiosité. En effet, le Savannah aime interagir avec ses humains et est très attaché à ceux, même s’il se montre parfois un peu taquin à leur encontre. Intelligent, il exerce sa curiosité en étudiant leurs faits et gestes. Il apprend par exemple assez vite comment ouvrir les portes pour aller inspecter ce qui se trouve derrière.

Le Siamois Moderne

Un jeune Siamois dehors, qui observe des plantes

Le Siamois tient son nom du royaume de Siam (actuelle Thaïlande), son pays d’origine. Des écrits permettent de savoir qu’il existait déjà au 14ème siècle, mais il ne fut introduit en Occident qu’au 19ème. À partir des années 70, les éleveurs américains travaillèrent à faire évoluer son apparence pour qu’il arbore un corps tubulaire et très élancé, ainsi qu’une tête triangulaire. Ce nouveau Siamois modelé par l’Homme est connu aujourd’hui sous le nom de Siamois Moderne, par opposition au Siamois Traditionnel qu’il a en large partie remplacé.

 

Il faut dire que cet animal de taille moyenne, mince et athlétique, a une allure très élégante. Il se distingue en particulier par son pelage colorpoint et ses yeux d’un bleu intense.

 

Son principal trait de caractère est son attachement très fort à son maître, qui en fait d’ailleurs un compagnon assez exigeant au quotidien. Contrairement à la plupart de ses congénères, il ne surveille pas tant son territoire que son protecteur : c’est vers ce dernier que sa curiosité est en grande partie dirigée. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il n'en manque pas : semblant parfois infatigable, il suit  les siens partout et surveille chacun de leurs mouvements. Rien n’échappe à son attention, et il n’a de cesse de rester aux premières loges, n’étant pas du genre à céder sa place. Il ne manque pas d’inspecter également minutieusement tout ce que ses propriétaires rapportent à la maison.

 

Combinée à son intelligence, cette curiosité sans limite explique qu’à force d’observation, il est capable d’apprendre beaucoup et ainsi d’assouvir un peu plus sa curiosité. Il ne faut donc pas être surpris de le voir ouvrir des robinets ou des portes de placards pour aller voir ce qu’il y a à l’intérieur.

Le mot de la fin

Tout chat bien dans sa tête et dans ses pattes est curieux, même si bien sûr certains le sont davantage que d’autres. Ce trait de caractère n’est pas sans inconvénients, tant pour lui-même que pour son propriétaire, puisqu’il peut le conduire à faire des bêtises, à cacher des objets, à fuguer, à faire des mauvaises rencontres... Néanmoins, il doit avant tout être vu comme un signe de bonne santé : il fait partie de son équilibre mental, et il est important que l’animal puisse l’exercer.

 

Au demeurant, il est tout à fait possible de le canaliser au moins en partie, en stimulant soi-même la curiosité de son compagnon – par exemple à travers toutes sortes de jeux interactifs et d’intelligence.

 

En tout cas, force est de constater qu’en général les chats les plus curieux se distinguent aussi par le très grand attachement qu’ils montrent envers leurs propriétaires – et surtout les moindres faits et gestes de ces derniers, au point d’être parfois « pot de colle ». Une personne n’ayant pas envie que son chat le suive et l’épie toute la journée ferait mieux d’opter pour des races plus indépendantes, comme le Persan.

Dernière modification : 06/18/2021.