10 races de chats exotiques

10 races de chats exotiques

Quand on sait qu’il en existe plus d’une centaine de par le monde, on comprend aisément qu’il soit difficile de choisir la bonne race de chat. Si certaines comme le Maine Coon, le Persan ou le Siamois sont connues de tous, il en est d’autres en revanche qu’il est nettement moins commun de croiser sous nos latitudes.


Voici une sélection de 10 races de chats exotiques, au point d’ailleurs que vous n’avez peut-être jamais entendu parler de certaines d’entre elles.

La grande diversité des races de chat… et de leur notoriété

Plusieurs dizaines de races non reconnues à l’échelle mondiale

Logo de la FIFé
La FIFé est un des principaux organismes félins mondiaux

Au cours des dernières décennies, le nombre de races de chat n’a cessé d’augmenter, sous l’effet des travaux d’éleveurs passionnés mettant patiemment au point de nouvelles races. Cela a contribué à amplifier le fait que l’espèce féline affiche une grande diversité d’apparences, que ce soit en termes de gabarit d’ensemble, de tailles des pattes, de forme des oreilles, de texture du pelage ou encore par exemple de couleur de robe – même si elle est encore très loin du chien en la matière.

 

Il existe donc désormais plus d’une centaine de races de par le monde, et elles ne divergent pas que par leur apparence ou leur tempérament : il existe aussi de grandes différences en termes de diffusion et de reconnaissance.

 

Ainsi, certaines races ne sont reconnues que par un seul organisme félin officiel, celui de leur pays d’origine, et sont d’ailleurs quasiment absentes en dehors de ce dernier. D’autres au contraire sont reconnues et bien implantées dans le monde entier.

 

En effet, chaque institution nationale ou internationale a toute latitude pour reconnaître ou non telle ou telle race - mais aussi d’ailleurs pour définir à chaque fois un standard pour celle-ci, qui peut s’avérer légèrement différent de celui édicté par ses homologues. La Fédération Internationale Féline (FIFé), qui coordonne des associations nationales d’une quarantaine de pays (dont la France, la Belgique et la Suisse), ne reconnaît ainsi « que » une cinquantaine de races. Du côté de la TICA (The International Cat Association), le nombre dépasse les 70, mais c’est notamment parce qu’elle enregistre comme des races distinctes ce que d’autres organismes considèrent simplement comme des variétés d’une seule et unique race.

 

Quoi qu’il en soit, on constate qu’il existe plusieurs dizaines de races qui ne bénéficient pas réellement d’une réelle reconnaissance internationale.

Pourquoi certaines races sont-elles exotiques ?

Tête de chat Sphynx
Le Sphynx est populaire en France mais rare en Suisse

Si certaines races ne sont pas reconnues par les organismes internationaux de référence, c’est généralement parce que leur diffusion est trop limitée. En effet, la reconnaissance d’une race suppose que celle-ci dispose d’une population suffisamment nombreuse et homogène.

 

Les premiers éleveurs et passionnés de la race jouent donc un rôle déterminant : en organisant des reproductions de qualité ainsi que des importations, ils permettent au nombre de ses représentants de croître, tout en veillant à ce que ces derniers partagent bien des traits communs à la fois en termes d’apparence et de caractère.

 

Évidemment, l’accueil du public joue un rôle déterminant. Si une race donnée reste l’apanage de quelques aficionados car certaines de ses caractéristiques physiques ou de tempérament font qu’elle n’est pas en mesure de trouver son public, elle a toutes les chances de rester durablement exotique. Elle peut même finir par disparaître, comme cela arrive parfois.

 

L’engouement suscité par une race peut d’ailleurs différer grandement d’un endroit à l’autre, y compris parfois entre deux pays limitrophes. Par exemple, le Sphynx figure dans le top 10 des races de chat les plus populaires en France, alors qu’en Suisse il reste assez rare. Dans certains cas, cela peut d’ailleurs expliquer qu’une race soit reconnue par l’organisme national d’un pays donné, mais pas par celui du pays voisin.

 

Enfin, il arrive parfois que des mesures réglementaires expliquent le caractère exotique d’une race. Par exemple, la Thaïlande interdit l’exportation du Suphalak, qui reste donc cantonné à son pays d’origine. Ce genre de cas est toutefois assez rare.

L’exotisme d’une race, une notion relative dans l’espace et dans le temps

Un chat Birman allongé
Le Birman était auparavant une race de chat exotique

La notion d’exotisme d’une race de chat est relative dans l'espace : elle dépend directement de l’endroit où on se trouve. Une race peut être bien implantée dans son pays d’origine, voire y être même tout à fait courante, mais n’avoir quasiment pas franchi les frontières, et donc être considérée comme exotique sous d’autres latitudes – y compris parfois dans des pays très proches.

 

En outre, cette notion n’est pas figée dans le temps. Une race qui est effectivement exceptionnelle pendant une certaine période dans un territoire donné peut ne plus du tout l’être quelques décennies plus tard.  Par exemple, de ses premières exportations depuis la Thaïlande à la fin du 19ème siècle jusque dans les années 60, le Siamois Moderne est resté un chat tout à fait exotique, peu connu et qu’il était rare de croiser hors de son pays d’origine. Aujourd’hui, sa notoriété n’est plus à faire, et il est présent dans de nombreux foyers aux quatre coins du globe. Quant au Sacré de Birmanie, lui aussi faisait sensation jusqu’aux années 60 : non seulement parce qu’il n’avait été créé que récemment (dans les années 1920, pour être précis) et était peu répandu, mais aussi du fait de ses origines, puisqu’il descend du Persan et du Siamois. Or, il s’est depuis complètement banalisé, tant en Europe qu’en Amérique du Nord.

 

Il n’est donc pas interdit d’imaginer que certaines des races qui suivent finissent un jour par être aussi communes que le sont celles qu’on est habitué à croiser au quotidien…

Le Bobtail du Mékong

Un Bobtail du Mékong de dos

Longtemps connu sous le nom de Bobtail Thaï, le Bobtail du Mékong est originaire de Thaïlande, où il est présent depuis plusieurs centaines d’années. Il commença à être connu en dehors de son pays d’origine à la fin du 19ème siècle, lorsque le roi Somdetch Phra Paramindr Maha Chulalongkorn (plus connu sous le nom de Rama V) fit cadeau de 200 chats au tsar de Russie Nicolas II : certains d’entre eux étaient des Bobtails du Mékong, et ne passèrent pas inaperçus. Des éleveurs russes mirent alors sur pied un programme d’élevage.

 

Cet élégant petit félin a un corps trapu et musclé, avec de magnifiques yeux bleus en amande et une robe colorpoint similaire à celle du Siamois. Il se distingue aussi par sa queue très courte.

 

La World Cat Federation (WCF) est l’unique organisme à reconnaître le Bobtail du Mékong, et ce depuis 2004. Il reste très peu courant de nos jours, puisque sa population mondiale est estimée à environ 600 spécimens. La plupart se trouvent en Russie, en Ukraine et en Asie du Sud-Est : ce chat est revanche presque impossible à trouver en Europe et en Amérique du Nord.

Le Brazilian Shorthair

Tête d'un Brazilian Shorthair

Comme son nom l’indique, le Brazilian Shorthair (ou Pelo Curto Brasiliero dans la langue de son pays d’origine) est originaire du Brésil. On suppose que ses ancêtres étaient des chats apportés en Amérique du Sud (et en particulier au Brésil) par les colons portugais au début du 16ème siècle. Certains de ces petits félins se reproduisirent avec des spécimens locaux, et ces croisements donnèrent naissance à une race de taille moyenne, robuste et musclée. Ce petit félin se distingue par ses grands yeux ronds très expressifs, mais aussi par son caractère très câlin et affectueux. Il s’entend d’ailleurs particulièrement bien avec les enfants.

 

Encore méconnu, le Brazilian Shorthair n’est reconnu que par la World Cat Federation (WCF), et ce depuis 1998. Les autres instances officielles internationales ou nationales d’Europe et d’Amérique du Nord tiquent sur le fait que les spécimens qui furent à l’origine de la race descendaient simplement de chats de gouttière, ce qui ne correspond pas à leurs critères. Cette raison motive leurs différents refus des demandes de reconnaissance de la race.

 

Ces décisions n’aident évidemment pas cette dernière à se diffuser hors de ses frontières. De fait, la très grande majorité des Brazilian Shorthairs vivent au Brésil.

Le Jungala

Le Jungala

Le Jungala est une race de chats récente, apparue en Nouvelle-Zélande dans les années 60.

 

Elle fut mise au point en utilisant à la fois des Siamois, des Abyssins, des American Shorthairs et des Ocicats. Son apparence est d’ailleurs identique à celle de ces derniers, à l’exception du pelage : sa robe présente en effet un motif classic tabby, c’est-à-dire constitué de larges bandes de couleur foncée sur un poil plus clair.

 

Le fait de considérer les individus présentant cette particularité comme une race à part entière est loin de faire l’unanimité. En effet, celle-ci est reconnue uniquement par le Catz Incorporated Registry néo-zélandais, et ce depuis 2001. L’Australian Cat Federation (ACF) estime pour sa part qu’il s’agit d’une variété de l’Ocicat, et le New Zealand Cat Fancy (NZCF), qui est l’organisme néo-zélandais de référence, lui a emboîté le pas. Dans le reste du monde, dès qu’un chaton à la robe classic tabby naît dans une portée d’Ocicats, il est systématiquement exclu du programme d’élevage, même s’il est reconnu comme un Ocicat.

 

Au demeurant, les éleveurs néo-zélandais qui font le choix de développer cette nouvelle race sont très peu nombreux.

 

Bien parti donc pour rester exotique, ce chat est de taille moyenne, musclé et élégant. Il se distingue par ses grands yeux très expressifs, qui reflètent son intelligence, ainsi que par son pelage, qui lui donne l’apparence d’un petit félin sauvage.

 

Peu nombreux, les Jungalas vivent majoritairement en Nouvelle-Zélande. On en trouve également en Australie, qui sont donc considérés par l’organisme national comme étant des Ocicats.

Le Levkoy Ukrainien

Un Levkoy Ukrainien debout près d'une fenêtre

Comme son nom l’indique, le Levkoy Ukrainien est originaire d’Ukraine. Il fait partie des chats les plus originaux, et ne laisse personne indifférent. En effet, fruit de croisements effectués de 2000 à 2005 entre le Scottish Fold et le Donskoy, il hérita des oreilles repliées du premier et de la peau glabre du second. L’instigatrice de cette nouvelle race, Elena Vsevolodovna, choisit le nom de Levkoys. En effet, les oreilles de ce petit félin ressemblent au pétale de giroflée, qui est la signification de son nom.

 

Il fut accepté comme race expérimentale en 2005 par Rolandus Union International (RUI), organisme ukrainien qui regroupe des éleveurs et des associations félines. Ce statut marque une première reconnaissance, même s’il ne lui permet pas de concourir dans les expositions félines. L’association féline russe de référence, Felis Russica (FRU), suivit en 2010.

 

En revanche, les autres instances nationales ou internationales de référence n’ont pas franchi le pas. Il faut dire qu’à l’image par exemple de la Fédération Féline Internationale (FIFé), plusieurs refusent de reconnaître une race créée par l’Homme et qui présente des anomalies génétiques. En effet, le gène à l’origine des oreilles pliées peut, dans certains cas, provoquer de l’ostéochondrodysplasie, une maladie des os et des cartilages qui génère une arthrose invalidante.

 

En tout état de cause, croiser un Levkoy Ukrainien demeure exceptionnel : on estime la population de la race à environ 200 individus, dont la quasi-totalité vit en Ukraine ou en Russie.

Le Mandalay

Un chat Mandalay debout dans l'herbe

Le Mandalay est le résultat de croisements entre des Burmese Anglais et des chats de gouttière effectués dans les années 80 en Nouvelle-Zélande. La race fit des émules à partir de 2013 en Australie, où un programme d’élevage fut également mis sur pied. En plus du New Zealand Cat Fancy (NZCF) depuis 1990, elle est donc reconnue également par l’Australian Cat Federation (ACF) et le Co-Ordinating Cat Control Council of Australia (CCCCCA) depuis 2015.

 

Ce chat de taille moyenne arbore une robe soyeuse et brillante, avec des couleurs unies profondes qui lui confèrent beauté et élégance.

 

Son apparence séduisante ne suffit toutefois pas à lui assurer du succès, puisque sa diffusion reste pour l’heure cantonnée à ces deux pays : il est méconnu et quasiment absent en Europe et en Amérique du Nord. Il y a du reste peu de chances que cela change dans un futur proche, étant donné qu’il trouve en travers de sa route le Bombay. Descendant du Burmese Américain et très semblable au Mandalay, ce dernier est déjà reconnu par la majorité des instances félines officielles.

Le Manx de Tasmanie

Un Manx de Tasmanie sur un drap

Le Manx de Tasmanie apparut à la fin des années 90 dans divers élevages de Manx basés en Nouvelle-Zélande et en Australie. C’est en effet à cette époque que naquirent des petits chatons semblables à leurs frères et sœurs (de taille moyenne, possédant un corps tout en rondeurs et bien musclé, dépourvus de queue ou arborant une queue très courte), mais avec la particularité de présenter un poil bouclé. Cette dernière est le résultat d’une mutation génétique récessive : pour qu’un chaton ait ainsi le poil frisé, ses deux parents doivent être porteurs de cette version du gène et la lui transmettre.

 

Toutefois, le développement de la race fut rapidement stoppé en Australie, car tous les petits furent mort-nés. Présent uniquement en Nouvelle-Zélande, le Manx de Tasmanie est accepté seulement par le New Zealand Cat Fancy (NZCF) ainsi que le Catz Incorporated Registry néo-zélandais. Les organismes de référence en Europe et en Amérique du Nord ne le reconnaissent pas, et il y a peu de chances que cela change dans un futur proche, car il est quasiment absent de ces territoires.

Le Mau Arabe

Un Mau Arabe sur un arbre

Race de chat très ancienne, le Mau Arabe est présent depuis plus de mille ans dans les pays du Golfe. Il évoluait originellement à l’état sauvage dans les déserts de la péninsule arabique, mais la multiplication des constructions de villages fit reculer son territoire et le conduisit à se rapprocher de l’Homme pour trouver sa nourriture. C’est ainsi qu’il devint progressivement un animal de compagnie, même si la plupart des représentants de la race vivent en liberté dans les rues.

 

C’est un chat de taille moyenne, haut sur pattes, musclé et agile. Ils se distingue par ses oreilles longues et pointues, fort utiles pour l’aider à évacuer la chaleur compte tenu du climat des régions dont il est originaire.

 

Ce n’est qu’à l’aube du 21ème siècle qu’il commença réellement à intéresser certains passionnés de la gent féline, choqués par les campagnes d’élimination des chats errants lancées par les autorités des Émirats Arabes Unis. Grâce au travail d’une Allemande installée dans le pays, il finit même par obtenir en 2008 la reconnaissance de la World Cat Federation (WCF).

 

Très répandu dans les pays du Golfe, il demeure en revanche une race tout à fait exotique dans le reste du monde.

Le Minskin

Un chaton Minskin à côté de fleurs

Le Minskin fut créé aux États-Unis à la fin des années 90 en accouplant un Sphynx et un Munchkin. Son aspect physique très original ne peut pas laisser indifférent : il est de taille miniature, trapu et court sur pattes, arbore de très grands yeux ronds et possède une peau presque entièrement nue qui fait des plis. Il présente aussi la particularité de garder une apparence de chaton même à l’âge adulte.

 

Tous les individus ne sont toutefois pas totalement glabres, puisqu’il existe en fait trois types de Minskin :

  • certains ont un corps entièrement nu ;
  • d’autres possèdent un pelage très fin sur l’ensemble de leur corps ;
  • d’autres encore sont en quelque sorte entre les deux, puisqu’ils possèdent du pelage uniquement sur les extrémités : visage, oreilles, pattes et queue.

 

Le seul organisme majeur qui accepte la race est la TICA (The International Cat Association), mais il s’agit là seulement d’une reconnaissance préliminaire : ses représentants ne peuvent pas participer à une exposition féline.

 

De fait, aujourd’hui encore, seuls une poignée d’éleveurs oeuvrent à son développement. Ceci explique que même dans son pays d’origine, croiser un Minskin est exceptionnel : la race ne compte guère plus d’une cinquantaine de représentants. En dehors des États-Unis, elle est quasiment absente.

Le Sokoké

Un Sokoké sur les épaules d'un homme

Le Sokoké est endémique de la forêt tropicale de Sokoké-Arabuté, une réserve naturelle située dans l’est du Kenya, et il est fort probable qu’il habite ce territoire depuis longtemps. Encore de nos jours, les membres de la tribu locale des Giriamas le chassent et s’en nourrissent. C’est à eux qu’il doit son nom d’origine, Khadzonzo, qui signifie « comme l’écorce ».

 

Cette appellation fait directement référence à son pelage marbré si remarquable.  En plus de la robe tabby noir soyeuse, sa silhouette à la fois svelte et musclée contribue également à lui conférer une allure élégante.

En 1984, une Danoise du nom de Gloria Moldrop eut la chance d’approcher des Sokokés chez son amie anglaise Jeny Slater. Cette dernière résidait en effet au Kenya, et avait recueilli une portée de chatons de la race. Gloria Moldrop en tomba amoureuse et décida d’en développer l’élevage dans son pays. Elle fit donc importer deux premiers spécimens dès cette année-là, puis plusieurs autres par la suite.

 

Le Sokoké commence à sortir de l’anonymat et est notamment reconnu par la Fédération Internationale Féline (FIFé) ainsi que par l’organisme félin de référence en France, le Livre Officiel des Origines Félines (LOOF). En outre, le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF) britannique ainsi que l’Association Féline Canadienne (AFC) l’ont acceptée en tant que race expérimentale.

 

Il n’en reste pas moins tout à fait exotique, d’autant qu’une large partie des spécimens vivent toujours à l’état sauvage. Ces derniers semblent toutefois en voie d’extinction, mais la situation des individus domestiqués n’est guère plus florissante. En effet, le pool génétique très restreint ne permet pas un développement important de la race. De fait, elle est donc quasiment aussi introuvable au Kenya, son pays natal, qu’en Europe et en Amérique du Nord.

Le Suphalak

Un chat Suphalak allongé sur un lit

Le Suphalak existe depuis des siècles dans sa Thaïlande natale, mais n’en est pas moins une race très exotique et peu répandue. D’ailleurs, déjà autrefois, il était considéré comme aussi précieux que l’or.

 

Il se distingue par sa magnifique robe chocolat cuivrée, qui est aussi brillante que soyeuse. Son nom d’origine, Thong Daeng, signifie d’ailleurs « couleur cuivrée ».

 

Le Suphalak vit presque exclusivement dans son pays d’origine, puisqu’un seul spécimen a été autorisé à être exporté (aux États-Unis, en l’occurrence). Cette race très protégée par la Thaïlande n’est donc pas présente dans le reste du monde et n’est reconnue par aucun organisme d’envergure nationale ou internationale.

Le mot de la fin

Adopter un chat d’une race exotique est assurément plus compliqué que d’opter pour une race plus « classique », notamment parce qu’il peut alors être nécessaire d’opter pour une importation depuis l’étranger – avec toutes les contraintes et coûts supplémentaires que cela implique.

 

Néanmoins, cela n’est pas forcément dépourvu de sens. En effet, au-delà de l’intérêt qu’il peut éventuellement y avoir à susciter la curiosité d’autres amoureux de la gent féline, ce peut être aussi une façon de contribuer au développement et à la diffusion d’une race dont on estime qu’elle gagne à sortir de l’anonymat. Après tout, le fait qu’un chat finisse par être bien implanté dans un pays donné dépend en bonne partie d’une simple somme de décisions individuelles d’adoptions...

 

Gageons en tout cas que certaines des races présentées ici finiront par convaincre un plus large public qu’actuellement (ainsi que les organismes officiels nationaux et internationaux) et perdre petit à petit le caractère exotique qu’elles ont aujourd’hui sous nos latitudes, comme d’autres l’ont fait avant elles.

Dernière modification : 03/05/2021.