Voyager en avion avec son chat

Un chat regardant par le hublot d'un avion

De nombreux propriétaires de chats souhaitent partager toutes sortes de moments avec leur compagnon, et rechignent à l’idée de partir longtemps sans lui. On trouve d’ailleurs sur les réseaux sociaux de nombreuses images et vidéos de petits félins explorant le monde en compagnie de leur propriétaire, voire voyageant sereinement en avion aux côtés de ce dernier.


Pourtant, la réalité peut être très différente. En tout état de cause, prendre l’avion avec un chat revêt une certaine complexité, et n’est clairement pas quelque chose qui s’improvise.


Est-ce une bonne idée de faire prendre l’avion à son petit félin, et quelles sont les modalités d’acceptation des compagnies ? Doit-il voyager en cabine ou en soute ? À quoi faut-il s’attendre en termes de surcoût ? Enfin, comment s’y prendre avant et pendant le trajet afin que celui-ci se déroule au mieux ?

Est-ce une bonne idée de prendre l’avion avec son chat ?

Le transport d'un chat en avion va de pair avec des contraintes physiques et environnementales réelles. L'expérience est par nature éprouvante pour l’intéressé, et même vivement déconseillée s’il présente certaines fragilités.

Une expérience éprouvante par nature

Un chat dans une caisse de transport, à côté de son propriétaire et d'une valise

Il y a peu de chances qu’un chat passe un bon moment lorsqu’on le fait voyager en avion. Entre le bruit de l’appareil, les éventuelles secousses en cas de turbulence, le fait de se retrouver dans un environnement inhabituel et celui de devoir rester à l’intérieur d’un contenant plutôt que de se mouvoir à sa guise, l’expérience risque fort d’être stressante, voire effrayante - surtout s’il n’a pas l’habitude de voyager ou si le trajet dure de nombreuses heures. 


C’est d’autant plus vrai que :

  • s’il voyage en cabine, il se retrouve entouré de nombreuses personnes inconnues ;
  • s’il voyage en soute, il est séparé de son propriétaire et manipulé par des gens qu’il ne connaît pas. 

Les cas où un chat ne devrait pas voyager en avion

Un chat British Shorthair dans une cage de transport

Si un chat est particulièrement anxieux ou craintif, un trajet en avion risquerait de le traumatiser : mieux vaut alors s’abstenir de l’emmener avec soi, a fortiori pour un long vol. 


S’il est fragile, la même règle de prudence s’impose car le risque pour sa santé serait trop élevé. C’est le cas en particulier s’il est malade, affaibli et/ ou très âgé : son organisme pourrait ne pas supporter une telle épreuve physique et émotionnelle. 


Il est aussi fortement déconseillé de faire prendre l’avion à un chat brachycéphale, c’est-à-dire au nez écrasé – comme c’est le cas par exemple du British Shorthair, de l’Exotic Shorthair ou encore du Persan. En effet, bien que la soute et la cabine soient pressurisées, l’air y est plus raréfié qu’au sol. Cela risquerait de poser problème, car cette particularité morphologique implique une moindre capacité respiratoire – d’autant que le stress lié au transport pourrait encore aggraver les choses. L’animal risquerait de souffrir d’une détresse respiratoire, et celle-ci pourrait même entraîner sa mort en provoquant un arrêt cardiaque.

Les compagnies aériennes acceptent-elles les chats ?

Toutes les compagnies aériennes n’acceptent pas les chats à bord de leurs appareils. Au demeurant, même quand c’est le cas, ceux-ci ne sont pas forcément admis en cabine : certaines obligent à les faire voyager en soute, ce qui généralement revient sensiblement plus cher.


Il convient d’ailleurs de préciser à ce sujet que la prise en charge d’un chat entraîne toujours un surcoût. Le montant de ce dernier varie selon la compagnie, la destination et le fait que l’animal voyage en soute ou en cabine.


Les règles régissant le transport d’animaux en avion ne sont donc pas universelles, mais elles ne sont pas non plus figées : il arrive qu’une compagnie fasse évoluer sa politique en la matière. Il est donc conseillé de toujours vérifier ce qu’il en est avant d'effectuer sa réservation, afin d’éviter toute mauvaise surprise.


En tout état de cause, on constate globalement un certain schisme entre les compagnies traditionnelles et les compagnies low cost.

L’acceptation des chats par les compagnies traditionnelles

Un avion d'Air France au décollage

Que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou ailleurs, la majorité des compagnies « full service »  acceptent les représentants de la gent féline à bord de leurs avions. C'est le cas notamment d'Air France, Air Canada, American Airlines, Brussels Airlines, Delta Air Lines, KLM, United Airlines, Swiss…


Ils sont alors presque toujours acceptés en cabine et en soute, mais certains transporteurs font exceptions. Par exemple, chez British Airways, Emirates et Qatar Airways, ils ne peuvent voyager qu’en soute. À l’inverse, chez American Airlines, Delta Air Lines et United Airlines, ils ne sont autorisés qu’en cabine.


Ces trois derniers exemples ne sont pas le fait du hasard. Les États-Unis étant le pays du litige, avec potentiellement à la clef une condamnation à verser des dommages et intérêts exorbitants, ces trois compagnies américaines préfèrent tout simplement éviter le risque juridique lié au transport d’un animal en soute. En effet, elles seraient alors tenues responsables en cas d'incident, alors qu’en cabine le chat reste sous la responsabilité de son maître. En outre, le Department of Transportation (DOT) oblige les compagnies à publier des rapports mensuels indiquant le nombre d'animaux blessés, perdus ou décédés à bord de leurs avions, quelles que soient les circonstances. Même si les chiffres étaient faibles, l'impact en termes d'image de marque pourrait être désastreux.

L’acceptation des chats par les compagnies low cost

Un avion de Ryanair en train de décoller

De manière générale, il est extrêmement rare qu’une compagnie low cost accepte les animaux en soute, et ce où qu’elle opère.


En Europe, nombre d’entre elles ne les acceptent même pas du tout, ce que soit en soute ou en cabine. C’est notamment le cas d'EasyJet, Ryanair et Wizz Air. D’autres, en revanche, les acceptent, mais uniquement en cabine : c’est le choix fait entre autres par Eurowings, Transavia et Vueling.


Dans le reste du monde, les compagnies low cost semblent globalement plus ouvertes sur la question. Au Canada, par exemple, JetBlue et WestJet acceptent les chats en cabine. En Asie, Akasa Air, Jeju Air et VietJet Air (pour ne citer qu’elles) en font de même. Il convient toutefois de noter que le géant régional du low cost, Air Asia, ne les admet pas à bord de ses appareils – que ce soit en soute ou en cabine.

Le rôle de l’IATA quant aux conditions et modalités de transport d’un chat en avion

Le logo de l'IATA (International Air Transport Association)

Près de 400 compagnies aériennes sont membres de l’IATA (International Air Transport Association), et elles représentent en cumulé environ 85 % du trafic mondial.


On trouve parmi elles la quasi-totalité des acteurs traditionnels en Europe et en Amérique du Nord, ainsi qu’une large majorité de ceux d’Afrique, d’Amérique du Sud, d’Asie et du Moyen-Orient. En revanche, quelle que soit la région du monde, la proportion de compagnies low cost qui n’en sont pas membres est nettement plus élevée.


À travers ses Live Animals Regulations (LAR), l’IATA définit des standards internationaux qui régissent chaque aspect du transport aérien d’un animal de compagnie. 


Certes, l’IATA est une association commerciale privée, et non un organisme législatif : ses publications sont des normes industrielles visant à une certaine harmonisation, non des lois. Toutefois, dans le cas des LAR, chaque compagnie membre s’engage à se conformer à ces préconisations sur chacun de ses vols. Elle est libre toutefois d’aller plus loin, en fonction par exemple de ses propres critères de sécurité ou de sa politique commerciale. En outre, elle doit bien sûr pour chaque vol se conformer également à la réglementation du ou des pays desservi(s), qui peut être nettement plus stricte.


Il convient aussi de souligner que même les compagnies qui n’en sont pas membres s’inspirent très largement des travaux de l’IATA pour définir leurs règles de fonctionnement – notamment concernant le transport d’animaux de compagnie

Les motifs de refus de prise en charge d’un chat dans un avion

Il n'existe aucune loi internationale fixant des règles concernant l’acceptation des chats à bord des avions, que ce soit au niveau mondial ou par exemple de l'Union européenne. Cette dernière encadre certes la protection des animaux durant leur transport via le Règlement CE 1/2005, mais celui-ci vise principalement les activités commerciales et le bétail.


L'IATA (International Air Transport Association) s’est emparée du sujet, mais elle ne fixe qu’un véritable critère de refus de prise en charge d’un chat dans un avion, que ce soit en soute ou en cabine : son âge.


Néanmoins, une compagnie aérienne peut très bien décider de fixer des critères supplémentaires pouvant amener à un refus de transporter un chat, que ce soit en cabine ou en soute. En particulier, certaines refusent les chats brachycéphales. Les choses sont donc loin d’être harmonisées en la matière. 

L’âge minimal d’un chat pour voyager en avion

Un chaton assis sur des vêtements dans une valise ouverte

Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA prévoient qu’un chat doit être âgé d’au minimum 8 semaines pour être accepté à bord d’un avion, indépendamment du fait qu’il voyage en soute ou en cabine.  


Sur ce point comme sur les autres, les compagnies membres de l’organisation sont tenues de suivre au minima les normes fixées par l’organisation, mais sont libres d’aller au-delà.

 

Il arrive aussi qu’elles doivent le faire simplement pour être en conformité avec la loi. En particulier, les pays exigeant la vaccination contre la rage interdisent systématiquement l’importation d’individus âgés de moins de 15 semaines : une compagnie opérant un vol vers une telle destination refuse alors l’embarquement d’un sujet dans ce cas, étant donné qu’il serait refoulé à l’arrivée.

Les races de chat interdites en avion

Un chat Persan

Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA déconseillent fortement le transport en soute des races de chat brachycéphales, c’est-à-dire au nez écrasé : le British Shorthair, l’Exotic Shorthair, le Persan… En effet, cette morphologie faciale particulière fait que ces chats ont une capacité respiratoire réduite, et donc régulent plus difficilement leur température. Néanmoins, elles ne vont pas jusqu’à l’interdire.


Certaines compagnies aériennes font le choix d’une politique plus stricte les concernant. Par exemple, Air China ne les autorise tout simplement pas à bord de ses avions, y compris en cabine. Quant à Qatar Airways et Royal Air Maroc, elles les acceptent uniquement lorsque la température au sol est en dessous d’un certain seuil.

Les motifs de refus de prise en charge d’un chat en cabine

Différents critères techniques, commerciaux ou légaux peuvent amener une compagnie à refuser d’admettre un chat en cabine : notamment le poids de l’animal, son tempérament, la classe de voyage, la législation du pays de destination (dans le cas d’un vol international), le nombre total d’animaux autorisés en cabine ou encore le nombre qui y sont admis par passager. 

Le poids du chat et du contenant

Un chat assis sur une balance vu de haut

Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA ne fixent pas de poids maximum pour un animal voyageant en cabine.


Toutefois, les compagnies le font quasi-systématiquement et fixent généralement le plafond à 8 kg, poids du contenant inclus. C’est le seuil retenu notamment par Air France, Brussels Airlines et Swiss, ainsi que par la plupart des compagnies low cost européennes qui admettent les chats en cabine. 


À l’instar par exemple d’Air Canada et Turkish Airlines, certaines sont un peu plus généreuses et fixent la limite à 10 kg. Cela peut faire la différence pour les plus grandes races de chat, comme le Maine Coon ou le Sibérien.


Enfin, d’autres encore ne fixent pas de limite de poids. C’est l’approche retenue notamment par la Canadienne WestJet.

Le tempérament du chat

Un chat dans une caisse de transport

La plupart des compagnies aériennes n’acceptent un chat en cabine que s’il est calme. Ainsi, il ne doit pas représenter un danger ou une gêne (notamment par des miaulements intempestifs) pour les passagers ou l’équipage, et doit pouvoir rester dans son contenant pendant toute la durée du vol sans se mettre dans tous ses états. 


Elles se réservent ainsi le droit de refuser son embarquement si son comportement avant celui-ci laisse craindre le contraire. 

La classe de voyage

Un siège de classe Affaires dans un Boeing 787 d’Air France

Il arrive que prendre son chat avec soi en cabine ne soit pas permis du fait de la classe dans laquelle on voyage et du modèle d'appareil.

 

Par exemple, les animaux (quels qu’ils soient) ne sont pas autorisés en classe Affaires sur les Boeing 787 d’Air France, car la configuration des sièges ne laisse aucun espace libre sous le fauteuil pour y placer un contenant. 

Le nombre maximum d’animaux admis en cabine

Un chat dans une caisse de transport placée sur un siège d'avion

Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA stipulent que les compagnies aériennes doivent définir un quota global d’animaux autorisés en cabine en fonction de la configuration de l’appareil (taille de la cabine, nombre de sièges, etc.), afin de garantir la sécurité et le confort de tous. Elle se cantonne toutefois à ce principe, sans fixer de valeurs.


Dans les faits, les compagnies appliquent cette règle en fixant plus précisément pour chaque type d’appareil et chaque configuration de cabine un quota pour chacune des classes physiquement distinctes (c’est-à-dire séparées par une cloison ou un galley, et non un simple rideau). 


Sur un appareil disposant d’une classe Affaires physiquement séparée de la classe Économie, sont ainsi généralement acceptés un ou deux animaux dans la première, deux à cinq dans la seconde


Sur un appareil « monoclasse » (c’est-à-dire avec seulement par exemple une classe économique, comme c’est courant chez les low cost), il n’y a bien sûr qu’un quota, puisqu’il n’y a qu’une classe. Il est en général de trois à cinq animaux, selon la taille de l’avion.


Quoi qu’il en soit, une fois le quota atteint, plus aucun animal supplémentaire n’est admis en cabine, même si toutes les conditions sont remplies. Il est donc impératif de réserver la « place » de son chat le plus tôt possible : l’idéal est de le faire au moment de l’achat du billet.

Le nombre maximum d’animaux par passager en cabine

Une femme tenant un chat dans ses bras dans le hall d'embarquement d'un aéroport

La plupart des compagnies aériennes n’acceptent qu’un seul animal en cabine par passager


Ceci s’explique par des raisons de sécurité : en cas d’évacuation d’urgence, chaque client doit être capable de porter son compagnon seul sans que cela n’entrave sa propre mobilité ni celle des autres occupants de l’appareil.


Quelques rares transporteurs (notamment Finnair, Iberia et United Airlines) autorisent jusqu’à deux animaux par personne, mais cela reste l'exception.

La loi du pays de destination

Une photo de l'espace pour le contrôle vétérinaire d'un aéroport

Pour protéger leurs écosystèmes de la rage, certains pays interdisent purement et simplement l’entrée d’animaux qui auraient voyagé en cabine


Ils imposent ainsi le transport en soute pour tout animal entrant dans le pays (ce qui suppose d’opter pour une compagnie qui le permette), de sorte qu’il soit directement pris en charge par les services vétérinaires de la douane après l’atterrissage. 


C'est ce que font notamment l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.

Les motifs de refus de prise en charge d’un chat en soute

Ce n’est pas parce que de façon générale une compagnie accepte les chats en soute qu’elle le fait systématiquement : elle peut prévoir en effet des exceptions, en fonction des températures au sol ou de la race de l’animal.


En revanche, contrairement à ce qu’on observe la plupart du temps pour le transport en cabine, aucune limite de poids ne s’applique normalement au transport d’un chat en soute. Cela veut dire qu’un très gros chat peut ne pas être admis dans la première, mais l’être en revanche dans la seconde.

La température à l’extérieur

Un avion sur une piste enneigée

Même si de nos jours la soute d’un avion commercial est toujours pressurisée et tempérée, certaines compagnies refusent d’y installer un chat lorsque les températures extérieures sont trop faibles ou trop élevées.


L’objectif est de prévenir tout risque de coup de chaleur ou d’hypothermie, notamment parce que la soute n’est pas isolée lorsque l’avion est au sol et parce que l’animal pourrait être exposé à des variations de température trop importantes lors de son transfert entre le terminal et l’appareil.


Air Canada fait partie des compagnies ayant mis en place une telle politique. Ainsi, elle n’accepte pas les animaux en soute dès lors que la température au sol est supérieure à 29,5°C. À l’inverse, elle n’y admet pas les chats de moins de 4,5 kg sur certains appareils (notamment le Boeing 737 Max 8) lorsque le thermomètre affiche une température négative.

Les races de chats non acceptées en soute

Un chat Exotic Shorthair

À l’instar notamment d’Air France, Corsair ou Lufthansa, certaines compagnies aériennes refusent le transport en soute des chats brachycéphales (c’est-à-dire au nez écrasé, comme le British Shorthair, le Burmese, l’Exotic Shorthair ou le Persan) : ils sont admis uniquement en cabine.


En effet, cette particularité morphologique implique une capacité respiratoire réduite : ils ont donc plus de mal à réguler leur température. En soute, les variations de pression pourraient leur causer des difficultés respiratoires graves, voire mortelles.

Dans quel contenant installer son chat lors d’un voyage en avion

Un chat qui voyage en avion ne peut évidemment pas aller et venir à sa guise. Il doit rester tout au long du trajet à l’intérieur d’un contenant qui répond à des critères précis. Ces dernières diffèrent selon qu’il effectue le trajet en cabine ou en soute. 

Le contenant pour faire voyager son chat en cabine

Un chat dans un sac de transport placé sur le siège d'un avion

Pour être accepté dans la cabine d’un avion, un chat doit être placé dans un contenant qui remplit certaines conditions, notamment concernant ses dimensions.


Les règles à ce sujet sont en bonne partie harmonisées au niveau mondial. En effet, l’International Air Transport Association (IATA) impose en la matière à ses membres des standards techniques précis, définis dans la section « Container Requirement 1 (CR1) » de ses Live Animals Regulations (LAR). 


Elle n’y dresse pas une liste exhaustive des modèles de sacs, cages ou caisses de transports acceptés en cabine, mais établit différents critères que le contenant doit respecter :

  • il doit être bien ventilé ;
  • il ne doit pas contenir d’éléments coupants ou saillants, car ils risqueraient de blesser le chat ;
  • ce dernier doit pouvoir se tenir debout à l’intérieur, mais également se retourner et s’allonger sans difficulté ;
  • il ne doit pas pouvoir s’échapper, ni passer les pattes ou le museau à l’extérieur. 

Comme pour les autres normes fixées par les Live Animals Regulations (LAR), rien n’empêche les compagnies aériennes de compléter ces règles.


En particulier, elles sont de plus en plus nombreuses à stipuler que seuls les sacs et les contenants en matériaux souples sont acceptés. C’est ce que font notamment Air France, Air Canada, Brussels Airlines et Swiss. Considérées comme trop encombrantes et difficiles à déplacer, les cages et les caisses rigides ne sont plus en odeur de sainteté : les compagnies qui continuent de les accepter sont devenues minoritaires. 


Concernant les dimensions maximales du contenant, les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA n’édictent pas de norme : chaque compagnie a donc toute latitude pour fixer ses propres règles en la matière. Dans les faits, la grande majorité d’entre elles stipulent que le contenant ne doit pas dépasser 45 cm de long, 30 cm de large et 25 cm de hauteur. Ces dimensions correspondent en effet à l’espace standard sous un siège passager.

Ces valeurs peuvent toutefois varier (y compris au sein d’une même compagnie) en fonction du type d’avion et de la configuration de la cabine, puisque ces facteurs influent sur la place disponible sous les sièges.


D’ailleurs, si la majorité des compagnies low cost n’acceptent pas les animaux en cabine, c’est en partie parce que l’espace sous les sièges est plus restreint : cela ne permet pas d’y placer un contenant suffisamment grand pour un chat. 


En tout état de cause, les règles d’une compagnie concernant le contenant pour transporter un chat en cabine sont susceptibles d’évoluer dans le temps. Il est donc conseillé de vérifier ce qu’il en est avant chaque voyage, pour éviter toute mauvaise surprise.

Le contenant pour faire voyager un chat dans la soute d’un avion

Un manutentionnaire en train de saisir une caisse de transport dans laquelle se trouve un chat

Les Live Animals Regulations de l’IATA établissent des normes techniques strictes que doivent respecter ses compagnies membres pour le transport d’un animal en soute, afin de garantir sa sécurité. Comme dans d’autres domaines, ces critères font d’autant plus référence que la majorité des compagnies non membres de l’organisation les reprennent également.


Ainsi, l’IATA stipule que le contenant doit :

  • être rigide (en plastique dur ou en fibre) ;
  • disposer d’une porte métallique verrouillable ;
  • être ventilé sur au moins trois côtés ;
  • permettre de voir l’animal qui se trouve à l’intérieur ;
  • permettre à ce dernier de s’y tenir debout, mais aussi s’y retourner et s’y allonger sans problème ; 
  • être étanche sur la surface du fond ;
  • contenir une matière absorbante ;
  • intégrer une gamelle d’eau fixée à la porte ;
  • empêcher l’animal de sortir les pattes ou le museau ;
  • être résistant aux chocs ;
  • être assemblé avec des boulons, et non des attaches en plastique ;
  • ne pas être muni de roues (si c’est le cas, il faut donc les retirer au préalable) ;
  • pouvoir être transporté par les agents sans risque de blessure pour eux-mêmes ou pour l'animal : cela suppose notamment qu’il soit muni de poignées solides et que ses parois ne comportent pas d’éléments saillants.

En outre, pour garantir la sécurité et le bon acheminement de l’intéressé, le transporteur doit apposer plusieurs choses sur le contenant :

  • un autocollant avec la mention « LIVE ANIMAL » ;
  • un autocollant avec des flèches indiquant le sens vertical (haut / bas) ;
  • les coordonnées complètes du passager, pour éviter tout risque de perte.

 

Comme toujours, les compagnies aériennes sont libres d’aller plus loin que les normes fixées par l’IATA. Dans les faits, il est toutefois peu courant qu’elles le fassent. Certaines recommandent toutefois officiellement l’ajout d’une gamelle de nourriture à l’intérieur du contenant dans le cas d’un vol long-courrier. C’est ce que font notamment Air France et Lufthansa.


Il convient aussi de souligner que les experts en sécurité aéronautique et les vétérinaires conseillent de ne pas faire porter à un chat qui voyage en soute un collier ou un harnais, pour éviter tout risque de strangulation. Toutefois, dans le cas d’un transport par fret, les transporteurs spécialisés exigent au contraire couramment que l’animal porte un tel accessoire, afin de pouvoir le tenir avec une laisse courte lors des contrôles vétérinaires.

Les documents requis pour voyager à l’étranger en avion avec un chat

Une personne tenant un passeport européen pour animaux de compagnie devant un chat

Il en va d’un animal comme d’un humain : un transporteur est juridiquement responsable d’un passager qu'il débarque sur un territoire étranger. En cas de non-conformité, il s'expose à des sanctions, tandis que l’intéressé risque un refoulement ou une mise en quarantaine immédiate. 


Cela explique que lorsqu’on souhaite voyager avec son chat vers un autre pays, la compagnie s’assure que tout est en règle le concernant et refuse systématiquement son embarquement si elle remarque le moindre problème dans son dossier.


Les documents à présenter pour voyager avec son chat à l’étranger varient d’un pays à l’autre, mais il existe des points communs :

 

  • pour le faire entrer en Suisse ou dans l'Espace Économique Européen (c’est-à-dire dans un état membre de l’Union Européenne ou bien en Islande, au Liechtenstein ou en Norvège) depuis un pays qui n’en fait pas partie, il faut un certificat sanitaire international établi par un vétérinaire habilité du pays de départ, et réalisé au maximum 10 jours avant l’arrivée. Ce document sert de preuve légale que l'animal est identifié et vacciné contre la rage. Selon le niveau de risque sanitaire du pays de provenance, un test de titrage des anticorps rabiques peut également être exigé pour garantir l'efficacité du vaccin. Le cas échéant, le titrage doit avoir été effectué au moins trois mois avant le voyage. Ce délai vise à réduire le risque qu’un chat déjà infecté avant la vaccination, ou avant que celle-ci ne devienne pleinement efficace, soit importé alors qu’il est encore en phase d’incubation du virus ;

 

  • pour un vol au sein de l’Espace Économique Européen (EEE), ou bien entre un pays membre de celui-ci et la Suisse, il faut distinguer deux cas de figure. Pour un chat qui réside dans un de ces territoires, le passeport européen est obligatoire. Il comporte notamment des informations sur son identification par puce électronique ou par tatouage, ainsi que sa vaccination contre la rage. Pour un chat qui provient d’un pays ne faisant pas partie de l’Espace Économique Européen, le certificat sanitaire international présenté lors de l’entrée au sein de ce dernier fait office pendant quatre mois de passeport temporaire pour s’y déplacer d’un pays à l’autre. Au-delà de ce délai, il faut se rendre chez un vétérinaire pour que l’animal dispose d’un passeport européen. 

 

  • dans le reste du monde, il faut généralement au moins présenter son carnet de santé ainsi qu’un certificat sanitaire international établi par un vétérinaire habilité de l’État où réside l’animal, et établi dans les 10 jours précédant la date d’arrivée. Certains pays imposent même que ce document leur soit transmis en amont de la venue de l’animal, afin de l’approuver au préalable.  En outre, si le pays de destination est indemne de la rage, il exige souvent des documents spécifiques supplémentaires, comme un titrage d'anticorps voire un permis d'importation.


Effectuer ces démarches prend du temps : dans le cas d’un voyage à la dernière minute, on risque donc de ne pas pouvoir emmener son chat avec soi. 

Le prix du billet d’avion pour un chat

Lorsque cela est possible, prendre son chat en avion n’est évidemment pas gratuit : la compagnie facture forcément un supplément. Celui-ci varie d’une compagnie à l’autre, et dépend de la destination ainsi que du fait que l’animal soit transporté en soute ou en cabine. En revanche, dans ce dernier cas, il ne varie normalement pas en fonction de la classe : que l’on soit par exemple en Affaires ou en Économie, le montant demandé est le même.


Une autre différence par rapport au prix qu’on paye pour soi-même est qu’il ne fluctue pas en fonction de l’offre et la demande, et n’augmente pas au fur et à mesure qu’on se rapproche de la date de départ.


Par contre, un aller-retour ne revient pas moins cher : il faut payer le double du montant fixé pour un aller simple.


Il convient par ailleurs de souligner que certaines compagnies permettent de régler ce supplément grâce aux points ou miles accumulés via leur programme de fidélité. C’est ce que fait notamment Air France avec son programme Flying Blue.

Le prix pour un chat en cabine

Le transport d’un chat en cabine revient toujours moins cher qu’en soute, que l’on opte pour une compagnie traditionnelle ou une low cost.

Chez les compagnies traditionnelles

Un avion de Swiss en train de décoller

Dans le cas d’un vol domestique, une compagnie traditionnelle (« full service ») facture généralement entre 40 et 80 euros pour pouvoir prendre son chat avec soi en cabine.


Pour un vol international moyen-courrier (par exemple d’un pays européen à un autre, ou bien entre le Canada et les États-Unis), le montant demandé se situe plutôt généralement entre 60 et 130 euros.


Dans le cas d’un long-courrier, il faut s’attendre à dépenser entre 200 et 300 euros.

Chez les compagnies low cost

Un avion Easyjet en train de décoller

Dans le cas d’un vol court ou moyen-courrier, le montant demandé par une compagnie low cost pour prendre son chat en cabine avec soi est très différent en Europe et en Amérique du Nord. Ainsi, en Europe, il se situe le plus souvent dans une fourchette allant de 50 et 70 euros, que ce soit pour un trajet domestique ou international. En Amérique du Nord, il faut généralement plutôt compter entre 100 et 150 dollars américains (soit environ 140 à 210 dollars canadiens). 


Dans le cas d’un vol long-courrier, le prix facturé par une compagnie low cost s’avère souvent nettement plus compétitif que celui d’une compagnie traditionnelle. Par exemple, il s’élève à 75 euros chez French Bee pour un vol entre la France métropolitaine et l’île de la Réunion. JetBlue, qui opère notamment des lignes transatlantiques, facture 150 dollars américains (soit environ 210 dollars canadiens) par animal et par trajet.

Le prix pour un chat en soute

Le transport d’un chat en soute est systématiquement plus coûteux qu’en cabine.

 

Ceci s’explique par au moins trois raisons :

 

  • en cabine, l'animal est installé sous le siège de son propriétaire : un espace qui est de toute façon inutilisé. En soute, il existe un coût d’opportunité : il représente autant d’espace en moins pour des marchandises ou du courrier facturé à des entreprises de fret ;

 

  • le transport d’animaux dans la soute va de pair avec des coûts liés à la pressurisation et au chauffage de cette dernière (nécessaires également pour les marchandises qui y sont transportées), ainsi qu’à la mobilisation du personnel tout au long de la chaîne logistique : enregistrement au comptoir, remise de l'animal à l'arrivée, acheminement vers et depuis l’appareil via un circuit distinct des bagages « classiques », chargement et déchargement sécurisés… ;

 

  • en cabine, l’animal reste sous la responsabilité de son propriétaire. En soute, c’est la compagnie qui en est responsable, et elle risque des poursuites ainsi que le versement de dommages et intérêts en cas d’incident : pertes, blessure, décès… Même si elle s’assure contre ce risque, cette assurance a évidemment un coût pour elle.


On observe toutefois en général une différence de prix entre les compagnes traditionnelles et les low cost concernant le transport d’un chat en soute.

Chez les compagnies traditionnelles

Un avion d'Air Canada au moment de la rotation lors du décollage

Dans le cas d’un vol domestique, une compagnie traditionnelle (« full service ») facture généralement le transport d’un chat en soute entre 100 et 150 euros.

 

Pour un vol international moyen-courrier (par exemple d’un pays européen à un autre, ou bien entre le Canada et les États-Unis), le prix se situe le plus souvent entre 200 et 300 euros.

 

Dans le cas d’un long-courrier, il est considérablement plus élevé. Par exemple, il atteint généralement 500 à 700 euros pour un trajet entre l’Europe et l'Amérique du Nord. Il peut dépasser les 800 euros pour un vol très long-courrier, par exemple entre l’Europe et l’Asie ou l'Océanie. 

Chez les compagnies low cost

Un avion Westjet au décollage

Rares sont les compagnies low cost qui acceptent les chats en soute, principalement pour des raisons opérationnelles.

 

Toutefois, celles qui le font (par exemple Norwegian et Transavia en Europe) proposent des tarifs plus intéressants que les compagnies régulières. En effet, il faut compter généralement entre 75 et 100 euros, en fonction de la destination.

Le prix d’un vol avec escale(s)

Un chat dans une caisse de transport sur un tapis à bagages dans un aéroport

Dans le cas où le trajet comporte une escale, il convient de distinguer deux cas de figure :

  • si l’on a un billet unique pour les deux vols (ce qui est normalement le cas dès lors qu’ils sont opérés par la même compagnie ou par deux compagnies partenaires), il ne faut normalement payer qu’un seul supplément, dont le prix est généralement calculé sur la base du segment de voyage le plus long ;

  • si l’on a plusieurs billets distincts et non un seul, il faut s’acquitter d’un supplément pour chacun d’entre eux auprès de la compagnie concernée – ce qui évidemment fait grimper la facture par rapport au cas d’un billet unique intégrant une ou plusieurs escale(s).

 

En outre, dans le second cas, les vols sont généralement opérés par des compagnies distinctes, si bien que les conditions d’acceptation de l’animal ainsi que la contrepartie financière ont des chances de ne pas être identiques. 


Une autre différence est que si le chat voyage en soute, le transfert d’un avion à l’autre n’est normalement pas assuré par le personnel. Il faut alors le récupérer après le débarquement du premier vol (au même titre que les éventuelles bagages qu’on a fait placer en soute), puis se rendre au comptoir d'enregistrement du second vol pour une nouvelle prise en charge.

Préparer un voyage en avion avec un chat

Afin qu’un trajet en avion avec un chat se déroule le mieux possible, tant pour l’intéressé que pour soi-même, un minimum de planification est nécessaire – notamment afin qu’il soit préparé à ce qui l’attend.  

La visite chez le vétérinaire

Un chat en train d'être examiné par un vétérinaire

Une consultation vétérinaire est vivement recommandée avant d'envisager de faire voyager son chat en avion. Elle permet en effet de s'assurer qu’il n'est pas trop fragile pour supporter d’être confiné pendant plusieurs heures et d’estimer s’il pourrait supporter le stress généré par cette expérience - a fortiori si c’est la première fois.


Elle est même souvent impérative dans le cas d’un vol vers l’étranger, car de nombreux pays demandent une preuve de vaccination antirabique récente (elle doit généralement avoir été établie au maximum dix jours avant l’arrivée).


L’intérêt d’une visite chez le vétérinaire est aussi qu'il est susceptible de prodiguer des conseils pour faciliter le trajet, voire de prescrire un traitement - par exemple des calmants.

Habituer un chat à l’avion

Un chat assis sur une caisse de transport dans un hall d'aéroport

Dès lors qu’un chat doit effectuer un trajet dans un moyen de transport qu’il ne connaît pas encore, il est préférable de l’y familiariser graduellement : commencer d’emblée avec un très long voyage ne serait pas une bonne idée. C’est plutôt facile pour la voiture et le bus, par exemple, mais moins évident bien sûr dans le cas de l’avion.


Néanmoins, il est possible - et même conseillé - de se rendre à l’aéroport avec lui avant le jour du départ. On ne peut évidemment pas franchir les contrôles de sécurité ni monter à bord d'un appareil, mais cela permet déjà de lui faire découvrir ce lieu bruyant.


Plus largement, il est judicieux de l’emmener dans des lieux publics, voire des transports collectifs (par exemple le bus ou le train), afin de l’accoutumer à la foule et la proximité d'inconnus.


On peut aussi l’habituer aux vibrations qu’il rencontrera en vol en l’emmenant avec soi lors de trajets en voiture ou en bus. L’idéal est de le transporter alors dans le contenant où il sera placé en avion, afin de l’habituer également aux trajets dans ce dernier.


Enfin, on peut simuler l’environnement sonore d’un vol en lui faisant écouter des enregistrements de moteurs au décollage ou d'annonces en cabine. Le mieux est alors d’associer ces moments à quelque chose de positif, c’est-à-dire par exemple le caresser, lui offrir une friandise ou mettre à sa disposition un jouet qu’il apprécie : cela aide d’autant plus à ce qu’il soit rassuré face à ces sons nouveaux.

Bien choisir son contenant

Un chat dans une caisse de transport rigide

Qu’il voyage en cabine ou en soute, un chat ne peut évidemment pas aller et venir librement pendant le vol : il doit rester dans son contenant tout au long de ce dernier.


Il en existe de différents types :

  • le sac de transport (souple ou semi-rigide) ;
  • la caisse de transport (rigide) ;
  • la cage de transport (rigide).


Les petits félins ont en la matière des préférences diverses. Ainsi, certains détestent les sacs de voyage parce qu’ils sont trop instables ou trop exigus, tandis que d’autres au contraire les préfèrent aux cages et aux caisses solides, plus bruyantes.


Cela dit, on n’a pas forcément vraiment le choix. En effet, les sacs de voyage ne sont pas autorisés en soute, alors qu’en revanche ils ont de plus en plus la cote en cabine, car un nombre croissant de compagnies y interdisent les caisses et cages solides.


En tout état de cause, comme pour son panier à la maison, il convient de rendre cet objet confortable. Pour cela, il est notamment conseillé d’en recouvrir le sol avec une couverture.

L’habituer au contenant

Un chat sortant de sa caisse de transport

Avant un voyage en avion, il est primordial d’habituer le chat au contenant dans lequel il va effectuer le trajet, afin que cet objet lui soit parfaitement familier et ne soit pas déjà en lui-même une source d’angoisse.

 

Faire en sorte que le petit félin le découvre le jour du départ, et donc l’y enfermer peu de temps après, serait une erreur : cela pourrait le traumatiser, et le conduire à refuser systématiquement d'y entrer à l’avenir.

 

C’est particulièrement crucial la toute première fois, mais il est utile d’en faire systématiquement de même les fois suivantes.

 

Pour cela, le contenant doit être installé dans un endroit que le petit félin est habitué à fréquenter (par exemple le salon ou une chambre) plusieurs jours - voire plusieurs semaines - avant le départ, de sorte qu’il fasse partie de son environnement habituel. On a intérêt aussi à y disposer une couverture, afin de le rendre confortable.

 

L’idéal est même de le laisser accessible en permanence au domicile, qu’un trajet soit prévu ou non, afin que le chat finisse par le trouver parfaitement banal. L’objectif est de faire en sorte que ce dernier y soit à l’aise et d’éviter qu’il associe cet objet seulement à des choses négatives. Plus c’est le cas, plus les trajets seront faciles.

 

Si au tout début il ne s’y intéresse pas vraiment, on peut tâcher de l’y attirer par exemple avec un jouet, un laser, de la nourriture, ou encore en plaçant à l’intérieur un objet qu’il apprécie. Il est également possible de vaporiser des phéromones de synthèse dessus : ces molécules ont normalement un effet apaisant sur lui. D’ailleurs, s’il y est sensible, il est judicieux d’y avoir recours aussi le jour du départ.

Éviter de trop le nourrir et lui donner à boire avant le départ

Une personne donnant une gamelle de nourriture à un chat.

Mieux vaut éviter de trop nourrir un chat avant de prendre l’avion. En effet, un petit félin qui a l'estomac trop plein risque de régurgiter pendant le vol ce qu’il a avalé, surtout s’il souffre du mal des transports. Par ailleurs, un repas copieux augmente le risque qu'il fasse ses besoins pendant le trajet, et souille ainsi son contenant. 


Pour ces mêmes raisons, s’il voyage en cabine, il est préférable de lui donner de petites quantités d’eau à plusieurs reprises durant le vol, plutôt que de le faire boire excessivement avant l’embarquement.


En soute, une astuce pour éviter qu’il ne boive trop en une seule fois consiste à remplir la gourde attachée à la cage avec des glaçons. Ceux-ci vont fondre progressivement au cours du trajet, ce qui lui permettra d’avoir une hydratation mieux régulée. 

Emporter ses objets préférés

Un chat appuyant sa tête sur une peluche

Un chat supporte mal de se retrouver dans un environnement inhabituel (voire totalement inconnu), et par ailleurs a tôt fait de s’ennuyer en avion – a fortiori si le trajet est long.

 

S’il voyage en cabine, il est donc fortement recommandé d’emporter un de ses accessoires préférés (par exemple un jouet, un doudou…) afin de le lui proposer pendant le vol. En plus de le rassurer, cela permet de briser un peu la monotonie du voyage. Cela dit, comme un petit félin a tendance à facilement se lasser, l’idéal est même d’en prendre plusieurs – a fortiori pour un long trajet.

 

S’il voyage en soute, il est conseillé de placer dans sa caisse ou sa cage un (voire plusieurs) objet(s) qu'il apprécie, mais aussi un vêtement qu’on a porté récemment - par exemple un t-shirt. En effet, l'odeur de son propriétaire a de grandes chances d’avoir sur lui un effet apaisant.

Le stimuler avant de prendre l’avion

Un chat jouant avec un jouet pour chat

Qu’il voyage en soute ou aux pieds de son propriétaire, il n’y a rien de plus ennuyeux pour un chat que de passer de longues heures enfermé dans un sac ou une caisse. Par conséquent, l’idéal est qu'il passe la majorité du trajet à dormir, afin que celui-ci lui semble moins long.


On peut l’y aider via une séance de jeu particulièrement longue et/ou intense le jour du départ. Cela permet à son organisme de libérer de l’ocytocine, de la sérotonine et des endorphines : en plus de favoriser la détente (et donc le sommeil), ces hormones réduisent le stress, ce qui ne peut que lui être bénéfique au vu de ce qui l’attend.


Il faut éviter toutefois de l’exciter juste avant de partir, car il risquerait de ne pas vouloir interrompre sa séance pour entrer dans son contenant et d’associer ce dernier à quelque chose de négatif. Si on l’y contraint, il pourrait alors l’associer à une forme de punition. Mieux vaut donc le faire se défouler environ une heure avant le départ, afin de lui laisser ensuite le temps de retrouver son calme.

Bien choisir sa place

Un chat regardant par le hublot d'un avion

Dans le cas où on prend son chat avec soi en cabine, bien choisir son siège peut grandement contribuer à réduire son stress, en limitant son exposition aux bruits et aux mouvements incessants.


Ainsi, il est préférable d’être installé côté hublot plutôt que côté couloir. En effet, on évite ainsi que le contenant ne soit heurté accidentellement par un passager, un membre du personnel de bord, un chariot de service, un objet qui viendrait à tomber (par exemple lorsque quelqu’un ouvre un compartiment supérieur). Cela réduit aussi l’exposition du petit félin au va-et-vient incessant des voyageurs et de l’équipage.


Par ailleurs, les sièges situés à proximité des toilettes ou des espaces de préparation des repas (galleys) sont à éviter : le bruit constant des chasses d’eau, des portes et des chariots, ainsi que l'agitation du personnel, risqueraient d’être particulièrement stressants pour l’animal.

Prévenir le mal des transports

Un chat allongé dans une caisse de transport et ayant l'air malade

Le mal des transports résulte d’un décalage sensoriel entre la perception visuelle et les informations reçues par l’oreille interne.


Il peut affecter un chat de n’importe quel âge, mais les chatons en bas âge y sont davantage enclins, car le système vestibulaire d’un petit félin n’est pleinement développé qu’à partir d’environ 3 mois. Il se manifeste généralement par de l'agitation, une salivation excessive et/ou des vomissements. 


Le stress et l’anxiété agissent souvent comme des facteurs aggravants, avec à la clef un cercle vicieux : le fait de ne pas se sentir bien renforce l'angoisse de l’animal, ce qui à son tour prolonge voire amplifie son mal-être. En outre, l’expérience risque alors de lui laisser un souvenir traumatisant : le cas échéant, de futurs trajets ont de grandes chances d’être eux aussi difficiles.


Un passage chez le vétérinaire permet d’obtenir des conseils, mais aussi potentiellement un traitement spécifique contre le mal des transports. C’est évidemment particulièrement utile dans le cas d’un chat qui a tendance à en souffrir.


Dans tous les cas, mieux vaut aussi éviter de trop nourrir son animal avant de prendre l’avion : comme pour un humain, le fait d’avoir l’estomac plein augmente la probabilité de souffrir du mal des transports. En outre, cela accroît le risque de vomissement en cas de perturbations.

Mettre de l’eau à sa disposition

Un chat buvant de l'eau dans sa caisse de transport

Bien qu'un chat n’ait pas nécessairement besoin d’apports hydriques importants en temps normal, il est indispensable de prévoir un apport de l'eau pour lui dès lors qu’on lui fait prendre l’avion, et ce quelle que soit la durée du vol. En effet, même pour un trajet de courte durée, des imprévus peuvent rallonger ce dernier ou entraîner une attente prolongée avant le décollage ou le débarquement.


S’il voyage en cabine, on peut emporter une gourde ou une gamelle d’eau avec soi. Dans le premier cas, le plus pratique est un modèle disposant d’une écuelle intégrée : il permet de proposer de l'eau à l'animal sans risque de renverser du liquide sur et autour de lui. Si on opte pour une gamelle, un modèle en élastomère thermoplastique (TPE) est vivement recommandé, car il se range facilement et résiste efficacement aux chocs. 


Si le chat voyage en soute, la présence d’un abreuvoir fixé au contenant est obligatoire. Pour éviter qu’il ne boive tout d’un coup, il est préférable de remplir ce récipient avec des glaçons qui fondront ensuite progressivement durant le vol. 

Anticiper les variations de température

Un avion dont la soute est ouverte et comporte des animaux installés dans des cages de transport

Qu’un chat voyage en cabine ou en soute, il convient d’éviter qu’il ne souffre d’un coup de froid ou de chaud – comme tout le reste du temps, d’ailleurs.


En cabine, il ne devrait normalement pas avoir trop froid, car la température est généralement maintenue entre 18°C et 24°C. Toutefois, un individu fragile (par exemple un chaton, un chat de petite taille ou sans poil) ou habitué à vivre au chaud peut se montrer sensible à la fraîcheur de l'air ambiant. Il est judicieux d’anticiper ce problème en mettant au préalable dans le contenant une serviette, une couverture ou une poche de gel rafraîchissant.


À l'inverse, un chat transporté en cabine est susceptible d’avoir chaud si le contenant dans lequel il est installé est insuffisamment aéré. Le risque existe d’autant plus s’il est stressé, car cela peut accentuer la sensation de chaleur. En tout état de cause, il est judicieux d’emporter avec soi une poche de gel : s’il semble utile de le protéger de la chaleur ou de le refroidir, on enveloppe alors cette dernière dans une serviette qu’on place contre lui. Une autre option pertinente est d’équiper le contenant d’un tapis rafraîchissant.


Le transport en soute présente des défis supplémentaires en termes de température. En effet, le chat passe alors du temps au dehors lorsqu’il transite entre l’aéroport et l’avion, en particulier lors du chargement et du déchargement de l’appareil : il est alors susceptible d’avoir trop chaud ou trop froid, en fonction des conditions météorologiques. Si les températures extérieures sont faibles, il est impératif de placer une couverture ou une serviette sur le sol de sa caisse ou sa cage, afin de l’isoler du froid. À l’inverse, si elles sont élevées, on peut y disposer un tapis rafraichissant pour lui apporter un peu de fraicheur, et il faut également bien l’hydrater avant de se séparer de lui.


En tout état de cause, il est d’autant plus important de faire montre de prévoyance dans le cas d’un transport en soute que contrairement à la cabine, on n’est pas en mesure de surveiller au cours du trajet comment il va, et de l’aider à se refroidir ou se réchauffer au besoin.

Quelques conseils pour un voyage en avion avec un chat en cabine

Le comportement d’un chat lors d’un voyage en avion est très variable d’un individu à l’autre. Certains s'accommodent sans difficulté de l'expérience, tandis que d'autres au contraire vivent très mal le fait de rester confiné durant plusieurs heures dans un environnement inconnu, exigu et bruyant.


Les règles très strictes qui régissent le transport aérien des animaux limitent ce qu’on peut faire pour aider un animal anxieux ou malade en avion. En effet, tout au long du trajet, il est interdit de le sortir de son contenant, et ce dernier doit rester constamment en-dessous du siège devant celui où on est installé. Il reste néanmoins possible d’agir pour que les choses se passent au mieux – ou qu’elles s’améliorent en cas de difficulté.

Prévenir les blessures

Un chat dans une caisse de transport aux pieds de son propriétaire dans la cabine d'un avion

La sécurité physique d’un chat qui voyage dans la cabine d’un avion dépend directement de la stabilité de son contenant. Or, à tout moment pendant le vol, l’appareil est susceptible de traverser des zones de turbulences, avec à la clef des secousses, voire une soudaine chute d'altitude. Si l’objet dans lequel se trouve l’animal n’est pas correctement immobilisé, il risque alors des chocs qui pourraient blesser – ou au moins angoisser – ce dernier. En outre, ces perturbations peuvent provoquer la chute de divers objets.


C’est pour ces raisons que le contenant doit impérativement et tout au long du vol être placé au sol, sous le siège situé devant celui que l’on occupe. Cet emplacement offre en effet la meilleure protection contre les risques de basculement et de chutes d'objets. 


En outre, si l’on est assis côté couloir, il faut veiller à ce qu’il ne dépasse pas dans l’allée. Cela évite qu’il ne soit heurté accidentellement par un passager, un membre du personnel de bord ou encore un chariot de service.

Éviter les conflits avec les autres passagers

Une femme en train de se moucher dans un avion

La présence d'un chat en cabine peut incommoder les voyageurs se trouvant à proximité, en particulier une personne qui souffrirait d’allergie ou d’ailurophobie (phobie des chats).


Les membres du personnel de bord sont formés pour gérer ce type de situations et la cohabitation entre passagers, afin que chacun voyage dans des conditions acceptables. Il convient donc d'interpeller l’un d’entre eux en cas de problème. Ils pourront proposer une solution satisfaisante pour tous - généralement un changement de place.

Comment rafraîchir ou réchauffer un chat lors d’un trajet en avion

Un chat allongé sur une couverture dans une caisse de transport

Les avions modernes sont équipés de systèmes de contrôle de la température au sein de l’habitacle, si bien que celle-ci se situe généralement entre 18 et 24°C. 


Normalement, un chat ne risque donc pas d’avoir trop froid. Si cela semble néanmoins être le cas, ajouter une couverture dans le contenant est un bon moyen de lui permettre de se réchauffer. Le problème est surtout susceptible de se poser avec un individu fragile. En particulier, les chatons, les chats sans poils et ceux qui sont de petite taille sont globalement plus sensibles aux basses températures.


À l’inverse, il peut aussi avoir trop chaud, en particulier si son contenant est mal ventilé. On peut alors l’aider à se rafraîchir en lui proposant de l'eau ou en plaçant contre lui une serviette qu’on a préalablement humidifiée. Le problème est particulièrement susceptible de se présenter avec un chat brachycéphale (c’est-à-dire au nez écrasé), car cette particularité morphologique implique une capacité de régulation thermique réduite.

Que faire si un chat souffre du mal des transports en avion

Une personne mettant ses doigts à travers les grilles d'une cage de transport où se trouve un chaton

Lorsqu’un chat souffre de mal des transports, c’est la conséquence d’un décalage sensoriel entre ce qu’il voit et ce que son oreille interne perçoit. En voiture par exemple, ce problème peut être atténué en le faisant regarder par la fenêtre, mais cette solution n’est pas envisageable dans un avion. Les règles de sécurité imposent en effet qu’il soit maintenu dans son contenant et que ce dernier reste impérativement placé sous le siège de devant, le tout pendant l’ensemble du trajet.


Il faut savoir toutefois que le mal des transports est généralement exacerbé par le stress et l’anxiété. Or, il est au moins possible d’agir à ce niveau en apaisant l’animal ou en détournant son attention. Pour ce faire, on peut lui parler de manière rassurante, le caresser ou encore lui présenter un objet qu’il connait bien (par exemple un doudou ou un jouet) afin de lui donner des points de repère familiers. Si cela ne suffit pas, on peut lui administrer un traitement prescrit par le vétérinaire avant le vol, le cas échéant.

Que faire si un chat est stressé ou apeuré en avion

Un chat installé dans une caisse de transport et qui semble inquiet

Un chat peut facilement être très stressé – voire effrayé – lors d’un trajet en avion, surtout s’il n’est pas habitué aux déplacements.


Le cas échéant, on peut tenter de le rassurer ou de détourner son attention en lui donnant un objet qui lui est familier : par exemple un jouet, un vêtement ou une couverture.


Lui offrir des friandises peut également être utile pour lui offrir un peu de réconfort, et éviter qu’il ne conserve un trop mauvais souvenir de cette expérience.


Lui parler d’une manière douce et posée est également une très bonne idée pour qu’il se sente davantage en sécurité, car il est courant qu’entendre la voix de son maître soit rassurant pour un petit félin. 


Cela dit, il risque d’être difficile de faire en sorte qu’il soit plus détendu si on ne l’est pas soi-même. En effet, les représentants de la gent féline sont très doués pour percevoir les émotions de leur propriétaire, et ont tendance à les faire leurs. 

Conclusion

Il est possible de nos jours d’emmener son chat en avion presque partout dans le monde, sous réserve d’opter pour une des nombreuses compagnies qui acceptent les animaux à bord de leurs appareils.


Toutefois, pour un court séjour, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de lui imposer cette expérience stressante et potentiellement traumatisante. Faire garder son chat par une personne de son entourage ou par un professionnel constitue souvent une bien meilleure solution, a fortiori si cela lui permet de rester dans son lieu de vie habituel. 


Les choses sont bien sûr différentes en cas de déménagement ou de long séjour : l’avion est alors parfois la seule solution pour emmener son animal avec soi.

Auteur : Nicolas C. - Dernière modification : 03/29/2026

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