« Le jour où elle s’est transformée en chat », de Arthur Rackham (1920)

« Le jour où elle s’est transformée en chat », de Arthur Rackham (1920)

Le jour où elle s’est transformée en chat (By Day She Made Herself Into a Cat) est une œuvre de l’illustrateur britannique Arthur Rackham (1867-1939). Elle appartient aux collections de la British Library à Londres, au Royaume-Uni. Le style de cet artiste est inspiré à la fois par l’illustration européenne et par les techniques des estampes japonaises.

 

Comme son nom l’indique, ce tableau représente la métamorphose surnaturelle d’une femme en chat. Ce faisant, il s'inspire des contes de fées des frères Grimm (1785-1863), mettant notamment en scène des sorcières capables de se transformer en animaux - dont le petit félin. Ces récits reflètent des superstitions bien ancrées dans toute l’Europe depuis le Moyen Âge, et directement liées aux histoires de sorcellerie.

 

L’œuvre représente donc un chat noir à l'air maussade, assis sur la branche d'un saule et qui fixe le spectateur. La luminosité évoque le crépuscule, et on aperçoit à l’arrière-plan un château à l’architecture moyenâgeuse. Tant par son expression que par sa posture, l’animal dégage un sentiment de malveillance : il apparaît clairement obscur et maléfique.

 

À travers son travail d’illustration de contes tels que Hansel et Gretel ou Le vent dans les saules, Rackham a montré sa capacité à représenter des sentiments et des traits humains à travers les expressions faciales d’animaux. C’est le cas dans Le jour où elle s’est transformée en chat, ainsi que dans d’autres oeuvres de l’artiste comme Goldilocks and the Three Bears ou A Mad Tea Party (inspirée de Alice aux Pays des Merveilles de Lewis Caroll).

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La représentation du chat dans l’histoire de l’art et de la peinture
  2. Page 2 : « La tentation de saint Antoine », de Jérôme Bosch (1502)
  3. Page 3 : « Salon de coiffure avec singes et chats », de Abraham Teniers (1648)
  4. Page 4 : « Magdaleine Pinceloup de la Grange, née de Parseval », de Jean-Baptiste Perronneau (1747)
  5. Page 5 : « Le Chat Angora », de Jean-Honoré Fragonard et Marguerite Gérard (1780)
  6. Page 6 : « Chats qui se battent », de Francisco de Goya (1786)
  7. Page 7 : « Deux chats qui se battent », de John James Audubon (1826)
  8. Page 8 : « Le déjeuner du chat », de Théodule-Augustin Ribot (1860).
  9. Page 9 : « Jeu de chaton », de Henriette Ronner-Knip (1878)
  10. Page 10 : « Femme avec un chat », de Pierre-Auguste Renoir (1885)
  11. Page 11 : « Julie Manet » ou « L’Enfant au chat », de Pierre-Auguste Renoir (1887)
  12. Page 12 : « Les amours de ma femme », de Carl Kahler (1891)
  13. Page 13 : « Contentement », de Henriette Ronner-Knip (1900)
  14. Page 14 : « Jeune fille au tricot et au chat », de Albert Anker (1903)
  15. Page 15 : « Femme avec chat », de Kees von Dongen (1908)
  16. Page 16 : « A Summer Tea Party », de Louis Wain
  17. Page 17 : « Marguerite au chat noir », de Henri Matisse (1910)
  18. Page 18 : « Le pont », de Carl Olof Larsson (1912)
  19. Page 19 : « Le chat aux poissons rouges », de Henri Matisse (1914)
  20. Page 20 : « Le jour où elle s’est transformée en chat », de Arthur Rackham (1920)
  21. Page 21 : « Autoportrait au chat », de Tsuguharu-Léonard Foujita (1926)
  22. Page 22 : « Le chat et l’oiseau », de Paul Klee (1928)
  23. Page 23 : « Chat dévorant un oiseau », de Pablo Picasso (1939)
  24. Page 24 : « Tête de chat », Georg Baselitz (1967)
  25. Page 25 : « M. et Mme Clark et Percy », de David Hockney (1971)
  26. Page 26 : « Ink », de Endre Penovác (2015)

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