« Autoportrait au chat », de Tsuguharu-Léonard Foujita (1926)

« Autoportrait au chat », de Tsuguharu-Léonard Foujita (1926)

Autoportrait au chat est un tableau de l’artiste d’origine japonaise naturalisé français Tsuguharu-Léonard Foujita (1886-1968), dont le style est une alliance subtile entre les arts nippons et les arts européens.

 

Dans cette œuvre appartenant à une collection privée, cet amateur de chats s’est lui-même représenté dans un autoportrait aux côtés d’un félin au pelage blanc et marron moucheté de noir, la tête à proximité de celle de l’animal. Il existe en fait plusieurs versions d’autoportraits représentant l’artiste avec un chat, qui appartiennent donc à une série d’œuvres à la composition similaire.

 

Foujita s'immortalise avec à la main un pinceau, symbole de créativité, et la main posée sur la tête - comme s’il était en pleine réflexion artistique. L’animal fait irruption derrière lui, l’air presque effrayant, tandis que son maître reste parfaitement impassible en regardant en direction du spectateur. Ce contraste rend la composition presque amusante. Le petit félin est ici représenté comme un compagnon idéal pour l’artiste, à la fois indépendant et affectueux.

 

Femme au buste nu tenant un chat dans ses bras (1930) est un autre tableau de Foujita comportant un chat, et n’est pas sans rappeler le tableau Femme avec chat de Kees van Dongen. On retrouve en effet une femme à l’air doux, tenant avec tendresse un chat entre ses bras. Cela montre combien cette espèce était à l’époque associée aux attributs qualifiés de féminins : délicatesse, sensualité et douceur. Plus prosaïquement, ces œuvres – ainsi que de nombreuses autres - traduisent l’intérêt et l’affection que l’artiste portait à ces animaux de compagnie.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La représentation du chat dans l’histoire de l’art et de la peinture
  2. Page 2 : « La tentation de saint Antoine », de Jérôme Bosch (1502)
  3. Page 3 : « Salon de coiffure avec singes et chats », de Abraham Teniers (1648)
  4. Page 4 : « Magdaleine Pinceloup de la Grange, née de Parseval », de Jean-Baptiste Perronneau (1747)
  5. Page 5 : « Le Chat Angora », de Jean-Honoré Fragonard et Marguerite Gérard (1780)
  6. Page 6 : « Chats qui se battent », de Francisco de Goya (1786)
  7. Page 7 : « Deux chats qui se battent », de John James Audubon (1826)
  8. Page 8 : « Le déjeuner du chat », de Théodule-Augustin Ribot (1860).
  9. Page 9 : « Jeu de chaton », de Henriette Ronner-Knip (1878)
  10. Page 10 : « Femme avec un chat », de Pierre-Auguste Renoir (1885)
  11. Page 11 : « Julie Manet » ou « L’Enfant au chat », de Pierre-Auguste Renoir (1887)
  12. Page 12 : « Les amours de ma femme », de Carl Kahler (1891)
  13. Page 13 : « Contentement », de Henriette Ronner-Knip (1900)
  14. Page 14 : « Jeune fille au tricot et au chat », de Albert Anker (1903)
  15. Page 15 : « Femme avec chat », de Kees von Dongen (1908)
  16. Page 16 : « A Summer Tea Party », de Louis Wain
  17. Page 17 : « Marguerite au chat noir », de Henri Matisse (1910)
  18. Page 18 : « Le pont », de Carl Olof Larsson (1912)
  19. Page 19 : « Le chat aux poissons rouges », de Henri Matisse (1914)
  20. Page 20 : « Le jour où elle s’est transformée en chat », de Arthur Rackham (1920)
  21. Page 21 : « Autoportrait au chat », de Tsuguharu-Léonard Foujita (1926)
  22. Page 22 : « Le chat et l’oiseau », de Paul Klee (1928)
  23. Page 23 : « Chat dévorant un oiseau », de Pablo Picasso (1939)
  24. Page 24 : « Tête de chat », Georg Baselitz (1967)
  25. Page 25 : « M. et Mme Clark et Percy », de David Hockney (1971)
  26. Page 26 : « Ink », de Endre Penovác (2015)

Discussions sur ce sujet