« A Summer Tea Party », de Louis Wain

« A Summer Tea Party », de Louis Wain

A Summer Tea Party (que l’on peut traduire par « Une pause thé en été ») est une œuvre du britannique Louis Wain (1860-1939), principalement connu pour ses multiples peintures et gravures psychédéliques de chats anthropomorphes jouant au golf ou prenant le thé. Artiste prolifique, il publia environ 600 dessins chaque année de 1884 à 1914. Une partie de ses travaux font partie des collections du Victoria and Albert Museum de Londres (Royaume-Uni), tandis que l’autre partie appartient à des collections privées.

 

Wain fut diagnostiqué schizophrène à l'âge adulte, et il est probable que cette maladie ait eu une influence sur son processus créatif. Sa passion des chats a néanmoins été une source d’inspiration : il en a eu 17 au cours de sa vie.

 

Quoi qu’il en soit, il avait une certaine obsession pour la gent féline, et œuvra d’ailleurs pour la cause animale en soutenant des associations de protection des chats dans son pays. Cette passion remontait à une période émotionnellement intense de sa vie. En effet, alors que sa femme mourait d'un cancer, elle fut grandement réconfortée lorsque son mari lui ramena un chaton errant. Ce dernier devint le sujet des premiers dessins de chats de l’artiste, qui servirent d'impulsion à ses travaux ultérieurs.

 

A Summer Tea Party représente des chats installés autour d’une table de jardin et partageant un thé. Les couleurs vives et les traits anthropomorphiques de ces derniers donnent un air enfantin et plein de douceur à la composition. L’architecture du village en arrière-plan évoque quant à elle un décor de conte de fées, hors du temps.

 

Wain a ainsi créé un univers fantastique où la société est constituée de chats : certains semblent tout à fait naïfs et inoffensifs, mais d’autres en revanche ont l’air espiègles voire malicieux. On retrouve cet univers dans la majorité des œuvres de l’artiste ; c'est le cas par exemple dans Cats relaxing in the grounds at Napsbury et Team Time for Kittens, qui tous deux ressemblent beaucoup à A Summer Tea Party. Il représente donc les différentes facettes de ces félins : à la fois doux et joueurs, mais aussi rusés et facétieux.

Dernière modification : 11/23/2020.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La représentation du chat dans l’histoire de l’art et de la peinture
  2. Page 2 : « La tentation de saint Antoine », de Jérôme Bosch (1502)
  3. Page 3 : « Salon de coiffure avec singes et chats », de Abraham Teniers (1648)
  4. Page 4 : « Magdaleine Pinceloup de la Grange, née de Parseval », de Jean-Baptiste Perronneau (1747)
  5. Page 5 : « Le Chat Angora », de Jean-Honoré Fragonard et Marguerite Gérard (1780)
  6. Page 6 : « Chats qui se battent », de Francisco de Goya (1786)
  7. Page 7 : « Deux chats qui se battent », de John James Audubon (1826)
  8. Page 8 : « Le déjeuner du chat », de Théodule-Augustin Ribot (1860).
  9. Page 9 : « Jeu de chaton », de Henriette Ronner-Knip (1878)
  10. Page 10 : « Femme avec un chat », de Pierre-Auguste Renoir (1885)
  11. Page 11 : « Julie Manet » ou « L’Enfant au chat », de Pierre-Auguste Renoir (1887)
  12. Page 12 : « Les amours de ma femme », de Carl Kahler (1891)
  13. Page 13 : « Contentement », de Henriette Ronner-Knip (1900)
  14. Page 14 : « Jeune fille au tricot et au chat », de Albert Anker (1903)
  15. Page 15 : « Femme avec chat », de Kees von Dongen (1908)
  16. Page 16 : « A Summer Tea Party », de Louis Wain
  17. Page 17 : « Marguerite au chat noir », de Henri Matisse (1910)
  18. Page 18 : « Le pont », de Carl Olof Larsson (1912)
  19. Page 19 : « Le chat aux poissons rouges », de Henri Matisse (1914)
  20. Page 20 : « Le jour où elle s’est transformée en chat », de Arthur Rackham (1920)
  21. Page 21 : « Autoportrait au chat », de Tsuguharu-Léonard Foujita (1926)
  22. Page 22 : « Le chat et l’oiseau », de Paul Klee (1928)
  23. Page 23 : « Chat dévorant un oiseau », de Pablo Picasso (1939)
  24. Page 24 : « Tête de chat », Georg Baselitz (1967)
  25. Page 25 : « M. et Mme Clark et Percy », de David Hockney (1971)
  26. Page 26 : « Ink », de Endre Penovác (2015)

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