Les solutions en cas d'allergie aux chats

Faut-il se séparer de son chat en cas d'allergie ?

Faut-il se séparer de son chat en cas d'allergie ?

En cas d'allergie au chat, l’éviction totale de l’allergène est la solution la plus évidente. Pour cette raison, lorsque l'on se sait allergique, la solution la plus efficace est d'éviter d'adopter un chat.

 

Si l'allergie se déclenche ou est mise en évidence alors qu'on en possède déjà un, en fonction de la sévérité des symptômes, la séparation d'avec son animal est parfois la meilleure solution.

 

C'est également l'option conseillée par les médecins en cas de maladie respiratoire (asthme, par exemple), car d'après l'American College of Allergy, Asthma and Immunology, le risque de devenir allergique à son chat lorsqu'on est asthmatique est 2 à 3 fois plus important que pour une personne non asthmatique. Il faut d'ailleurs savoir que ce risque existe toujours même après plusieurs années de séparation avec le chat, car il faut beaucoup de temps pour se défaire de ses particules allergisantes (poils attachés à la moquette, au canapé, aux rideaux, etc.).

 

Malheureusement, il est évidemment bien souvent très difficile de se séparer de son chat lorsque l'on y est attaché. Des statistiques indiquent ainsi que 75 à 90 % des personnes concernées ne suivraient pas le conseil de leur allergologue quand celui-ci recommande la séparation.

Adapter son environnement et les soins portés à son chat

Adapter son environnement et les soins portés à son chat

Si les symptômes ne sont pas trop sévères ou si le propriétaire ne parvient pas à se résoudre à se séparer de son chat, il existe heureusement des alternatives pour contenir l'allergie et en atténuer les symptômes.

 

La première des mesures consiste à bannir du domicile tout ce qui emprisonne et retient les allergènes (tapis, moquettes, rembourrages de fauteuils...), passer l'aspirateur dans toute la maison au minimum deux fois par semaine, et utiliser des purificateurs d'air. Il faut aussi se laver les mains fréquemment, surtout après avoir manipulé le chat, et limiter son accès à certaines pièces, comme par exemple la chambre à coucher.

 

Pour réduire la quantité de poils imprégnés de salive et éliminer un maximum d'allergènes de la fourrure, il convient d'entretenir la peau et le pelage de son chat, en le brossant régulièrement et en lui donnant des bains une fois toutes les deux semaines avec un shampoing adapté aux chats.

 

Enfin, l’alimentation du chat peut également jouer un rôle important : un régime de haute qualité avec beaucoup d'acides gras oméga-3 permet de conserver un pelage sain et de minimiser les squames.

Privilégier des chats réputés hypoallergéniques

Le Sibérien cause peu d'allergie, malgré ses poils longs
Le Sibérien cause peu d'allergie, malgré ses poils longs

Si une personne souffre d’allergie aux chats mais ne peut pas résister à l'envie d’en adopter un, il est possible d'opter pour certaines races de chats hypoallergéniques.

 

Du fait de son bagage génétique, un tel chat produit en effet moins de Fel d 1, la protéine allergisante. Bien que le sujet soit controversé, l'expérience des propriétaires et des études cliniques récentes suggèrent qu'un Sibérien, un Abyssin ou encore un Balinais produit des quantités plus faibles de Fel d 1. Les races de chats nus sont également recommandées aux personnes souffrant d'allergie, car l'absence de pelage limite la diffusion des allergènes dans le foyer.

 

Enfin, une autre étude a montré que les femelles produisent généralement moins d'allergènes que les mâles, et que la castration des chats permet de réduire la quantité d'allergènes produits par les mâles. La stérilisation des chattes n'aurait en revanche pas d'effet similaire.

Réduire les symptômes avec un traitement médical

Réduire les symptômes avec un traitement médical

Les allergies au chat peuvent être contrôlées avec des médicaments en vente libre en pharmacie ou sur ordonnance, tels que des antihistaminiques et des sprays décongestionnants.

 

L'immunothérapie allergénique, une thérapie par injection périodique conçue pour stimuler les réponses immunitaires naturelles du corps aux allergènes du chat, peut également soulager nombre de personnes souffrant d’allergies.

Le mot de la fin

Les allergies respiratoires représentent un vrai fléau des sociétés contemporaines : on estime en effet que près d'une personne sur 3 en est atteinte en 2018, contre à peine 4% en 1968 ! Une personne sur 40 souffrirait par ailleurs d'une allergie aux animaux, au premier rang desquels les chats.

 

Pour lutter contre ce phénomène mondial, des chercheurs de l’université de Zürich ont eu l'idée en 2013 de développer un vaccin dont le principe est d’immuniser les chats contre la protéine Fel d 1 - qui serait d’ailleurs inutile pour eux -, de sorte qu'ils en produisent beaucoup moins dans leurs sécrétions. Cette immunité permettrait de réduire drastiquement les symptômes d’allergie réactionnelle chez les humains.

 

La société Hypopet, créée par ces chercheurs suisses, a été récompensée par un Swiss Technology Adward, et le vaccin devrait être commercialisé fin 2018. Un espoir pour tous, autant pour les chats abandonnés par des propriétaires se découvrant allergiques à leur contact, que pour les personnes allergiques comptant dans leur entourage des propriétaires de chats.

Dernière modification : 02/20/2020.
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