Canada - Mystère de la disparition de chats résolu

27/11/2008
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Charlesbourg
Taïeb Moalla

Oubliez la thèse des compagnies pharmaceutiques et celle des marchands de fourrure véreux. Les mystérieuses disparitions d'une vingtaine de chats de Charlesbourg, le mois dernier, ont été l'oeuvre d'une femme de 48 ans qui jure pourtant que ses intentions étaient bonnes.

Comme l'a révélé Le Journal, le mois dernier, une vingtaine de chats se sont évaporés au cours de la dernière quinzaine d'octobre dans le secteur délimité entre la 60e et la 70e Rue. À l'époque, les propriétaires avaient noté la présence suspecte d'une dame dans le coin. Cette dernière capturait les félins à l'aide d'une cage verte, soutenaient-ils.

«Nos policiers ont effectivement rencontré une femme de Québec. L'enquête n'est pas encore terminée, mais il n'y aurait aucune intention criminelle de sa part», rapporte Catherine Viel, relationniste à la police de Québec.


Suspecte

La suspecte, que la police refuse d'identifier, occupe un emploi bien en vue. Elle ramassait les minous dans la rue ou dans les cours des maisons. «Elle nourrissait les chats et, dans certains cas, elle les emmenait même chez le vétérinaire. Elle les traitait très bien et les ramenait à l'endroit où elle les a pris. On peut dire qu'elle a une sorte de manie», ajoute Mme Viel. Pour sa défense, la dame a répondu aux policiers qu'il s'agissait, à ses yeux, de «chats abandonnés».

Propriétaires mécontents

Informé de ces développements, René Myrand, de Charlesbourg, dont le chat Luc a été kidnappé à la mi-octobre, a manifesté une grande irritation. «Les conclusions des enquêteurs sont une fabulation grossière pour calmer les esprits, lance-t-il. Une histoire simpliste pour satisfaire tout le monde et ne déranger personne.»

Convaincue que la disparition de sa chatte à Limoilou, en juillet, est liée aux volatilisations de Charlesbourg, Chantal Rondeau affirme «qu'on fait rire de nous en ce moment. Si c'est vraiment cette femme, comme la police le dit, elle a des comptes à rendre, car on est plusieurs à vouloir revoir nos chats. Des enfants pleurent la disparition de leur animal», rapporte-t-elle.

Malgré les informations policières, qui laissent entendre que les chats sont toujours en vie, aucun maître n'aurait retrouvé son animal de compagnie pour l'instant. Pour plus de détails, consulter le site Internet des victimes des disparitions au www.chatsperdusquebec.com.