
Le monde des animaux est fréquemment au cœur des œuvres du romancier français Bernard Werber, né en 1961. D’ailleurs, c’est un roman intitulé Les Fourmis qui en 1991 lui permet d’accéder à la notoriété : il s’y penche sur la vie de ces petites bêtes, en essayant d’imaginer le regard qu’elles peuvent porter sur le monde qui les entoure. Publié en 2016, Demain les chats s’inscrit dans la même veine, en s’intéressant cette fois-ci à la gent féline.
L’histoire tourne autour de Bastet, une chatte de gouttière vivant à Paris, qui cherche à comprendre les humains et rêve de communiquer avec eux. Au début du récit, son quotidien est bouleversé par une suite de catastrophes qui touchent la société humaine et l’affecte aussi indirectement : des épidémies, des émeutes, des guerres, etc.
C’est dans ce cadre apocalyptique que Bastet fait la rencontre de Pythagore, un congénère s’étant fait implanter dans le cerveau une puce qui lui permet d’accéder aux connaissances humaines. Les deux compères décident alors de s’allier pour faire évoluer leur espèce et lui permettre de survivre au chaos environnant.
Abordant le thème de la survie et de l’évolution tout en se penchant sur l’intelligence des animaux et leur façon de communiquer, Demain les chats se situe quelque part entre la science-fiction et le roman philosophique. À la manière de Je suis un chat de Natsume Sōseki (1867-1916), le livre est narré par Bastet lui-même, que Bernard Werber utilise pour porter un regard détaché et critique sur la société humaine.
En 2019, une suite baptisée Sa Majesté des chats prolonge l’histoire de Bastet alors qu’elle se réfugie avec Pythagore sur l’île de la Cité, au centre de Paris, pour échapper à une horde de rats qui envahit la ville.
La série se conclut en 2020, avec la parution d’un troisième opus intitulé La Planète des chats. Bastet y fuit Paris pour New York, afin d’échapper à l’invasion de ces rongeurs.