Chat déprimé : la dépression chez le chat

Chat déprimé : la dépression chez le chat

La dépression est une maladie bien connue chez l’Homme. Dans certains pays d’Europe de l’Ouest, par exemple (dont la France), on estime qu’au moins une personne sur cinq en souffre au moins une fois au cours de sa vie. Mais les humains ne sont pas les seuls concernés : les animaux sont également susceptibles d’être atteints de dépression, et peuvent d’ailleurs même en mourir.


La dépression chez le chat est presque impossible à soigner par voie médicamenteuse, et plus elle est avancée, plus il est difficile d’en venir à bout. Il est donc important d’en déceler rapidement les symptômes afin d’y remédier le plus vite possible.


Qu’est-ce que la dépression, et comment savoir qu’un chat est dépressif ? Quelles sont les causes possibles ? Comment soigner un chat dépressif ?

Partager
 Envoyer cette page à un ami

Qu’est-ce que la dépression chez le chat ?

Qu’est-ce que la dépression chez le chat ?

La dépression féline est une maladie dite psychosomatique qui se caractérise principalement par un dérèglement de l’humeur, une diminution de toutes les activités de base (moins de contacts, moins de toilettage, baisse de l’appétit…) et un dérèglement du sommeil. Chez le chat, elle peut être chronique ou aiguë, et chaque individu peut y réagir de manière différente. Tous les chats, quels que soient leur race, leur sexe et leur âge, peuvent devenir dépressifs.

 

Chez l’Homme comme chez les animaux, la dépression n’est pas une maladie qui apparaît soudainement, du jour au lendemain : la plupart du temps, un chat devient dépressif à la suite d’une accumulation de stress sur du plus ou moins long terme. Ce dernier peut se manifester par des problèmes de comportement relativement classiques (malpropreté soudaine, léchages compulsifs, automutilation…) mais aussi par l’apparition du syndrome PICA, qui se traduit par l’ingestion ou la succion de matières non alimentaires (vêtements en laine, fleurs en pastique, câbles électriques…). Les facteurs d’anxiété étant variés et les individus différents, l’accumulation de stress peut se faire sur une période plus ou moins courte, au point qu’il arrive parfois que le comportement du chat change du jour au lendemain, sans signe avant-coureur facilement détectable.

 

La dépression est très grave chez le chat et est même souvent mortelle. De fait, de nombreux spécialistes estiment qu’un chat dépressif est condamné dans 99% des cas si aucune solution n’est mise en place par le maître. Comme souvent, moins la maladie est avancée, plus il est facile de la soigner : c’est pourquoi il est primordial d’agir dès les premiers signes et au moindre soupçon de dépression.

Les causes possibles de dépression chez le chat

Pour pouvoir venir en aide à un chat dépressif, encore faut-il connaître les raisons qui l’ont conduit à être dans cet état. Toutefois, elles peuvent être difficiles à cerner, car elles sont diverses, propres à chaque individu et souvent multiples.

 

Les principales causes de dépression chez le chat sont :

Une situation stressante

Une situation stressante

Qu’il s’agisse d’une situation ponctuelle particulièrement anxiogène ou de choses angoissantes qui s’installent sur la durée dans sa vie quotidienne, le stress est susceptible de causer une dépression du chat.

 

Il peut être difficile d’en déterminer les causes, car elles peuvent passer relativement inaperçues. Par exemple, un chat régulièrement en conflit territorial avec des congénères ou fréquemment pourchassé par le chien du voisin peut finir par devenir anxieux, mais son propriétaire n’est pas forcément conscient de ces péripéties.

 

Cependant, dans certains cas, le stress peut aussi être engendré par le comportement de ses maîtres eux-mêmes. Par exemple, s’il vit dans un foyer très conflictuel, dont les membres se disputent et crient souvent, il peut s’approprier ce stress et finalement tomber dans la dépression.

 

Il faut savoir également que le chat ne fait pas la différence entre le bien et le mal. Par conséquent, il n’est pas toujours facile pour lui de comprendre ce qui lui est reproché lorsque son propriétaire le punit. Si les réprimandes ou les punitions sont trop fréquentes, cela peut lui faire perdre confiance en lui et engendrer un sentiment de mal-être et d’angoisse permanente.

 

Au-delà de ces exemples de choses du quotidien qui peuvent sur la durée finir par rendre un chat dépressif, certaines situations sont particulièrement à risque :

Une séparation soudaine

Une séparation soudaine

La séparation d’avec un ou plusieurs membres de son foyer, qu’il soit lié par exemple à un décès, une séparation, un départ d’un enfant devenu adulte ou encore à une mise en pension prolongée, affecte le chat. Le membre en question n’est d’ailleurs pas forcément un humain : il peut parfaitement s’agir d’un congénère ou d’un animal d’une autre espèce avec qui il partageait son toit. S’il souffrait d’hyperattachement envers cette personne ou cet animal, il y a de fortes chances qu’il fasse une dépression s’il s’en retrouve soudainement séparé.

 

Une chatte séparée trop tôt de ses petits peut elle aussi être affectée par cette séparation, au point de les chercher partout et de finir par sombrer dans une dépression. L’inverse est vrai aussi : les chatons peuvent souffrir de « dépression de privation » à la suite d’une séparation précoce d’avec leur mère.

Un changement d’environnement

Un changement d’environnement

Déménager avec son chat peut être angoissant pour le maître, mais l’est encore plus pour l’animal, au point de parfois entraîner une dépression. En effet, un déménagement représente pour cet animal très routinier une perte de la plupart de ses repères, et c’est d’autant plus perturbant que contrairement à son maître il ne sait pas que le fait d’avoir quitté son précédent lieu de vie est définitif et qu’il convient donc de s’adapter à cette nouvelle donne. Bien évidemment, le phénomène est encore plus traumatisant si le déménagement est soudain, et c’est encore pire si son maître déménage fréquemment.

 

Un séjour en clinique vétérinaire ou en pension féline peut également entraîner une dépression du chat, surtout s’il dure plusieurs semaines.

L’arrivée d’un nouveau venu dans le foyer

L’arrivée d’un nouveau venu dans le foyer

Le chat étant habitué à sa routine, toute nouvelle présence dans le foyer, qu’il s’agisse d’un nouveau conjoint de son propriétaire, de l’arrivée d’un bébé ou de celle d’un autre animal (qu’il s’agisse d’un congénère ou d’un représentant d’une autre espèce) peut être perçu comme une menace à ses yeux. Ce changement est donc une source de stress pour lui - en particulier si son maître ne l’y a pas préparé correctement - qui peut à terme finir par le rendre dépressif.

L’ennui / un manque de stimulations

L’ennui / un manque de stimulations

La dépression liée à l’ennui se rencontre majoritairement chez les chats vivant en appartement, ainsi que chez ceux qui aiment recevoir de l’attention et dont le maître n’est pas suffisamment présent ou n’interagit pas suffisamment avec eux. Les races de chat les plus affectueuses et sociables, comme par exemple les Siamois, sont particulièrement concernées.

 

Il existe également une forme rare de dépression qui touche les jeunes chats qui ont été mal socialisés et n’ont pas été suffisamment stimulés dans leur premier environnement.

Un lieu de vie inadapté

Un lieu de vie inadapté

L’état dépressif du chat peut être dû à un mode de vie inadapté, par exemple s’il vit en appartement alors qu’il s’agit d’un grand chasseur. En effet, pour un chat, la notion de "territoire" est primordiale : s’il a un instinct de chasseur ou un esprit aventurier très développé, il lui faut un territoire adéquat, sans quoi il risque de se retrouver fort malheureux et de déprimer.

Le changement de saison

Le changement de saison

La dépression peut également être une histoire de saison.

 

La déprime hivernale est connue chez le chat comme chez l’Homme ; elle est due notamment à exposition à la lumière plus faible que le reste de l’année.

Les chats en chaleur

Les chats en chaleur

Les chats entiers (mâles comme femelles) qui restent enfermés pendant la période des chaleurs peuvent souffrir de dépression.

 

Le risque est particulièrement prononcé chez les femelles ayant connu plusieurs chaleurs sans avoir pu s’accoupler.

Une pathologie

Une pathologie

Certaines maladies comme la piroplasmose, le diabète ou un accident vasculaire cérébral (AVC) peuvent rendre un chat dépressif.

Des produits ou médicaments toxiques

Des produits ou médicaments toxiques

La dépression du chat peut être déclenchée à la suite d’une intoxication à des produits chimiques ou plantes dangereuses pour les chats, comme le révèle notamment une étude de 2011 sur les statistiques du Centre National d'Informations Toxicologiques Vétérinaires (CNITV) de Lyon intitulée « Les intoxications majeures du chat d’après les données du C.N.I.T.V. de Lyon 2008-2009 ».

 

Certains médicaments comme les contraceptifs pour chat ont également comme effet secondaire potentiel de le rendre dépressif.

Le vieillissement

Le vieillissement

Les chats âgés de plus de 10 ans peuvent faire ce que l’on appelle une dépression d’involution, c’est-à-dire une forme chronique de la dépression liée à l’âge. Elle s’accompagne de signes de confusion (miaulements nocturnes, comportement confus, tendance à errer…) et d’une perte des acquis comme la propreté.

Les symptômes de la dépression chez le chat

Les symptômes permettant de savoir qu’un chat est dépressif sont facilement identifiables, car on relève souvent les mêmes troubles physiques et comportementaux chez les individus concernés :

Une apathie générale

Une apathie générale

Un chat dépressif a un comportement apathique et est particulièrement inactif, car presque plus rien de ce qui se passe autour de lui ne l’intéresse et ne le motive. Par exemple, il ne réagit pas aux différentes stimulations liées aux changements apportés dans la maison (si on déplace certains meubles voire réaménage certaines pièces, choses qui normalement intriguent beaucoup les chats). Il s’agit d’un des principaux symptômes de la dépression.

Une modification de l'appétit

Une modification de l'appétit

Même s’il est d’ordinaire un gros mangeur, un chat souffrant de dépression peut partiellement ou totalement arrêter de se nourrir. Il faut alors consulter rapidement un vétérinaire, car ce symptôme est extrêmement grave, qu’il soit lié d’ailleurs à une dépression ou à un autre problème. Bien que ce soit plus rare, le chat peut à l’inverse manger plus que d’habitude, au point de prendre du poids.

Une modification du sommeil

Une modification du sommeil

Un chat dépressif peut soudainement devenir insomniaque, ce qui a toutes les chances de troubler fortement son humeur. Il peut aussi au contraire dormir plus que d’habitude, ou même simplement changer ses habitudes de sommeil, par exemple en dormant à des heures de la journée auxquelles il était jusqu’à présent réveillé.

Une modification du toilettage

Une modification du toilettage

Un chat souffrant de dépression peut perdre le réflexe de se toiletter. Son poil devient alors gras, sa peau peut présenter des irritations et de l’eczéma, et son corps en général est susceptible de dégager une odeur forte. À l’inverse, certains chats dépressifs se mettent à se lécher de manière compulsive pour se rassurer, jusqu’à s’arracher des touffes de poils et abîmer leur peau.

Une perte de la propreté

Une perte de la propreté

Pour le chat, utiliser sa litière est un réflexe de survie, car dans la nature, enterrer ses besoins lui permet de camoufler ses traces et son odeur des potentiels prédateurs. Mais le stress lié à la dépression peut aller jusqu’à lui faire perdre ce réflexe pourtant vital. S’il refuse d’utiliser sa litière et fait ses besoins n’importe où alors que le bac est propre, il se peut donc qu’il souffre de dépression.

Le chat se cache plus souvent que d’habitude

Le chat se cache plus souvent que d’habitude

Un chat aime se cacher et a toujours une cachette préférée. Mais s’il se cache plus souvent que d’habitude, et notamment dans des endroits difficiles d’accès (par exemple au-dessus d’une armoire), c’est peut-être un signe de dépression.

Une agressivité sans cause apparente

Une agressivité sans cause apparente

Un chat dépressif peut devenir irascible dès que l'on souhaite le caresser, en particulier s’il souffre d’insomnie. Il est alors agressif envers tout le monde, y compris ses maîtres et les autres animaux.

 

Si tous les chats dépressifs présentent la plupart de ces symptômes, il faut garder en tête que d’autres maladies ou phénomènes peuvent expliquer certains d’entre eux. Diagnostiquer une dépression du chat nécessite donc de relever un ensemble d’indices, plutôt que de se concentrer sur tel ou tel symptôme en particulier - c’est ce qui la rend d’ailleurs difficile à diagnostiquer.

 

Il faut également être conscient que ces symptômes, même s’ils ne paraissent pas graves surtout lorsqu’ils sont pris séparément, peuvent sérieusement nuire à la santé du chat et même causer sa mort. Cette dernière est souvent la conséquence du fait qu’il finit par refuser de s’alimenter. C’est le symptôme le plus alarmant, qui nécessite de réagir sans attendre, mais il est alors parfois déjà trop tard.

 

Il est donc important de consulter rapidement un vétérinaire si l’on soupçonne son chat d’être dépressif. Le diagnostic de la dépression est différentiel : comme il n’existe pas de « test de dépression », la seule méthode viable consiste à exclure d’abord l’une après l’autre les autres pathologies possibles.

Comment soigner un chat dépressif ?

Comment soigner un chat dépressif ?

La dépression du chat ne disparaît quasiment jamais d’elle-même : si le problème n’est pas pris à bras-le-corps, elle continue au contraire à s’aggraver jusqu’à aboutir à la mort. C’est pourquoi il est impératif d’affronter le problème dès le diagnostic posé par le vétérinaire ou le comportementaliste. En fonction des causes de la dépression, le professionnel peut recommander à la fois la mise en place d’un travail comportemental et/ou la prescription de médicaments.

 

Dans tous les cas, il faut faire preuve de patience, d’attention et de sens de la mesure : gronder ou punir un chat en raison de son attitude (par exemple en cas de problème de malpropreté) n’a pas d’autre conséquence que d’augmenter son stress et d’aggraver son mal-être, au lieu de les atténuer.

Le travail sur le comportement

Le travail sur le comportement

Lorsque la dépression est due à un stress important (déménagement, séparation, nouveau venu dans le foyer, etc.), les médicaments peuvent être une aide, mais c’est surtout au maître de faire son maximum pour aider son chat à sortir de la dépression. Une thérapie comportementale doit être mise en place, ce qui nécessite pour cela de bien identifier les causes du mal afin d’agir en conséquence. En plus des conseils fournis par le vétérinaire, il peut être intéressant de se tourner vers un comportementaliste félin, en particulier si le mal-être du chat est profond et dure depuis longtemps.

 

Pour soigner son chat, le maître doit lui apporter toute l’attention possible. Il peut le stimuler par exemple en le caressant ou en jouant davantage avec lui. Il peut également agrémenter son environnement pour essayer de faire en sorte qu’il s’y sente mieux, par exemple en installant un arbre à chat ou des perchoirs. Il peut aussi disposer de la nourriture en petite quantité à plusieurs endroits, afin de forcer l’animal à se déplacer sur son territoire et solliciter ainsi son instinct de chasse. Si la cause est saisonnière, la luminothérapie (thérapie à la lumière) peut être un recours : il existe des ampoules à rayons UV spécialement conçues pour les chats.

 

Il ne faut pas hésiter à exploiter plusieurs solutions en parallèle et faire preuve de créativité pour aider son animal à sortir du cercle vicieux dans lequel il est entré. Si aucun signe d’amélioration n’est visible dans les jours qui suivent, il faut impérativement recontacter le vétérinaire ou le comportementaliste, pour éventuellement changer de méthode.

Les médicaments contre la dépression

Les médicaments contre la dépression

La voie médicamenteuse peut aider à soigner la dépression du chat mais est bien souvent insuffisante, car elle n’agit pas directement sur les causes à l’origine du mal. De fait, si la dépression est la conséquence d’un autre problème auquel des solutions peuvent être apportées, c’est bien sûr ce dernier qu’il faut régler en priorité.

 

Le vétérinaire peut prescrire des antidépresseurs pour chat, mais il ne s’agit que d’une aide qui atténue voire fait disparaître sa morosité, sans pour autant en résoudre la ou les causes sous-jacente(s). Ces médicaments sont des psychotropes ou des anxiolytiques puissants : dans la mesure où ils peuvent non seulement créer une forte dépendance, mais aussi entraîner rapidement des lésions hépatiques graves, ils ne sont généralement prescrits qu’en cas de dépression sévère ou avancée. De plus, après arrêt du traitement, le chat revient au même niveau de dépression qu’avant, si aucun travail sur les causes n’a été réalisé entretemps.

 

Des probiotiques peuvent aussi être prescrits par le vétérinaire : ce ne sont pas des antidépresseurs, mais ils peuvent tout de même aider à lutter contre le mal-être du chat.

 

Il existe également des traitements homéopathiques dédiés à des symptômes spécifiques, comme par exemple la Natrum muriaticum contre l’apathie, ou encore la Lachesis mutus si le chat est agressif envers d’autres congénères. Néanmoins, l’homéopathie étant un traitement qui agit en profondeur sur du plus ou moins long terme, elle est bien plus efficace si elle est prodiguée dès l’apparition des premiers symptômes, donc avant que la dépression ne soit profondément installée.

 

Enfin, si la dépression est la conséquence d’une impossibilité de s’accoupler pendant les périodes de chaleurs ou de rut, la castration du mâle / stérilisation de la femelle peut être utile pour régler le problème. Dans ce cas précis, l’état dépressif cesse très peu de temps après l’opération.

Comment éviter que son chat ne devienne dépressif ?

Comment éviter que son chat ne devienne dépressif ?

Le meilleur moyen de prévenir la dépression du chat est de lui apporter une attention quotidienne : cela peut prendre par exemple la forme de caresses, de câlins et de jeux. L’attention doit toutefois restée mesurée et adaptée à ses besoins : ainsi, il ne faut pas le couvrir de caresses et le solliciter en permanence s’il a un tempérament plutôt indépendant et s’il aime le calme par exemple.

 

A l’inverse, quand bien même il apprécie de passer des moments avec son maître, il faut éviter d’en faire trop, au point qu’il finisse par lui être trop attaché et se mette dans tous ses états s’il en est séparé quelques jours ou plus. Au quotidien, il doit donc être capable de s’occuper et se divertir par lui-même quand son maître n’est pas disponible pour lui.

 

Il faut également veiller à lui fournir un environnement adapté dans lequel il peut s’amuser, s’occuper et si besoin se défouler, par exemple en l’absence de son maître. C’est particulièrement vrai dans le cas d’un chat d’appartement, car un individu qui au contraire dispose d’un accès à l’extérieur trouve bien souvent de quoi se divertir par lui-même.

 

En cas de décès d’un occupant du foyer (qu’il s’agisse d’un humain ou d’un autre animal), il ne faut pas hésiter à le rassurer et lui montrer qu’il n’est pas seul, l’idée étant de l’aider à faire son deuil. Pour un chat très sociable et qui vit très mal la perte d’un autre animal, lui trouver un nouveau compagnon peut être une solution judicieuse.

 

Il existe également des phéromones d’apaisement pour chat, qui permettent de le rassurer pendant une période potentiellement stressante, comme un déménagement ou l’arrivée d’un nouveau membre dans le foyer. En parallèle, l’habituer progressivement à ces changements – dans la mesure du possible – réduit d’autant le choc qu’ils représentent pour lui.

 

Enfin, un rappel très important, qui vaut pour toutes les situations : gronder ou punir un chat qui souffre de troubles du comportement, comme par exemple un problème de malpropreté, s’avère contre-productif. En effet, un chat ne se conduit pas mal pour se venger ou pour embêter son maître : son attitude est souvent révélatrice d’un problème de santé ou d’une véritable souffrance. Il peut s’agir de sa manière à lui d’exprimer son mal-être. Une réaction inappropriée de son maître a alors toutes les chances d’aggraver son malaise et de l’enfoncer dans la dépression.

Le mot de la fin

Tout comme les Hommes, les chats peuvent souffrir de dépression. La maladie est même encore plus grave chez eux, puisque la plupart des sujets atteints finissent par y succomber si aucun traitement n’est mis en place.

 

Nombreux et faciles à identifier, les symptômes doivent alerter et inviter son maître à trouver sans attendre la ou les cause(s) sous-jacente(s) afin de prendre les mesures nécessaires pour s’y attaquer, en ayant recours au besoin à un traitement médicamenteux et/ou à l’aide d’un comportementaliste félin. Ainsi, le maître a un rôle crucial : en détectant le problème dès ses prémisses, en agissant sur l’environnement de son compagnon et en interagissant de manière appropriée avec lui, il peut littéralement sauver la vie de son compagnon.

Dernière modification : 04/30/2020.
Reproduction interdite sans autorisation.

Vidéos sur ce sujet

Discussions sur ce sujet