Le comportementaliste félin : un médiateur entre le chat et son humain

Un gros chien blanc en train d'être caressé par un comportementaliste canin

Lorsque les relations entre un humain et son chat se dégradent, lorsque les changements de comportement des animaux de compagnie rendent perplexes, on sollicite de plus en plus un comportementaliste félin.


En effet, cohabiter avec un chat qui a des problèmes de comportement peut être difficile et contraignant, et le comportementaliste pour chat peut apporter une solution durale pour l’épanouissement de tous.


Quel est le rôle d’un comportementaliste pour chats, et comment le choisir ?

Qu’est-ce qu’un comportementaliste canin ?

Une femme et son chien face à face en train de sourire

Parfois surnommé « psy pour chien », le comportementaliste canin est avant tout un spécialiste du comportement du chien et de ses relations avec l'être humain. Il connaît les codes sociaux et de communication de la gent canine, et peut alors aider à y voir plus clair lorsque l'un d'eux a des agissements déroutants voire inquiétants.

 

Il possède des connaissances approfondies portant sur la façon dont le chien raisonne, ce qui lui permet de comprendre pourquoi il se comporte de telle façon et non de telle autre. En l'observant et en étudiant ses réactions, il peut remonter jusqu'à l'origine d'un problème de comportement, comme par exemple une agressivité soudaine ou des destructions dans le foyer. En ce sens, il aide à rétablir la communication entre le maître et son animal.

 

Même si les deux métiers sont souvent confondus, le comportementaliste canin est différent de l'éducateur canin, puisque le second traite surtout des questions d'éducation, c'est-à-dire comment apprendre à un chien à faire ce qu'on attend de lui (par exemple l'apprentissage du rappel, le fait de marcher en laisse sans tirer, les ordres de base...). Cela peut se faire via des séances ponctuelles, ou bien carrément via un stage d'éducation canine.

Pourquoi faire appel à un comportementaliste canin ?

Une femme en train d'embrasser son chiot
Les chiens ne comprennent pas le sens des câlins

Même si le chien est probablement le premier animal à avoir été domestiqué par l'Homme et qu'il est à juste titre considéré comme son meilleur ami, il faut bien admettre que la cohabitation entre les deux espèces n'est pas toujours au beau fixe. De fait, aussi attentionnés et bienveillants soient-ils, bon nombre de maîtres ont un jour ou l'autre été confrontés à un ou plusieurs problèmes de comportement de la part de leur animal.

 

Il faut dire qu'en dépit de leur grande proximité, chien et humain ne raisonnent pas de la même façon et ont parfois du mal à se comprendre. Ce qui est logique et évident pour l'un ne l'est pas forcément pour l'autre, et inversement. Par exemple, s'il est tout à fait normal pour un humain de fixer son interlocuteur du regard, ce geste est synonyme de provocation et d'agression aux yeux de la gent canine. De la même façon, les accolades et les étreintes qui nous semblent tout à fait normales pour témoigner de l'affection sont particulièrement inconfortables voire désagréables pour un chien, ce geste n'ayant aucun sens pour lui.

 

Un Labrador et son maître font un

Ces petites erreurs ne prêtent heureusement pas souvent à conséquence, mais il arrive parfois qu'elles conduisent à des accidents.

 

Ainsi, aujourd'hui encore, beaucoup de morsures de chiens résultent d'une incompréhension entre la victime et l'animal mordeur, le premier ayant eu une attitude inadaptée et/ou n'ayant pas perçu les signes de malaise envoyés par le second. De la même façon, nombre de personnes confrontées à un chien qui détruit tout ou qui aboie sans arrêt ne parviennent pas à régler le problème et peuvent prendre la lourde décision d'abandonner leur animal, faute de comprendre pourquoi ce dernier se comporte ainsi.

 

C'est pourquoi l'aide d'un comportementaliste canin est précieuse : elle permet d'éviter ces erreurs en expliquant aux maîtres les bases du langage canin, ce qui facilite grandement la cohabitation par la suite.

Quand faire appel à un comportementaliste canin ?

S'ils sont souvent contactés lorsque des problèmes sont déjà présents, les comportementalistes canins peuvent intervenir à différents moments de la cohabitation entre le maître et son chien - y compris de manière préventive, avant l'apparition des problèmes voire même avant l'adoption.

Avant de choisir un chien

Cinq chiots Labradors blancs assis dans l'herbe

Peu de futurs propriétaires y pensent, et pourtant, il est possible et même souvent souhaitable de faire appel à un comportementaliste canin avant l'adoption, afin qu'il les aide et les conseille avant qu'ils aient fait leur choix.

 

En effet, choisir un chien à adopter n'est pas aussi facile qu'il n'y paraît, car cela implique de prendre en compte de nombreux facteurs avant de se décider. Il faut notamment s'assurer que l'animal en question se sentira bien dans sa future famille et son futur foyer, ce qui n'a rien d'évident quand on sait par exemple que certaines races ont besoin de beaucoup d'exercice chaque jour pour être épanouies tandis que d'autres ne supportent pas de rester seules plus de quelques heures. Or, une incompatibilité entre les besoins du chien et le mode de vie qui lui est proposé conduit souvent à des problèmes de comportement, et parfois à terme à un abandon lorsque la situation devient ingérable...

 

Ainsi, en demandant conseil à un comportementaliste canin très en amont, on maximise les chances de faire le bon choix et de commencer la cohabitation du bon pied.

Après une adoption

Une femme tient un chiot de refuge dans ses bras
Un comportementaliste peut aider à gérer un chien de refuge

Faire appel à un comportementaliste canin peut également être bienvenue peu après une adoption, afin d'aider le maître à partir sur de bonnes bases.

 

Son expertise est particulièrement utile dans le cas d'un maître inexpérimenté qui n'a pas forcément encore beaucoup de connaissances sur le comportement canin et qui, tout bien intentionné qu'il est, peut facilement commettre des erreurs en pensant bien faire. Or, si les erreurs se corrigent relativement facilement lorsqu'elles sont décelées tôt, il n'en va pas forcément de même une fois qu'elles s'accumulent pendant plusieurs mois voire années.

 

L'aide d'un comportementaliste canin est également bénéfique lors d'une adoption d'un chien dans un refuge. En effet, de tels animaux ont très souvent vécu des situations traumatisantes par le passé (abandon, maltraitance, décès du maître...) : ils sont donc plus à même de souffrir de problèmes de comportement que leurs congénères, et ont par conséquent besoin d'un plus grand soutien, qu'un comportementaliste aguerri est à même de leur apporter.

Pour préparer un changement important

Un beau chien blanc dans sa nouvelle maison après un déménagement

Même s'il tient à son maître, le chien est un animal routinier, qui a besoin d'avoir un cadre fixe et relativement stable pour être épanoui. Un changement important de routine au domicile ou dans son quotidien peut donc le perturber grandement et engendrer divers troubles de comportement.

 

Pour cette raison, il peut être intéressant de faire appel à un comportementaliste canin afin de préparer la transition en douceur et éviter l'apparition d'éventuels problèmes. C'est le cas notamment :

  • pour préparer un déménagement, en particulier si celui-ci se fait vers un logement plus petit ;
  • lorsqu'on souhaite adopter un animal supplémentaire, qu'il s'agisse d'un autre chien ou non ;
  • pour préparer l'arrivée d'un bébé dans le foyer, ou même d'un autre membre dans la famille ;
  • en cas de changement de maître à la suite par exemple d'un deuil, d'un divorce, etc.

 

Le comportementaliste canin propose alors des conseils en amont pour gérer la situation au mieux, puis éventuellement en aval pour faire le point sur la situation et gérer les éventuelles complications qui seraient apparues.

Lors de problèmes de comportement

Un chien agressif essaye de mordre un homme en tirant sur sa laisse
Un comportementaliste peut gérer les chiens trop agressifs

Il s'agit probablement du cas le plus fréquent : le maître consulte un comportementaliste canin lorsque son chien souffre effectivement de problèmes de comportement.

 

Parmi tous les problèmes que le comportementaliste canin est capable de résoudre, on peut citer :

  • les problèmes d'agressivité du chien, quelles qu'en soient les causes ;
  • les comportements destructeurs, qu'ils aient lieu en présence du maître ou en son absence ;
  • les aboiements intempestifs ;
  • les comportements phobiques, anxieux ou dépressifs de l'animal ;
  • les problèmes de malpropreté ;
  • l'instinct de prédation du chien, qu'il concerne les petits animaux, les voitures, les vélos... ;
  • les problèmes de fugue ;
  • les troubles du comportement alimentaire (boulimie, anorexie, syndrome pica...) ;
  • les vols de nourriture et/ou d'objets ;
  • l'hyperactivité ;
  • les comportements lunatiques.

 

Dans ces cas-là, le comportementaliste canin a pour rôle de comprendre l'origine des agissements du chien, puis de proposer au maître des solutions pour y remédier, ceci dans le but de rétablir une bonne relation entre l'un et l'autre. Plus tôt il intervient, il est facile de régler le problème et d'en revenir à une cohabitation apaisée.

 

Il convient toutefois de rappeler qu'un comportementaliste n'est pas un vétérinaire : il n'est donc pas en mesure de traiter les troubles d'origine médicale. Certaines maladies sont en effet susceptibles d'engendrer des problèmes de comportement, comme de l'agressivité ou une malpropreté. Pour cette raison, il est important de commencer par contacter un vétérinaire en cas d'agissements anormaux de la part de son chien, afin de s'assurer qu'il ne souffre pas d'une pathologie.

Pour les chiens dits dangereux

Un homme tente de retenir un chien agressif avec sa laisse

Le comportementaliste canin constitue une aide précieuse pour les maîtres possédant des chiens dits dangereux et qui pour cette raison sont soumis à une réglementation particulière, dont les dispositions varient selon les pays concernés. Il les aide ainsi à y voir plus clair sur leurs obligations (port de la muselière, permis particulier à obtenir, évaluation comportementale à effectuer, etc.) et peut les accompagner dans les démarches à effectuer en cas d'accident ou de morsure.

 

Dans un autre registre, le comportementaliste participe à la lutte contre un certain nombre d'idées reçues, en rappelant par exemple qu'aucun chien n'est naturellement gentil ou méchant ou que toutes les races sont susceptibles de mordre.

Comment travaille le comportementaliste canin ?

Une femme et son Golden Retriever se tiennent front contre front dans un appartement

Quel que soit le problème pour lequel il est contacté, le comportementaliste canin prend le temps de discuter avec le maître et de voir le chien dans son environnement habituel, si possible en compagnie de tous les membres du foyer afin de comprendre ses interactions avec chacun d'entre eux. À la suite de cet état des lieux, il est non seulement capable de comprendre les raisons des comportements indésirables de l'animal, mais aussi de proposer des solutions pour y remédier.

 

En fonction de l'origine du problème, les changements à mettre en place peuvent concerner aussi bien l’environnement physique que la façon dont les humains du foyer interagissent avec lui. Pour cette raison, le spécialiste doit prendre le temps d'expliquer la situation et de "former" les membres de la famille pour leur faire adopter les bons gestes ; réciproquement, le maître qui fait appel à un comportementaliste canin doit d'accepter de remettre ses méthodes et ses habitudes en question.

 

Dans tous les cas, le spécialiste écoute, conseille, mais s’abstient de tout jugement ou mise en cause de son consultant. Et quelles que soient les raisons qui amènent à le contacter, les propositions qu'il fait sont adaptées au foyer et au mode de vie de la famille. En effet, dans la mesure où chaque situation est unique, il se doit d’agir au cas par cas afin de proposer une aide véritablement efficace.

Combien coûte une séance avec un comportementaliste canin ?

Un chien blanc donne la patte à son maître dans un champ

Dans la mesure où il n'existe pas de tarification réglementée dans la profession, chaque comportementaliste canin est libre de proposer les tarifs qu'il souhaite. Les prix d'une séance peuvent donc beaucoup varier d'un professionnel à l'autre, en fonction de son expérience, sa renommée, le type de problèmes qu'il traite, du lieu où il se trouve, etc.

 

Dans l'ensemble, il faut compter environ 100 euros pour un premier entretien de 2 heures au domicile du maître, auxquels viennent éventuellement s'ajouter des frais kilométriques en fonction de la distance que le comportementaliste doit parcourir. Cette somme inclut généralement un ou plusieurs entretiens de suivi à distance dans les semaines qui suivent l'entretien. Si plusieurs chiens sont concernés, des frais supplémentaires peuvent être à prévoir.

 

Enfin, si de nouvelles séances sont nécessaires, il faut alors compter sur une somme d'environ 50 euros supplémentaires par créneau d'une heure.

Comment choisir un bon comportementaliste canin ?

Comment choisir un bon comportementaliste canin ?

Dans la mesure où la profession de comportementaliste canin n'est pas réglementée dans bon nombre de pays, tout un chacun est plus ou moins libre de prétendre en être un lui-même, après avoir par exemple seulement fait quelques recherches sur internet. Il n'est donc pas toujours aisé pour un maître de trouver un bon comportementaliste canin.

 

Cependant, quelques critères permettent d'y voir plus clair et font état du sérieux de ce professionnel de la santé animale :

 

  • il a suivi une véritable formation comprenant des stages de travaux pratiques et est capable d'en rendre compte. En effet, posséder des chiens ne suffit pas pour être un bon professionnel de son comportement et de ses relations avec l'Homme ;

 

  • il possède une entreprise immatriculée, signe qu'il s'agit de son vrai métier et non d'un passe-temps ou d'un "à-côté" ;

 

  • ses tarifs sont clairs ;

 

  • il ne promet pas de résultat en un temps donné avant le premier rendez-vous. En effet, chaque chien est différent, et il est impossible de faire de telles prédictions sans connaître ni son histoire, ni les raisons de son comportement. C'est d'autant plus vrai que le temps nécessaire pour résoudre un trouble comportemental varie grandement selon les cas : là où 2 ou 3 séances suffisent pour certains, il en faudra beaucoup plus pour d'autres ;

 

  • il se déplace au domicile du maître afin de voir le milieu de vie de l'animal problématique et son comportement en présence de l'ensemble des membres du foyer ;

 

  • il travaille dans le respect des besoins de chacun et ne parle ni de punition, ni d’isolement, ni de contraintes ;

 

  • même s'il peut avoir par moment besoin de rester seul avec le chien, il implique fortement le maître dans le travail qu'il réalise et lui transmet son savoir-faire, afin que ce dernier soit en mesure de gérer seul la situation une fois les séances achevées ;

 

  • enfin, même si ce n'est pas une obligation, c'est plutôt bon signe s'il adhère à une association de comportementalistes et à son code de déontologie. En Europe par exemple, il est possible de se rapprocher de l'Organisme Européen des Conseillers Comportementalistes (OECC), qui propose sur son site un code de déontologie de la profession visant à mieux définir l’approche et délimiter l’exercice de cette activité.

 

Ces quelques astuces ne garantissent malheureusement pas un risque zéro, mais elles donnent tout de même quelques pistes utiles pour trouver un bon comportementaliste canin. Il ne reste plus ensuite qu'à faire son choix parmi tous ceux inscrits dans des annuaires de comportementalistes canins, en espérant ainsi parvenir à mettre la main sur la perle rare.

Le mot de la fin

Un comportementaliste félin n’est ni magicien, ni médium. Sa présence seule ne suffira pas à solutionner les problèmes rencontrés avec un chat. Le propriétaire devra mettre des choses en place, et peut-être se remettre en question. Contacter un comportementaliste doit donc découler d’une certaine motivation.

 

C’est encore un métier peu connu, qu’il est important de ne pas confondre avec celui de vétérinaire. En effet, il est fondamental de rappeler qu’un comportementaliste pour chat n’est pas diplômé de médecine vétérinaire, sauf s’il est vétérinaire-comportementaliste. Il ne peut donc pas soigner un chat. C’est pourquoi il est primordial de vérifier auprès d’un vétérinaire que le changement de comportement du chat ne soit pas la conséquence d’une maladie féline. Par exemple, la malpropreté du chat peut être due a une cystite féline, c'est-à-dire avoir une cause purement médicale.

 

Enfin, faire appel à un comportementaliste félin permet de comprendre le mécanisme de communication du chat , et c'est de cette façon que le maître saura quelle attitude adopter avec son compagnon dans une situation bien précise. Après tout, la communication passe aussi par la compréhension de l'autre. Dans ce cadre, il est important de toujours garder en tête que chaque animal est différent et a une histoire différente. 

 

Il est aussi important de savoir que même si une formation avant d'adopter un chat est idéale, il n'est jamais trop tard pour comprendre son chat et rétablir une relation saine et détendue.

Dernière modification : 02/13/2021.

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