Chat voleur : que faire si mon chat vole ?

Chat voleur : que faire si mon chat vole ?

Tout personne qui s’intéresse aux chats sait que ce sont des animaux vifs, curieux qui aiment explorer tous les recoins de leur territoire et qui sont également d’excellents chasseurs. Ce qu’ils savent potentiellement moins, a fortiori s’ils n’en ont jamais eu, c’est qu’ils peuvent être aussi de redoutables voleurs.


En effet, aucun propriétaire n’est à l’abri de surprendre un jour son chat en train de chaparder dans une assiette ou qu’un voisin lui annonce qu’il l’a surpris en train de voler de la nourriture dans ses poubelles, ou pire, sur sa table à manger. Il arrive même que certains chats développent une véritable tendance à la kleptomanie !


Qu’est-ce qui pousse un chat à voler, que ce soit de la nourriture ou des petits objets ? A-t-il généralement des préférences ? Comment empêcher son chat de voler ?

Que vole le chat ?

Que vole le chat ?

Les chats sont de petits êtres non seulement malicieux, mais aussi très têtus : lorsqu’ils ont une idée en tête, ils mettent tout en œuvre pour atteindre leur objectif… et dans la majorité des cas, ils y arrivent ! Si un chat a décidé de voler quelque chose, que ce soit de la nourriture ou un objet qui attire son attention, il y a de grandes chances qu’il y parvienne.

Mon chat vole de la nourriture

Mon chat vole de la nourriture

Il faut avouer qu’il est amusant de constater à l’occasion un chat profiter du fait qu’un humain a la tête tournée pour lui piquer le dernier morceau de viande qui restait dans son assiette ou le poisson frais posé sur le plan de travail, prêt à être cuisiné. Même la malheureuse victime peut trouver la situation plus ou moins cocasse, une fois qu’elle s’en est rendue compte.

 

Généralement, l’occasion fait le larron, c’est-à-dire qu’un chat qui chaparde de la nourriture n’élabore pas des plans complexes pour parvenir à ses fins. Ainsi, le plus souvent, il agit simplement en profitant d’une opportunité qui s’offre à lui, comme par exemple lorsque son maître s’absente momentanément de la cuisine ou sort de table un instant. Après tout, il sait bien que son comportement ne risque pas de lui attirer la sympathie des membres de sa famille : il se risque donc rarement à le faire en leur présence. D’ailleurs, la dimension ludique occupe dans certains cas une place importante, son objectif étant alors d’arriver à ses fins sans se faire voir.

 

Ce type de vol ne se produit pas nécessairement qu’au domicile : en effet, le chat a beau être un animal très territorial, il n’est pas véritablement au fait des notions de propriété privée. Que le morceau de viande tant alléchant trône dans l’assiette de son maître ou dans celle de son voisin ne fait pour lui aucune différence. De la même façon, s’il découvre au gré de ses pérégrinations une gamelle contenant de la nourriture, il y a peu de chances qu’il hésite à se servir, même si elle appartient à un autre chat du quartier - voire à un chien.

 

Dans certains cas, le larcin n’est pas qu’une question d’opportunité. Un chat peut par exemple forcer la porte de la réserve de croquettes et en déchirer le sac pour se servir en dehors des repas. Il peut aussi aller volontairement fouiller dans les poubelles du quartier avec l’espoir de mettre la patte sur des restes de nourriture. Ces cas particuliers ont le plus souvent des causes différentes des autres cas de vol.

Mon chat vole des objets

Mon chat vole des objets

Si les chats aiment généralement voler de la nourriture, ce n’est pas leur seul centre d’intérêt.

 

Torchons, gants, balles, serviettes, maniques, éponges, maillots de bain… : en 2011, aux Etats-Unis, un matou du nom de Dusty déroba pas moins de 600 objets en tout genre dans son quartier pour les ramener chez lui. Cet exploit valut à ce petit brigand une certaine célébrité. Mais s’il est assurément le plus grand des voleurs à ce jour (ou du moins le plus médiatisé), il est certain que ce n’est pas le seul félin au monde à avoir des tendances kleptomanes.

 

Un chat voleur choisit de préférence soit des objets petits et légers qu’il peut prendre dans sa gueule (des jouets pour enfants, par exemple), soit des objets doux et rassurants dans lesquels il aime se lover (comme un vêtement en laine). Contrairement à la nourriture qu’il a plutôt tendance à manger dans un endroit discret pour ne pas être surpris par un humain, il rapporte son butin d’objets dans sa maison la plupart du temps, ce qui fait que son maître s’en rend rapidement compte.

Pourquoi un chat vole-t-il ?

Même si son attitude de petit voleur peut paraître amusante et n’est généralement pas très grave, elle peut aussi être le signe d’un trouble du comportement ou d’un problème de santé.

 

Il est donc important d’essayer de comprendre la ou les raison(s) qui pousse(nt) un chat à voler. Les explications possibles sont nombreuses ; certaines d’entre elles sont évidentes, tandis que d’autres sont plus complexes à appréhender.

Le chat qui vole par faim

Le chat qui vole par faim

La première raison qui vient à l’esprit si un chat se met à chercher de la nourriture ailleurs que dans sa gamelle, c’est la faim. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, cela peut se produire même s’il est nourri tous les jours.

 

En effet, il est possible que les quantités fournies par son maître ne soient pas suffisantes, ou alors que les repas soient trop espacés à son goût. L’appareil digestif du chat est en effet différent de celui du chien ou de l’Homme : il est davantage conçu pour digérer de petites quantités tout au long de la journée plutôt qu’une ou deux grosses portions quotidiennes. Si son maître prend le parti de ne pas lui laisser de la nourriture en libre-accès toute la journée (en particulier s’il n’est pas capable de s’autoréguler) et lui donne donc des repas à certains moments de la journée, il se peut que ces derniers soient trop espacés. Le cas échéant, il risque d’avoir faim à un moment ou un autre et d’être tenté de voler, même si en cumulé la ration quotidienne qui lui est donnée est suffisante.

 

Un chat qui vole de la nourriture peut aussi le faire parce que celle qu’on lui donne est de mauvaise qualité. En effet, si sa ration est déséquilibrée et/ou pauvre en nutriments nécessaires à sa bonne santé (protéines, vitamines, minéraux…), il risque à terme de présenter des carences alimentaires. C’est le cas par exemple s’il est nourri avec des produits industriels bas de gamme ou avec un régime végétarien pour animaux. Il peut alors instinctivement essayer de combler ces carences en volant de la nourriture qui ne lui est pas destinée, puisque celle qui se trouve dans sa gamelle ne correspond pas à ses besoins nutritionnels et énergétiques.

 

Si le vol de nourriture a commencé peu après un changement de nourriture, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’apprécie pas sa nouvelle pitance. Il est vrai que même si le sens du goût du chat n’est pas le plus développé du règne animal, il est connu pour être plus tatillon que le chien, par exemple. Par conséquent, même si une transition alimentaire en bonne et due forme a été effectuée afin de l’habituer progressivement à son nouvel aliment, il est possible qu’il n’en apprécie guère la saveur, l’odeur ou la texture. Dédaignant sa gamelle, il va alors chercher son bonheur ailleurs… quitte à se servir directement dans des assiettes qui ne lui sont pas destinées.

Le chat qui vole pour s’entraîner à la chasse

Le chat qui vole pour s’entraîner à la chasse

Si le chat vole parfois par faim, il le fait aussi souvent pour s’entraîner à la chasse.

 

C’est en effet un chasseur invétéré, dont l’instinct de prédation le pousse, entre deux longues siestes, à entretenir ce comportement inné en « jouant à la chasse ». De nombreux maîtres sont ainsi les témoins malgré eux de scènes qu’ils jugent cruelles, au cours desquelles leur animal attrape par exemple un oiseau, joue avec pendant un certain temps et finit finalement par le tuer, sans pour autant le manger. Le même phénomène peut le pousser à voler, car il a alors l’impression de traquer une proie.

 

Un chat qui vole pour développer ses qualités de chasseur cherche à s’emparer aussi bien de nourriture (un poisson sur le plan de travail, par exemple) que de petits objets (comme des lacets de chaussures). Il les guette, les attrape, joue avec puis rapporte son butin à son maître, comme s’il s’agissait d’un trophée ou d’un cadeau à son intention.

Le chat qui vole parce qu’il s’ennuie

Le chat qui vole parce qu’il s’ennuie

Il peut arriver qu’un chat vole tout simplement parce qu’il s’ennuie. En effet, s’il n’est pas suffisamment sollicité physiquement et mentalement par ses maîtres, toute activité est bonne pour passer le temps voire se défouler, ce qui est vital à son bien-être. Il peut alors se mettre à chaparder ce qu’il trouve sur son passage, sans forcément d’ailleurs en faire grand usage par la suite.

 

Ce cas de figure est davantage fréquent chez les individus vivant en appartement, a fortiori s’ils manquent de distractions pour s’occuper (jouets, arbre à chats, etc.). Il porte plutôt sur des objets comme les chaussures ou les rouleaux de papier toilette.

 

Certains chats très dépendants de leur maître, voire qui souffrent d’un syndrome d’hyperattachement, peuvent aussi voler pour attirer l’attention de leur humain préféré s’ils n’ont pas suffisamment de contacts et d’échanges avec lui en temps normal. Ils sont alors plus intéressés par la réaction suscitée que par le vol en lui-même : ce qu’ils recherchent avant tout, c’est qu’on les regarde et qu’on fasse attention à eux. A leurs yeux, une attention négative (par exemple le fait de les gronder quand ils font des bêtises) vaut toujours mieux que pas d’attention du tout.

Le chat qui vole pour soulager un stress

Le chat qui vole pour soulager un stress

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un chat peut aussi voler pour s’apaiser et se rassurer. Dans ce cas, son choix se porte plutôt sur des objets que sur de la nourriture.

 

Ainsi, un petit félin qui ne vole que des tissus doux, en laine par exemple, cherche probablement à se rassurer en se lovant dans des matières chaudes et douces. De la même façon, s’il ne chaparde que des vêtements appartenant tous à la même personne, il est probablement à la recherche de son odeur particulière ; il est vraisemblable que cette personne lui manque et/ou que sa présence d’ordinaire le tranquillise.

Le chat qui vole par habitude

Le chat qui vole par habitude

Dans le cas où l’on a recueilli un chat errant, il est fort probable qu’il ait développé un instinct de chasseur très poussé nécessaire pour survivre dans la rue. Il a donc notamment certainement pris l’habitude de se nourrir avec tout ce qui lui tombe sous la dent. Par conséquent, même s’il est désormais correctement nourri et que le vol ne lui est plus nécessaire pour survivre, il y a de grandes chances qu’il continue par habitude à voler de la nourriture partout où il en trouve : dans les poubelles, sur la table à manger, dans la cuisine, etc.

 

Il est aussi possible qu’un chat ait acquis de mauvais réflexes par la faute de son maître. Par exemple, si ce dernier a pour coutume de lui donner des restes de nourriture, ou s’il l’autorise à monter sur la table - voire à se servir - pendant la préparation du repas, alors chiper un morceau de viande ou de fromage n’a rien d’anormal aux yeux de son animal : il ne peut pas comprendre pourquoi les habitudes changent soudainement, ni pourquoi il se fait gronder lorsqu’il est pris sur le fait. Pour éviter les problèmes, mieux vaut donc bien éduquer son chat dès son plus jeune âge, ce qui implique notamment de ne pas le laisser avoir des comportements qui par la suite lui seraient interdits, car il serait alors difficile de revenir en arrière.

A quels risques s’expose un chat voleur ?

A quels risques s’expose un chat voleur ?

Même si ces comportements de petit voleur peuvent paraître amusants, ils sont bien souvent désagréables pour les malheureuses victimes. Pire, ils peuvent présenter des risques pour le chat comme pour son entourage.

 

Le vol de nourriture est assurément le type de vols qui représente le plus de risques.

 

En premier lieu, dans le cas du vol de nourriture, il faut avoir conscience que les aliments humains ne sont pas toujours bons pour le chat : ils sont souvent trop gras, trop salés ou trop sucrés par rapport à ses besoins nutritionnels. Il existe donc un risque de surpoids ou d’obésité du chat, ou même simplement de déséquilibre alimentaire s’il ingurgite de la nourriture autre que celle qui se trouve d’ordinaire dans sa gamelle.

 

En outre, il existe de nombreux aliments toxiques pour les chats parmi ceux que les humains ont l’habitude de consommer régulièrement. C’est le cas par exemple du chocolat, qui peut provoquer des convulsions et un coma, ou encore de l’oignon et de l’ail, qui détruisent ses globules rouges et causent une sévère anémie pouvant entraîner sa mort.

 

En volant de la nourriture, le sacripant peut également se perforer l’estomac ou les intestins avec un os de poulet ou une arête de poisson, ou se retrouver pris au piège dans un conteneur à poubelle, ce qui s’avérerait dangereux. Il peut aussi se blesser plus ou moins gravement avec un objet tranchant, et cela ne vaut que dans le cas où il fouille dans les poubelles : une blessure peut survenir aussi par exemple s’il s’aventure jusque dans l’évier ou le lave-vaisselle pour lécher les assiettes sales.

 

En outre, un chat qui vole de la nourriture dans les poubelles court des risques en termes d’hygiène. En effet, les bacs à ordure sont de véritables réservoirs à parasites, bactéries et autres germes en tout genre, et les aliments qu’ils renferment sont souvent avariés : il peut donc tomber plus ou moins gravement malade en s’y nourrissant. Mais il expose aussi les humains qu’il fréquente : en effet, en fouillant dans les poubelles puis en revenant parcourir la maison comme si de rien n’était (et pénétrant éventuellement dans la cuisine ou les chambres des enfants, voire montant sur la table à manger), il peut transmettre indirectement de nombreux agents pathogènes autour de lui.

 

Le vol d’objets présente aussi quelques risques pour le chat, même s’ils sont bien moindres que pour la nourriture. Par exemple, il peut toujours se blesser en essayant d’attraper subrepticement des vêtements ou des objets posés sur une table ou rangés dans une armoire, en particulier s’il chaparde chez un voisin et se trouve donc en terrain inconnu. Le fait de devoir s’enfuir à toute vitesse en transportant son butin dans sa gueule n’est pas non plus le meilleur moyen d’éviter une blessure, une chute ou un accident quelconque.

 

De plus, si le petit voleur s’amuse à piquer dans les gamelles de ses congénères du voisinage ou à leur chiper leurs jouets, il y a fort à parier qu’ils ne restent pas indifférents s’ils le surprennent en train de faire. En effet, les félins ne sont pas vraiment partageurs, en particulier avec des congénères étrangers à leur foyer. Un tel chapardage a donc des chances d’engendrer une bagarre entre chats, avec à la clef un risque de blessures en tous genres et de transmission de maladies parfois graves, comme la rage ou le sida du chat (FIV).

 

Dans le pire des cas, s’il se fait surprendre en train de voler dans la propriété d’un voisin un peu trop sanguin ou même franchement mal intentionné, ce dernier pourrait vouloir l’interrompre de manière assez vive voire se faire justice lui-même, en particulier si ce n’est pas la première fois. Fût-il à quatre pattes et pas vraiment au fait des notions de droit de la propriété privée, un petit chat voleur n’est pas toujours très apprécié des habitants du quartier : il ne faudrait pas en arriver à des cas extrêmes où une de ses victimes souhaiterait mettre fin à ses agissements de manière violente, par exemple en le frappant voire en cherchant à l’empoisonner.

Comment empêcher un chat de voler ?

Comment empêcher un chat de voler ?

Quelle que soit la raison qui pousse un chat à voler, il existe le plus souvent une réponse adaptée, qui permet de faire cesser son comportement à plus ou moins brève échéance.

 

Quoi qu’il en soit, il est dans tous les cas contre-productif de gronder ou punir le chat, même s’il est surpris en plein flagrant délit. En effet, n’étant pas forcément en mesure de comprendre ce qui lui est reproché, il aurait toutes les chances de ne pas répondre de manière positive à la réprimande, et risquerait simplement de recommencer de plus belle. C’est évidemment tout particulièrement vrai si son objectif en volant était d’attirer de l’attention, puisque cela revient à lui confirmer que c’est là un bon moyen d’atteindre ce dernier. Mieux vaut donc plutôt chercher à comprendre ce qui le motive, et mettre en place des solutions adaptées.

Empêcher le vol lié à la faim

Si un chat vole par faim, les solutions sont relativement simples à mettre en place.

Réorganiser les repas du chat

Réorganiser les repas du chat

Dans le cas où le vol est vraisemblablement lié à un manque de nourriture, que ce soit en quantité ou en fréquence, il convient d’augmenter les rations ou le nombre de repas. Cela doit évidemment se faire en restant dans la limite du raisonnable, au risque d’engendrer un problème d’embonpoint. La meilleure marche à suivre consiste à demander conseil à un vétérinaire, qui est le mieux placé pour définir ses besoins et aider le maître à choisir le bon type de nourriture pour chat et les quantités adéquates qu’il faut lui donner.

 

Si l’animal est capable de s’autoréguler, il peut être judicieux de mettre en place un mode d’alimentation en libre-service, par exemple avec un distributeur automatique de nourriture pour chat : cela lui permet de manger quand il le souhaite, c’est-à-dire de répartir sa ration journalière comme bon lui semble tout au long de la journée.

 

La qualité des aliments qui lui sont donnés joue également un rôle essentiel pour sa bonne santé et son équilibre émotionnel. En effet une alimentation qui ne répond pas pleinement à ses besoins nutritionnels est source de carences, et ces dernières peuvent le pousser à voler pour y remédier. Il faut donc veiller à le nourrir avec des aliments de qualité, qui contiennent toutes les protéines, vitamines et minéraux dont il a besoin pour être en pleine forme. En cas de carence soupçonnée, ce qui est tout particulièrement courant chez un chat nourri avec un régime BARF ou une alimentation maison, mieux vaut en parler à un vétérinaire : une simple prise de sang du chat permet généralement d’être fixé sur ce qu’il en est réellement. Si jamais il souffre effectivement d’une carence nutritionnelle, un changement de nourriture et/ou des compléments alimentaires permettent de rééquilibrer la machine, si bien que les comportements problématiques devraient alors cesser.

 

En parallèle, pour ne pas le tenter, il est important de mettre les aliments susceptibles de l’intéresser hors de sa portée, en particulier s’il appartient à une race de chat gourmande. Cela implique notamment de ne pas laisser traîner de restes de nourriture sur la table ou dans l’évier, de penser à ne jamais laisser le lave-vaisselle ou les placards ouverts, et de garder les poubelles fermées et inaccessibles pour lui.

Eloigner le chat des poubelles

Eloigner le chat des poubelles

Si le chat vole de la nourriture dans les ordures, que ce soit à son domicile ou dans le voisinage, il peut être utile dans un premier temps d’utiliser un répulsif pour chat dans les endroits en question. On en trouve sous forme de sprays à pulvériser ou de systèmes automatiques qui diffusent des mélanges d’odeurs désagréables pour lui sur les surfaces choisies. Ce type de dispositif devrait le dissuader de s’y aventurer, mais il ne faut pas croire pour autant qu’il s’agit là d’une solution miracle. En effet, le chat est un animal extrêmement têtu et déterminé : si son endroit de prédilection n’est plus accessible, il y a de grandes chances qu’il décide simplement de s’aventurer un peu plus loin pour trouver son bonheur. C’est donc probablement déplacer le problème et non le résoudre, mais cela peut être utile pour le tenir à tout le moins éloigné de certains endroits, par exemple s’ils sont dangereux.

 

Une solution à plus long terme consiste à prendre le problème dans l’autre sens, c’est-à-dire à réhabituer le chat à sa gamelle s’il la boude, ou essayer de lui faire comprendre qu’il doit seulement se nourrir de ce qui s’y trouve. Pour cela, il faut poser quelques croquettes à proximité de sa poubelle préférée, puis en éloigner les croquettes un peu plus tous les jours jusqu’à arriver à la maison : cela peut l’aider à comprendre que c’est ici - et seulement ici - que son repas est servi.

 

En dernier recours, pourquoi ne pas utiliser soi-même (ou offrir à son voisin, si c’est chez lui qu’ont lieu les méfaits) un conteneur à poubelle fermé pour y déposer les ordures à l’abri de tous les petits museaux ? Aux dernières nouvelles, même les races de chats les plus intelligentes n’ont pas encore appris à soulever des couvercles !

Empêcher le vol lié à l’ennui et/ou l’instinct de chasse

Empêcher le vol lié à l’ennui et/ou l’instinct de chasse

Si le maître pense que son chat vole parce qu’il n’est pas suffisamment stimulé physiquement et/ou mentalement pendant la journée, il n’existe pas cinquante solutions : il faut prendre davantage de temps pour jouer avec lui. Cela ne demande généralement pas un effort considérable au quotidien : deux sessions d’une quinzaine de minutes chacune (de préférence une le matin et une le soir) sont normalement suffisantes dans la plupart des cas.

 

© CatIt
© CatIt

Il se peut aussi que le petit animal n’ait pas beaucoup de jouets à sa disposition pour se distraire par lui-même, ou qu’il ait fini par se lasser de ceux qu’il possède. Dans le doute, investir dans quelques jouets pour chats supplémentaires peut constituer un excellent investissement, d’autant qu’on ne parle pas forcément d’un gros montant. En effet, si des jouets complexes et bardés de technologie comme un laser rotatif interactif peuvent dépasser les 50 euros, les prix débutent aux alentours d’une poignée d’euros à peine pour une simple canne à pêche, une balle rebondissante ou un petit plumeau.

 

Il est également possible de joindre l’utile et le divertissant en lui offrant un distributeur de croquettes ludique, par exemple sous forme de balle percée. Cela permet non seulement de l’occuper, mais aussi de stimuler ses facultés intellectuelles. Il en existe de toutes sortes, pour un prix moyen de 10 euros.

Empêcher le vol lié au stress

Empêcher le vol lié au stress

Si un chat vole des objets par stress, il est important de prendre ce mal-être en compte et de parvenir à le rassurer.

 

Pour cela, il faut avant toute chose identifier les causes de son stress, qui peuvent être nombreuses et variées : l’arrivée d’un nouveau membre dans le foyer, une séparation ou un décès brutal, un déménagement récent, un manque ou un excès d’attention, etc. Un vétérinaire et/ou un comportementaliste félin peuvent aider le maître à y voir plus clair et le conseiller pour remédier à la situation.

 

Le plus souvent, les stratégies à mettre en place pour éviter qu’un chat stressé ne prenne goût à la kleptomanie sont simples et peu onéreuses. Par exemple, il est possible de lui préparer un panier douillet dans lequel il peut faire sa sieste en toute sécurité. Le fait d’y placer sa couverture préférée et/ou d’installer un diffuseur de phéromones apaisantes pour chat à proximité peut contribuer à ce qu’il s’y sente pleinement à son aise. Selon les cas, il peut aussi être judicieux de sacrifier un vieil habit de la personne dont il est le plus proche : son odeur peut éventuellement le réconforter, en particulier lors des absences de ladite personne.

Le mot de la fin

Un chat n’a pas Robin des Bois pour modèle : lorsqu’il vole de la nourriture ou des objets, ce n’est certainement pas pour les redistribuer à ses congénères pauvres ou affamés. Voir un petit félin dérober furtivement de la nourriture dans une assiette ou des objets dans une armoire peut parfois prêter à rire, mais ce qui l’amène à se comporter ainsi n’est pas forcément drôle : il ne faut pas perdre de vue que ces comportements, dès lors s’ils sont répétitifs, sont le signe d’un problème qu’il est important de chercher à identifier et solutionner, car il en va de son bien-être.

 

Si, malgré les efforts entrepris et éventuels changements introduits pour y parvenir, le problème ne s’estompe pas, il est souhaitable de consulter un vétérinaire et/ou un comportementaliste félin professionnel, qui seront probablement plus à même de proposer des solutions adéquates.

Dernière modification : 07/18/2020.
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