La cohabitation selon les espèces

La cohabitation selon les espèces

Au-delà de certains principes communs, la cohabitation entre un chat et le représentant d’une autre espèce est évidemment différente selon qu’il s’agisse d’un chien, d’un NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie, comme par exemple un furet, un lapin, un oiseau, un reptile, un amphibien, etc.) ou même d’autres humains, certaines espèces étant plus enclines à vivre ensemble.

Faire cohabiter un chat et un chien

Faire cohabiter un chat et un chien

Chiens et chats étant les animaux de compagnie par excellence, la cohabitation entre un chien et un chat est sans doute le cas de figure le plus classique. Pour autant, d’innombrables scénarios sont possibles, tant la cohabitation dépend de nombreux facteurs, à commencer par la sociabilisation et le caractère des deux protagonistes.

 

En tout état de cause, l’un comme l’autre sont des animaux territoriaux, mais l’acceptation d’un nouveau venu est généralement plus sereine si c’est le chien qui est le premier sur les lieux, la violation de son domaine étant beaucoup plus mal perçue par le chat.

 

Les deux espèces ont des façons bien différentes d’agir et de communiquer : le chien est plus joueur et va plus facilement rencontrer son compagnon (par exemple pour lui sentir le derrière afin de le reconnaître), alors que le chat est davantage solitaire, et peut réagir négativement à un contact physique.

 

La taille du chien a également son importance (un chat habitué aux petits chiens ne l’est pas automatiquement aux chiens de grande taille), au même titre que sa race. Il existe d’ailleurs des races de chien très compatibles avec un chat, et d’autres qui le sont moins. C’est le cas par exemple du Bouledogue français, du Carlin et du Whippet, qui sont bien adaptés car assez indépendants. Le Terre-Neuve ainsi que les chiens de berger de façon générale le sont également, du fait de leur instinct protecteur. Quant au Caniche et au Berger Allemand, ils sont généralement considérés comme très sociables, ce qui facilite évidemment la cohabitation avec un compagnon félin. A l’inverse, le Jack Russell par exemple est à éviter, car ce chien utilisé pour la chasse a tendance à courir après les chats, qu’il considère comme des proies.

 

Le fait que certaines races soient plus ou moins prédisposées à la cohabitation chien / chat vaut également côté chats : à l’instar du chat de gouttière, de l’Européen ou encore du Chartreux, il existe des races de chat davantage adaptées pour vivre avec un chien.

Faire cohabiter un chat et un NAC

Faire cohabiter un chat et un NAC

La cohabitation entre un NAC (lapin, furet, reptile, oiseau…) et un chat est généralement plus complexe qu’entre un chien et un chat. En effet, il est difficile d’espérer que ce dernier établisse d’emblée un lien désintéressé envers ce qu'il tend instinctivement à considérer comme une proie, qu’il s’agisse d’un oiseau, d’un rongeur ou même de certains animaux de compagnies plus rares, comme le caméléon. A l’inverse, s’il est question par exemple d’un serpent ou d’un singe, le risque est grand que ce soit le chat lui-même qui soit considéré comme une proie par l’autre animal.

 

Si l’animal est une proie naturelle du chat (oiseau, rongeur…), il convient de s’assurer qu’il se trouve dans une cage ou un enclos résistant à ses assauts éventuels, et qu'il ne peut ouvrir. Pour laisser l’animal en liberté, l’idéal est évidemment qu’il soit hors de portée du chat et dans un endroit surveillé. Il est bon de prévoir des petites boîtes ou espaces protégés à l’intérieur de la cage où l’animal peut se cacher s’il se sent stressé ou effrayé par le félin.

 

Toutefois, dans certains cas, une cohabitation sereine et pacifique entre chat et NAC est possible, par exemple avec un lapin.

 

La cohabitation selon les espèces

Mais il n’en reste pas moins que la mise en relation doit se faire avec l’animal en cage avant de tenter de laisser ce dernier en liberté (mais sous surveillance), car les animaux pourront d’abord se sentir, et tout en prenant soin de laisser un avantage territorial au chat (des zones en hauteur et la possibilité de fuir). Une fois l’autre animal en liberté, il est aussi possible que ce soit lui qui charge le chat : le cas échéant, mettez-le dans sa cage le temps qu’il se calme. Quoi qu’il advienne, ne laissez jamais les deux animaux en liberté ensemble sans surveillance : même s’ils sont habitués à cohabiter depuis plusieurs années, ils peuvent toujours réagir de manière instinctive et imprévisible.

 

Une cohabitation réussie est tout à fait possible avec un furet, qui lui n’est pas une proie pour le chat, mais simplement un autre prédateur, tout comme lui.

La cohabitation du chat avec les humains

La cohabitation du chat avec les humains

Même si des siècles de domestication du chat par l’Homme ont fait en sorte qu’il est largement habitué à la présence des humains, il convient de respecter certaines règles pour éviter tout problème.

 

Lorsque des amis sont de passage à la maison, il est déconseillé de forcer le chat d’une quelconque manière, par exemple en le prenant dans les bras ou encore en le caressant sur une partie sensible de son corps, tel que le ventre (alors que lui caresser le menton ou la tête ne pose normalement pas de problème). C’est souvent le cas avec les enfants, qui ont plus facilement tendance à vouloir toucher et caresser l’animal. Il faut donc au contraire l’ignorer, et il y a toutes les chances qu’il vienne plus ou moins rapidement de lui-même. Faire en sorte que ce soit lui qui fasse le premier pas accroît la probabilité que tout se passe bien.

 

La cohabitation selon les espèces

Concernant le cas de l’arrivée d’un bébé au sein d’une famille avec un chat, il est judicieux de préparer la première rencontre en amenant dans un premier des affaires avec votre odeur et celle du bébé, avant de passer à la rencontre officielle où vous pouvez montrer le nouveau-né au chat et le lui faire sentir.

 

Pour que le chat accepte l’enfant et ne se sente pas délaissé au profit du nouveau venu, il est conseillé de s’occuper de lui avec des caresses chaque fois qu’il se trouve en présence du nourrisson, afin que l’animal associe ce dernier à un moment de tendresse, et donc à quelque chose de positif.

 

Enfin, les enfants en bas âge n’ayant pas conscience de leurs gestes et pouvant agir de manière brusque, les débuts de la cohabitation peuvent être synonymes de stress important pour le chat : il ne faut donc jamais les laisser seuls ensemble, toujours surveiller l’enfant, et lui apprendre dès que son âge lui permet à être gentil avec le chat, ainsi que les mouvements à éviter (le taper, lui tirer la queue, s’agiter frénétiquement devant lui, etc.).

Dernière modification : 09/05/2019.
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