
Pour avoir un chat heureux et le garder en bonne santé le plus longtemps possible, il est crucial de le nourrir avec soin. En effet, une alimentation de qualité et bien équilibrée est ce qui permet à son organisme d'obtenir tous les nutriments nécessaires pour fonctionner correctement.
Néanmoins, c'est souvent plus facile à dire qu'à faire, tant il y a de facteurs à prendre en compte : le type d'aliments, leur composition nutritionnelle, la quantité de nourriture à donner, la répartition des repas...
Voici donc un récapitulatif des principales règles à suivre pour nourrir son chat au mieux.
Un des facteurs les plus importants pour bien nourrir un chat est d'opter pour une alimentation qui soit correctement équilibrée en nutriments : protéines, lipides, vitamines... C'est en effet ce qui permet d'éviter toute carence.
De manière générale, une alimentation de qualité doit contenir pour 100 grammes de matière sèche (c'est-à-dire hors humidité) :
Les croquettes sont des aliments secs, qui contiennent naturellement peu d'eau : la composition du produit acheté doit donc globalement respecter les valeurs ci-dessus.
En revanche, comme la pâtée contient une grande part d'eau, elle est moins concentrée en nutriments : il est donc normal que les valeurs indiquées sur la boîte ou l'emballage soient très différentes de celles-ci, et évidemment cela complique le choix. Toutefois, les proportions doivent rester globalement les mêmes : il faut deux à trois fois plus de protéines que de lipides, et à peu près autant de fibres que de minéraux.
Il est à noter toutefois que ces ordres de grandeur valent pour un chat adulte et en bonne santé. En revanche, s'il est très jeune, très âgé ou a des besoins particuliers (par exemple à cause d'une maladie), il a potentiellement besoin d'une alimentation spécifique, qui soit mieux adaptée à sa condition. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à solliciter un vétérinaire pour savoir comment agir au mieux.
La composition nutritionnelle est un facteur important à prendre en compte pour nourrir correctement son chat, mais le type d'aliments compte également beaucoup.
Globalement, on a le choix entre :
Techniquement, aucune option n'est mauvaise : il est tout à fait possible de donner une alimentation de qualité dans chacun des cas précédents. Cela étant, dans la pratique, la pâtée est souvent l'option privilégiée, même si elle s'avère un peu plus chère que les croquettes : elle plaît généralement davantage aux chats et favorise l'hydratation. Ce dernier point est particulièrement intéressant pour un petit félin qui boit peu ou qui a des besoins en eau supérieurs à la normale du fait d’une maladie (par exemple l’insuffisance rénale chronique).
On peut aussi opter pour un mix entre croquettes et pâtée afin de combiner leurs différents avantages. Dans ce cas, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire pour déterminer les bonnes quantités de nourriture à donner à son animal.
En revanche, les friandises pour chat ne constituent pas une bonne option pour le nourrir, car elles ne comportent pas tous les nutriments qui lui sont nécessaires. Elles doivent seulement être utilisées de manière occasionnelle pour lui faire plaisir ou le récompenser quand il se conduit bien. Par ailleurs, comme elles sont généralement assez caloriques, il est important lorsqu'on en donne de déduire l'apport calorique correspondant de sa ration quotidienne, pour éviter tout surpoids.
Enfin, il convient de souligner que donner à un chat une alimentation adaptée à un chien n’est pas du tout approprié, car leurs besoins sont totalement différents.
Les chats sont globalement moins « ogres » et plus prudents face à de la nourriture que les chiens, mais peuvent tout de même s'intoxiquer en mangeant quelque chose qui est toxique pour eux. Or, un certain nombre d'aliments tout à fait comestibles pour les humains sont en revanche dangereux pour les petits félins.
Parmi les aliments les plus toxiques pour un chat, on trouve notamment :
De tels aliments doivent impérativement être bannis de son régime alimentaire, car même une petite quantité est susceptible de le rendre malade – voire potentiellement de le tuer.
Il est peu probable cela dit qu'il soit tenté d'en ingérer spontanément, car il les apprécie naturellement peu. Il est davantage susceptible en revanche de s'intéresser à des préparations qui en contiennent - par exemple un yaourt au citron ou du bœuf sauté aux oignons. La vigilance est donc de mise.
Choisir des aliments adaptés pour son chat est évidemment déterminant, mais lui en donner des quantités appropriées l'est tout autant. En effet, il risque de développer un surpoids si elles sont trop importantes, ou au contraire des carences si on ne le nourrit pas assez - sans même parler de l'inconfort pour lui s'il passe une partie de ses journées en étant affamé.
La quantité appropriée à donner chaque jour dépend du type de nourriture choisi. En moyenne, il faut compter :
Naturellement, il s'agit là de valeurs indicatives. La valeur exacte est fonction de divers facteurs : le poids de l'animal bien sûr, mais aussi son âge, son état physiologique (notamment le fait d’être ou non stérilisé, celui d’être gestante ou allaitante pour une femelle...), son niveau d'activité, etc.
Le fabricant indique généralement des quantités recommandées, qui le plus souvent sont adaptées dans le cas standard – c’est-à-dire pour un chat adulte en bonne santé, dont le niveau d’activité se situe dans la moyenne et qui n’est pas dans une situation particulière (par exemple une femelle gestante ou allaitante). Néanmoins, il peut être nécessaire de s’en écarter plus ou moins, de préférence avec l’éclairage d’un vétérinaire.
En tout cas, la quantité adaptée est toujours nettement plus faible dans le cas des croquettes que dans celui de la pâtée ou de la nourriture maison. C'est principalement en raison de leur teneur réduite en eau : elles sont en revanche très concentrées en nutriments, de sorte qu'une faible quantité suffit pour combler les besoins alimentaires et énergétiques d'un chat. Cela implique toutefois également qu'il doit boire beaucoup en parallèle pour s'hydrater suffisamment.
Contrairement à celui d'un chien ou d'un humain, l'estomac d'un chat est assez petit : il n'est donc pas fait pour avaler de grandes quantités de nourriture en une seule fois. Un petit félin préfère donc faire une multitude de petits repas tout au long de la journée.
Pour cette raison, l'idéal est de lui laisser sa nourriture en libre-service, de façon à ce qu'il puisse répartir ses prises comme il le souhaite et se servir chaque fois qu'il a un creux. On peut pour cela verser simplement l'intégralité de sa ration quotidienne dans un distributeur de nourriture ou directement dans sa gamelle. Cela vaut toutefois surtout s'il est nourri avec des croquettes, car les autres types d'aliments se conservent mal à température ambiante.
S'il semble avoir du mal à se réguler ou si on le nourrit avec de la pâtée ou du fait maison, mieux vaut lui donner à manger deux à trois fois par jour - par exemple le matin, le midi et/ou le soir. Cela étant, il risque alors de devoir patienter le ventre vide entre deux repas, surtout si ceux-ci sont très espacés. Une option judicieuse peut alors consister à lui laisser quelques croquettes en libre-accès, au cas où il aurait faim au cours de la journée.
Si l'on ne compte pas laisser la nourriture pour chat en libre-service, il faut non seulement déterminer le nombre de repas à lui donner chaque jour, mais aussi à quelles heures les lui servir.
L'idéal est de bien les répartir tout au long de la journée, pour qu'il ait le temps de digérer entre chaque prise. Par exemple, on peut opter pour un repas le matin vers 8 heures, un autre le soir vers 20 heures, et éventuellement le troisième le midi ou en début d'après-midi si l'on en prévoit trois par jour.
Une fois que l'on a une bonne idée de la répartition des repas dans la journée, il est très important de se tenir au planning que l'on a fixé autant que faire se peut. En effet, un chat est sensible au stress : mettre en place une routine pour les évènements importants de la journée (en particulier les repas) est un excellent moyen de lui épargner des angoisses. Bien entendu, un écart occasionnel n'est pas problématique, mais mieux vaut éviter que cela ne se reproduise trop souvent, faute de quoi il pourrait être perturbé au point de développer différents troubles du comportement - notamment refuser de manger.
Dans la nature, un chat consacre une grande partie de son temps et son énergie à chercher de quoi s’alimenter. Il s'agit d'ailleurs d'une de ses principales occupations, avec la toilette, le marquage du territoire et la reproduction. Un chat domestique en revanche n'a pas besoin de produire cet effort : il se contente de consommer la nourriture qu'on lui sert.
Ce n'est pas forcément un problème s'il a accès à l'extérieur, car il ne manque alors pas de distractions par ailleurs. En revanche, s'il vit cantonné en appartement (ou en tout cas en intérieur), il risque fort de manquer d'occasions de se dépenser et se divertir. Il pourrait même d'ailleurs être tenté de manger davantage que nécessaire pour s'occuper et tromper l'ennui - a fortiori si sa nourriture est laissée en libre accès. Il risquerait dès lors de développer sur le long terme du surpoids, lui-même susceptible de causer ou d’aggraver diverses pathologies.
Par conséquent, s’il n’a pas accès au dehors, il est judicieux d'allonger ses repas et de les rendre plus ludiques, par exemple en les servant dans une gamelle anti-glouton ou une balle à nourriture. En plus de le divertir, cela permet également de le stimuler intellectuellement et de limiter le risque qu'il se rende malade en mangeant trop vite.
Contrairement à un humain, un petit félin se lasse généralement peu de sa nourriture : en général, il ne rechigne pas à manger tous les jours la même chose - ou presque. Ceci est dû notamment au fait que son sens du goût est nettement moins développé : il accorde donc moins d'importance à la saveur des aliments.
De toute façon, l'appareil digestif d'un chat est plus fragile que celui d'un humain : il lui faut généralement plusieurs jours pour s'habituer à une nouvelle alimentation. Il existe même alors un risque de problèmes digestifs (notamment de ballonnements et/ou de diarrhée) si le changement est trop brusque.
Par conséquent, mieux vaut éviter de changer ce qu'on lui donne tant que fondamentalement cela n'est pas nécessaire.
Si toutefois un tel changement s'impose (par exemple du fait qu'il souffre d'un problème de santé nécessitant des apports nutritionnels spécifiques), il est vivement conseillé de réaliser une transition alimentaire de quelques jours, pour limiter les risques de troubles digestifs.
En plus de recevoir une alimentation saine et équilibrée, un chat doit constamment avoir à sa disposition une gamelle d’eau propre et fraîche. En effet, comme un humain, il doit boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée pour rester bien hydraté.
En général, il a besoin de 50 à 70 mL d'eau par kilo de masse corporelle et par jour. Pour un chat de 5 kg, cela représente quotidiennement 250 à 350 mL.
Une partie de ses besoins en la matière lui est fournie directement par son alimentation, mais la fraction que cela représente est très variable en fonction du type d’aliments. En effet, les croquettes sont pauvres en eau, si bien qu’elles ne fournissent en général qu’environ 5% des besoins quotidiens. Il en va tout autrement pour les aliments humides comme les pâtées, qui en renferment bien plus : ils permettent en général de couvrir environ deux-tiers des besoins quotidiens. Quant aux rations ménagères préparées à partir d’ingrédients frais, elles couvrent environ la moitié des besoins. Quel que soit le cas de figure, le reste doit donc provenir de la gamelle d’eau.
Cela dit, même à gabarit et alimentation identiques, la quantité exacte d’eau qu’un chat doit boire varie aussi en fonction de différents facteurs : la température ambiante, son niveau d'exercice, son état physiologique (par exemple, une femelle gestante a besoin de boire davantage)... En cas de doute, le mieux est de demander conseil à un vétérinaire.
Quoi qu’il en soit, la plupart des chats ont tendance à boire naturellement peu. Il est donc utile de mesurer de temps à autres la quantité d’eau qu’on donne à son petit félin, ou plus exactement celle qu’il consomme.
Si on constate qu’elle est trop faible, on peut envisager d’investir dans une fontaine à eau : c’est généralement une solution très efficace. Une autre option intéressante est d’ajouter de l’eau dans sa pâtée ou d’humidifier ses croquettes.
Suivre les conseils précédents permet de maximiser les chances de bien nourrir son chat. Toutefois, dans la mesure où de nombreux facteurs entrent en compte, cela ne suffit pas forcément. C'est d'autant plus vrai que chaque animal a son propre métabolisme, si bien qu'il n'est pas possible de totalement généraliser les recommandations.
Néanmoins, on peut avoir une première idée de si ce qu'on lui donne à manger convient en prêtant attention à divers signes. En particulier, il a de grandes chances d'être bien nourri si :
À l'inverse, s'il semble avoir souvent faim ou au contraire a du mal à finir sa gamelle, s'il manque d'appétit, s'il développe des troubles liés à l'alimentation (par exemple une gloutonnerie ou un vol de nourriture) ou digestifs (diarrhée, vomissements...), c'est sans doute le signe que quelque chose ne va pas. Dans un tout autre registre, une peau et/ou un pelage en mauvais état peuvent aussi avoir une cause alimentaire, même si de nombreuses autres sont possibles.
Il est à noter en tout cas que les symptômes causés par une alimentation inadaptée n'apparaissent pas forcément immédiatement : ils peuvent ne le faire que plusieurs semaines après la mise en place d'un nouveau régime. Quoi qu'il en soit, dès lors que quelque chose semble anormal, mieux vaut solliciter sans trop attendre vers un vétérinaire pour tâcher de tirer les choses au clair.
Il peut être difficile de savoir comment bien nourrir son chat, étant donné que de nombreux paramètres doivent être pris en compte.
Suivre les quelques règles qui précèdent permet d’éviter de nombreuses erreurs, mais il ne faut pas hésiter à se tourner vers un vétérinaire en cas de doute – en particulier concernant le choix des aliments à donner ou les quantités adaptées. C’est d’autant plus vrai qu’un professionnel est en mesure de donner des conseils personnalisés pour adapter les recommandations générales à la situation et aux contraintes de chacun. L’alimentation animale étant un sujet très complexe, l’idéal est d’ailleurs qu’il dispose d’une expertise spécifique en nutrition canine, comme c’est également le cas pour choisir l’alimentation d’un chien.
Quoi qu’il en soit, le sujet ne doit pas être négligé : pour avoir un chat en bonne santé et épanoui, il est notamment indispensable de bien le nourrir.






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