12 conseils pour préparer et sécuriser son logement pour un chat

Un chat gris foncé allongé sur un tapis clair dans le salon d'un logement spacieux au style moderne et épuré avec fenêtre, plante verte, canapé, etc

Adopter un chat est toujours un événement, et les futurs propriétaires sont généralement excités à l’idée de préparer l’arrivée du nouveau venu. 


Cela passe notamment par le fait d’aménager le logement en conséquence. En effet, le petit félin a des besoins particuliers qu’il est nécessaire de prendre en considération pour lui fournir un espace de vie adéquat. 


Il y a donc certaines règles à respecter pour aménager un territoire à la fois agréable et pratique tant pour les humains que pour leur animal. En outre, certains points sont également à anticiper ou à avoir en tête concernant la sécurité de ce dernier, a fortiori s’il s’agit d’un petit chaton plein de vie mais particulièrement fragile.

Aménager son logement pour un chat

Litière, gamelles, arbre à chat, grattoir : posséder un chat suppose l’installation d’un certain nombre d’accessoires indispensables à son bien-être. Or, cela ne doit pas se faire au hasard.

Séparer les différents espaces

Un chat calico brachycéphale assis près de son panier et d'une plante verte dans un salon

Les félins sont des animaux territoriaux qui partagent difficilement ce qu’ils revendiquent comme leur espace. Ce trait de caractère est toutefois moins marqué chez les chats domestiques : plus sociaux que leurs congénères sauvages, ils acceptent la vie en communauté, pour peu qu’il y ait suffisamment de ressources pour tout le monde.

 

Cela suppose néanmoins que leur territoire soit séparé en plusieurs zones bien distinctes et suffisamment espacées, faute de quoi ils ont toutes les chances de ne pas s’y sentir bien – voire d’être profondément malheureux.

 

Plus précisément, le territoire du chat doit comporter trois grands secteurs :

  • l’espace de repos, qui doit lui permettre de s’isoler et de se coucher dans un endroit propre et confortable, à l’abri de l’agitation ;
  • la zone d’activité, qui regroupe son coin repas et son terrain de jeu, où il interagit avec les autres et se défoule ;
  • la zone dite d’élimination, où il fait ses besoins. 

 

Même parfaitement domestiqué et très social, un chat a besoin que ces espaces soient suffisamment grands et bien délimités. Si par exemple la litière est trop proche des gamelles, cela peut entraîner un mal-être pouvant notamment se manifester à travers des problèmes de malpropreté ou une perte d’appétit. 

 

Que ce soit lorsqu'on aménage son logement en vue de l’adoption d’un chat, ou bien par la suite lors d’un déménagement ou de l’installation temporaire dans un lieu de vacances, il convient donc d’avoir en tête ces différents secteurs et d’organiser l’espace en fonction.

Aménager un coin repas

Un chat Bleu Russe le nez dans une de ses gamelles posées sur un tapis dans la cuisine

La routine tient une place très importante dans le bien-être d’un chat. Il apprécie les repas à heures fixes, et surtout toujours au même endroit. Il convient donc de définir un espace dédié à ses gamelles et d’éviter autant que possible de les déplacer.

 

De nombreux maîtres font en sorte que les pièces du logement aient le même usage pour tous. Ainsi, le coin repas du chat est souvent aménagé dans la cuisine ou le salon, dans un recoin où il peut manger tranquillement sans être dérangé. Cette solution convient parfaitement, à condition que l’endroit soit suffisamment calme et à l’abri des courants d’air - les petits félins sont particulièrement sensibles à ces derniers.

 

Deux gamelles sont nécessaires : une pour l’eau, une pour la nourriture - voire deux dans le cas d’un chat qui reçoit à la fois de l’alimentation sèche et de l’alimentation humide. Quoi qu'il en soit, il doit pouvoir y accéder facilement à tout moment : contrairement par exemple aux chiens, les petits félins sont des grignoteurs qui aiment manger des petites quantités de temps à autre, plutôt qu’un gros repas d’un coup.

 

Il est judicieux en outre d’installer un tapis ou toute autre protection en dessous des récipients, afin d’éviter les saletés au sol. C’est une bonne chose pour la propreté de ce dernier et pour le maître, mais c’est également rassurant pour l’animal : cela lui évite en effet d’être dérangé pendant ou juste après son repas par une mission de nettoyage de son propriétaire.

 

Il convient au passage de souligner que certaines marques commercialisent des portes-gamelles. Ces supports surélevés permettent de rehausser les écuelles, de sorte qu’elles soient à hauteur du chat : un tel équipement est particulièrement utile pour un animal âgé ou affaibli.

Créer l’espace litière

Un chaton gris tigré dans son bac à litière marron posé sur un carrelage gris

Dans la nature, l’odeur des déjections des animaux attire les prédateurs. Afin de se protéger, ils ont donc tendance à s’éloigner de l’espace où ils mangent pour faire leurs besoins. Ceci vaut notamment pour les chats, et même les petits félins domestiqués ont gardé cet instinct.

 

En outre, ces derniers sont des animaux très attachés à la propreté. Ceci implique notamment qu’ils supportent difficilement de prendre leur repas à proximité d’un endroit malodorant. Une litière placée trop près des gamelles a donc de grandes chances d’être boudée par l’animal, c’est-à-dire qu’il aille faire ses besoins ailleurs dans la maison.

 

Au même titre que c’est souvent la cuisine ou la salle à manger qui est choisie pour accueillir le coin repas du chat, beaucoup de propriétaires font le choix d’installer son coin litière dans la salle de bains ou les toilettes. Il faut dire que ces pièces sont généralement bien aérées, au calme, et le passage n’y est pas trop important. Ce sont donc souvent des endroits idéaux, étant donné que, comme un humain, un chat a besoin d’une certaine intimité lorsqu’il fait ses besoins.

 

Un jeune chat Maine Coon brun rayé et blanc installé dans sa litière couverte regarde à l'extérieur

Si la salle de bain n’est pas une option envisageable, le bac à litière du chat peut aussi être placé dans un couloir peu fréquenté voire à l’extérieur, pour peu qu’il y ait librement accès à tout moment et y soit protégé des intempéries.

 

Plus largement, n’importe quelle pièce peut convenir dès lors qu’elle est assez calme, aérée, facile d’accès, et suffisamment éloignée de l’endroit où il mange. Il faut également veiller à ce que cet espace soit accessible en permanence.

 

Toutefois, dans le cas d’un animal âgé ou affaibli, les pièces à l’étage sont à éviter. En effet, il risquerait d’être découragé par les marches à monter et de préférer trouver un coin plus facile à rejoindre, comme le tapis du salon.

 

Il convient par ailleurs de souligner qu’il existe des meubles design dans lesquels se cache un espace réservé aux besoins du chat. Destinés aux logements de petite taille, ils permettent d’optimiser l’espace, puisqu'on peut poser toutes sortes d’éléments sur le dessus – comme on le ferait avec n’importe quel autre meuble, et sans bien sûr que cela empêche d’avoir accès à la litière au moment du nettoyage. Ce type de mobilier offre à l’animal une certaine intimité, tout en étant susceptible de s’intégrer parfaitement à la décoration et en permettant de gagner de la place.

 

Enfin, si on vit en appartement, il peut être nécessaire de prendre en considération le voisinage. En effet, dans un immeuble mal isolé phoniquement, le bruit de grattage du chat résonne beaucoup et peut facilement réveiller des voisins en pleine nuit. Par respect pour ces derniers et pour préserver de bonnes relations, mieux vaut éviter de placer la litière juste au-dessus d’une chambre.

Prévoir un coin repos

Un chat noir, menton et bout de patte blancs, sommeillant dans un lit pour chat douillet

Un chat adulte dormant plus de 12 heures par jour, l’aménagement d’un coin détente confortable est indispensable à son bien-être et à sa santé. Pour ce faire, un simple panier suffit, même si les félins aiment changer régulièrement de lieu de repos.

 

Il doit être installé dans un endroit calme, loin du bruit et du passage. Le lieu choisi doit également être à l’abri des courants d’air, auxquels les chats sont très sensibles. Ils aiment en revanche les endroits chauds, si bien que la proximité d’un radiateur ou un emplacement au soleil est particulièrement apprécié. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est pertinent de coller le panier contre une fenêtre : celle-ci pourrait dégager une sensation de froid assez désagréable pour l’animal.

 

Il est bon également d’avoir en tête qu’un chat affectionne généralement les emplacements en hauteur. En installant son panier sur un meuble ou une chaise dans un endroit peu animé, on lui offre un emplacement au calme depuis lequel il peut observer tout ce qu’il se passe autour de lui. Cette position en hauteur le met en outre à l’abri d’un éventuel enfant en bas âge ou chien un peu trop envahissant.

 

Dans le cas d’un chat d’appartement, il est préférable que l’espace repos soit situé à un endroit duquel il peut voir l’extérieur : cela lui permet de satisfaire sa curiosité et le stimule intellectuellement.

 

Enfin, les félidés affectionnent les cachettes. Avec un toit juste au-dessus de leur tête, ils se sentent par instinct mieux protégés. Installer une niche pour chat peut donc s’avérer très pertinent pour offrir à son animal un espace presque fermé très confortable, dans un esprit cocooning. Certains modèles prennent d’ailleurs la forme de meubles design qui s’intègrent facilement à la décoration.

Aménager l’espace en hauteur

Un chat Sibérien gris installé en hauteur sur un meuble surveille les environs

La plupart des chats aiment s’installer en hauteur. Cela leur permet de se sentir en sécurité et d’avoir une meilleure vision de tout ce qu’il se passe autour d’eux. Il existe toutefois quelques exceptions à la règle : par exemple, le Maine Coon apprécie généralement davantage le confort du canapé que celui d’une étagère ou de tout autre emplacement en hauteur.

 

Certains maîtres vont jusqu’à installer d’authentiques parcours pour chat sur les murs de leur logement, avec diverses étagères et cachettes suspendues. C’est assurément un véritable paradis pour le petit félin, qui peut aussi bien y jouer que s’y cacher et y dormir.

 

Pour les moins bricoleurs, un arbre à chat peut tout aussi bien faire l’affaire. Il fait partie des accessoires indispensables pour un chat, car il répond à plusieurs de ses besoins : c’est en effet tout à la fois un espace de jeu, d’observation et de repos. En outre, il comprend généralement un grattoir, accessoire incontournable dans le cas d’un petit félin cantonné en appartement, afin qu’il puisse faire ses griffes.

 

L’idéal est de placer l’arbre à chat près d’une fenêtre, afin que l’intéressé puisse satisfaire sa curiosité en épiant également le monde extérieur, tout en profitant de la chaleur des rayons du soleil.

 

L’offre est pléthorique, que ce soit en termes de forme, de taille, de couleur … : chacun devrait donc être en mesure de trouver un modèle à la fois adapté à l’animal et au logement, mais aussi à ses attentes et son budget. Cela dit, pour les plus bricoleurs, on trouve aussi sur Internet toutes sortes de tutoriels pour fabriquer un arbre à chat.

Choisir une alarme compatible avec un chat

Image infrarouge d'un chat allongé en fausses couleurs allant du bleu (froid) au rouge (chaud)

Si on dispose d’une alarme, il est important de s’assurer que celle-ci soit adaptée à la présence d’animaux de compagnie.

 

En effet, les systèmes les plus basiques risquent de détecter les mouvements de l’animal et de croire à tort en la présence d’un intrus, déclenchant l’alarme à tort et à travers. Pour éviter cela, diverses marques proposent des alarmes adaptées à la présence de nos compagnons à quatre pattes, qui sont capables de faire la différence entre les mouvements d’un animal et ceux d’un humain.

 

Il existe plus précisément deux technologies : soit le logiciel ne détecte que les mouvements au-dessus d’une certaine hauteur, soit il évalue la taille et le poids des objets en mouvement pour déterminer s’il s’agit d’un animal ou d’un humain. Les systèmes les plus sophistiqués combinent ces deux technologies, afin d’atteindre une efficacité optimale et d’éviter les fausses alertes.

Sécuriser son logement pour un chat

Très curieux, les chats aiment explorer leur environnement dans les moindres recoins. Toutefois, ils ne sont pas forcément familiers avec nos objets du quotidien, dont certains peuvent représenter de véritables dangers pour eux.

 

De fait, les sources d’accidents sont nombreuses dans un logement. Par conséquent, avant d’accueillir un chat à la maison, il est primordial de les connaître et de sécuriser son domicile afin de réduire les risques.

Sécuriser l’accès à l’extérieur

Un chat rayé roux et blanc regarde à travers une fenêtre sécurisée par un grillage

Un chat est agile, mais pas infaillible : que ce soit en voulant sauter sur un rebord, en tentant de s’enfuir, en essayant de chasser un oiseau qui passe ou tout simplement en étant surpris, les occasions de tomber accidentellement ne manquent pas, a fortiori quand il ne connaît pas encore bien l’endroit où il évolue. Les fenêtres, balcons et terrasses représentent donc un réel danger pour lui, en particulier s’il s’agit d’un chaton qui ne maîtrise pas encore parfaitement ses mouvements.

 

Dans le cas où on habite au rez-de-chaussée, le risque de chute est inexistant, mais celui de fugue est en revanche particulièrement élevé.

 

On peut choisir de garder les fenêtres fermées en permanence ou d’enfermer le chat dans une autre pièce chaque fois qu’on veut les ouvrir, mais ce n’est pas forcément pratique ni agréable, voire c’est intenable sur la durée. Une autre option est d’investir du temps et des moyens pour sécuriser efficacement les accès à l’extérieur.

 

Un chat tigré assis sur le rebord d'un balcon fermé par un filet de protection

En ce qui concerne les fenêtres et baies vitrées, on trouve ainsi des cadres mobiles avec filet à poser directement sur l’encadrement de la fenêtre. Il faut compter entre 50 et 150 euros, selon la taille de cette dernière. Ces accessoires sont faciles à installer et à déplacer si besoin est, mais on peut leur reprocher d’être assez inesthétiques. Une autre solution est d’opter pour la pose d’une moustiquaire sur le même principe de cadre mobile, en prenant garde toutefois à choisir un modèle capable de résister aux griffures de chat. Cette option est plus économique, puisqu’il faut compter généralement entre une dizaine et une cinquantaine d'euros, en fonction là aussi de la taille de la fenêtre.

 

Pour ce qui est des balcons, il y a deux approches possibles. La première consiste à simplement condamner leur accès, avec un système similaire à celui utilisé pour les fenêtres. La seconde est de sécuriser le balcon lui-même ; il existe ainsi des filets de protection faciles à poser et à démonter, qui empêchent l’animal de tomber dans le vide. Toutefois, avant d’installer un tel équipement, il convient de vérifier que le règlement de copropriété n’interdit pas ces installations.

Sécuriser le jardin

Un chat rayé avec un collier à grelot assis près d'un grillage dans le jardin

Pouvoir visiter le voisinage est une aubaine pour le chat, qui est généralement ravi d’aller jouer dehors et d’explorer les environs. Toutefois, cela n’est pas sans risques pour lui : être heurté par une voiture ou tout autre véhicule, être attaqué par un autre animal, se perdre…

 

Même si tout dépend bien sûr de l’endroit où on réside, certains maîtres considèrent que les bénéfices pour le bien-être de leur animal l'emportent sur les risques, et le laissent donc vagabonder à sa guise. D'autres en revanche, tout en ayant conscience de l’intérêt pour lui d’avoir accès à l’extérieur, préfèrent faire en sorte qu’il n’aille pas plus loin que les limites du jardin.

 

Dans ce dernier cas, il est impératif de bien grillager ce dernier. Pour empêcher effectivement un chat de s’échapper, la clôture doit atteindre au minimum deux mètres de haut et présenter un retour antifuite, c’est-à-dire une zone de grillage inclinée que le chat ne peut pas escalader. Il est également important de s’assurer qu’aucun arbre situé à proximité ne lui permet de sauter directement par-dessus la clôture. Si c’est le cas, il faut soit couper l’arbre, soit empêcher l’animal d’accéder à celui-ci.

 

Un chaton blanc tente de passer la tête dans une maille d'un grillage métallique dans un jardin

Une autre option est en effet de faire en sorte que l’animal ait accès non pas au jardin dans son ensemble, mais seulement à un enclos installé au sein de ce dernier. Cet espace entièrement grillagé lui permet de profiter de l’air extérieur et d’avoir un endroit bien à lui, tout en éliminant le risque de fugue. Dans le cas où cette zone est reliée directement à l’intérieur par le biais d’une chatière, l’animal est libre de s’y rendre dès qu’il le souhaite. Ce type de dispositif présente toutefois l’inconvénient d’être assez inesthétique et volumineux. Il est également assez onéreux, puisqu'il faut compter généralement pas moins de 300 à 600 euros.

 

Si le chat a accès à l’ensemble du jardin et que ce dernier comporte une piscine, il est important d’avoir en tête que celle-ci est une réelle source de danger pour lui, quand bien même il n’aime pas l’eau. En effet, si elle n’est pas couverte, le risque qu’il y tombe ne doit pas être ignoré. Comme on le fait par exemple pour un enfant en bas âge, il convient donc de la couvrir avec une bâche ou un volant roulant quand elle n’est pas utilisée, ou d’installer un dispositif de sécurité de type alarme de piscine ou abri fermé.

 

Enfin, toujours dans l’hypothèse où le chat n’est pas cantonné dans un enclos, les outils et produits de jardinage sont également susceptibles d’être dangereux pour lui : en essayant d’assouvir sa curiosité, il pourrait se blesser ou s’intoxiquer avec. Il faut donc prévoir de les stocker dans un endroit hors de sa portée, et ne pas les laisser traîner.

Sécuriser la cuisine

Un chat gris tigré à poil court tend la patte vers les boutons d'une cuisinière

La cuisine est une zone de tous les dangers pour un chat - en particulier pour un chaton, qui ne connaît pas encore nombre des objets dangereux qu’on peut y trouver.

 

En premier lieu, il pourrait être tenté d’aller voir de plus près les couteaux et autres ustensiles qui seraient susceptibles de le blesser. Si certains de ces objets sont effectivement accessibles, il faut faire en sorte que ce ne soit plus le cas – par exemple en les disposant plutôt dans un tiroir ou dans un bac fermé, et en prenant l’habitude de ne jamais les laisser traîner.

 

Il pourrait également vouloir manger des aliments destinés à ses maîtres. Or, non seulement ceux-ci ont peu de chances d’être adaptés à ses besoins nutritionnels et risqueraient donc de déséquilibrer son régime alimentaire, mais en plus certains mets très appréciés des humains s’avèrent toxiques pour les petits félins. Il faut donc éviter que de la nourriture soit accessible, et la stocker plutôt dans des endroits fermés ou hors de sa portée.

 

La poubelle aussi peut être source de problèmes. Il suffit en effet de quelques secondes à un chat pour se jeter dedans et dévorer ce qu’il y trouve, que ce soit digeste ou non, avec là aussi à la clé une potentielle intoxication alimentaire. Il est donc préférable d’opter pour une poubelle fermée par un couvercle assez lourd pour que l’animal ne puisse l’ouvrir.

Limiter les possibilités de cachette dans des endroits dangereux

Un chat à poil long allongé sur du linge dans le tambour d'une machine à laver

Un chat adore généralement trouver des petits endroits obscurs où se cacher. Les espaces entre les meubles et les murs représentent souvent pour lui un coin cocooning parfait pour une petite sieste. Les tiroirs, canapés-lits et autres fauteuils inclinables sont également des cachettes très tentantes.

 

Dans la mesure du possible, il faut donc faire en sorte que l’accès aux coins dangereux dans lesquels il pourrait rester coincé (voire se faire écraser involontairement par ses propriétaires) soit le plus difficile possible. Pour cela, il est nécessaire de laisser le moins d’espaces étroits entre les meubles, quitte à les déplacer ou à combler le vide avec du mobilier ou de la décoration. Si ce n’est pas possible, comme dans le cas d’un canapé-lit par exemple, il convient de s’assurer à chaque utilisation que le chat n’est pas caché dedans.

 

Il faut aussi penser aux appareils électroménagers, car le petit félin réserve parfois bien des surprises en la matière. Le tambour chaud d’une machine à laver est à ses yeux un endroit assez irrésistible pour y piquer un petit somme, mais il peut tout aussi bien décider de s’installer dans le réfrigérateur, le four, le sèche-linge, le lave-vaisselle, etc.

 

Sachant qu’on peut assez difficilement l’empêcher d’accéder à certaines pièces, à part en prenant l’habitude d’en fermer systématiquement les portes, l’idéal est donc de prendre le réflexe de refermer toutes les ouvertures des appareils électroménagers après chaque utilisation et de vérifier systématiquement que le chat ne s’y est pas caché avant de démarrer l’appareil.

 

Une autre habitude à adopter est de toujours laisser le battant des toilettes abaissé, pour éviter que l’animal ne tombe dans la cuvette. Le risque est particulièrement prononcé pour un chaton, qui est davantage curieux et a moins de chances de réussir à en ressortir.

Mettre les produits ménagers hors de portée

Un chat roux renifle un verre mesureur de lessive en poudre à côté duquel sont posés des bidons de détergent

La curiosité du chat peut à tout moment le pousser à s’intéresser aux éventuels produits ménagers toxiques, comme les détergents (savon, pastilles de lave-vaisselle…), l’eau de javel ou encore les déboucheurs. Or, même à petite dose, la plupart de ces produits sont toxiques pour lui.

 

La javel mérite une attention toute particulière, car elle est très attirante pour lui. En effet, son pH est très proche de celui de l’urine des félins : cette particularité les pousse à venir s’y frotter, voire pire à en ingérer.

 

Il faut donc faire en sorte que tous ces produits soient placés dans des lieux fermés à clef, quitte d’ailleurs à les déplacer si nécessaire dans une pièce autre que celle où ils étaient jusqu’à présent.

Éviter les plantes toxiques

Un chat gris-bleu aux yeux orange mâche une plante

Si de nombreuses plantes d’intérieur ou d’extérieur sont toxiques pour un chat en cas d’ingestion, la plupart d’entre elles le sont uniquement à haute dose. Celles comme le gui, le laurier rose ou le lys, dont l’ingestion d’une seule feuille peut être mortelle pour le petit félin, sont plus l’exception que la règle.

 

Il est vrai néanmoins que les plantes attirent souvent un chat : il aime s’y frotter et jouer avec. Il peut même être tenté de les goûter - en particulier s’il s’agit d’un chaton, davantage curieux de découvrir le monde. Néanmoins, quel que soit son âge, il est assez difficile en matière de nourriture et vite découragé par la saveur amère des plantes, ce qui limite grandement le risque d’intoxication. En effet, même s’il se met en tête de la goûter, il est fort probable qu’il se contente de lécher très légèrement une feuille puis passe à autre chose, déçu par le goût désagréable de cette dernière.

 

Le risque d’intoxication existe donc, mais ne doit pas être surestimé. Seules deux plantes sont à proscrire totalement dans le logement ou dans le jardin : le lys et le muguet. En effet, non contentes d’être hautement toxiques (même à petites doses), elles ont la particularité d’être très attirantes pour un chat – beaucoup plus en tout cas que les autres plantes posant problème. Il est donc nettement plus susceptible d’en ingérer une quantité assez importante, ce qui pourrait le rendre fortement malade voire le tuer.

 

Une certaine prudence n’en reste pas moins de mise avec les autres plantes, en particulier dans le cas d’un chaton, mais il serait sans doute exagéré de s’en séparer avant l’arrivée de l’animal dans le foyer.

Conclusion

S’il est vrai que prendre la décision d’adopter un chat ne s’improvise pas, il en va de même de l’arrivée de ce dernier à la maison. En effet, différents préparatifs sont nécessaires pour qu’il s’y sente bien et y soit en sécurité.

 

Cela mérite d’y consacrer tout le temps qu’il faut, d’autant qu’avoir un compagnon bien dans sa tête et en bonne santé est aussi dans l’intérêt du maître.

 

Pour autant, préparer son logement pour accueillir un chat dans les meilleures conditions ne dispense pas bien sûr de toujours faire montre de vigilance tout au long des années qu’on partage avec lui, afin de veiller à son bien-être et sa sécurité.

Par Mélissa G. - Dernière modification : 02/23/2022.

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