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Les chats face à la maladie

Les chats face à la maladie

Les chats, tout comme les humains, peuvent tomber malades. Si ce n'est jamais un moment agréable, que ce soit pour l'animal ou pour son maître, certains comportements peuvent faciliter le diagnostic, l'examen et le soin du chat.


Il est également important de se rendre compte que le comportement du maître et l'environnement humain dans lequel évolue le chat ont un impact considérable sur sa santé.

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Comment se comporter face à la maladie de son animal ?
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L'impact de l'humain sur la santé du chat et du chien

Savoir repérer les signes de malaise chez le chat et le chien

Votre compagnon a l'air mal en point ? C'est un message : quelque chose ne va pas. Sa mine abattue, son manque d'entrain à faire une promenade, sa gamelle qui ne l'attire plus ou ses jouets qui le laissent indifférent sont déjà des signes de malaise manifeste.

 

Mais s'il ne se lève plus, cherche à s'isoler, est agité, halète fortement, geint, boîte, titube, s'essouffle vite, boit d'avantage, tousse, crache, vomit, à la diarrhée ou a du mal à éliminer, vous devez vous alerter, car ce sont des comportements qui signalent un inconfort ou une douleur.

 

Il ne faut pour autant pas se précipiter chez le vétérinaire au moindre gémissement, mais faire preuve de calme et de discernement, et répondre promptement s'il y a une urgence, ou au contraire prendre le temps d'examiner la situation.

 

On peut se sentir facilement démunis face à la maladie de son chien ou de son chat, un peu comme ces parents face à leur bébé malade, incapables d'expliquer ni son mal, ni son ressenti. Et il est parfois difficile de faire la part des choses devant le changement remarqué : est-ce le signe annonciateur d'une maladie grave, ou n'est-ce qu'un malaise passager ?

 

Les vétérinaires conseillent d'avoir le réflexe de prendre la température du chien et du chat s'il semble mal en point, les normales se situant autour de 38,5°C. En dessous de 37,5°C et au-dessus de 39,5°C, il est fortement conseillé de faire examiner l'animal au plus vite.

 

En outre, savoir repérer certains symptômes pourra permettre au vétérinaire d'établir un diagnostic plus rapide :

  • En été, une respiration rapide, des halètements sonores et une démarche chancelante peuvent être le signe d'un coup de chaleur du chien ou du chat ;
  • Un chat qui n'arrive plus à déglutir peut faire une angine ou une affection de l'appareil digestif (dents, larynx, etc.) ;
  • Un animal qui boit énormément et s'essouffle facilement peut être sujet à une affection des reins ou une autre maladie ;
  • Un chien abattu, sans appétit et dont les urines deviennent foncées peut souffrir de piroplasmose, transmise par une tique infectée ;
  • Un chien de grande taille, prostré, faisant de vains efforts pour vomir, peut faire un retournement d'estomac, complication survenant souvent après l'absorption d'une grande quantité d'aliment ou d'eau, suivie d'un effort physique intense. Le vétérinaire devra intervenir dans l'heure pour sauver l'animal ;
  • Un chat ou un chien qui boîte s'est peut-être fait une entorse ou une fracture. Toutefois, avant de s'alarmer, il est bon de vérifier préalablement l'intégrité des coussinets.

Habituer son chien et son chat à être manipulé

Les visites chez le vétérinaire ne sont souvent pas des moments appréciés par nos compagnons. Difficile en effet pour eux de comprendre le sens d'interventions médicales parfois douloureuses et de réaliser que ces soins parfois déplaisants sont pour leur bien. Ils sont donc généralement peu coopératifs, et on les comprend : ils peuvent être attachés, muselés, immobilisés sur une table, piqués ou encore examinés et traités par divers instruments ou produits insérés à certains endroits de leur corps. Des moments difficiles à passer, comme c'est aussi le cas chez les êtres humains, qui ont pourtant eux la capacité de comprendre ces nécessités.

 

Les animaux, eux, vivent cela comme une atteinte à leur intégrité physique et à leur bien-être. C'est pourquoi, les habituer à quelques manipulations dès leur plus jeune âge leur permettra de mieux tolérer les soins et de mieux vivre ces passages obligés (vaccinations, détartrage des dents...) dans ce lieu aux odeurs fortes et non familières.

 

En effet, ces apprentissages éviteront au mieux une détresse émotive : monter sur la table d'examen, être manipulé et inspecté, porter sa muselière ne seront pas forcément promesse de tourments, mais plutôt des gestes anodins ou de bienveillance.

Habituer son chat ou son chien à être manipulé

L'idéal est de familiariser son animal très tôt à être touché et brossé par différentes personnes. On le caresse doucement, d'abord debout, puis couché. Il faut obtenir son calme en lui parlant d'une voix enjouée, en prenant garde de ne pas lui faire vivre négativement tout contrôle régulier des yeux, oreilles, dents, pattes...

 

On peut commencer d'abord avec l'animal à terre, puis sur une table, et le féliciter de sa docilité par une petite friandise.

Habituer le chien à la muselière

Pour familiariser le chiot avec sa muselière, l'idéal est de s'y prendre très tôt, en la banalisant et en gratifiant l'animal par une friandise placée au fond de cet accessoire canin. On peut s'y prendre de la même manière avec un adulte, en la lui faisant porter de courts instants, sans raison ou en jouant avec lui, en le caressant.

Familiariser son chien et son chat à sa cage de transport

Pour que la cage de transport soit plus attirante pour l'animal, on peut l'habituer de manière ludique à y entrer, y rester et en sortir en jouant avec lui par exemple. Il est aussi possible de la laisser ouverte près de son lieu de couchage, pour qu'il la découvre par lui-même : elle n'est ainsi plus associée d'avance à un moment désagréable.

Associer la voiture aux sorties agréables

Dans la mesure du possible, il est idéal que la voiture ne soit pas simplement réservée aux visites chez le vétérinaire. Elle peut aussi être synonyme de promenade pour le chien. Mais cela est malheureusement plus compliqué pour certains gros chiens sortant peu en balade loin de la maison, ou pour les chats. Ces animaux peuvent alors reconnaître le transport en voiture comme signe annonciateur de misère.

Faire attention à son comportement

L'attitude du maître chez le vétérinaire

Lors des visites chez le vétérinaire, l'animal perçoit très bien l'attention renforcée dont il fait l'objet, mais aussi l'inquiétude et les émotions négatives de son maître. Il est évident que cette anxiété ne l'aide pas, bien au contraire.

 

Le bien-être du chien ou du chat durant ces visites commande davantage une certaine neutralité de la part du maître. Ainsi, inutile de vouloir le rassurer lorsqu'il tremble, car cela le conforte dans l'idée qu'il a raison d'être effrayé, et l'on obtient donc l'effet inverse de ce qu'on voulait lui procurer. Dans cette situation, ou dans des circonstances similaires, le meilleur moyen d'aider l'animal qui a peur est de banaliser le moment. Il se rassurera lorsqu'il ne rencontrera rien d'autre qu'une calme neutralité.

 

Le comportement du maître durant les soins

Une fois le diagnostic établi, il est important de suivre scrupuleusement les prescriptions du vétérinaire, et d'effectuer les soins avec douceur, sans forcer l'attention que l'on porte à l'animal malade.

 

Plutôt qu'employer la manière forte pour administrer un médicament ou réaliser un soin, abordez l'animal d'une voix incitatrice et gaie. Pas question non plus de l'attirer avec une friandise pour le capturer ensuite traîtreusement et lui faire ensuite subir des manipulations. Prenez le temps et faîtes-en une activité ludique, surtout au premier soin, qui servira de modèle futur. En instaurant la confiance, et par la promesse d'attention, de caresses et de gaieté, vous aurez plus de chance d'obtenir la coopération de l'animal.

 

Les interactions basées sur la confiance ont toujours une fonction tranquillisante, à l'inverse de celles reposant sur la tromperie, toxiques et angoissantes, qui risquent de retarder la guérison de l'animal.

 

Si l'animal souffre, certains soins sont parfois douloureux. Comprenez alors qu'il peut se retourner sur la main qui l'agresse. Essayez d'anticiper cette réaction et prévoyez de vous protéger.

 

Ne négligez jamais de caresser et de féliciter l'animal qui a été patient et docile lorsque vous avez vérifié, par exemple, les points de suture, les écoulements ou les infections possibles après une opération. Il a surmonté sa peur en vous faisant confiance, ce qui facilitera les soins suivants.

Après avoir récupéré d'un acte chirurgical, certains chiens sont heureux de pouvoir jouer et sauter de nouveau. C'est alors aux maîtres de les juguler pour éviter les complications. Même chose pour un chien cardiaque.

 

S'il est capital que l'animal ait une place à lui pour se reposer lorsqu'il est malade, il a encore davantage le droit à la quiétude et doit pouvoir profiter d'un isolement réparateur. Sans forcément le changer de place, veillez plutôt à réduire bruit et agitation autour de lui, et faites respecter son repos, aux enfants en particulier.

 

Le plus souvent, le traitement permet d'enrayer l'infection. Malgré tous ces soins, il arrive parfois qu'une boiterie récidive. Certains chiens sont atteints de « claudication diplomatique » : bien que guéris, ils utilisent ce stratagème pour attirer l'attention et retrouver la sollicitude affectueuse obtenue lors des soins post-opératoires, ou même pour se rendre pitoyables lorsqu'ils sont grondés !

 

D'autres fois, les mêmes gastrites, diarrhées ou dermatoses reviennent. Il y a alors lieu de se demander, ce qui dans l'environnement perceptif de l'animal, pourrait bien induire ces récurrences.

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Auteur

Danièle Mirat

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