Bon, après de plus amples recherches, je modère un peu mes propos.
Il se trouve que quand la femme enceinte contracte la toxoplasmose, l'infection n'atteint pas tout de suite le foetus. On traite alors par un antibiotique (mea culpa

), la spiramycine, pour diminuer le risque de transmission du parasite de la mère au foetus. Il n'empêche que globalement, si la mère est atteinte pendant la grossesse, il y a 30% de risque qu'elle le transmette à son bébé.
Si on retrouve le parasite dans le liquide amniotique, on fait un traitement antiparasitaire, plus agressif que la spiramycine. Enfin, si on constate des malformations à l'échographie, les médecins proposent une interruption de grossesse.
Donc, ce n'est pas parce qu'il existe une surveillance rapprochée et des traitements en cas de contamination que ces derniers sont efficaces à 100%. Les règles d'hygiène sont simples même si elles sont contraignantes, et ne pas s'y tenir peut avoir des conséquences fâcheuses. Ne prenons pas tout cela à la légère.
Sources: pdf d'orphanet. Je vous conseille d'aller directement à la case "traitement". Les plus courageuses pourront lire le résumé:
http://www.orpha.net/data/patho/FR/fr-toxo.pdfet
http://www.esculape.com/fmc2/grossessetoxoplasm.htmldont j'ai copié-collé l'essentiel:
Citation:
# Dés que le diagnostic d'infection maternelle est posé, un traitement par la spiramycine est mis en route pour diminuer le risque de contamination foetale.
Il s'agit d'un traitement préventif et non du traitement curatif d'une infection foetale.
# La transmission foetale est recherchée sur le liquide amniotique à partir de la 18ème semaine et 4 semaines au moins aprés la date présumée de l'infection maternelle
# Des examens echographiques mensuels complètent la pris en charge
# Si l'infection foetale est démontrée par l'amniocentèse, on traite la toxoplasmose congénitale par l'association pyriméthamine-sulfadiazine ( MALOCIDE ® - ADIAZINE ® ). Ce trt est poursuivi chez l'enfant dés la naissance.
Il n'est pas totalement curatif car inefficace sur les kystes mais actif sur les formes libres du parasite ( tachyzoïte ) qui sont dans la circulation sanguine et le liquide amniotique. Il vise à stabiliser les lésions existantes et à diminuer le risque de rechute ultérieure en particulier au niveau occulaire ( choriorétinite ).
NB : Les kytes occulaires peuvent rester quiescents pendant des années ( 20, 30...) et un jour se réveiller en entrainant une toxoplasmose occulaire